Titre en anglais : Proof That Tony Stark Has a Heart

Titre en français : Preuve Que Tony Stark a Un Cœur

Auteur : orphan_account

Genre : romance/aventure

Rating : mature

État de la fiction en anglais : 36 Chapitres (fini)

État de la fiction en français : 19 chapitres traduit

Disclamer : aucun des personnages ne nous appartient, ni même l'histoire que je traduis. Juste le temps de la traduction.

Résumé : Harry a dix-sept ans et a vaincu Voldemort, les jumeaux Weasley âgés décident de lui donner une chance d'être un adolescent normal. Ils lui achètent un billet pour Malibu. Mais, bien sûr, Harry Potter ne peut jamais faire une chose normalement. En particulier, pas une fois qu'il rencontre Tony Stark, c'est le commencement d'une romance lui laissant plus que des souvenirs.

Chapitre 19 -

Deux semaines plus tard, Harry attendait avec impatience sur un petit aérodrome de Londres, scrutant le ciel à la recherche d'un quelconque signe du jet privé de Tony. Il scrutait l'immensité bleue à la recherche du point blanc qui signifierait l'arrivée de l'homme et rayonna lorsqu'il le vit amorcer l'atterrissage, lui-même se tenant suffisamment loin pour ne pas être secoué par les vents violents à l'atterrissage. Il accouru dès que l'escalier fut abaissé, un sourire fendant son visage à la vue de Tony qui apparut dans l'embrasure de la porte.

"Je t'ai manqué, mon beau ?" salua le plus âgé qui dévala les escaliers pour le rencontrer.

Harry laissa échapper un cri lorsque Tony le souleva soulevé du sol en capturant ses lèvres dans un baiser affamé. Son contact lui avait manqué. Il enroula ses jambes autour des hanches de son amant, posant ses mains sur les épaules de Tony pour qu'il se stabilise pendant qu'il lui rendait son baiser.

"Bien sûr que tu m'as manqué", murmura-t-il lorsqu'ils se séparèrent en souriant. "Tu fais de l'exercice", ajouta-t-il en pressant les biceps de Tony avec approbation.

Tony sourit, en faisant un clin d'œil.

"Tout cela fait partie du fait d'être Iron Man, yeux verts. Cette armure est étonnamment lourde."

Il posa Harry sur le sol, glissant un bras autour de sa taille, et Harry s'appuya contre lui. Une hôtesse de l'air descendit la valise de Tony et celui-ci la pris avec un sourire de remerciement.

"J'ai une surprise pour toi", lui dit Tony, faisant hausser un sourcil plein d'espoir à Harry. "Je t'ai dit que je restais deux jours ; c'était un mensonge. Pepper a libéré mon emploi du temps pour quatre jours."

Harry resta bouche-bée avant de sourire largement en l'embrassant.

"Merlin, Pepper mérite une augmentation", déclara-t-il faisant amusant Tony par l'usage d'une expression sorcière.

"Je lui en ai déjà donné une, crois-moi."

Pepper était probablement l'assistant personnel le plus obscènement bien payé de tous les États-Unis, mais elle méritait chaque centime de sa paye.

"Sommes-nous prêts à partir ?" demanda Harry, et Tony fit un signe de tête en accrochant son sac plus haut sur son épaule.

Harry sourit, le conduisant vers le parking.

"Maintenant, laisse-moi te présenter quelqu'un de très spécial pour moi, et je veux que tu sois le plus gentil possible avec elle."

Il aurait sans doute ri du regard soudain nerveux de Tony avant que celui-ci ne se fasse plus confus lorsqu'il vit le parking presque vide. Harry le pris par la main, le traînant vers l'endroit où il s'était garé. S'arrêtant, il posa une main sur le guidon de la moto, souriant de toutes ses dents.

"Tony, j'ai l'honneur de t'annoncer que j'ai également une fille. Une magnifique fille", déclara-t-il fièrement en regardant Tony se détendre en même temps qu'il réalisait qu'Harry ne le présentait pas à un membre de sa famille bien-aimée.

