Bonjours à tous !

Je sais je suis en retard, mais comme vous l'avez peut-être vu, je me suis lancé dans un autre reylo, aussi je travaille sur d'autres projets en même temps ^^' Mais rassurez-vous je n'ai pas laissé tomber, surtout pas maintenant que l'on s'approche peu à peu de la fin (la fin de ce flash-back qui expliquera comment on en est arrivé à la situation présente avec une Rey qui s'est enlevée la mémoire et un Ben devenu Kylo Ren, mais aussi la fin tout court qui sera la dernière saison)

Chapitre court, mais qui me permet aussi de tester mon nouveau style sur lequel je commence à me familiariser, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez en bien ou en mal :)

Cette histoire en est à présent à plus de 2000 vues, j'en suis très content même si j'avoue ne pas penser les mériter : j'ai bcp tâtonner, et mon histoire a été au moins aussi bancal pour arriver à son dénouement que la trilogie Disney ^^' Je remercie néanmoins du fond du cœur ceux qui ont apprécié ce travail et l'ont soutenu, c'est pour vous principalement que je me suis creusé la tête pour ne pas abandonner et mener ce "réveil" à son terme :)

Je peux néanmoins vous révéler une chose : c'est dans cette avant-dernière saison, donc dans les deux-trois chapitres suivants, que vous allez avoir toutes les réponses que vous recherchez

La dernière saison sera du pur action+reylo

onmywave : Voilà le conclusion de cet arc Sifo Dias, (peut-être abrupte ? je ne sais pas, ce chapitre doit surtout mener au suivant…) Effectivement, j'ai encore des twists dans ma manche avant d'arriver à la dernière saison ^^

x-Beautiful Blass-x : les réponses arrivent, elles arrivent… ^^ tout va se jouer dans les prochains chapitre

Bonne lecture !

Rey

Voici ce que je peux dire avoir vu, ce qu'il s'est passé juste après ce moment. Maître Sifo Dias et ceux qui étaient de son côté s'obstinèrent à bloquer la porte et à me demander de partir.

C'était une situation invraisemblable, qui jamais sans doute n'était arrivé depuis que Ossus avait été refondé : pourquoi rien ne fonctionnait comme cela devait l'être ? Tout avait si bien marché pendant des années, et en quelques jours tous les engrenages de cette machine bien rouée s'étaient mis à défaillir un à un. Voilà qu'ils en étaient à être en train de se quereller devant la chapelle, alors qu'ils auraient tous dû être à l'intérieur en train de célébrer la première cérémonie…

J'aurais dû être la femme la plus joyeuse du monde, et voilà que j'étais en train de me disputer contre un des maîtres, pour rester ici alors que je ne m'en sentais pas digne, pour rester uniquement pour commettre un meurtre sur l'homme que j'aimais, ou que je croyais aimer, mais qui avait tué mon maître…

Toute cette situation était rocambolesque. Aussi, et même si cela me choqua sur le coup encore plus que tout ce que je pouvais énumérer, je n'aurais pas dû être étonnée de ce qu'il se passa. Car voyant qu'il n'arrivait pas à résoudre la situation, maître Skywalker décida de simplement hurler à tous le monde de s'en retourner à sa chambre. Nous tous, sans exception, furent punis à être confinés dans nos quartiers et à réciter des prières le temps qu'il restait normalement à la messe.

Jamais nous n'avions vu le Grand prêtre ainsi. Dans sa voix, il y avait clairement de la colère. Sans doute était-il fou furieux de se sentir impuissant, et probablement responsables, de la folie dans laquelle nous étions engagés.

Maître Sifo Dias essaya de discuter avec lui, pas moyen de savoir exactement de quoi même si j'avais quelques idées. En tout cas, il finit par abandonner et s'en aller à son tour.

Je retournais donc comme tout le monde dans ma chambre pour me mettre à méditer, mais je fus bientôt interrompu par un tambourinement à ma porte. Je dis « bientôt » car cela me parait flou, et j'aurais pu aussi bien être restée seule dans ma chambre cinq minutes ou une demi-heure. Quoiqu'il arrive, quelqu'un finit par se présenter à ma porte et je lui ouvrais. C'était maître Sifo Dias.

La discussion qui s'entama fut aussi décousue que brève. Il me demandait avec insistance de m'en aller, je persistais à refuser son ordre. Rapidement le ton monta, et nous nous mîmes franchement à nous disputer. Soyons clair : je ne pouvais pas dire au maître le vraie raison qui me motivait à rester ici, il en aurait été dégoûté et se serait dit qu'il avait eut totalement raison de se méfier de moi. Il n'y avait pas moyen de lui faire comprendre que je faisais cela pour venger Lor San Tekka. Et comme il devenait de plus en plus agressif et mauvais, je répondais avec la même agressivité.

