Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas sauf Bernold et Edwund

Note : Le chapitre précédent présentait un bonus dans le manga. Je me suis donc dis que j'en ferai une parfaite excuse pour aborder le lore un peu.


Pendant que Yuuri était sur terre… Les mazokus avaient eu des soucis a réglé. Comme l'affaire de Béatrice. Le père de famille voulait lier la demoiselle avec son sauveur. Pour éclaircir le tout sans que Wolfram ne gâche la paix que voulait Yuuri, c'était Gwendal et Conrad qui avait fini par avouer que le maoh était fiancé. Que si le souverain se séparait officiellement de son fiancé actuel, elle aurait une chance. Soulagé, Le mazoku aux cheveux blonds s'était réfugié ans la chambre.

« Ce boulet m'a fui… »

Il lâcha un soupir, le fiancé se sentait parfois de trop dans la vie de son futur amant. Il avait voulu le détendre un peu. Il avait un certain âge et savait que le sexe pouvait avoir ce pouvoir. Mais il devait se faire une raison, il n'était pas encore paré à faire ce genre de chose. Oui, il était frustré. Mais sa patience serait récompensée. Il en était sûr. Il serra contre lui les couvertures, encore imprégné de l'odeur de cette personne qui prenait tant de place dans sa vie…

Les jours suivant étaient d'un ennui sans fin, sauf quand Conrad parla d'un truc alors qu'il mangeait tranquillement dans une pièce du château.

« Tu dis que sa majesté est née le vingt-neuf juillet d'après le calendrier terrestre. Et que c'est bientôt.

- Bien entendu... »

Repondirent en même temps Wolfram et Conrad. Le premier souhaitait intérieurement qu'il soit dans ce monde pour fêter son anniversaire. Et le deuxième le fêterait à son arrivée.

« Il se nomme Yuuri à cause de ça en partie. C'est un dérivé du nom du mois où il est né. Mais ça veut dire autre chose dans le territoire où il a vu le jour.

- C'est vrai que vous êtes en partie responsable de son nom. »

Gunter était jaloux, mais il tentait de pas trop le faire voir. Ce qui était un peu inutile vu qu'il avait pris son mouchoir et le mordait en signe de frustration. N'en pouvant plus, il frappa avec force la table qu'il avait devant lui.

« Et ça lui fera quel âge.

- Si j'ai bien compris, il a dix-sept ans pour le moment. Donc il aura dix-huit ans... »

Wolfram pensa à cet instant qu'il avait bien de la chance de faire partie de la vie d'un si jeune mazoku. Il espérait qu'il resterait encore un moment à ses côtés. Qu'il ne se laisserait pas séduire comme sa mère par les gens qui lui semblait être un bon parti. Il était peut-être trop jeune pour ne pas avoir connu des plaisir comme celui qu'il avait tenté de commencer. Il s'en voulut un peu. La gorge nouée, il avala on repas.

« Nous devons faire quelque chose pour sa majesté. Un anniversaire, c'est important sur terre. En tant Mazoku adulte, on pourrait faire des tas de choses. C'est à dix-sept ans qu'un mazoku quitte l'enfance pour devenir un adulte. Un banquet, un spectacle et de la musique, voilà ce qu'il faut. J'apporterai ça pour sa majesté. »

Et Gunter se mit à courir en dehors de la pièce où il mangeait. Son enthousiasme était touchant. Le mazoku aux cheveux blonds se leva à son tour, bien décidé d'offrir à Yuuri quelque chose qu'il n'oublierait pas. Et il ne devait pas proposer son corps, pas tout de suite. Même s'il en avait terriblement envie.

« J'aimerais qu'il soit là.

- J'y travaille avec Ulricke. Notre prêtresse est plutôt compréhensive. Ce qui te laisse un moment pour trouver un cadeau pour Yuuri…

- Je ne peux plus nier que je suis attaché à lui ?

