Bonjour, j'espère que vous allez bien ! Voilà un chapitre que j'avais vraiment hâte de vous présenter... Et en même temps un peu peur aussi, mais vous allez très vite comprendre pourquoi. Très vite. Disons que j'ai mis en lumière un personnage habituellement bien peu populaire (en général). Enfin, je n'en dis pas plus et je vous laisse découvrir ce chapitre, on se retrouve plus bas pour l'habituel debrief ! Bonne lecture !


Le feu se propageait lentement dans la maison, envahissant l'étage avec voracité. Ace essayait désespérément de trouver une porte de sortie, mais toutes les issues étaient bloquées, même la fenêtre. Le garçon était désespéré car il étouffait avec la fumée. La panique s'emparait peu à peu de son esprit et son instinct lui disait qu'il devait vivre. Il ne pouvait pas mourir là, tout seul, dans cette maison qui avait été la sienne autrefois. Est-ce qu'il regrettait d'être venu ? Sans doute un peu maintenant. Ace tomba au sol et se mit à tousser, les yeux plein de larmes. Le monde perdait petit à petit ses couleurs et il se sentait sombre lentement.

« S'il vous plait, je ne veux pas mourir. »

Des voisins avaient vu le feu prendre dans la maison des Gol heureusement. Sans tarder, les pompiers furent prévenus et ils purent se mettre en route. C'était Sakazuki qui était responsable de l'équipe et quand il apprit qu'un feu s'était déclenché, il était déjà sur le pied de guerre. Son métier, il le connaissait par cœur et gérer une situation avec sang-froid n'avait rien de très compliqué pour lui. Cependant, quand il apprit l'adresse d'intervention, son sang ne fit qu'un tour.

« 1 impasse de Laugh Tell. »

Des souvenirs tournaient en boucle dans sa tête. Il se souvenait très bien de ce lieu, il y a quelques années, un des plus grands échecs de sa vie. Cela le mit mal à l'aise mais il se reprit. L'important, c'était d'aller éteindre ce feu et d'éviter qu'il ne se répande dans les maisons aux alentours. La demeure était vide de toute façon, il n'y avait donc aucun risque de victime. Pourtant, il ne pouvait enlever cette image de sa tête, de cette femme au milieu des flammes qu'il n'avait pu sauver. Des regrets, c'était tout ce qui lui restait maintenant.

« Et si j'avais été plus rapide ? Et si j'avais eu plus de courage ? »

Alors que le camion de pompier filait à toute allure sur les routes de Sabaondy, Sakazuki regardait par la fenêtre et se rappelait une période bien ancienne, quand il était encore enfant et qu'elle était encore en vie, la personne qu'il admirait tant.

En ce temps-là, en tant qu'ainé de Sengoku, un chef d'entreprise avec une bonne situation, le garçon avait un lourd fardeau à porter. Il était l'héritier de la famille Marine après tout mais à l'époque, cela lui passait totalement au-dessus de la tête. Sakazuki se passionnait pour les livres de Rouge Portgas, qui lui permettaient de s'évader et qui l'aidèrent même à trouver sa voie indirectement. Mieux, il avait pu la rencontrer un jour. Sa gentillesse et son sourire l'avaient aussitôt touché.

« L'important, c'est de faire ce qu'on aime dans sa vie. »

Rouge avait totalement raison, il en était bien conscient déjà à l'époque. Petit à petit, il l'avait prise pour modèle et avait essayé de la voir aussi souvent que possible, pour apprendre d'elle. La grande femme avait toujours du temps pour un gamin comme lui et cela lui faisait incroyablement plaisir. Sakazuki venait toujours la voir à ses séances de dédicace et même en grandissant, il ne perdit jamais son admiration pour l'auteure qu'il appréciait tant.

« C'est une tragique perte pour toute la ville, c'est sûr. »

Cela faisait longtemps que Sakazuki n'avait pas vu Rouge quand il apprit la mort de son mari, le maire Roger. Il se demanda aussitôt si elle allait bien, si elle n'était pas trop triste. Le pompier avait appris qu'elle avait eu un enfant et il était curieux de savoir si les deux allaient bien. Il osa passer une seule fois chez elle et il fut bien reçu. L'auteure était toujours aussi bienveillante que dans son souvenir et elle s'occupait de son enfant avec amour. Elle n'avait pas changé malgré les années et elle se souvenait parfaitement de lui, même s'il avait bien changé.