"Elle est superbe, toutes mes félicitations", complimenta Tony en passant la main sur le corps bleu et lisse. "Et vintage !"

"Elle appartenait à mon parrain", expliqua Harry. "Sirius me l'a laissée quand il est mort. Je l'aime à la folie."

"Tu sais, je pourrais sans doute la modifier un peu, la faire démarrer un peu plus doucement", commença Tony, ses yeux cherchant déjà les éléments à améliorer. "Remplacer les roues par quelque chose avec un peu plus d'adhérence. Elle est magnifique, mais…elle pourrait être meilleure."

"J'en doute", répondit Harry en riant, ce qui fit sourciller Tony. "Elle peut voler, être invisible, déployer une gigantesque langue de feu par le tuyau d'échappement. C'est un système de défense qui permet également d'accélérer"

La mâchoire de Tony en tomba et il cligna des yeux.

"Oh, elle est parfaite", dit-il avec envie. "Tu dois absolument me montrer comment tu fais ça."

"Je t'emmènerai faire un tour ce week-end avec elle, je te le promets" promit Harry. "Mais pour l'instant, il y a un garçon de presque cinq ans à la maison qui attend de te voir."

Le visage de Tony s'illumina à la mention de Lucas et il fixa son sac à l'arrière de la moto pendant qu'Harry le maintenait en place, et se glissa derrière lui dès qu'il eut rejoints sa place, ses bras s'enroulant autour de la fine taille du jeune homme. "Accroches-toi bien, elle est un peu fougueuse", averti Harry en mettant le moteur en marche.

Tony laissa échapper une exclamation de joie lorsque la moto rugit et Harry souriait à lui-même, quittant le parking pour se diriger vers la route presque vide.

"Elle est parfaite pour une moto d'époque !" ne put s'empêcher de complimenter Tony, faisant rire Harry à gorge déployée, et celui-ci accéléra encore un peu.

"Elle a été bien prise soignée", cria-t-il pour se faire entendre malgré le vent qui sifflait dans leurs oreilles.

En sentant Tony le serrer contre lui alors qu'il se penchait dans un virage, il se fit la réflexion qu'il pourrait s'habituer à cela.

Le trajet ne fut pas aussi long qu'il l'aurait souhaité, mais tous deux étaient souriants, essoufflés et plus qu'un peu excités au moment où Harry entra dans le garage de Square Grimmaurd.

"Voilà, c'est ici que j'habite. C'est beaucoup plus grand qu'il n'y paraît, crois-moi", ajouta-t-il en appuyant sur la porte d'entrée avec un doigt avant de sortir une clé de sa poche pour l'enfoncer dans la serrure qui apparue.

La maison était extrêmement protégée : les serrures moldues n'apparaissaient que si la personne qui appuyait son doigt sur la porte était enregistrées dans les protections magiques, et jusqu'à présent, seules quelques rares personnes en qui Harry avait confiance y étaient enregistrées.

"Tony !" s'exclama Lucas dès que l'homme franchit la porte en se précipitant dans les jambes de l'américain.

Tony sourit, laissant tomber son sac pour recevoir son fils, avant de lui ébouriffer les cheveux en le soulevant de terre.

"Hé, petit homme ! Content de te voir, tu t'es bien comporté avec ton père, j'espère ?"

Luke fit un signe de tête sincère, faisant sourire Tony.

"C'est ce que j'aime entendre." fit Tony en embrassant le front du garçon, le tenant facilement d'un seul bras. "Je t'ai apporté un cadeau, mais tu dois d'abord demander à ton père si tu peux l'avoir."

Harry haussa un sourcil en direction de son amant et Luke tourna ses grands yeux verts aussi suppliant que ceux de chiots vers son père.

"Je peux avoir mon cadeau, papa, s'il te plaît ?" demanda-t-il avec espoir.

Harry ricana, souriant.

"Bien sûr que tu peux, mon chiot."

