Moi : Salut les gens ! Je suis ravie de vous retrouver pour un nouveau chapitre de cette fic que j'adore ! n_n

Kyoya : Pas moi.

Moi : Ah tiens, le râleur est revenu !

Kyoya : *grogne*

Ryuga : T'inquiète Kyo, le chapitre il est safe. Le lemon c'était la semaine dernière hein.

Chris : T'as raté la rigolade mardi !

Kyoya : J'ai lu le chapitre de mardi, j'avoue que j'ai bien rigolé.

Moi : Ah tiens, en parlant de ça, on a dépassé les 500 vues sur « Le blog des bladers ! » ! Ouaiiiis ! n_n

Ryuga : J'sais pas pourquoi, ça m'étonne pas.

Moi : Allez, disclaimer ?

Chris : Wonderinn ne possède pas MFB !

Moi : Merci Chris ! Bon chapitre les gens ! n_n


Réponse aux reviews :

Komachu : J'en referai vite un, promis ! XD
Le Monopoly, ça doit être mon préféré à moi ! XD

Marius : Le rôle de l'émotivité va très bien à Kyoya ! XD
Moi parfois je me plante dans le sens d'ouverture d'une porte, mais généralement c'est parce que c'est pas écrit dessus ! X)
Moi j'y suis allé à Disneyland Paris ! Trois fois, dont deux pour Halloween ! J'ai pas fait les tasses, mais j'ai fait le Labyrinthe d'Alice juste à côté ! Et j'ai fait It's a Small World… C'est l'attraction de l'enfer ce truc ! TT_TT
P.S : Tout le monde aime Loki ! Quand je pense que ma sœur a croisé Tom Hiddleston à Londres pendant son footing… Ah la salope ! TT_TT
Re P.S : (Moi : C'est tellement silencieux depuis que tout le monde est parti… Law : J'suis encore là moi Wonder-ya. Moi : Je sais Traffy, mais tu fais pas beaucoup de bruit ! T'as des nouvelles de Kiddou d'ailleurs ? Law : Il dit qu'il a prévu d'écorcher Maldeka pour se faire un manteau avec sa peau. Moi : ^^')

katatsu-chan : C'est vrai qu'il y a un peu de ça ! Aaaaah, les bons souvenirs ! XD

NekoGardenFox : C'est normal que tu sautes plein de passages, la review serait hyper longue s'il fallait donner son avis sur tout ! XD
Chris qui étrangle un innocent chauffeur de taxi parce qu'il est bourré, MDR ! XD

Jinwrite : En fait, c'est normal ! Quand on modifie un chapitre pour le remplacer par un autre, ça n'envoie pas de notification ! n_n
Kakeru il va arriver, mais pas tout de suite ! Je prends mon temps ! X)
Merci, c'est gentil de me soutenir ! ^w^


Le lendemain matin, le réveil est étrange pour moi. Quand j'ouvre les yeux, je m'attends à ne voir que de l'obscurité, car je dors habituellement les volets fermés, mais la chambre dans laquelle j'ai dormi baigne dans une douce lumière. Perturbé pendant quelques secondes, je me rappelle soudainement que je ne suis pas chez moi. Je suis chez mon petit-ami, dans sa chambre à lui. Clignant des yeux pour bien me réveiller, je me tourne ensuite vers la droite et tombe sur le visage endormi de Ryuga. Il a visiblement beaucoup bougé dans son sommeil, la couette ne tient plus beaucoup sur lui, laissant pratiquement l'intégralité de son corps nu visible. Ouais ouais, on s'est pas rhabillé. Après que mon surveillant ait terminé de vapoter hier soir, on s'est levé pour aller se doucher. Je vous épargne mes galères pour marcher, sachez juste que j'ai tapé Ryuga parce qu'il rigolait. Bref, après une rapide petite douche, on est retournés se coucher et on était tellement claqués qu'on n'a pas pensé à remettre ne serait-ce que nos boxers. Du coup, bah on a dormi nus.