« Un plaisir de te revoir, Sakazuki. »

Elle semblait sincère et pourtant, elle avait l'air si triste. Dans son regard, il y avait une forte mélancolie, qui montrait que sa vie n'avait plus autant de sens. Le pompier aurait voulu la réconforter, trouver les mots à dire pour lui permettre d'aller mieux. Cependant, il ne trouvait rien, toute parole lui semblait vide de sens. Sakazuki essaya quand même, maladroitement, et Rouge se contenta de lui sourire, avec toujours cette même gentillesse. C'était une femme trop bien pour ce monde.

« Merci d'avoir essayé d'illuminer ma journée. »

Ces mots restèrent dans sa tête et tournèrent encore et encore. Rouge n'arrivait plus à vivre joyeusement, même en s'y efforçant de toute son âme. Elle avait même abandonné l'écriture, au profit de son enfant. Sakazuki espérait qu'au moins, cela l'aiderait à aller mieux et que plus tard, elle pourrait à nouveau faire des romans avec sa sensibilité propre et son talent.

« Au feu ! »

Même des années après, Sakazuki se souvenait encore de la fumée et des flammes de cette journée. C'était la fournaise, la chaleur était infernale, entre le feu et l'été qui s'annonçait. Il se souvenait avoir pénétré dans la maison, cherchant désespérément la moindre trace de vie dans toutes les pièces. Puis, il revoyait Rouge, coincée sous une poutre de sa maison, tenant désespérément son fils dans ses bras. Elle avait l'air si rassuré de le voir ici, si soulagée dans une telle situation.

« Sakazuki… S'il te plaît, sauve mon fils. »

Elle lui tendit l'enfant après l'avoir serré fort contre son coeur et il fit face à un des plus grands dilemmes de sa vie. Devait-il sauver l'enfant et laisser la mère ou tenter plutôt de la sauver elle, en prenant plus de risque ? Autour de lui, le monde s'écroulait et partait en fumée. Sakazuki regarda une dernière fois Rouge, le cœur lourd, puis courut avec l'enfant dans ses bras vers la sortie, espérant avoir le temps de revenir la chercher, avant qu'il ne soit trop tard.

Hélas, il n'y arriva pas.

A peine était-il sorti de la maison qu'il entendait un grand crac et le reste n'était plus qu'un souvenir flou. Son équipe s'activait autour de lui, quelqu'un lui prit l'enfant des bras et quelqu'un d'autre l'empêcha de retourner dans la maison. Pleurer ? C'était impossible, l'air était beaucoup trop sec. Par chance, un orage éclata et la pluie aida les pompiers. Le ciel semblait si triste et Sakazuki trouva que c'était totalement juste. Le monde ne devait pas se remettre si facilement de la perte d'une telle femme, d'une auteure aussi talentueuse que Rouge Portgas.

« Plus que du passé maintenant. »

Le camion de pompier arrivait à destination alors que Sakazuki se perdait dans ses souvenirs. Quand il ressortit du véhicule et regarda la maison en flammes, il eut l'impression de se retrouver projeter dix ans en arrière, à peu de choses près. Cela lui rappelait ses souvenirs douloureux, mais il tâchait de tenir bon. Cette fois, c'était différent. Il n'y avait personne à sauver, personne qui risquait de mourir. Le plus important, c'était de défendre les maisons voisines, afin de ne pas voir l'incendie se propager.

« - La situation est sous contrôle, annonça un de ses capitaines. Ce feu sera vite réglé.

- Très bien. Cela vaut mieux comme ça.

- Par contre, chef, il y a eu un étrange témoignage de la part des voisins.

- Ah oui ? Quel genre d'étrange témoignage ? demanda Sakazuki en haussant un sourcil.

- Eh bien, il y en a un qui jure avoir entendu une voix venant de la maison, mais ce n'était probablement qu'une illusion. Avec tous ces craquements…

- Une voix ? réfléchit le pomper.

- Oh et la police nous a contacté. Un enfant d'Edward Newgate a disparu. Ace il s'appelle. »

Il ne fallut pas longtemps à Sakazuki pour additionner les informations et faire le lien. Plus rien ne pourrait le retenir maintenant. Avant qu'un de ses collègues n'ait pu faire quoi que ce soit, le fils de Sengoku pénétra dans la maison en flammes, sautant par une fenêtre. Sa respiration était courte et il vivait dans la peur d'arriver trop tard cette fois encore.