- Tu ne peux plus depuis que je t'ai vu le serrer dans tes bras sans ton regard agacé. Tu étais même soulagé de l'avoir dans tes bras ce matin-là…

- Ce n'est pas ton travail d'espionner.

- Je sais, mais je voulais parler à sa majesté d'un truc. J'avais juste oublié l'heure…

- Tu me tiendras au courant de ton avancée.

- Oui, j'ai déjà fait appel aux marchands pour la nourriture. Je dois chercher de bons musiciens. J'espère que la musique mazoku lui plaira. Les soldats seront là aussi. Je sais que Gwendal apporte une partie de sa garde. Mais ils cacheront leurs armes pour ce jour si particulier.

- Je vais éviter d'amener ma garde personnelle, et puis j'ai donné ma vie aux maoh. Je suis un soldat mazoku. On pourra tenter de faire ces fameux sushis.

- Bonne idée. Maiême si j'ignore comment faire…

- Tu as vu à quoi, il ressemblait sur terre.

- Oui.

- Débrouillons-nous avec ça.

- Merci de me faire confiance petit frère. »

Conrad frotta les cheveux blonds de son benjamin. Ce dernier pouffa en voyant comment quelqu'un d'aussi respectable que Gunter pouvait changer en parlant de Yuuri. Il avait cette magie de changer les personnes autour de lui d'une façon ou d'une autre. Un dirigeant imprévu, mais qu'on peut s'empêcher de suivre malgré lui. Il se souvenait qu'un jour, Conrad lui avait expliqué que c'était Gunter qui lui avait donné les bases en escrime. Qu'ensuite, il s'était amélioré avec d'autres maîtres humains comme mazokus.

« J'espère qu'il se reprendra… Gunter, on compte sur toi pour éduquer ce boulet un peu. »

Un autre soir, Gwendal était rentré dans la salle à manger avec un air grave.

« C'est terrible ! Le maoh a été vu avec la flûte démoniaque célèbre ? Dans d'autres terres que celles-ci.

- Ulricke m'a signalé que le voyage entre les dimensions n'avait pas encore commencé à être invoqué. C'est impossible. Il faut voir si notre souverain n'aurait pas laissé trop échapper de sa magie dans son monde humain. Nous devons aller sur place. Et le plus vite sera le mieux. Je vais demander à Yozak de rester auprès de notre prêtresse.

- Tu as fini par lui pardonner...

- En partie, c'est une espionne très douée. Trop parfois pour son propre bien…

- Bon, je prends mes meilleurs gardes avec moi. Wolfram et Conrad, je compte sur vous pour ressembler le plus de volontaire parmi nos soldats. »

Les deux hommes avaient fini leur repas rapidement ce soir-là. Gunter était triste, il avait voulu faire la fête au château. Mais ce n'était que partie remise. Peut-être qu'il pourrait le ramener ici. L'enseignant se demandait comment il avait mis la main sur la flûte. Peut-être qu'en voyageant d'un monde à l'autre, il l'avait trouvé. Dans le couloir qui séparait les mondes. Il faudrait qu'il demande plus de renseignements à la prêtresse ou d'autres personne utilisant les pouvoirs des hautes créatures démoniaques grâce à un contrat de sang.

Gunter fit une lettre à toutes les personnes qui avait déjà dit qu'elles seraient là pour l'anniversaire du Maoh. Elles feront la fête plus tard avec le souverain. Après avoir envoyé ses lettres aux quatre coins du territoire où régnait yuuri. Le preofesseur ressembla es affaires pour suivre la fratrie de Cecilia pour retrouver leur souverain qui s'était perdu dans des terres éloignées du château. Mais qui sur le papier lui appartenait. Il faudra qu'il lui explique ça. Il prit avec lui une carte soigneusement tracé par une jolie mazoku aux cheveux mauves. Les joues légèrement rouge à la simple pensée de la demoiselle, le tuteur de biens des mazokus et humains devait enseigner les bases des choses à son souverain. Il se demandait seulement s'il pouvait à la fois garder la flûte et Morgif. Si c'était le cas, c'est que Yuuri était bien plus puissant qu'il avait espéré.

