Bonjour tout le monde :).

Et me revoici pour un OS écris pour les Nuits du FoF. Le thème de ce dernier est courrier et toujours dans ma lancée Next Gen, je parle de Rose cette fois.
C'est une idée qui m'est venue au fur et à mesure de l'écriture, et j'ai peur que ce soit un peu bancal.

N'hésitez pas à me laisser une review, pour me dire ce que vous en avez pensé. Je remercie d'ailleurs Almayen, Allen-Kune et Destrange pour les leurs :).

Bonne lecture :).

Yoh

Disclamer : L'univers et les personnages ne m'appartiennent pas, tout est à notre maitre à tous, JKR.


You worth more than diamonds, more than gold

oOoOo

Mai 2022

Rose se leva de bonne humeur ce matin là. Ses colocataires ne purent le manquer. Contrairement à ses habitudes, elle était sortie de son lit par elle même et était parfaitement réveillée.

"- Je commençais à m'étonner de ne pas t'avoir vu debout alors que l'on est jeudi, la salua Prune avec un sourire.

- C'est bien le seul jour où tu te lèves sans que j'ai besoin d'utiliser la manière forte, ajouta Melusine, sa meilleure amie avec malice.

- Tout ça à cause d'un mystérieux correspondant qui est réglé comme du papier à musique, compléta Yasmina qui terminait de se maquiller."

Les joues de Rose s'enflammèrent malgré elle - elle rougissait toujours trop facilement - en pensant à ce fameux correspondant.
Ça avait commencé le jour de la Saint Valentin, où au milieu de nombreuses demandes de la gent masculine et de cadeaux pour obtenir ses faveurs, elle avait reçu une simple lettre, écrite sur du parchemin, courte et qui n'avait rien de romantique, mais dont la signature - un petit dessin faisant penser à un lynx - lui plu beaucoup.
C'était certes une lettre d'un admirateur secret, mais qui lui avouait dès les premiers mots que cette lettre n'avait que pour but de lui souhaiter une bonne journée et de lui donner le sourire.
Sur le moment, ravie que l'on essaye pas de lui forcer la main, Rose avait réellement apprécié l'attention et avait été d'une excellente humeur toute la journée grâce à ça. Elle avait mis la lettre de côté sans y repenser. Elle avait bien d'autres choses en tête.
Ses BUSEs la stressait depuis la rentrée et elle s'accordait au moins trois soirs par semaine pour réviser. Son statut de préfète, en plus des entraînements de Quidditch faisaient que son emploi du temps était chargé et ne lui laissait pas le temps de prendre le temps de découvrir qui était derrière cette attention.

Quand elle avait de nouveau reçut une lettre avec la même signature un mois plus tard, les questions étaient revenues. Mais pour autant, cette seconde avait le même objectif que la première, alors elle ne tenta pas de chercher plus loin.
Pourtant, elle en recevait une tous les jeudis à présent. Toujours sans aucune tentative de rapprochement de la part de l'auteur dedans.
C'était toujours très court, une pensée posée sur le papier, qui ne demandait aucune réponse. Elle avait bien tenté de trouvé l'expéditeur, mais malgré toutes ses recherches, elle avait fait chou blanc jusqu'à présent.
Le hibou qui lui livrait était un de l'école, et changeait souvent. Elle avait tenté de répondre à quelques unes en donnant sa lettre avant que le hibou s'envole, mais elle ignorait si elles avaient été reçues ou pas, car son admirateur n'en avait jamais parlé. Elle avait eu quelques pistes, mais aucunes n'avait abouties, alors la jeune Gryffondor s'était résignée à ne pas savoir, même si ça la démanger de percer ce mystère.

Quand elle fut prête, elle descendit avec Melusine, Prune et Yasmina, rejoindre la Grande Salle pour le petit déjeuner, laissant leur dernière colocataire, Adeline se préparer tranquillement, cette dernière ne descendant pratiquement jamais pour le petit déjeuner de toute façon.
Elles discutèrent du programme de chacune sur le trajet, et s'installèrent à leur place habituelle. Rose terminait de préparer son thé quand son cousine Albus et son meilleur ami Scorpius les rejoignirent.

"- Salut les filles, bien dormies ? Lança à la cantonade le jeune Potter en s'asseyant à côté de Rose, pendant que le blond faisait de même en face, à côté de Melusine. Les filles répondirent à son salut avec bonne humeur et repartirent dans leur conversation."