Pour en revenir à l'instant présent, je reste allongé dans le lit, regardant Ryuga, toujours endormi, ne sachant pas trop quoi faire d'autre. Je ne vois pas ce que je pourrais faire d'autre en fait, je me sentirais un peu…envahissant si j'allais me faire un petit-déjeuner tranquille alors que mon petit-ami dort toujours. Mais…pff…bah je m'ennuie un peu quoi. J'ai envie de bouger, et puis j'ai faim ! Je suis partagé entre mes envies et mon sens de la politesse… Bon, en attendant que Ryuga se réveille, je devrais peut-être regarder mon téléphone. Quelle mauvaise idée pour mon humeur, actuellement si bonne, mais je m'inquiète pour ma mère et mon frère. Je sors donc du lit de Ryuga aussi discrètement que possible et vais chercher mon téléphone dans les poches de mon pantalon. Je l'avais éteint hier avant de me coucher. En le rallumant, je vois des notifications d'appels manqués et des messages s'afficher sur mon écran. Ça sent les emmerdes tout ça… Je regarde mes appels manqués et vois qu'ils proviennent tous de mon père. Je suis dans la merde, youpi. Les textos sont de mon père aussi, ouaiiis. Il m'a sommé de revenir à la maison plusieurs fois, et son dernier message dit simplement qu'après tout il s'en fout et que je vais bien être obligé de rentrer à la maison à un moment. J'adore mon père, vraiment. Bon, l'important c'est que visiblement il ne va pas chercher à me ramener de force au manoir. Je suis un peu soulagé.

Maintenant que ça c'est fait, je range mon téléphone dans la poche de mon pantalon de la veille et me retourne vers Ryuga. Il dort toujours. Eh bah, il a le sommeil plus lourd que moi, ça on peut le dire ! Je m'ennuie vraiment trop, je vais aller faire un tour dans le salon pour regarder la ville et l'océan depuis la baie vitrée. En essayant de faire le moins de bruits possible, je ramasse mon boxer et le t-shirt de Ryuga qui me sert de pyjama, les mets et quitte la chambre en silence pour aller dans le salon. Tout est silencieux, et sombre aussi vu que Ryuga a fermé tous les volets avant de se coucher. Eh merde, j'y vois rien… Raaaah, il est où l'interrupteur du plafonnier ? J'aurais dû regarder hier… Finalement, après deux bonnes minutes à tâtonner sur les différents murs du salon à l'aveuglette, je trouve enfin ce foutu interrupteur et le plafonnier s'allume. Ah bah enfin, je vais pouvoir ouvrir les volets maintenant, en tout cas au moins ceux de la baie vitrée. Je me rapproche de la grande baie vitrée et remarque un autre interrupteur à côté. Ah, ce sont des volets roulants automatiques. Mmh, pas besoin de recourir à l'huile de coude alors. J'appuie sur le bouton avec la flèche allant vers le haut et les volets se lèvent tout doucement, amenant la lumière du soleil matinal dans le salon. Une fois les volets entièrement ouverts, j'éteins le plafonnier et profite de la vue. Il n'y a pas à dire, Ryuga a vraiment de la chance d'habiter ici.

Alors que j'observe la ville se réveiller depuis la baie vitrée du salon de Ryuga depuis quelques minutes, j'entends des pas derrière moi. Ça y est, mon petit-ami s'est réveillé et levé. Je me demande si ce serait pas un peu de ma faute, les volants roulant ça fait du bruit… Oups ? Bah, tant pis, je pense pas qu'il va m'en vouloir. Je me retourne vers la direction d'où proviennent les bruits de pas et vois Ryuga arriver en baillant, uniquement vêtu de son boxer. Eh bah, il est beau le surveillant ! Il a visiblement plus de mal à se lever chez lui qu'à l'école. En tout cas, c'est une vision particulièrement agréable que de voir son petit-ami gaulé comme un dieu qui se balade en boxer dans son salon le matin.

-T'es déjà levé bébé ? Me demande-t-il, surpris de me voir déjà debout. T'es tombé du lit ou quoi ?

-Non, je me suis juste réveillé à la même heure que d'habitude, répondé-je avec un petit sourire. Toi par contre t'as galéré à sortir du lit. C'est qui le feignant ?

-Je galère à me lever uniquement quand j'ai quelques « activités nocturnes », ricane Ryuga, s'approchant de moi pour m'embrasser. Je te trouve bien frais pour un mec qui a fait sa première fois hier soir. Tu carbures à quoi au juste ?