Tony reposa Luke au sol pour qu'il puisse fouiller dans sa valise, sortant un étui rigide rouge à fermeture éclair.

"Ouvre-le", a-t-il insisté, en le passant à Luke.

Lucas ouvrit le zip avec empressement, les yeux tournés vers le dispositif à l'intérieur. Il ressemblait un peu à une console de jeu portable, bien que beaucoup plus moderne que tout ce qu'Harry avait jamais vu.

"Je l'ai construit moi-même. C'est une console de jeux, mais ne t'inquiètes pas, tous les jeux ont des fins éducatives", assura-t-il à Harry en montrant à Luke comment l'allumer. "Les bases du développement : la lecture, l'écriture, le comptage, la résolution de puzzles, la motricité, la logique et le raisonnement, la coordination, reconnaître les formes correspondantes. C'est comme ces trucs boiteux des mini-ordinateurs Disney, mais en un milliard de fois plus génial".

Harry regarda Luke se lancer dans un jeu de comptage de base, le sourire aux lèvres.

"Tu as construit une console de jeux en deux semaines ? Et conçu les jeux ?" demanda-t-il, et Tony haussa les épaules.

"J'avais du temps libre. En plus, c'est un cadeau d'anniversaire en avance", répondit-il nonchalamment.

Harry roula des yeux, attirant Tony dans un baiser chaud.

"Il va être tellement gâté avec nous comme parents", murmura-t-il, faisant sourire Tony.

"Et tu dois être Tony."

Tony se redressa immédiatement, se campant presque comme un militaire alors que Remus entrait dans le couloir depuis le salon.

"Oui monsieur", répondit humblement Tony, faisant ricaner Harry.

"Tu lui fais peur, Moony", fit-il remarquer, et Remus eut un sourire en coin.

"Bien", répondit-il en regardant Tony avec appréhension. "Remus Lupin, parrain de Harry", se présenta-t-il en tendant une main à Tony pour qu'il la serre.

Harry pouvait voir la fermeté de la main de son parrain sur celle de son amant, mais Tony restait de marbre malgré les marques rouges dont il écopa lorsque les mains se séparèrent finalement.

"Loup-garou", ne put s'empêcher d'ajouter Remus.

Cela fit hésiter Tony qui déglutit.

"Euh, oui, je me souviens qu'Harry en a parlé", dit-il, l'air à la fois nerveux et fasciné. "Est-ce que ça implique vraiment le changement en une énorme bête assoiffée de sang à la pleine lune ?"

"Oh oui", lui dit Remus, le sourire s'élargissant. "Alors attention, Harry et Lucas sont la meute que j'ai formée, et mon loup ne sera pas très content s'ils sont blessés. Je n'ai pas besoin d'être sous forme de loup pour vous assurer que votre corps ne serait jamais retrouvé, M. Stark".

Harry roula des yeux, décidant de briser la tension entre les deux hommes.

"Oh, arrête, Remus. Tony, ne l'écoute pas ; Remus prend une potion pour calmer le loup pendant les pleines lunes, il devient aussi inoffensif qu'un chiot. Il essaie juste de te faire flipper, ce qui, bien que très gentil par rapport à moi, n'est vraiment pas nécessaire", insista-t-il en faisant une œillade à son parrain.

Remus se contenta d'hausser les épaules, peu coupable de la menace à peine voilée qu'il avait fait planer sur la tête de l'amant de son filleul de cœur.

"Je lui fais juste savoir ce qui l'attend."

Harry roula une nouvelle fois des yeux.

"Il est inoffensif, Tony", assura-t-il à l'américain. "Vraiment."

Tony n'était pas convaincu, mais sa força à se détendre.

"Qu'est-ce que tu as là, louveteau ?" demanda Remus en regardant par-dessus l'épaule de Luke dont toute l'attention était fixée sur l'appareil de jeu.

"Cadeau d'anniversaire en avance de Tony ! C'est trop cool !" s'exclama-t-il sans lever les yeux du jeu où il devait identifier les ballons comportant des numéros impairs.