« Sa majesté est si forte qu'elle dépasse peut-être notre premier souverain…. »

Tout content d'avoir un Maoh aussi gentil en plus d'être incroyablement puissant. Le professeur fit ses bagages en chantant. Sa liesse ne cessa pas, même quand ce fut Gwendal qui vint le chercher. L'homme avait à ses côtés quelques-uns de ses gardes qui prirent les valises bien remplie de Gunter.

« Tu pars avec tout ton attirail ?

- Non, je limite pas mal de choses. Mais je pense qu'une leçon de magie et de géographie ne fera pas de mal à notre seigneur.

- Ne le surcharge pas de travail, il doit aussi voir le côté moins ennuyant de sa fonction.

- Il sait si peu de notre monde. Je n'ai pas envie d'avoir d'autres accidents que Wolfram.

- Mon frère a fini par s'attacher à son fiancé par erreur. Et je me doute qu'il a fini par rêver de notre souverain. J'espère seulement qu'il ne brûle pas les étapes avec lui.

- Votre frère a un caractère très proche de son élément…

- Malheureusement. Allons-y.

- Tu n'as pas peur de laisser le château.

- Un peu, mais des soldats restent ici. Il n'est pas sans défense. »

Le duo de mazokus sortit de la chambre. Les soldats de Gwendal portaient les bagages non seulement les bagages du professeur, mais ceux de leur seigneur et de ses deux frères.

Rassemblé, le groupe prit la direction du port le plus proche sachant qu'il devait prendre la mer. Wolfram ne se sentit pas très bien. Il resta la plupart du temps en cabine à serrer une couverture légère. Sûrement celle de la chambre du château. Mais aucun des hommes n'avait fait la remarque au jeune homme. Trop préoccupé à ce que faisait Sverella dans les mains du maoh. Ils craignaient le pire. Ils avaient aussi emporté Morgif qui dormait à poings fermé. L'épée maudite n'avait pas beaucoup bougé depuis la disparition du souverain. Peut-être qu'à son contact, elle s'animerait. Ils l'espéraient en en-tout-cas.

Le voyage se passa sans encombre notoire. Le teint de Wolfram était si pâle que ses deux frères lui ordonnèrent de rester au lit pendant deux jours, au moins. Le soldat mazoku râla pour la forme. Mais il fini par y aller de lui-même. Trop fatigué par le voyage et sa maladie. Il détestait profondément les transports marin. Mais il devait s'y habituer. Des fois, il aurait aimé qu'un humain le débarrasse de ce genre de soucis. Dès qu'il se sentait en déséquilibre. Il ne se sentait pas bien. Wolfram devait se l'avouer. Il aimait avoir une position sûre pour attaquer ou se défendre. En perte d'équilibre, il était inutile. Totalement inutile. C'était pour ça que les sorts d'Adalbert l'avait autant touché. Car il avait senti cette sensation désagréable. Que son équilibre lui manquait. Il se roula en boule et espéra retrouver Yuuri au plus vite. Il devait se faire pardonner. Mais arriverait-il à oublier sa fierté ? Il en doutait fort.

Conrad de son côté prenait le commandement des soldats qui s'étaient déplacés. Il laissa Gwendal avec son soldat aux cheveux verts. Les deux hommes semblaient bien proches. Souriant, il laissait son frère vivre son éventuelle idylle avec ce garde des plus gentil en plus d'être un mazoku puissant. Il voulait que le bonheur pour sa famille. Ils le méritaient et qu'importe leurs caractères un peu atypique… Julia lui manqua à cet instant. Son esprit était encore en partie hanté par les souvenirs qui lui restaient avec cette mazoku puissante. Lui le simple semi-mazoku sans pouvoir. Une mazoku né dans le monde des humains, car ces parents semi-mazokus avaient eu comme lui, aucun don magique. Il lâcha un soupir doucement. Il espérait que son souverain ferait honneur à cette partie de pouvoir que lui avait légué celle qu'il avait aimé si fort. Il serra son poing et se recentra sur sa tâche avec une légère grimace.

