Titre : Si nous pouvions revenir à ce jour...
chapitre 22 : Quand te reverrais-je, mon ami ?
couple : camus x milo (ok, on s'est un peu éloigné du sujet principal)
note : je suis en forme : neuf pages, le cerveau qui déborde d'idées, j'aimerais que ça soit le cas plus souvent !
résumé : Camus fait une nouvelle crise,
Saori fait des concessions,
Déimos s'apprête à passer l'ultime épreuve (qui a dit « il était temps ! »?)
disclaimer : Kurumada et toute la clique Saint Seiya. Comme d'hab', quoi.
BONUS : en fin de chapitre pour ne pas spoil
Quand te reverrais-je, mon ami ?
Camus du Verseau, ancien chevalier de cette même constellation, remontait tranquillement les marches menant au onzième Temple pour récupérer un livre qu'il avait prêté depuis trop longtemps à son ancien disciple.
Le soleil se couchait et les nuits de cette mi-décembre se faisaient assez fraîches, ou en tout cas assez pour faire râler un Scorpion natif de Grèce de sa connaissance. Par contre, et ça se n'était pas à cause du froid estival, ses migraines entre-coupées de flash-back se faisaient de plus en plus fortes et fréquentes. Selon la déesse Athéna, elles disparaîtraient lorsque le maître et son disciple qu'il avait vu à Délos auraient quittés l'île pour rejoindre leur Sanctuaire. La belle affaire. Délos étant hors du temps, il ne pouvait absolument pas prévoir quand ses migraines se termineraient.
Enfin, il arriva en vu du Temple du Verseau. Il en traversa le hall pour se diriger vers les parties habitables de la Maison Zodiacale, où se trouvaient Hyoga, en grande conversation avec Shun et Albafica.
- Bonjour maître, fit simplement le onzième gardien en reconnaissant son mentor. Que puis-je pour vous ?
- J'aimerais que tu me rendes cet exemplaire de Guerre et Paix que je t'ai prêté il y a quelques temps déjà.
Le blond hocha vivement la tête et parti en direction de la bibliothèque, dans un réflexe de disciple qui le suivrait probablement jusqu'à la mort.
- Je vous ai interrompu ? finit par demander la magicien de l'eau et de la glace à la vue des chevaliers de la Vierge et des Poissons, qui semblaient attendre le retour de leur pair.
- Rien de grave, le rassura l'homme aux cheveux verts. Nous parlions de la défense des Temples et de la protection d'Athéna en cas de nouvelle attaque d'Aphrodite.
Camus hocha la tête en signe d'appréciation.
- Nous voulions savoir, maître, dit Hyoga en tendant son bouquin qu'il venait de retrouver, si, dans le cas où Psyché ne serrait pas là pendant une éventuelle attaque d'Aphrodite, si Milo allait reprendre le rôle de chevalier du Scorpion.
- Pourquoi ? Vous avez besoin des douze chevaliers d'or pour combattre une divinité maléfique ? De plus il me semble que Psyché est partie avec l'armure du Scorpion.
Armure du Scorpion...
Ces trois mots résonnèrent un instant dans son esprit, avant de s'amplifier et de déclencher une nouvelle vague de souvenirs entre-mêlés les uns aux autres.
- Maître !
- Camus ?!
Les trois exclamations fusèrent en même temps, devant le spectacle que leur donnait l'ancien gardien du onzième Temple, qui était tombé au sol et se tenait la tête à deux mains, une vive douleur affichée sur son visage d'ordinaire si inexpressif.
- Vous êtes...le chevalier du Scorpion..., murmura-t-il. Pourquoi... Vous me ressemblez ? Et... qu'est-ce que... vous savez...de moi ?
- Il est en train de revivre des souvenirs, des restes du passé, expliqua Shun après un froncement de sourcils. Ce qui est bizarre, c'est que ça ressemble au pouvoir que dégage Chro...
- Où est-ce que tu vas ? s'écria Hyoga, qui soutenait son mentor, en voyant le chevalier des Poissons prendre la poudre d'escampette.
- À ton avis ? Tu en connais beaucoup des « chevaliers du Scorpion qui ressemblent à Camus et qui en savent beaucoup sur lui » ?
Non, le Verseau n'en connaissait pas. Et aux dernières nouvelles, Milo n'avait aucun point commun avec son maître vénéré. Et quant à Psyché... Disons qu'elle partageait avec son mentor l'envie de l'étrangler dès qu'elle le voyait.