Remus haussa un sourcil en direction de Tony qui sourit.

"Je ne pourrai peut-être pas venir à la fête, mais je voulais lui donner son cadeau moi-même", expliqua-t-il.

Remus approuva de la tête, et Harry sourit.

"Allez, Tony, pourquoi ne mettrions-nous pas tes affaires à l'étage", suggéra-t-il en prenant le sac de Tony et en montant les escaliers.

Tony fit un signe de tête et le suivit jusqu'à la chambre principale, laissant échapper un sifflement impressionnant lorsqu'il vit combien d'étages l'escalier comportait.

"Tu as raison, c'est plus grand qu'il n'y paraît. Magie ?", présuma-t-il, et Harry fit un signe de tête.

Il ouvrit la porte d'un coup de hanche et jeta le sac de Tony sur le lit, souriant à lui-même du fait que celui-ci était enfin ici, en Angleterre, avec lui.

"Je vois que j'avais raison pour la tête de lit", souffla Tony en passant devant Harry pour tirer sur le cadre en bois. Harry rougit mais entoura la taille de Tony de son bras, le rapprochant de lui et se collant pour respirer son odeur.

"Tu m'as manqué", murmura-t-il en regardant les yeux de Tony s'assombrir.

"Tu m'as manqué aussi, mon beau. Et j'ai bien l'intention de te retrouver ce soir." promit-il en mordillant la lèvre inférieure de Harry.

"Je ne peux pas attendre", rétorqua Harry, en se penchant vers lui pour un baiser langoureux, plein de promesses pour plus tard. "Mais nous devrons descendre", soupira-t-il, la tête contre l'épaule de Tony. "Le dîner sera bientôt servi."

"Avant, laisse-moi juste..."

Tony raffermit sa prise sur Harry, les lèvres pressées sur son cou, et Harry l'embrassa dans le dos, comprenant ce que voulait dire Tony. La séparation de deux semaines avait été douloureuse.

Finalement, ils se séparèrent, et Harry glissa sa main dans celle de Tony pour le ramener en bas.

"Je te ferai visiter dans les règles demain" promit-il en montrant à Tony la cuisine.

Luke était assis à la table, joyeusement absorbé par son jeu, et Remus remuait le contenu d'une casserole sur le feu.

"Fait comme chez toi, Tony. Malheureusement, il n'y a pas de JARVIS ici", ajouta Harry en se moquant.

Tony rit avant de tapoter sa montre.

"JARVIS portable". Si j'ai besoin de lui, il est là."

Harry roula des yeux. Il aurait dû s'y attendre.

"Ne me dis pas que tu as apporté le costume avec toi."

"Bien sûr que non", répondit Tony en secouant la tête. "J'ai dit à Pep, pas de lutte contre le crime pendant que je suis en Angleterre. S'il y a un problème, quelqu'un d'autre peut le résoudre. Le SHIELD, les X-Men, ou même Reed Richards pour ce qui m'importe. Je suis officiellement en vacances".

Harry sourit, satisfait, en pressant brièvement la main de Tony. Ça ne devait pas être facile pour lui de se détacher de Iron Man aussi soudainement. Mais d'après ce qu'il avait entendu dire du SHIELD par Tony, ils pouvaient gérer certaines choses, au moins pour quatre jours.

"Louveteau, éteins ton jeu, s'il te plaît, le dîner est prêt", demanda Remus en plaçant quatre portions de ragoût d'agneau et de purée de pommes de terre sur la table.

Luc soupira, mais sauvegarda docilement et éteignit la console avant de la ranger soigneusement dans son étui rouge. Harry se leva pour aller chercher à boire, et Tony remercia d'un sourire Remus lorsque celui-ci plaça une assiette devant lui.