-Je sais pas, c'est juste dans ma nature de me lever tôt, répliqué-je en rougissant légèrement.

-Bon, en tout cas moi je carbure au café donc je vais m'en faire un. Tu en veux un aussi ?

-Oui, je veux bien steuplait.

Mon petit-ami sourit et m'embrasse encore une fois avant d'aller dans sa cuisine pour nous faire couler deux cafés. Je suis tellement heureux avec lui, j'en arrive à en avoir rien à foutre de me mettre dans les emmerdes jusqu'au cou rien que pour pouvoir le voir. Il me fait devenir suicidaire en fait ! Je l'étais déjà un peu de toute façon. À peine une minute plus tard, Ryuga revient de la cuisine avec les deux même mugs qu'hier, mais cette fois remplis de café. Je prends celui que mon petit-ami me tend et trempe mes lèvres dans le café, ressentant immédiatement un petit coup de fouet. Ça fait du bien.

Tous les deux debout devant la baie vitrée, on boit nos cafés, Ryuga ayant passé son bras libre autour de ma taille. C'est un peu bête, mais à cet instant précis, j'ai l'impression d'être à ma place ici, d'habiter dans cet appartement avec Ryuga. Je ne saurai pas dire pourquoi, mais ça sonne comme une évidence pour moi. Je sais…que vous pouvez penser que je m'emballe parce que c'est mon premier amour, que je suis encore jeune et qu'à mon âge, on pense que les histoires d'amour sont éternelles, mais j'peux vous jurer que c'est pas le cas. Je suis pas du tout du style fleur bleue, je sais que les histoires d'amour quand on est adolescent c'est tout sauf éternel, mais j'ai l'impression que jamais quelqu'un ne pourra me comprendre aussi bien et m'aimer aussi fort que Ryuga. Tss, c'est idiot… C'est tellement guimauve ! J'arrive pas à m'en empêcher, c'est comme une espèce de « pressentiment » qui ne veut pas me lâcher. Au secours, j'ai l'impression d'être niais d'un seul coup…

Une fois nos cafés terminés, Ryuga et moi décidons d'aller nous habiller et de prendre un vrai petit-déjeuner après. Comme on s'est douché hier soir après nos ébats, on a pas vraiment besoin de reprendre une douche avant de s'habiller. La planète nous remerciera. Aujourd'hui étant une belle journée, je m'habille assez léger. Chez moi ça veut dire : débardeur court et jean troué. Ryuga a choisi à peu près la même chose : un t-shirt assez simple et un jean troué aussi, mais bleu foncé alors que le mien est noir. Ouais, ça sent clairement le week-end ! Maintenant qu'on est habillés, on retourne dans le salon. Ryuga me dit de m'assoir sur le canapé, le temps qu'il ramène de quoi manger, et je m'exécute avec un petit sourire. C'est dingue à quel point je me sens bien ici, j'ai envie de ne jamais partir…

-Kyoya, tu veux des fruits ? Me demande mon petit-ami depuis la cuisine.

-Non, c'est bon merci ! Lui répondé-je, sortant mon téléphone pour m'occuper en attendant qu'il revienne.

Je n'ai cependant pas trop le temps d'aller me perdre sur Internet puisque Ryuga revient vite. Je range donc mon téléphone et décide de manger de la brioche pendant que mon surveillant mange une belle pomme verte. Eh bah, il aime l'acidité.

-Alors, tu veux faire quoi aujourd'hui Kyo ? Demande Ryuga en terminant sa pomme, ne laissant qu'un trognon. Tu veux sortir en ville ou tu veux rester ici ?

-Je sais pas trop Ryu, tant que je suis avec toi ça me va tranquille, rétorqué-je en souriant.

-Moooh, c'est trop mignon, ricane mon petit-ami.

-Ta gueule saloperie, répliqué-je en le bousculant légèrement, ricanant.

-Haha, tu prends la mouche super facilement !

-T'as de la chance que je t'aime, parce que sinon je t'en collerais une.

-Héhé, je sais.

-J'ai juste envie de rester avec toi, ça me fait du bien. Je me sens tellement bien que je suis auprès de toi.