- Je pense qu'il va voir Athéna, traduisit la Vierge, avant de reporter son regard vers Camus, qui agonisait toujours par terre. On devrait l'apporter à Milo. De ce que j'ai entendu, ce n'est pas la première fois que ton maître fait ce genre de crises, bien que je n'arrive pas à en déterminer l'origine.
Albafica monta prestement les marches qui menait au treizième Temple. Tout comme Hémithéa, il sentait qu'un danger approchait. Et il était intimement convaincu que sa Psyché y était liée. Et là, avec se crise étrange, Camus venait de mettre le feu aux poudre de son inquiétude.
Il n'attendit même pas que le garde l'ai annoncé pour ouvrir en grand les portes de la salle du trône, où il trouva deux chevalier d'argents faisant leur rapport à leur déesse et leur Grand Pope. Parfait.
- Déesse Athéna ! s'écria-t-il en se retenant de parcourir à la vitesse de la lumière les quelques mètres qui le séparait de l'incarnation divine.
- Le chevalier d'or des Poissons ! s'écrièrent en un chœur parfait les deux argents, toujours agenouillés devant le trône.
- Qui a-t-il, Albafica ? demanda de sa voix grave Aiolos. Pourquoi tant d'empressements ?
Ce qui, en langage popale, voulait dire « Qui t'as appris à crier comme ça devant ta déesse ? Tu lui manque sérieusement de respect, jeune homme ! ».
- Votre Sainteté, je dois parler en seul à seul avec la déesse Athéna. Ce que je dois lui demander est de la plus haute importance.
- Tout ce qui concerne Athéna concerne également le Grand Pope, lui rappela l'ancien Sagittaire, qui était passé en mode « protection de la déesse maximal ». Un vieux réflexe d'avoir côtoyer des chevaliers félons qui aurait servis le même genre d'excuses pour tenter de s'en prendre à la vie d'Athéna.
- Laisse, Aiolos, intervint finalement la divinité. Tu peux terminer cet entretient sans moi.
La femme à l'imposante chevelure mauve se leva et fit gracieusement signe au jeune homme de la suivre, ce qu'il fit immédiatement.
- Que ce passe-t-il de si important ? demanda Saori une fois arrivée dans ses quartiers privés, ce que ne remarqua même pas le Poisson.
- J'ai besoin de savoir où se trouve le chevalier du Scorpion. Je crois que j'ai découvert un lien entre plusieurs événements étranges survenus ces derniers temps au Sanctuaire.
Sa déesse le regarda longuement, semblant peser le pour et le contre.
- Tu veux...retrouver Psyché parce que tu t'inquiète pour elle, c'est ça ?
- Oui, avoua le douzième gardien doré. Mais également car je crois qu'elle est la clé pour gagner la guerre contre Aphrodite qui menace d'éclater.
Il s'agenouilla aux pieds de la divinité, qui le fixait toujours de son regard bleu indéchiffrable.
- Je vous en prie, déesse Athéna. Laissez-moi rejoindre Psyché du Scorpion et la ramener au Sanctuaire. Beaucoup de gens comptent sur elle dans le cas d'une attaque.
- Tu...es amoureux d'elle, n'est-ce pas ?
La question, dénudée de toute curiosité morbide, surprit Albafica. Pourtant, il ne se sentait pas le cœur de trahir sa déesse, qui avait déjà tant fait pour maintenir la paix sur Terre.
- Oui, admit-il donc dans un souffle. Je l'aime. Mais je vous prie de croire que cela n'entache en rien mon devoir envers vous. Je suis chevalier depuis plus longtemps que j'ai ces sentiments.
Bon, ce n'était pas tout à fait vrai, puisqu'il avait toujours été fasciné par cette étrange petite fille. Mais il n'était vraiment tombé amoureux qu'autour de ses quatorze ans, alors autant ne pas entrer dans les détails.
Saori ferma les yeux, réfléchissant un instant. Elle tourna finalement le dos au chevalier d'or, toujours agenouillé, les mains jointes sur sa robe et le regard levé vers la pâle lumière de la lune.
- Je sais que tu as fait serment de donner ta vie pour protéger Athéna, et que quoi qu'il arrive, tu ne te trahiras pas. Vous autres, les chevaliers, en avez déjà tellement fait pour moi...
Sa voix se brisa légèrement à cette évocation, la replongeant certainement dans des souvenirs emplis de tristesse.
- Si tu souhaites ramener Psyché au Sanctuaire pour me protéger et une nouvelle fois sauver cette Terre pour laquelle nous nous battons, mais également parce que c'est ton cœur qui te le demande, fait-le.