Comme je l'ai déjà dit : j'étais honteuse, dégoûtée de moi-même d'être la fille de Palpatine. Rien que de le penser me donnais envie de vomir. Alors quand Sifo Dias insistait sur le « mauvais sang » qui coulait dans mes veines, je me sentais encore plus honteuse. La discussion devint alors franchement une dispute, avec nos voix transformées en cris alertant sans doute déjà tous les autres.

Mais soudain il se passa quelque chose que je ne m'explique pas. Cela ne pourrait être qu'un banal accident, mais quelque chose me disait que si cela était arrivé maintenant, à cet instant précis, cela avait forcément un sens. Maître Sifo Dias, qui certes était vieux mais en aucun cas malade, s'arrêta soudain de crier. Tout son corps se raidit, de même comme les traits de son visage. Il serra alors la main sur sa poitrine au niveau du cœur et commença à s'effondrer.

Maître Sifo Dias était effectivement en train de faire un infarctus.

Ma colère disparue aussitôt que je réalisais que quelque chose n'allait pas, remplacée par de la peur. Je tentais d'empêcher vainement le maître de tomber, puis lorsqu'il fut inconscient sur le sol je criais à l'aide. Le cœur de Sifo Dias s'était arrêté de battre, et je ne savais pas ce que je devais faire. La vie sur Jakku m'avait préparée à toutes sortes d'urgences, mais si je savais poser un garrot, je n'avais aucune idée de comment faire face à cette situation.

C'est alors que je criais qu'une première personne arriva dans ma chambre : c'était Ben ! Plus tard, il m'expliqua qu'il nous avait entendu notre dispute depuis sa chambre, et qu'en dépit des ordres de maître Skywalker il avait décidé de venir m'aider.

Après que Ben m'eut demandé ce qu'il s'était passé et que je lui dis tout, il me demanda de poser mes mains sur le corps de Sifo Dias. Il eut le sang froid suffisant pour me dire de me calmer, et nous fit faire un transfert d'énergie. A deux, nous puisâmes une grande quantité de notre force (assez pour être complètement épuisés lorsque nous eûmes finis) mais finalement nous entendîmes au bout de quelques secondes maître Sifo Dias respirer à nouveau !

Les quelques instants qu'avaient durée ce sauvetage avaient suffi pour que plusieurs autres personnes n'arrivent, et au bout de quelques minutes à peu près tous les moines et apprentis du temple étaient présents dans ou aux alentours de ma chambre.

Cet accident peut paraître anodin, surtout qu'il aura été très court dans le temps, mais en réalité il changea beaucoup de choses.

Déjà, lorsque le maître revint pleinement à lui et compris qui l'avait sauvé, il nous remercia avec une gratitude qui contrastait totalement avec sa colère de tout à l'heure. Maître Sifo Dias nous expliqua alors ce qu'il lui était arrivé avec le jeune Boba, et la certitude qu'il en avait déduit que « mauvais sang ne saurait mentir ».

Il nous dit alors ceci : « Toi qui est fille d'un monstre tu viens de me sauver la vie. Jamais Palpatine n'aurait fait cela à qui que ce soit. Tu n'es pas comme lui, finalement… »

Maître Skywalker dit alors ceci : « Sifo, personne ne peut être jugé pour des actes qu'il n'a pas commis. Il est possible qu'avoir fréquenté de mauvaises personnes puissent dépeindre en mal sur nous. Il se peut que l'on devienne mauvais parce que des choses atroces nous sont arrivées. Mais si tu connais vraiment quelqu'un, alors d'où il vient n'a pas d'importance. »

Il était évident qu'à partir d'aujourd'hui, maître Skywalker allait utiliser cette parole de sagesse à répétitions dans ses prochaines méditations. Il adorait inventer des proverbes ou autres choses.

Ce que personne ne se rendait compte pourtant à ce moment, c'est que cet incident me rendait moi aussi perplexe. Ben, mon fiancé à qui je voulais ôter la vie, avait réagit justement et rapidement afin de sauver quelqu'un. Il n'avait pas hésité à débaucher une grande part de son énergie vitale pour aider un homme avec qui il était en colère. Brusquement, je comprends que ce qui est arrivé à mon maître n'était rien d'autres qu'un accident, que Ben ne l'aurait jamais tué volontairement.

Aussi, je me rends compte que juste après ce sauvetage, mon cœur battait fort d'amour pour Ben.

Je l'aime toujours, vraiment beaucoup.

Mais j'avais toujours cette douleur dans la poitrine qui ne pouvait être soulagé que si je vengeais mon maître.

Avec cet incident, à quelques heures du mariage, j'avais l'impression que quelque soit mon choix j'allais en souffrir.

Que devais-je faire ?