-Je sais Kyoya, moi aussi je me sens tellement bien avec toi. Mais…notre relation, elle te va toujours ?

-Qu'est-ce que tu veux dire ?

-Devoir tout le temps se cacher comme ça, ça te va toujours ? C'est beaucoup t'en demander quand même…

-Ryuga, je m'en fiche qu'on doive se cacher. Tant que je sais que tu m'aimes, qu'on doive se cacher ou pas, je m'en fous totalement. Et puis c'est pas comme s'il n'y avait que moi qui devais me planquer, toi aussi.

-J'ai tellement de chance de t'avoir Kyoya, t'es vraiment…compréhensif.

-J'suis surtout très amoureux.

-Moi aussi bébé, moi aussi.

Mon surveillant se penche vers moi pour m'embrasser rapidement, puis je finis de manger et on a donc terminé tous les deux de petit-déjeuner. Ryuga débarrasse les restes du petit-déjeuner et moi je reste dans le canapé à réfléchir. Je sais vraiment pas si je veux sortir avec Ryuga en ville… J'aimerais, j'aimerais vraiment, mais j'ai la trouille absolue de croiser quelqu'un qui me connait et qui connait Ryuga. Ouais je sais, c'est vraiment spécifique, mais j'suis un peu parano sur les bords. J'ai pas envie de foutre en l'air notre secret… C'est même pas pour moi que j'ai peur, c'est pour Ryuga. Dans cette histoire, il risque tellement… C'est mon surveillant, et si notre secret vient à être découvert, ce sera vraiment les emmerdes. Non seulement il perdrait son taff, ça va sans dire, mais en plus il aurait des ennuis avec les flics. Et j'ai ni envie qu'il se fasse virer, ni qu'il finisse en taule pour détournement de mineur !

Ryuga revenu, je continue de peser le pour et le contre, blotti dans ses bras. On sort ou on sort pas ? Raaah, j'ai tellement envie de sortir ! J'ai pas envie de passer mon week-end enfermé, je supporte pas l'enfermement, c'est bien pour ça que je me suis enfui de chez moi ! J'ai envie de dire merde et de sortir avec Ryuga, même si c'est un peu risqué. Et puis d'un côté, je me dis que je suis vraiment trop parano et qu'il y a genre 0,001 % de chance que je croise quelqu'un qui nous connait tous les deux mon petit-ami et moi, qui sait que lui est surveillant et moi étudiant. Ma décision est prise.

-Ryuga, j'ai réfléchi, dis-je en relevant la tête vers mon surveillant.

-Réfléchi ? Au sujet de ce que tu veux faire aujourd'hui ? Me demande-t-il.

-Oui, répondé-je en hochant la tête. Je veux qu'on sorte. Je veux aller trainer en ville avec toi.

-J'avoue que j'espérais que tu dirais ça bébé, reconnait Ryuga en souriant. J'ai envie de prendre l'air avec toi et de t'emmener dans des endroits que j'aime bien.

-Moi aussi je compte bien te montrer les endroits que j'aime bien à MetalBey City. J'ai mes petites adresses.

Ryuga ricane doucement, comme moi, et on s'embrasse tous les deux, puis on se lève pour terminer de nous préparer pour pouvoir sortir. Je ne suis plus allé en ville depuis un moment, ça va me faire tellement de bien. Tous les deux dans la chambre de mon surveillant on met nos chaussures, des baskets basses marron foncé pour moi et des Doc Martens classiques noires pour Ryuga, puis on accessoirise un peu nos tenues. Moi je mets des mitaines, j'adore en porter, et une petite chemise légère en flanelle au-dessus de mon débardeur, la même que je portais à la soirée d'intégration. Mon petit-ami met quant à lui un collier doré assez long avec un pendentif couronne et un gros bracelet en cuir rouge, celui qu'il portait aussi à la soirée d'intégration. Bon, bah on est parés je pense. Ryuga prend son portefeuille et réussit à le loger dans sa poche de pantalon, prend aussi ses clés et son téléphone, vérifie trois fois qu'il n'a rien oublié, puis quitte son appartement avec moi.