- Déesse Athéna...
- Tu la trouveras sur Délos, sanctuaire de mon frère Apollon et de ma sœur Artémis. Une île située hors du temps, où six mois ce sont déjà écoulés pour Psyché.
Albafica se releva, l'œil habité d'une lueur nouvelle, celle de ne pas décevoir celle qui plaçait autant de confiance en lui.
- Je vous remercie pour tout ce que vous faites pour nous. Je n'oublierai jamais votre geste, et mènerai à bien ma mission !
Saori regarda le chevalier des Poissons s'éloigner, et poussa un léger soupir. L'amour était une si belle force, qui donnait tant d'espoir à ceux qui s'y ouvrait. Qui aurait-elle été si elle avait refusé sa requête à cet homme amoureux et inquiet ? D'autant plus qu'une surprise l'attendait à Délos.
Plus elle voyait ses chevaliers tomber amoureux, plus elle se disait que la loi qui leur interdisait de vivre cette passion n'était là que pour empêcher de la rendre jalouse, elle qui n'avait pas le droit d'aimer un homme, fut-ce celui qui l'avait sauvée tant de fois et restait toujours le dernier rempart entre elle et l'ennemi. Le chevalier de l'espoir.
- …
Déimos avala sa salive, et regarda la lave en fusion qui se trouvait juste sous lui. Mais qu'est-ce qu'il faisait ? Il ne connaissait pas la peur, il était un chevalier d'Athéna ! Enfin, il était en passe de le devenir. Et pour ça, il allait devoir plonger dans ce feu bouillant et récupérer l'armure d'Orion que son maître venait de jeter nonchalamment dans le volcan, sous l'œil interrogateur de Camus et légèrement surpris de son disciple.
- Les chevaliers d'Orion sont liées au feu, tout comme ceux du Verseau sont liés à la glace. Enflamme ton cosmos et force la lave à te reconnaître comme son maître, pour qu'elle ne te brûle pas. Si tu arrives à la vaincre, elle feras de toi sa plus grande force en te remettant l'armure.
Le jeune homme acquiesça, et s'avança d'un pas décidé vers le volcan.
- Un instant.
Il se retourna à l'appel de Camus.
- Pourquoi veux-tu devenir chevalier ?
Venant de cet homme, qui devait partir une fois son épreuve ultime accomplie, la question ne l'étonna même pas. Et c'est le plus naturellement du monde qu'il donna sa réponse.
- Je veux être capable de protéger ceux qui sont trop faibles pour se défendre.
Le chevalier d'or hocha la tête, visiblement satisfait de sa réponse. Le grec tourna ensuite la tête vers son maître, qui lui fit signe d'avancer. Il était prêt.
Lentement, Déimos descendit en direction du cratère bouillonnant. Il sentait autour de lui une chaleur qui serait insupportable pour qui d'autre que lui. La chaleur du feu. La chaleur des flammes, qui venaient lui lécher la peau, sans pour autant le brûler. Il était le maître des flammes, comme les autres chevaliers d'Orion avant lui. Mais était-il aussi capable de se faire obéir de la lave ? Il allait le découvrir.
Il entra une première jambe dans le bassin en fusion, et retint un cri de douleur. Courageusement, il y mit une deuxième, ce qui fut tout aussi douloureux, si ce ne fut plus. Mais il se mit à avancer, petit à petit, vers l'endroit où avait coulé l'armure d'argent. Doucement, il enflamma son cosmos, et fit courir des langues de flammes autour de sa peau. Elles le protégeaient, il le savait.
Il continua d'avancer, les flammes s'étendant cette fois autour de lui, sur la lave bouillante. Lave qui arrivait désormais à sa taille. Son cosmos enfla encore, forçant peu à peu la lave à se faire moins brûlante, à atténuer sa morsure. À moins que ce ne soit lui qui se familiarisait à son contact.
Enfin, il arriva là où l'armure avait échouée. Il tendit la main pour la saisir, mais celle-ci s'ouvrit en une brusque lumière et recouvrit son corps intact de toute brûlure. L'armure d'Orion l'avait reconnu comme son porteur. L'armure d'Orion l'avait choisit.
- Relève-toi, chevalier, fit la voix de son maître, dans son dos. Et montre-toi digne de ton armure.
Le jeune homme quitta le lac de lave pour rejoindre l'homme et la femme au sommet du volcan qui surplombait la chute d'eau. Un des nombreux mystères de l'île où il avait grandit. Et qu'il pouvait à présent quitter sans peine : la mémoire de ses parents avait été honorée.