Gwendal et Bernold étaient en train d'étaler une carte maritime sur une table. Les deux hommes se demandaient où avait émergé le souverain.

« On sait qu'il a une affinité forte avec l'eau. Donc il n'est pas exclu qu'il est apparu au milieu de la mer. On sait que la magie d'un maoh est bien plus puissante que n'importe quel mazoku. Donc c'est une hypothèse des plus viable.

- Bernold, tu penses que mon frère à toutes ses chances avec sa majesté. Tu sais que j'ai dû refuser la proposition de Beatrice. Son père est plutôt compréhensif et nous aidera peut-être dans le futur. Mais une partie de moi a peur. Suis-je un trouillard ?

- Je ne pense pas mon seigneur. Je pense que vous assurez le mandat comme personne, retirant même des charges à notre roi. Il doit vous en être reconaissant. Pour votre frère, ils semblent moins distants avec lui. Mais aussi avec vous et Gunter. Il n'est pas tactile, je pense. Il faudra que je tente de le serrer. Vous connaissez mon affinité pour le vent. Je dois être le mazoku le plus puisant avec cette affinité.

- Il faudra voir, mais avant, il faut le retrouver. Pour ça, il faudra traverser les mers.

- Seigneur Von Bielfield est encore malade à cause de notre voyage...

- Le jour terrestre de son anniversaire approche, nous n'avons pas le temps de chipoter. Je laisse Gunter, Conrad et Wolfram derrière. Je vais prendre quelques soldats et rencontrer sa majesté sur les terres environnantes. Je sais qu'il sera content de me voir. Je fais partie de ces personnes les plus proches. »

Le soldat sourit grandement, il était content que son seigneur se sente à l'aise avec le maoh. C'était mieux pour le pays et pour lui. Il sortit et demanda quelques soldats paré à faire une nouvelle balade en mer. La plupart n'étaient pas vraiment partants. Mais avec les bons mots, il arriva à ressembler au moins une trentaine de soldats. Satisfait, il prévenait son seigneur. Ils partirent rapidement avec les hommes volontaires. Il restait une vingtaine d'hommes là où étaient Wolfram malade.

Gunter de son côté commençait à prévoir ses cours à donner au maoh. Il fit rouler sa plume avant de consigner les exploits qu'il avait vu de la part de son souverain dans son journal qu'il gardait à présent le plus proche de lui. Il n'avait aucune envie que quelqu'un d'autre lise ces lignes. Il sourit, il était bien content de pouvoir retrouver son roi si vite. Ce garçon était bien trop modeste pour son propre bien. Il devait flatter son ego afin qu'il soit fier de sa position. Pas trop non plus. Peut-être que Wolfram était assez fier pour deux. Il lâcha un soupir. Il regrettait de ne pas être celui que son souverain avait choisi. Mais le point positif de ce lien entre eux, c'est que les flammes du jeune fils de la dernière maoh étaient plus douces. Agréables. Son affinité de la foudre se manifesta. Il sourit, avant l'arrivée de ce garçon, à chaque rencontre avec Wolfram s'était soldée par une surcharge de moryoku. La magie de mazoku. Il espérait seulement qu'ils pourraient retrouver leur roi. Gwendal était parti pour l'île, donc en attendant des nouvelles par Kohi. Il devait simplement attendre. Il se mit à chanter. Il la chanterait pour l'anniversaire de son roi. Il serait des plus ravis. Il sourit et referma son journal.

« Yuuri, nous t'attendons... »

La prêtresse passa une main au-dessus d'un bassin d'eau. Son sourire fin peint sur son visage.