Je ne possède aucun des personnages de la série TV.
Un recueil de textes courts sur l'univers de la série White Collar nous plongeant dans un instant ou une pensée des protagonistes de l'histoire
Un tire-bouchon ? Pourquoi Neal voulait un tire-bouchon ?
Ce texte a été écrit pour la 124 ème Nuits du FoF. Il fallait placer les mots "Tire-Bouchon" dans la première phrase et "Trompe-la-mort" dans la dernière phrase.
(Rappel des règles : 1 thème pour une 1 heure entre 21h et 4h du matin)
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
QUELQUES TEXTES DE WHITE COLLAR
Les prisonniers de la cave
- Un tire-bouchon ? S'exclama Peter avec des yeux effarés.
Assis sur le sol en face de lui, les mains dans le dos, solidement retenues par des menottes, Neal laissa échapper un soupir d'exaspération. D'accord, leur position n'était pas enviable et Peter avait reçu un sale coup à la tête, comme en témoignait le filet de sang qui coulait le long de sa joue, mais ce n'était pas une raison pour ne pas comprendre les mots qui sortaient de sa bouche. Pour en sortir en vie, ils allaient devoir coopérer et Neal reprit plus lentement.
- Peter, nous sommes enfermés dans une cave à vin et il me faut un outil pour faire sauter mes menottes, donc essaie de me passer le tire-bouchon qui est à côté de toi !
- Le tire-bouchon ?
- Peter, je t'en prie, je sais que tu as mal, que tu dois être un peu perdu, mais si j'avais pu me lever, je l'aurais fais moi-même…
Neal déglutit, ferma les yeux et se concentra sur sa respiration. Peter n'était pas le seul à avoir mal. La douleur qui irradiait de sa cuisse droite et la substance visqueuse qui faisait poisser son pantalon, ne lui disait rien qui vaille. Il se sentait faiblir. Il avait besoin de se détacher pour se faire un garrot et pour les sortir de là, mais le coup reçu par Peter semblait sérieux lui-aussi, il devait l'aider à se concentrer.
- Je t'en prie Peter. Je ne sais pas si je vais tenir longtemps. Je perds trop de sang…
Il y avait de la douleur et de la détresse dans sa voix, deux choses que Peter capta malgré son état et le força à tenter de rassembler ses idées. Toute l'opération était un piège et ils étaient tombés dedans et…
- Tu es blessé ?
Le souvenir du coup de feu et de Neal s'écroulant contre lui, les mains sur sa cuisse, venait de lui revenir brutalement en mémoire. Pour réponse, son ami lui fit un sourire forcé tout en luttant contre ses paupières de plus en plus lourdes.
- Je t'en prie Peter. J'ai besoin du tire-bouche pour défaire nos menottes. Si je perds connaissance avant, tu seras coincé avec moi.
Les yeux de Neal se fermèrent et il les rouvrit dans un réflexe, un réflexe qui remit une partie des idées de Peter en place. Il était blessé. Il saignait beaucoup… Si jamais la balle avait sectionné l'artère… L'adrénaline et la peur, lui firent d'un coup oublier ses propres douleurs. Peter tourna la tête et avisa le tire-bouchon dont il lui parlait depuis de longues minutes.
Luttant contre ses membres encore ankylosés, Peter poussa sur ses jambes pour se mettre sur pied. Il se tourna et parvint à attraper le fameux tire-bouchon avant de faire deux pas en direction de Neal. Il se laissa tomber à genoux à côté de lui et fut frapper par la mare de sang autour de sa cuisse blessée, sa peau trop blanche, ses lèvres bleue et ses yeux clos. Une certaine panique s'empara de lui.
- Non ! Neal !
Il lui donna un léger coup d'épaule et le jeune homme entrouvrit les yeux, des yeux bleus trop brillants qui finirent de l'alarmer.
- Peter ?
- J'ai le tire-bouchon, Neal. Il faut que tu te redresses un peu que je te le mette dans les mains.
Le jeune homme hocha la tête et le fit en laissant échapper une longue plainte de douleur. Peter tenta de ne pas lui montrer son inquiétude et se mit dos à dos avec lui pour lui glisser dans les doigts. Des doigts trop froids et qui tremblaient.
- Allez Neal, je suis là.
L'escroc sourit faiblement et se concentra. Ce n'était pas évident à cause de ses doigts qui tremblaient, mais il parvint à faire sauter ses menottes. Il se dégagea les bras, se massa les poignets quelques secondes pour relancer sa circulation sanguine, puis s'attaqua aux menottes de Peter. Sa vue se faisait floue, mais il eut le temps d'entendre le cliquetis avant qu'un voile noir ne s'abatte brutalement et sans prévenir sur lui.
OooooO
Un bip…
Deux bips…
Une sensation d'engourdissement étrange et déroutante…
Neal grogna et fit l'effort d'ouvrir les yeux. Il détestait cette sensation, comme il détestait l'impression de ne pas savoir où il était… Enfin si, les bips et l'odeur étaient en train de lui faire comprendre. Il était dans un hôpital… Comment Diable était-il arrivé là ? Il se rappelait de la cave à vin, des menottes, de la douleur et il se cabra doucement, mais une main se plaqua avec douceur sur son torse.
- Eh doucement Neal, doucement…
Le jeune homme frémit, mais s'apaisa en reconnaissant la voix qui continua à murmurer.
- Tout va bien, ne t'en fais pas.
- Peter, murmura le jeune homme pendant que sa vue se refit nette.
- Oui, c'est moi, dit Peter en passant une main sur son front. Vas-y doucement tu m'as fais peur…
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Tu as eu le temps d'ouvrir mes menottes avant de perdre connaissance.
- C'est vrai ?
- Oui, la balle avait sectionné l'artère, tu étais en train de mourir. Je t'ai fait un garrot et par chance les renforts sont arrivés. Je n'ai jamais eu aussi peur…
- Je suis resté longtemps dans le cirage ?
- Trois jours, souffla Peter inquiet, mais ne t'en fais pas, tout va bien, et je t'ai trouvé une très belle canne pour ta convalescence.
Neal laissa filer un léger rire et Peter lui serra doucement la main, heureux de le voir si vivant, lui qu'il avait bercé dans ses bras pendant de longues minutes en attendant l'ambulance, terrifié à l'idée qu'il finisse de se vider de son sang avant leur arrivée.
- Ça me donnera un style, répondit Neal les yeux pétillants de malice.
Peter lui rendit son sourire et allait lui répondre lorsque la porte de la chambre s'ouvrit et que Jones entra, lançant avec grand sourire.
- Alors, il parait que notre trompe-la-mort est réveillé !