Son regard croisa celui, masqué, de son professeur. Ce jour-là, elle portait d'ailleurs un masque différent de l'argenté qu'elle arborait habituellement. Celui-ci était doré et recouvrait seulement à partir des yeux. Et quelque chose lui disait que ce n'était pas un masque ordinaire, mais bel et bien une partie d'armure.
- Maintenant que tu as obtenu ton armure, tu vas te rendre au Sanctuaire d'Athéna, où tu lui jureras fidélité et protection. Mais avant cela, je veux que tu ailles à Delphes, où tu escorteras quelqu'un avec toi jusqu'au Sanctuaire.
Une lueur d'étonnement s'afficha dans les yeux verts du nouveau chevalier d'Orion.
- Qui est cette personne ?
La jeune femme se tourna vers le Verseau, qui n'avait pas bougé, et lui fit signe de s'éloigner. Visiblement, ce qu'elle allait lui dire ne le concernait pas.
- Tu dois savoir qu'en ce moment, une guerre se prépare contre la déesse Aphrodite. Pour y mettre un terme, tu dois te rendre à Delphes et aller chercher une femme répondant au nom d'Astria. C'est la présente incarnation de la déesse Psyché, affiliée à Aphrodite. Tu devras la protéger, car elle ne sait pas se battre. En revanche, elle a été le réceptacle de l'esprit de l'oracle de Delphes. Elle sait beaucoup de choses qui pourront sûrement t'être utiles.
Le jeune homme hocha la tête. Aller au Sanctuaire en faisant un crochet par Delphes pour récupérer une déesse, il devait en être capable.
- Maître, fit-il néanmoins, avant de s'éloigner. Est-ce que je vous reverrais ?
Un sourire se dessina sur les lèvres roses de la femme chevalier.
- Quand tu seras au Sanctuaire, demande à voir Psyché du Scorpion. Elle te guidera jusqu'à Athéna, et jusqu'à moi, su tu le désires.
- Merci.
Déimos attrapa fermement les épaules de sa mentor avant de la serrer doucement contre lui.
- Pour tout, compléta-t-il.
- Mais je t'en prie, murmura la rousse en lui tapotant le dos.
Elle regarda ensuite le jeune homme qui adressa un salut de la main à Camus, avant de caresser la tête d'Ancha, puis s'élancer dans une gerbe de cosmos bleuté en direction de Delphes. Un sourire se dessina sur le visage de Psyché, différent des sadiques qu'elle arborait régulièrement. Elle était fière. Fière d'avoir réussit en tant que maître, et surtout, d'avoir mener ce jeune homme au cosmos si prometteur à un autre but que celui de se débarrasser des quelques démons qui peuplaient l'île. De plus, elle pourrait se vanter d'avoir fait ça en un temps record. Mais qu'y avait-il d'étonnant quand on savait qu'elle même s'entraînait sans relâche tout les jours de sa vie depuis qu'elle avait deux ans ?
Elle descendit prudemment du haut du volcan pour rejoindre le français un peu plus bas.
- J'ai finit ma mission sur cette île, je vais pouvoir partir. Et toi aussi.
Camus se jeta soudainement sur elle, attrapant ses épaules et la faisant pivoter, lui permettant de remarquer quelque chose qui venait de se planter dans le dos du Verseau.
Une rose rouge... ?
Le onzième gardien s'écroula brutalement sur le sol en un bruit sourd.
Un parfum puissant se leva ensuite, enivrant les sens et faisant tomber ses victimes dans le coma, comme le fut emporter l'homme aux cheveux écarlates.
Psyché pu distinguer une forme humaine marcher au milieu des pétales de rose, se découpant petit à petit en celle d'un homme à l'imposante chevelure turquoise bien trop caractéristique.
- Tu arrives à rester debout malgré le parfum de mes roses ? murmura le chevalier des Poissons. Tu es une bien coriace petite sourie.
- Laisse-moi deviner, soupira Psyché. La rose, elle m'était destiné ?
Un fin sourire se dessina sur les lèvres bleues d'Aphrodite, et son regard se tourna vers le Verseau, inconscient sur le sol.
- Tu es resté absent trop longtemps, Camus. Mon devoir est de te ramener au Sanctuaire.
Le chevalier d'or s'approcha pour ramasser le corps de son pair, sans plus se soucier de la femme à ses côtés.