« Non, pas encore ! »

Ace avait l'impression d'être dans un rêve. Il était allongé au sol et il toussait, ses yeux humides à cause de la fumée. Il ne voyait quasiment plus rien et il avait chaud, très chaud. Dans le fond, il était plutôt bien. Peut-être qu'il allait pouvoir rester ici tout le reste de sa vie, dans ce confort étonnant.

« Non… Bouge, sinon… Tu vas mourir… »

Sa conscience était parfaitement ancrée dans la réalité mais pourtant, ce qui s'affichait sous ses yeux n'avait aucun sens. Il voyait sa mère Rouge, son père Roger, d'autres gens aussi qu'il connaissait… Soudain, il vit Edward qui le cherchait désespérément, les larmes aux yeux. Ace se sentait stupide maintenant, si bête. Après tout, il n'était qu'un gamin et lorsqu'il regardait l'illusion du géant devant lui, il avait terriblement envie de le rejoindre, lui et ses frères.

« Je te demande pardon… Papa. »

Ses yeux se fermèrent et sa respiration se fit plus difficile, plus lente. Au moins, il avait arrêté de tousser. Ace sentit une flamme lui lécher la jambe et la douleur faillit lui faire perdre connaissance pour de bon, mais il s'accrocha avec une volonté qu'il ignorait posséder. C'était la fin, il n'avait plus d'espoir de s'en sortir. Il allait mourir seul, dans cette maison en feu… Peut-être comme ses parents en fait ? Peut-être était-il maudit par un destin familial ?

« Accroche-toi, gamin ! »

Une voix qu'il connaissait et en même temps non résonna à ses oreilles. Elle paraissait si loin, il pensait que ce n'était encore qu'une illusion. Pourtant, quand Ace parvint à entrouvrir les paupières, il aperçut un homme qui le tenait fermement dans ses bras et essayait de se frayer un chemin à travers la maison en feu. C'était un rêve sans doute, le garçon n'arrivait pas à croire que quelqu'un soit venu pour le sauver. Au moins, c'était un rêve plein d'espoir, même s'il faisait toujours trop chaud.

« On va s'en sortir, répétait l'homme. Tu restes avec moi. Je ne te laisserai pas mourir. »

L'homme était tellement déterminé qu'Ace avait envie de le croire. Il voulait être sauvé, il avait des choses à dire et encore d'autres à apprendre. Peut-être que l'espoir n'était pas mort ? Le garçon put voir qu'il s'agissait d'un pompier, apercevant brièvement son uniforme. Il commençait à croire qu'il allait vraiment s'en sortir mais la tête lui tournait trop et il se sentait glisser petit à petit. Le monde flamboyant autour de lui devenait noir, même s'il essayait de rester éveillé.

« Tiens bon, on y est presque. »

La voix de l'homme lui donnait du courage et de la force, Ace savait qu'il devait l'écouter. Il utilisa toute sa volonté pour garder les yeux ouverts et pour conserver une respiration aussi régulière que possible. Pourtant, cela devint trop difficile et toute son énergie le quitta d'un seul coup. Ses yeux se fermèrent tandis que son esprit dériva dans les ténèbres de l'inconscience. Quelqu'un appela son prénom mais le garçon était trop loin pour pouvoir y répondre. Autour de lui, ce n'était plus que du noir.

« Ace ! »

Edward appelait désespérément son fils, ratissant le quartier autour de sa demeure de fond en comble. Il pensait que le garçon était rentré à la maison pour une quelconque raison, mais ce n'était pas le cas et cela le rendait malade. Où pouvait être passé son fils ? Est-ce que c'était lié d'une façon ou d'une autre à ce qu'avait dit Rayleigh… ou même à sa propre réaction ? Le géant avait peur que ce soit la cause et il s'en voulait terriblement de ne pas avoir pris l'enfant au sérieux. Après tout, il avait le droit de savoir d'où il venait et de ne pas subir les mensonges des adultes.