Dès qu'on se retrouve hors de l'immeuble, l'odeur iodée de l'océan proche vient me chatouiller les narines. Je trouve ça très agréable l'odeur de la mer et de l'océan, mais de chez moi on ne risque pas de la sentir, on est trop loin. Depuis l'immeuble de Ryuga, on est pas très loin du centre-ville de MetalBey City et du port, qui sont les endroits les plus animés de la ville, là où on peut s'amuser. Justement, mon petit-ami me prend la main et se dirige vers le centre-ville avec moi, à pied. Ça me dérange pas de ne pas prendre le bus, j'aime bien marcher moi après tout. Comme on est samedi et qu'il fait beau aujourd'hui, il y a du monde en ville, mais Ryuga semble savoir où il va et esquive les gens sans problèmes. Moi je le suis, ne sachant pas où il m'emmène. Alors qu'on arrive sur le port, il s'engouffre soudainement avec moi dans une ruelle très calme et s'arrête devant une vitrine. Interloqué, je regarde la vitrine avec lui et j'ai soudainement des petites étoiles dans les yeux. Je pense que c'est là qu'il achète ses fringues et ses accessoires hyper rock, et je sens que je vais avoir envie d'acheter TOUT le magasin ! Bon, le problème c'est que moi j'ai pas pensé à prendre de la thune en partant de chez moi hier soir, j'ai juste pris mon portefeuille dans lequel il reste un peu d'argent…mais je l'ai laissé dans l'appartement de Ryuga. Tant pis, je vais me contenter de retenir l'adresse pour pouvoir revenir une autre fois. Ayant remarqué mon regard, mon petit-ami ricane doucement et rentre avec moi. C'est pas gentil de me torturer comme ça… Visiblement, il vient tellement souvent qu'il est devenu pote avec le vendeur vu qu'il le check en entrant.

-Ryuga, ça faisait longtemps que j't'avais plus vu ! S'exclame le vendeur, qui a les oreilles et l'arcade sourcilière gauche percée. Et c'est la première fois que j'te vois venir avec quelqu'un d'autre que ton frérot ! C'est qui ? Un pote à toi ?

-Nan, c'est pas un pote, dit assez fièrement Ryuga en passant son bras autour de mes épaules. C'est mon mec. Il s'appelle Kyoya.

-Aaaah, bah enfin ! Moi je désespérais de te voir toujours seul à bientôt 26 ans, ricane le gars, ayant l'air à la fois soulagé, moqueur et heureux. Ravi de t'rencontrer Kyoya !

-Plaisir partagé, répondé-je simplement.

Ryuga ne perd pas une seconde pour partir vers le fond de la boutique, vers une grille derrière laquelle sont exposés des colliers et des bracelets de styles et formes différents. Et voilà ça y est, j'ai envie de tout acheter… Quand on m'emmène faire les boutiques, et que ça me plait, je deviens pire qu'une saleté d'influenceuse Instagram en shopping ! Je trouve tous les colliers et tous les bracelets super beaux et je les vois déjà sur mes tenues préférées. Argh, ça m'fait mal au cœur…

-Alors bébé, tu as un petit coup de cœur ? Me demande Ryuga avec un grand sourire.

-J'en ai cinquante des coups de cœur, répliqué-je avec un sourire en coin.

-Mais il n'y a pas un bracelet ou un collier qui attire vraiment ton attention ? Me demande-t-il une nouvelle fois, se glissant derrière moi pour m'enlacer dans le dos.

-Eh bien… J'avoue que j'aime beaucoup celui-là, répondé-je en pointant du doigt un collier chaîne dont le pendentif est un petit dragon qui déploie un peu ses ailes. Il est très joli.

Il est très joli, il me plait beaucoup, et surtout il me rappelle le tatouage de mon petit-ami. Ce dernier regarde le collier que je pointe du doigt, ricane, puis siffle pour appeler le vendeur. Attends…je rêve là où il veut me l'offrir ce collier ? Okay, je suis visiblement pas bien réveillé parce que j'avais absolument pas bité ! Pourtant, en y repensant, c'était quand même assez évident… Ouais bon bah ça va, moi aussi je peux manquer de jugeote parfois, ça m'arrive ! Bref, le vendeur se ramène en ricanant, ouvre la grille/vitrine avec sa clé et décroche le collier. Il retourne ensuite derrière la caisse, suivi par Ryuga, et moi qui suis Ryuga, et met le collier dans un petit sachet en papier plein de graffitis qu'il referme avec une agrafeuse. Mon petit-ami sort son portefeuille, règle ce qu'il doit payer et me donne immédiatement mon cadeau. Le vendeur lui file un badge au passage, cadeau pour sa collection parce que c'est un habitué, enfin c'est ce que j'ai compris. On sort ensuite tous les deux après avoir salué le vendeur.