Harry était quelque peu nerveux tout au long du dîner, sachant ce qui allait suivre. Tony et lui devait parler à Luke. Heureusement, le garçon ne semblait pas remarquer la tension de son père, racontant joyeusement à Tony tout ce qu'il avait fait ces deux dernières semaines, depuis son retour de New York. Quand le dîner se termina finalement, Harry jeta un coup d'œil à Tony, sachant qu'ils ne pouvaient pas garder le secret plus longtemps.

"Luke, chéri, est-ce qu'on peut aller dans ta chambre un moment ? Tony et moi devons te parler de quelque chose de très important".

"Est-ce que j'ai des ennuis ?" demanda instantanément Luke, faisant sourire Harry.

"Non, tu n'as aucun problème. Viens, on va tout t'expliquer en haut."

Remus lui souffla un « bonne chance » du bout des lèvres et à peine sortis de la cuisine, Tony s'emparait de sa main en la serrant très fort pour le rassurer. Harry la serra à son tour, tout aussi nerveux. Luke s'assit sur son lit avec un froncement de sourcils lorsqu'ils entrèrent dans sa chambre et Harry s'assis en face de lui, Tony à ses côtés.

"Merlin, par où commencer", soupira Harry, se penchant vers Tony pour se donner du courage. "Tu sais quand tu as demandé pour ton autre père, mon chiot ? Je t'ai dit qu'il était un homme très occupé, qu'il t'aimait beaucoup mais qu'il ne pouvait pas être avec nous, n'est-ce pas ? »

Tony eut un pincement au cœur à ce sujet : s'il l'avait su plus tôt, il aurait tout plaqué pour être avec eux !

"Eh bien... il y a presque six ans, tes oncles ont acheté un billet pour Malibu pour mon dix-septième anniversaire. J'y suis allé seul, et c'est lors de mon deuxième jour là-bas que j'ai rencontré Tony". Il sourit à l'homme plus âgé, se souvenant avec tendresse de leur rencontre. "Nous sommes tombés amoureux pendant que j'étais là-bas, mais nous étions bêtes et nous ne nous disions rien, alors je suis rentré chez moi après deux semaines. Et neuf mois plus tard, tu es né".

Le visage de Luke se plissait de confusion alors qu'il tentait de comprendre.

"Tony est ton autre père, mon amour. Et je suis vraiment, vraiment désolé qu'il ait fallu cinq ans pour que vous vous rencontriez".

"Mais... si tu savais que tu m'avais, pourquoi t'es pas resté avec Tony ?" demanda Luke, perplexe.

"Je ne savais pas que je t'avais avant que je ne sois déjà parti, et je pensais qu'il était trop tard. Tony ne connaissait pas la magie, et je ne savais pas s'il voulait être père, et j'avais peur, donc je n'ai rien dit. Je le regrette maintenant, mais il est trop tard pour changer le passé."

Harry aurait aimé le faire, mais il n'avait pas ce pouvoir-là.

"Alors tu savais pas pour moi ?" interrogea Luke à Tony qui secoua la tête.

"Pas jusqu'à il y a deux semaines, à New York", confirma-t-il. "Et gamin, je te jure que si j'avais su, j'aurais été là pour toi depuis ta naissance. J'aurais fait n'importe quoi pour que ton père reste avec moi. Je l'aime, gamin, et je t'aime tellement."

"Tu viens vivre avec nous maintenant ?"

Harry se mordit la lèvre à la question de Luke, fronçant les sourcils.

"Nous n'avons pas encore décidé qui va vivre où", dit-il lentement à son fils. "Mais je promets que nous allons discuter de tout ça avec toi avant de prendre une quelconque décision. Tout cela est un peu flou pour l'instant mon chéri, mais nous essayerons de faire ce qui est le mieux pour nous tous."

Luc resta silencieux pendant plusieurs minutes, et Harry écrasa la main de Tony tremblant presque de nervosité. Le garçon ouvrit la bouche, puis la referma, se mordant la lèvre.

"Qu'est-ce qu'il y a, mon petit ? Tu peux nous dire n'importe quoi ; si c'est trop rapide pour toi, pas de problème, on ralentira un peu."