- Tu ne m'aurais pas oublié, Poisson ?
- En voilà une petite sourie bien téméraire. Je vais cueillir ta vie d'une pensée.
Au même instant, un tourbillon de fleurs s'enroula autour du corps de la Scorpion, qui se contenta d'esquisser un sourire moqueur, avant de faire un pas et d'écraser une rose dans son poing.
- Désolé mais, il va falloir que tu fasses mieux que ça.
Aphrodite leva un sourcils, juste avant de les froncer.
- Tu n'es pas réceptive au parfum de mes roses démoniaques.
- J'ai absorbé une fois leur poison, en quantité suffisante pour me tuer*. Et maintenant, il semblerait qu'il ne m'atteigne plus. Même, je dirais que les roses refusent de me blesser.
Elle joignit le geste à la parole, en recueillant une fleur empoisonnée dans la main, et comme par magie, la rose rétracta ses épines.
- Il existe d'autres techniques pour détruire un ennemi, gronda l'homme le plus beau de toute la chevalerie.
- A...arrête ! fit une faible voix, dont le détenteur posa sa main sur le bras du chevalier d'or. Elle est...beaucoup plus puissante que tu ne l'imagines.
- Camus ? s'étonna le chevalier à la rose. J'ai ordre de te ramener au Sanctuaire. Les chevaliers de bronze renégats y seront bientôt, en nous devons être prêt à les accueillir. Cette femme te retient ici, je dois donc la détruire, conformément aux ordres du Grand Pope.
- Quoi ? Mais je ne retiens personne, c'est lui qui me colle à vouloir rester !
Aphrodite souleva son compagnon, avant de jeter un regard étrange à la jeune femme.
- Je n'ai rien qui puisse me prouver ce que tu dis. De plus, tuer des femmes et des enfants ne me dérange pas. Adieu.
Et une rose blanche fendit l'air, droit en direction de la poitrine de Psyché, qui sortit son ongle rouge et meurtrier pour la détruire. Mais, à son grand étonnement, ce ne fut pas elle qui stoppa la rose. Non, la personne qui avait, d'une seule main, arrêté la fleur à à peine un mètre d'elle et qui la tenait à présent par la taille était bel et bien une personne étrangère à l'île et qu'elle ne s'attendait pas à revoir de si tôt.
Le jeune homme à la longue chevelure gris/bleu tourna son visage fin dans sa direction et lui offrit le plus doux et merveilleux des sourires.
- Albafica... ?
Le chevalier des Poissons fit un mouvement de la main, faisant s'envoler les derniers restes de poison de l'air, et du même coup réveilla Camus, qui errait dans les limbes de l'inconscience. Pour se réveiller dans les bras d'Aphrodite, face à la chevalier du Scorpion, enlacée par un homme qui portait l'armure des Poissons.
Bonjour mon amour, murmura Albafica en déposant un baiser sur les lèvres de son amante, pour ensuite la serrer de toutes ses forces dans ses bras.
Pour un peu, il aurait bénit le masque de l'armure du Scorpion, qui lui permettait d'embrasser celle qui comptait le plus pour lui. Mais il se fit surtout la réfection que son amour avait grossi.
- Tu m'as manqué, Psyché.
- Mais qu'est-ce que tu fais là ? demande la huitième gardienne sans faire attention aux regards choqués des deux autres chevaliers d'or, mais ce pour des raisons différentes.
- Athéna a accepté que je vienne te chercher, expliqua-t-il. Je pensais que tu étais en danger, à cause des crises de ton père, mais je ne pensais pas que j'allais te trouver face à la version rajeunit de ces deux-là.
D'un geste de la main, il désigna les deux hommes, qui les regardaient toujours.
- La crise de mon père ? releva néanmoins sa partenaire. Tu veux dire qu'il est en train de recouvrir la mémoire ?
Albafica hocha la tête.
- J'ai l'impression qu'il s'est passé beaucoup de choses. Et je compte sur toi pour tout me raconter, compris ?
Psyché hésita un instant avant de hocher la tête. Tout raconter à Albafica. Vraiment ?
- Puis-je savoir qui vous êtes ? les coupa Aphrodite, qui semblait contrarier.
La Scorpion ouvrit la bouche, mais fut prise de court par Camus, qui s'était relevé et qui maintenant les toisait de tout son mètre 84.
- Psyché, chevalier d'or du Scorpion, cingla-t-il en lançant un regard glacé à la jeune femme. Et si j'ai bien entendu, Albafica, chevalier d'or des Poissons, qui doit être son amant. Je me trompe ?