« J'aurais dû lui dire, quitte à ce qu'il souffre. J'aurais dû lui expliquer la vérité. »

De nombreuses autres personnes l'aidaient dans divers quartiers de la ville où Ace avait été susceptible de se rendre. Rayleigh et Shanks notamment étaient sur le pied de guerre, lui donnant régulièrement des nouvelles de leur avancée. Pour le moment, personne n'avait rien trouvé et c'était très inquiétant. Edward avait même envisagé l'hypothèse d'un kidnapping. Le banquier repassait devant la maison pour la troisième fois, mort de peur, quand son téléphone sonna, le faisant sursauter. Le numéro était inconnu mais pour une fois, il décrocha rapidement.

« - Allo ?

- Edward Newgate ? demanda une voix masculine et fatiguée.

- Oh… Tu ne serais pas Sakazuki le fils de Sengoku ?

- Si. On a retrouvé Ace. » déclara-t-il, entendant un soupir de soulagement à l'autre bout.

Finalement, Sakazuki avait réussi à sortir Ace de la maison, mais il avait eu beaucoup de mal et avait même été blessé à la jambe. Ce n'était pas trop grave, mais il dut quand même aller à l'hôpital car il avait un hématome important. L'enfant était inconscient et dans un sale état, ayant ingéré beaucoup de fumée, il alla donc directement aux urgences également. Le pompier sortait dès le soir même de l'hôpital, mais le garçon n'avait pas encore repris conscience. Edward resta à son chevet pratiquement tout le temps pendant les deux jours qui suivirent, jusqu'à ce qu'il revienne à lui.

Ace avait l'impression d'émerger d'un profond sommeil pas du tout reposant. Il avait l'impression que chacun de ses muscles criait de douleur et il avait la respiration lourde. Il réalisa alors qu'il était vivant et que sous son dos, il y avait un matelas confortable. Il fallut du temps au garçon pour réaliser où il était et se souvenir des derniers événements. Vivant. Il était vivant. Et soudain, dans le coin de sa vision, il aperçut un regard bienveillant et un sourire rassurant.

« Papa ? »

Sa voix lui paraissait bizarre, lointaine. Sans doute avait-elle été un peu abimée avec la fumée, mais cela reviendrait. L'homme s'approcha de l'enfant et le prit avec douceur dans ses bras, le serrant très fort contre son cœur. Ace réalisa alors que le banquier pleurait et se rappela qu'il ne l'avait jamais vu pleurer. Alors, un homme si grand et si puissant pouvait se révéler aussi vulnérable ? L'enfant eut envie de pleurer mais il se retint un peu, avant de finalement craquer. Il comprenait à quel point il avait été odieux et à quel point il adorait cet homme qui lui avait offert la chaleur d'un foyer.

« - Je suis vraiment… désolé…

- Ace, c'est plutôt à moi d'être désolé. Je n'aurais pas dû te mentir.

- Mais tu voulais me protéger non ? Je l'ai compris.

- Cela ne justifie pas tout. J'ai… J'ai failli te perdre à cause de mon obstination. Voudras-tu me pardonner, même si j'ai été un adulte horrible ?

- J'ai compris que maintenant, c'est toi, mon papa et que je t'adore… Mais… Est-ce que tu voudras bien me dire la vérité quand-même ?

- La vérité ?

- Tu sais sur… mon vrai papa et ma vraie maman… Enfin, tu vois.

- Je crois que cette vérité, je te la dois bien. J'aurais dû te la dire après le commentaire de Rayleigh, mais j'ai été hélas bien idiot de ne pas te prendre au sérieux.

- Cela arrive même aux adultes de se tromper non ?

- Oui, sourit le géant avec indulgence. Dans ce cas, si tu es prêt, je vais te raconter l'histoire de Roger Gol et Rouge Portgas. Mais si tu n'en as pas envie… Tu viens juste de te réveiller.

- Non, je… Je veux savoir. Je ne suis pas fatigué. Je veux savoir qui je suis. »

Le garçon avait tellement de sérieux dans sa voix que c'était impossible de lui refuser quoi que ce soit. Alors, Edward s'assit sur le lit d'Ace et se mit à lui raconter l'histoire de ses parents, ainsi que toutes les anecdotes dont il se souvenait sur eux. Le géant avait parfois du mal à s'exprimer, ne sachant pas s'il allait trop loin ou non, si ces mots étaient trop durs et si ce qu'il racontait était audible. Ace avait onze ans et il était assez grand maintenant, surtout après ce qu'il venait de vivre. Cela lui fit du bien de savoir quelle avait été la vie de ses parents et d'où il venait. Plusieurs heures plus tard, la discussion était terminée et l'heure des visites presque passée. Un silence de réflexion s'était installé entre l'enfant et l'adulte, un silence nécessaire et pas gênant.