Luke secoua la tête, les yeux fixés sur Tony avec une compréhension qui semblait bien plus profonde que celle de ses presque cinq ans.

"Je peux… Est-ce que je peux t'appeler papa ?" demanda-t-il avec espoir.

Harry regarda Tony tenter d'avaler la boule qui entravait sa gorge, clignant des yeux de façon suspecte et répétitive.

"Oui", répondit-il, la voix un peu rauque. "Luke, mon petit, il n'y a rien que j'aimerais plus qu'être ton papa."

Luke se mit à quatre pattes sur le lit pour serrer Tony dans ses bras. L'américain enveloppa ses bras autour de son fils, pressant ses lèvres contre les cheveux du garçon. "Je t'aime, Lucas. Je suis désolé de...n'avoir jamais été là avant maintenant."

"T'inquiètes, papa. Tu ne savais pas. Et merci pour mon jeu", ajouta-t-il en souriant.

Tony ricana, le son quelque peu étranglé, avant d'embrassant une nouvelle fois la touffe de cheveux.

"De rien, petit, je suis content que ça te plaise."

Harry se sentait prêt à éclater de bonheur en regardant Luke et Tony se lier enfin en tant que père et fils. Le fait que Luke n'ait blâmé aucun d'entre eux pour ne pas lui avoir révélé la vérité plus tôt ôtait un poids de ses épaules. En voyant Tony commencer à perdre la bataille contre ses larmes, Harry serra l'épaule de son fils pour attirer son attention.

"Pourquoi ne jouerais-tu pas à ta console encore un peu, mon chiot ? C'est l'heure de se coucher dans une demi-heure, on viendra te border si tu es d'accord."

Luke hocha la tête, quittant les genoux de Tony, et les deux adultes se levèrent, Harry prenant la main de Tony pour le faire sortir de la pièce. Ils allèrent directement dans la chambre d'Harry et le plus jeune ferma la porte derrière eux, serrant Tony dans ses bras alors qu'il sentait que les épaules de l'homme tremblaient.

"Ça va, mon amour ?" demanda-t-il, inquiet, et Tony acquiesça en prenant une profonde inspiration.

"Il m'a appelé papa", souffla-t-il, encore étonné.

Harry sourit avant d'aller embrasser la mâchoire de Tony.

"Tu es son papa", fit-il remarquer en souriant, "et il t'aime déjà. Je pense que ça s'est très bien passé, n'est-ce pas ?"

Tony hocha la tête, essayant toujours de recouvrer son calme.

"Tu es sûr que ça va ?"

"Je vais bien, je vais bien", insista Tony. "Simplement, je n'aurais jamais cru qu'on m'appellerait un jour papa."

"Eh bien, tu ferais mieux de t'y habituer", taquina Harry en passant ses mains dans les cheveux de Tony, essuyant les quelques larmes sur ses joues.

Tony sa mis à rire, se penchant pour obtenir un doux baiser.

"Merci", murmura-t-il, pressant son front contre celui de Harry. "Merci de me l'avoir dit. Tu n'étais pas obligé de le faire. Tu aurais pu me dire au revoir à New York et partir, mais tu ne l'as pas fait, et tu m'as donné une famille, alors merci."

Harry sourit avec douceur, prenant les mains de Tony dans les siennes.

"Nous ne sommes pas une famille sans toi", répondit-il sincèrement. "Il m'a fallu du temps pour le voir, mais... je sais maintenant. Et tu as tort, je n'aurais pas pu te dire au revoir et partir à New York. Ça m'aurait tué de devoir le faire une deuxième fois."

Tony lui a souri, l'embrassant une fois de plus.

"Si nous n'avions pas promis de mettre Luke au lit dans une demi-heure, je t'aurais jeté, nu, sur ce lit, dès maintenant" grogna-t-il, faisant rire Harry.

"On peut toujours se coucher tôt", suggéra-t-il innocemment. "Je suis sûr que ça ne dérangera pas Remus. Qu'est-ce que tu en penses ?"