Un peu abasourdi, le jeune homme ne protesta pas.
La première à réagir fut Psyché. Comme d'habitude, en fait.
- Ne me fait pas la morale, Verseau. Car il me semble que ta situation n'est pas très différente de la mienne. D'autant plus que je me rappelle t'avoir répondu lorsque tu ma posé ta question sur la falaise.
Camus grinça des dents. Psyché, puisque c'était son nom, et il y avait de forte chance pour que ce soit lui qui lui ai donné, le mettait à l'épreuve. Lui répondre signifierait révéler sa relation avec Milo et l'existence de leur fille.
- Nous partirons à la nuit tombée, jeta froidement le magicien de l'eau et de la glace en direction d'Aphrodite. Mais avant cela, j'aimerais avoir une discussion avec le chevalier du Scorpion.
Il projeta ses orbes glacées dans les yeux masqués de Psyché, qui hocha imperceptiblement la tête. Celle-ci se tourna vers Albafica et lui murmura à l'oreille.
- Tu dois l'avoir compris, mais il vaut mieux éviter de parler de l'avenir, par peur de changer le cours du temps.
- Délos n'est pas censée empêcher ce genre de chose ?
- Si, mais deux précautions valent mieux qu'une.
La jeune femme à moitié rousse serra la main de son compagnon, avant de suivre le Verseau, parti en direction de la maison. Celui-ci paraissait fortement en colère, pour qui conque savait lire entre les lignes du visage fermé de cet homme.
- Dois-je continuer à vous vouvoyer ou puis-je maintenant te tutoyer, Psyché ?
- Tu veux un conseil ? fit calmement la gardienne de la huitième Maison. Oublie-moi. Fait comme si tu ne savais absolument rien de moi. Délos effacera tout tes souvenirs qui risquent de changer le cours du temps, alors autant faire comme si de rien n'était.
Camus réfléchit un instant. Pouvait-il vraiment blâmer la Scorpion pour lui avoir cacher son identité ? Sans doute que non. Elle n'était pas la petit fille qu'il connaissait, il pouvait le constater simplement par l'expression de son visage à demi masqué. Et puis il savait que, s'il avait été à sa place, il aurait fait la même chose. Non seulement c'était la loi de Délos, mais également un devoir. Il y avait une différence entre Psyché et la chevalier du Scorpion.
- Tout compte fait, je préfère partir maintenant. Mais juste avant, je voudrais savoir : qu'as-tu fait pour en arriver là ?
- J'ai pris conscience de ce que j'étais.
- Mais encore?
- J'ai fait ça pour sauver mon père.
à ces mots, Psyché se retourna, dévoilant son visage démasqué, et planta son regard bleu ciel dans celui de Camus, qui esquissa un mouvement de recul.
- J'imagine que je ne pourrais pas vous cacher la vérité plus longtemps, alors à mon retour, je dirai tout. Mais pour l'instant, oublie-moi. Oublie qui je suis, ce que j'ai fais ou ce que je t'ai dit. Dans seize ans, tu auras les réponses.
Clac. Clac. Clac.
Le bruit des insupportables talons de l'armure de sa détestable « collègue » résonnèrent une fois de plus sur le sol de marbre du palais de la déesse de l'amour. Cette dernière, assise sur son trône de cristal, jeta un regard interrogatif à la déesse du plaisir, qui s'était agenouillée devant elle.
- Nous sommes prêts, murmura en un rictus mauvais Hédoné, qui trouva pour une fois réponse dans les yeux d'Antéros.
Il n'y avait vraiment que pour la guerre qu'ils étaient d'accord.
BONUS : ficher personnage
Déimos d'Orion
naissance : 19 mai
âge : 14 ans
lieu de naissance : île de Délos, Grèce
signe : Taureau
genre : masculin
taille : 1m60
poids : 51 kg
loyauté : Athéna
occupation : chevalier
rang : chevalier d'argent
titre : chevalier d'Orion
fonction : protecteur du Sanctuaire et d'Athéna
maîtres/élèves : Psyché du Scorpion (maître)
cheveux : bruns
yeux : verts
peau : hâlée
caractère : déterminé, gentil et soucieux de son entourage, très affectueux
entourage : Psyché du Scorpion (maître)
Astria (compagne)
*référence à ma fic' la lueur disparue, où Psyché a faillit mourir à cause des roses démoniaques quand elle avait trois ans. Vous aurez plus de détails à son immunité par la suite, pas de panique, tout est normal