« - Merci de m'avoir tout dit. Je comprends mieux maintenant.

- Je me rends compte que j'aurais dû t'en parler il y a bien longtemps déjà.

- Peut-être… Mais je pense que maintenant était un bon moment.

- Je me rends compte que je n'ai t'ai pas vu grandir, Ace. Tu es si mûr maintenant. Mais… Je comprendrai que tu m'en veuilles et que tu ne souhaites plus que…

- Que quoi ? Que je t'appelle papa ?

- Je comprendrai. Tu sais qui sont tes parents maintenant.

- Mais c'est toi qui m'a élevé ! C'est toi qui m'a offert une famille et des frères et… Je ne m'en rendais pas compte mais je veux que tu restes mon papa. S'il te plaît.

- Mon fils… bien sûr que oui ! »

Cette journée se termina sur un câlin paternel d'une douceur infinie et sur la promesse d'un lendemain encore plus beau. La famille repartait sur une bonne base.

Il fallut encore quelques jours à Ace avant de sortir de l'hôpital. Il dut passer quelques examens médicaux, surtout pour vérifier ces brûlures et aussi que la fumée n'avait pas trop abimé ses poumons. Ensuite, il put retourner parmi ses frères, qui se firent une joie de le voir revenir. Son père était au comble du bonheur et tout le monde était heureux pour lui. Plus tard encore, Ace retourna à l'école pour la fin de l'année et ses camarades lui réservèrent un bon accueil. Le garçon ne leur raconta pas tout, de même qu'à ses frères. Il avait encore besoin de temps avant de pouvoir en parler, il fallait lui-même qu'il puisse digérer toute cette histoire.

Sakazuki passa également voir la famille Newgate, pour voir si le fils de Rouge allait bien. Ace le remercia de lui avoir sauver la vie, mais le pompier prétexta que c'était simplement son métier. Le garçon sentait pourtant qu'il y avait quelque chose que le fils de Sengoku ne lui disait pas et qu'il apprendrait sans doute plus tard. L'essentiel, c'est qu'il allait bien et n'avait pas eu une blessure trop grave dans cette maison qui lui rappelait tant de souvenirs horribles. Sakazuki avait pu sauver l'enfant et quelque part se sauver lui-même en accomplissant cet exploit.

« Au moins, j'ai pu sauver ton enfant. Tu peux reposer en paix, Rouge. »

Tout retourna petit à petit dans l'ordre, alors que l'été approchait en même temps que la fin de l'année scolaire. L'ambiance était particulière et les enfants trépignaient d'impatience à l'idée de savoir ce que leur réservait la saison estivale. Pour les adultes, c'était exactement pareil, personne ne savait encore ce que l'été allait apporter mais un vent d'espoir soufflait sur Sabaondy et la bonne humeur était présente sur tous les cœurs.


Quand j'ai imaginé cette fic, j'ai eu l'idée étonnement rapidement d'un lien entre Sakazuki et Rouge, justement pour aller totalement dans le sens contraire de l'histoire du manga. Je n'avais pas envie de reprendre le principe du méchant Akainu et c'est la deuxième fic où j'essaie de le rendre un peu sympa. Est-ce que j'ai réussi ? Je suis super curieuse d'avoir votre avis parce que je ne suis pas trop sûr de mon coup. En tout cas, Ace va bien (il est déjà assez mot dans l'oeuvre originel) et il a pu retrouver sa famille sans encombre, c'est beau ! Un chapitre qui finit bien et qui est l'avant dernier de cette fic, j'ai du mal à croire que je suis arrivée si loin, mais en même temps, je suis vraiment super contente d'avoir mené cette aventure. Mon objectif de base était de finir cette fanfic en juin, mais si le dernier chapitre sort en juillet, je pense que vous ne m'en voudrez pas trop ! Merci encore pour vos encouragements et vos adorables commentaires sur ce petit projet, on se retrouve bientôt pour le dernier chapitre, portez vous bien !