Tony souriant, attrapa brièvement l'arrière-train de son amant.

"J'en pense que c'est une merveilleuse idée", murmura-t-il.

Harry ricana avant de se soustraire de l'emprise de Tony.

" Viens, allons faire savoir à Remus que tout s'est bien passé, puis nous pourrons mettre Lucas au lit".

Tony soupira, mais hocha la tête en s'éloignant et Harry le tira de la chambre à coucher par la main. Remus se trouvait dans le salon quand ils descendirent et souri quand Harry arriva vers lui.

"Il l'a bien pris", assura-t-il avec joie. "Pas de larmes, pas d'accusations, juste de l'acceptation et quelques questions sur l'endroit où nous allons vivre. Je pense qu'il y réfléchit. Et il appelle Tony « Papa » " ajouta-t-il, à peine capable de contenir son excitation.

Remus sourit en prenant connaissance de ce dernier fait, et adressa un signe de tête à Tony.

"Bienvenue dans la famille, alors, Tony. Je suis sûr que tu t'adapteras merveilleusement bien."

Harry pouffa, faisant hausser un sourcil à Tony.

"Il vient de te traiter de fou, amour" expliqua-t-il, et Tony rit également.

"Eh bien, si la chaussure me va..."

Il se sépara d'Harry, et celui-ci le tira sur le canapé pour s'appuyer contre lui, sa tête se posant aussitôt dans le creux de l'épaule du plus âgé.

"Ron et Hermione viennent demain", lança Harry à son amant qui acquiesça lentement, appréhendant légèrement la rencontre. "Ne panique pas, toi et Hermione vous ressemblez énormément, vous vous entendrez très bien, et Ron aime à peu près tout le monde. Mais le reste de la famille ne sait pas que tu es là, et il y a une très bonne raison à cela".

Tony se mit à renifler, amusé.

"Merci, je suppose, de ne pas m'avoir laissé me faire harceler par tes parents dès ma première visite."

Harry sourit doucement en embrassant la joue de Tony.

"De rien. Je le garde pour la prochaine fois ", taquina-t-il en regardant Tony pâlir.

"Ne t'inquiète pas, Tony. C'est seulement de Ginny et Molly que tu devras t'inquiéter, et tu as déjà rencontré Ginny" encouragea Remus.

Tony fit une grimace et Harry éclata de rire en jetant un coup d'œil à sa montre.

"On va aller mettre le chiot au lit et puis on va y allez aussi, Moony, alors on se verra demain matin", prévint-il en se levant et en ignorant tant bien que mal le regard complice de son parrain.

Allant serrer le loup-garou dans ses bras, il lui embrassa la joue en souriant.

"Penses à utiliser un sort de silence", chuchota Remus avec malice, faisant virer Harry au rouge vif.

"Ne t'inquiète pas, je le ferai", répondit-il en s'éloignant. "Bonne nuit, Remus."

"Je t'aime, mon petit. Bonne nuit, Tony", ajouta Remus en souriant à l'américain.

"Bonne nuit", répondit Tony avant de monter avec Harry jusqu'à la chambre de Lucas.

Le garçon était étendu au sol jouant toujours sur sa console.

"C'est l'heure de dormir, mon chéri" déclara Harry qui ne récolta qu'un gémissement de l'enfant de quatre ans.

"Encore dix minutes, papa", supplia-t-il et Harry sourit.

"Non, au lit", insista-t-il doucement. "Sauvegarde ton jeu et va te brosser les dents."

Luke soupira, mais hocha la tête, éteignant le jeu et mettant la console dans son étui, la posant soigneusement sur son étagère. Il se précipita dans la salle de bain attenante et Harry se pencha pour ramasser les jouets qui traînaient pour les ranger dans la boîte à jouets. Tony en profita pour faire le tour de la pièce, essayant de se faire une idée de comment était Luke à travers ses affaires. La chambre était décorée en rouge et or -un agencement de couleurs qui plaisait particulièrement à Tony à qui cela rappela ses superbes armures laissées sur son continent- et le contenu des étagères donnaient l'impression que la pièce appartenait à un garçon de sept ou huit ans, pas un garçon qui avait cinq ans. Il sourit fièrement en voyant la multitude de livres : son enfant allait être un génie, il le savait. Qu'il soit un génie de la magie ou de la mécanique, eh bien, peu lui importait, il serait fier de lui qu'importe ce que lui réservait son futur. Avec Harry et Tony comme parents, l'un comme l'autre étaient possibles.