-Alors, il te fait plaisir ton cadeau ? Me demande Ryuga alors qu'on s'apprête à retourner sur le port.

-Bien sûr qu'il me fait plaisir, idiot, rétorqué-je en rougissant légèrement. Il est super ce collier, et puis c'est toi qui me l'offre…

Tout en parlant et marchant, je me débats avec l'agrafe du sachet en papier qui contient mon collier. J'aimerais réussir à l'ouvrir sans tout déchirer. Au bout d'une minute, l'agrafe se barre enfin et je plonge les doigts dans le petit sachet pour récupérer le collier. La chaîne est assez longue, je pourrais presque le mettre sans défaire l'attache de la chaîne. Presque hein. Je défais l'attache de la chaîne sous les yeux de Ryuga, et quand j'essaie de rattacher la chaîne à l'aveuglette, ce que j'arrive à faire une fois sur deux avec mes autres colliers, mon petit-ami passe dans mon dos et prends les deux extrémités de la chaîne pour la rattacher à ma place. Je souris légèrement et soulève ma queue de cheval pour que Ryuga voie ce qu'il fait. Il n'a besoin que de quelques petites secondes pour attacher le collier et se dépêche de passer devant moi pour me regarder avec.

-Il te va trop bien mon amour, dit-il avec un sourire un peu différent de d'habitude. Il me fait penser à mon tatouage.

-À ton avis, pourquoi il me plait autant ? Ricané-je, tenant le pendentif dragon dans une main pour le regarder.

Je regarde attentivement le pendentif et je remarque que c'est de la fabrication maison. Je le vois parce qu'il y a quelques petits défauts, mais ça ne me dérange pas. Le fait d'avoir un collier comme ça, le genre qu'on ne trouve pas en beaucoup d'exemplaires, ça me fait plaisir. J'aime bien porter des choses uniques, parce qu'être un mouton, merci mais non merci. Je lâche mon collier pour le laisser retomber sur mon torse et reprends la main de Ryuga. Maintenant qu'on est bien sur le port, je sens mon aversion pour la foule me reprendre. Et s'il y a bien une chose que je déteste plus que la foule, c'est la foule avec des gens qui me fixent. Oh oui, que je déteste ça ! Je sais pas vraiment exactement pourquoi on me fixe, mais j'ai bien des idées. C'est soit parce que de base, j'attire déjà beaucoup l'attention, soit parce que je tiens la main de Ryuga. Je sais pas pourquoi, je sens que c'est plutôt la deuxième option. Je tape le combo homosexualité + gros écart d'âge avec mon mec. Mais bon, c'est pas comme si moi j'en avais quelque chose à foutre.

Après avoir un peu marché, Ryuga et moi nous arrêtons pour boire, parce qu'il fait quand même assez chaud et du coup on a soif. On me fait signe que je n'ai pas le droit de citer le magasin où on a décidé de faire une pause, donc je vous dirais que ça commence par Bubble et que ça finit par Shop, voilà. Ryuga jette son dévolu sur un lait frappé à la framboise bien glacé, décidément c'est une passion que mon petit-ami a pour la framboise, et moi sur un thé glacé au yuzu parfumé au miel. Ah oui, si vous ne savez pas ce que c'est le yuzu, c'est un agrume japonais hybride assez sucré et acidulé. En thé, c'est juste délicieux. Nos boissons bien fraiches à la main, on décide d'aller se poser dans un parc pour boire tranquillement. Quelques minutes de marche plus tard, on arrive au parc de la ville et on marche encore quelques minutes pour trouver un banc bien à l'écart des autres gens dans le parc. Je m'assois en tailleur sur le banc, parce que rien à foutre, et Ryuga s'assoit normalement à côté de moi. Le soleil est haut dans le ciel, le vent n'est qu'une légère brise et les nuages sont pratiquement absents du ciel bleu. Autrement dit : une journée parfaite. Mon petit-ami et moi parlons d'un peu tout et rien, buvant nos boissons fraiches entre deux phrases, nous tenant par la main qui ne tient pas nos boissons justement.