Cela s'étonnait plus personne de voir les deux garçons - pourtant répartis à Serpentard - chez les gryffons. Depuis leur première année à Poudlard, ils venaient souvent rejoindre Rose et Melusine à leur table le temps du repas.

"- Salut A l'. J'ai très bien dormi, répondit Rose avec un sourire éclatant qu'il était rare de voir chez elle aussi tôt dans la journée."

Cela surprit Albus qui voulut la questionner, mais son meilleur ami lui coupa l'herbe sous les pieds.

"- Vu ta bonne humeur, tu attends du courrier, remarqua t'il avec sa nonchalance habituelle.

- Comment tu le sais ?

- On est bien jeudi non ? Tu reçois toujours du courrier le jeudi et ça te met toujours de bonne humeur.

- C'est vrai ça, réalisa Albus. Je n'avais pas fait le rapport."

Son air surpris fit rire Melusine.

"- Tu es bien le seul à ne pas l'avoir remarqué. Notre chère Rosie est un véritable livre ouvert.

- Je ne suis pas aussi facile à décrypter, protesta la rouquine gênée. Tu le sais juste parce que tu es la à chaque fois. Ce n'est pas le cas d'Al' et Sco'.

- C'est pourtant facile à deviner, même de notre table. Al' est juste toujours trop occupé à se goinfrer pour voir ce qu'il se passe ailleurs que ce qu'il y a dans son assiette, dit le jeune Malefoy avec un demi sourire.

- T'en as pas marre de me scanner sur mes habitudes de repas ? C'est pas un peu facile Au bout de cinq ans?

- Si, mais est ce que ça veut dire qu'il faut que j'arrête ?

- Ce serait bien.

- L'espoir fait vivre."

Les filles rirent, la redondance de cette discussion depuis leurs premiers jours a l'école rendait ça comique, et la discussion dériva jusqu'à l'arrivée des hiboux.
Rose reçut sa lettre hebdomadaire et l'ouvrir pour la lire, en faisant semblant de ne pas remarquer les regards de connivence que s'échangeait les trois autres.

On me dit souvent que je suis prévisible. Et c'est vrai que j'aime avoir mes petites habitudes. Ce sont mes petits rituels quotidiens, que je n'oublie jamais, afin de pouvoir continuer à jouer le rôle que l'on attend de moi.

Je suis toujours surpris et émerveillé, de t'observer et de constater que tu réussis à rester toi même, malgré la pression des attentes que les autres portent sur toi.
Tu affiches tes humeur sur ton visage, sans chercher à les cacher et tu réussis pourtant a rester imprévisible. Chaque jour qui passe me fait réaliser que malgré mes observations tu restes encore un mystère.

J'aimerai te dire qui je suis - tes lettres ont bien été reçues -, mais je crains de ne pas être à la hauteur de tes espoirs. Malgré mes sentiments pour toi, je sais que nous sommes trop différents.
Tu es rayonnante, un soleil réchauffant le cœur de tous ceux qui t'approche, alors que moi, je ne suis qu'un reflet, profitant des autres pour me cacher derrière leur propre lumière, telle la lune que l'on ne voit que la nuit.

Si ta curiosité reste intacte, et que tu penses pouvoir accepter celui que je suis, alors trouve moi.
Comme le lynx dont j'emprunte le nom, je sais me faire discret et je me mêle à ton entourage sans que tu le sache. Je ne suis jamais loin et pourtant tu ne peux voir que je te cache un si grand secret.
Trouve moi et je te révélerai mon plus grand secret.

Mes lettres ont toujours eu un but, et je devine que je ne suis plus plus très loin de réussir.

Trouve moi et je pourrais me dévoiler à toi et briser mon image prévisible.

Affectueusement, ton admirateur le plus dévoué.

Quand Rose eut terminé sa lecture - bien plus longue que les autres lettres -, elle releva la tête et croisa le regard acier de Scorpius qui semblait l'analyser. Elle rougit un peu, et détourna les yeux.
Un peu perturbée par ce qu'elle venait de lire, elle préféra ne rien dire et fit mine de se concentrer sur la Gazette du sorcier qu'Albus avait mis à côté d'elle, connaissant son habitude à la lire chaque matin.
Elle fallait qu'elle sache. Elle avait besoin d'un plan pour découvrir l'identité de son admirateur et enfin comprendre pourquoi il semblait si proche et pourtant si loin.