Luke revint vite, vêtu d'un pyjama bleu, et attrapa un livre sur sa table de chevet, le poussant vers Harry. "S'il te plaît, papa", a-t-il demandé avec espoir, et Harry a souri.

"D'accord ; deux chapitres, puis dodo, d'accord ?" Luke applaudit et Tony regarda avec amusement Harry s'asseoir sur le lit, Luke se glissant sous le bras de son père afin de voir les pages du livre. Assis sur la chaise à côté du lit, Tony regarda le duo, surpris par le fait que Luke soit capable de suivre les mots de la lecture au fur et à mesure qu'Harry lisait.

Tony était heureux de s'asseoir et d'écouter la voix calme de Harry et était presque aussi déçu que Luke l'était lorsque les deux chapitres furent terminés.

"Allez, chéri, tu dois dormir" dit Harry avec légèreté en glissant un marque-page là où il s'était arrêté et en mettant le livre de côté avant de descendre du lit pour que Luke puisse s'installer confortablement.

Se penchant, Harry embrassa le front de son fils en caressant ses cheveux.

"Bonne nuit, mon amour."

"Bonne nuit, papa. Nuit, papa", murmura-t-il en étouffant un bâillement.

Tony fut secoué par ces mots, un sourire instinctif étirant ses lèvres. Il copia les actions de Harry, embrassant à son tour le front de Luke.

"Bonne nuit, petit homme. Dors bien."

Après avoir allumé la veilleuse de Luke et éteint l'ampoule du plafond, Harry et Tony quittèrent la pièce, tous deux souriants.

"Lit ?" suggéra Harry, un frisson parcourant sa colonne vertébrale lorsqu'il vit le regard de Tony.

L'homme fit un signe de tête, suivant silencieusement Harry jusqu'à la chambre à coucher. Harry jeta un charme de silence dès qu'il ferma la porte et tira sur son tee-shirt pour le faire passer par-dessus sa tête, souriant quand la bouche de Tony se colla à sa clavicule.

"Mon Dieu, tu es magnifique" murmura Tony, repoussant Harry sur le lit alors que les doigts du sorcier travaillaient déjà à défaire les boutons de chemise de Tony. "Tellement parfait. Putain le père de mon enfant", respirait-il en souriant. " tu m'excite tellement, yeux verts".

"Tu comptes faire quelque chose ? Parce que tu n'es pas le seul", rétorque Harry, en poussant la chemise de Tony sur ses épaules, la lueur du réacteur ARC éclairant son visage d'une lumière diffuse bleutée.

Harry ne put résister à l'envie de toucher et ses doigts, d'abord timides, coururent avec amour sur l'appareil en métal gardant son amant en vie, et il regarda Tony frissonner alors que ses mains passaient du métal à la chair. Ses jambes habillées de denim serrèrent autour de Tony, et l'homme gémit de plaisir.

"Merlin, Tony, j'ai besoin de toi" exhala Harry en roulant, agrippant leur jean et trouvant la bouche de Tony de ses lèvres. Tony sourit en séparant leurs lèvres pour aller sucer avec entrain juste au-dessus du mamelon gauche de Harry, y appliquant un suçon écarlate.

"Non, non, no,", taquina-t-il. "Patience, jolis yeux. Nous avons toute la nuit, et je veux que ça dure."

Harry gémit sans retenue, s'abandonnant au toucher de Tony, se préparant à une longue nuit d'intense plaisir. Merlin, deux semaines sans Tony, c'était beaucoup, beaucoup trop long.