Je me suis jamais senti aussi heureux de toute ma vie je crois. C'est con, c'est juste une sortie en couple un samedi après-midi, beaucoup de gens font ça, entre amis ou en amoureux, mais pour moi, c'est beaucoup plus que ça. C'est une journée où je peux enfin profiter de mon petit-ami comme j'en ai envie, et juste être avec lui pendant des heures et des heures me rend heureux. Je me sens libre avec lui, libre et heureux, et simplement sortir en ville avec lui pour voir là où il aime trainer, boire un coup et trainer dans un parc, pour moi c'est la meilleure chose de l'univers. Ce n'est rien, vraiment rien du tout, vous ça vous parait sûrement dérisoire, mais j'aime Ryuga comme un fou et je profite de chaque petite seconde que je peux passer à ses côtés. Et puis, même si je m'en fous totalement de devoir me planquer pour vivre ma relation avec mon surveillant, je dois avouer que c'est quand même très agréable de ne pas avoir à se cacher et de se balader en ville main dans la main, comme n'importe quel couple.

-Kyoya ? M'appelle Ryuga, claquant des doigts devant mon visage. Youhou, t'es dans la Lune bébé ?

-Hein ? Oh, oui, je me suis perdu dans mes pensées, répondé-je en rougissant légèrement, terminant mon thé glacé au yuzu et au miel.

-Et tu pensais à quoi ? Ricane mon petit-ami, sirotant lentement son lait frappé à la framboise.

-À toi, et au fait que je t'aime et que je suis content de pouvoir passer mon week-end avec toi, répliqué-je en essayant de sourire innocemment.

-C'est tellement mignon !

-T'as de la chance que j'ai fini mon thé, sinon je te le balancerais à la tronche.

-Haha, j'te charrie bébé. Moi aussi je t'aime et je suis content de pouvoir passer le week-end avec toi. Je suis tellement heureux que tu sois là. Mais bref, je voulais te demander si t'avais faim.

-Ouais, je commence à avoir un creux.

-Bon, on va se prendre un sandwich alors ?

-Je suis pour.

On se lève donc tous les deux, moi je jette le grand gobelet maintenant vide qui contenait mon thé dans la poubelle près du banc, et dès que je me retourne, Ryuga passe son bras libre dans mon dos et m'attire contre lui pour m'embrasser. Je suis un peu surpris, je m'attendais pas à ce qu'il fasse ça, mais je souris très vite dans le baiser et y réponds. J'aime tellement Ryuga, et il est inutile de préciser qu'il m'aime tout autant. J'ai la sensation qu'enfin, la morosité qui vivait en moi n'est plus là. Elle est partie, parce que maintenant j'ai enfin de quoi être heureux. Et croyez-moi, je ne compte pas la laisser revenir.

À suivre…


Moi : Fin du chapitre ! C'était trop mignon ! TTwTT

Kyoya : C'était super niais surtout ! -_-

Moi : T'es jamais content toi…

Ryuga : C'est seulement maintenant que tu t'en rends compte ?

Kyoya : è_é

Chris : Je sais que je risque de sonner comme Kyoya, mais ça sent un peu trop bon là…

Kyoya : Ouais bah moi aussi !

Moi : Roooh, bande de pessimistes !

Ryuga : Je suis un peu d'accord avec eux…

Moi : Bon, en attendant on se retrouvera dimanche la prochaine fois ! n_n

Kyoya : Pitié, dis-moi qu'il y aura pas de lemon !

Moi : Je sais paaaaas ! n_n

Kyoya : Je te hais…

Moi : Laissez les reviews de l'amour, et à dimanche ! ^^

Chris : Bye ! n_n

Ryuga : Salut.

Kyoya : *parti*

Moi : Kyo est reparti profiter de sa liberté retrouvée visiblement ! X)