Moi : Salut les gens ! Je suis ravie de vous retrouver pour le 25ème chapitre de cette fic ! Putain, 25 déjà ! Le temps passe vite ! n_n

Kyoya : Ouaiiiis…

Ryuga : J'ai lu le chapitre. Je l'avais senti venir… T'es qu'une putain de sadique…

Moi : Héhé, c'est pas nouveau ! n_n

Chris : Le jour où elle arrêtera d'être sadique, Kyoya arrêtera de râler ! X)

Kyoya : -_-

Moi : Faut bien qu'il se passe des trucs dans cette fic, héhé !

Ryuga : Va y avoir des envies de meurtre chez tes lecteurs. C'est même sûr.

Moi : Oui, je sais ! D'ailleurs, on approche des 2 500 vues sur cette fic ! n_n

Kyoya : *pense* Enfoiré de karma pourri que j'ai…

Moi : Allez, disclaimer !

Chris : Wonderinn ne possède pas MFB !

Moi : Merci Chris ! Bon chapitre les gens, j'espère que vous aurez pas trop envie de me tuer ! ^^'


Réponse aux reviews :

Marius : Je me demande comment le coach Steel réussit à supporter Masamune ET King ! Moi je tiendrais pas ! XD
J'ai trop kiffé « Quoi de neuf Scooby-Doo ? » quand j'étais petite ! n_n
P.S : C'est assez normal qu'elle ait croisé Nekfeu dans le train pour le coup, j'habite près de La Rochelle et il venait pour les Francofolies ! X)
Re P.S : (Moi : Alors, il en est où Kiddou ? Law : Il a fait une pause dans une rhumerie parce qu'il avait trop soif. Moi : Ça ne m'étonne pas de lui ! XD)

NekoGardenFox : J'aime bien le bleu électrique moi aussi, mais au soleil ça flingue totalement la rétine tellement c'est vif comme couleur ! X_X
R.I.P. le micro-ondes du coach Steel ! XD

Jinwrite : Que de reviews ! Je vais répondre à toutes ! n_n
Ne t'en fais pas, j'en referai d'autres des chapitres de gros délire ! ^^
J'adore la relation de Masamune et King aussi ! Ils sont drôles et mignons ensemble ! n_n
Ouais, ça fait du bien des chapitres calmes dans une fic dure comme « Mon réconfort » ! n_n
Énormément d'éléments à traiter, mais je vais TOUS les traiter parce que c'est important ! u_u


Mon merveilleux week-end auprès de mon surveillant touche à sa fin, et on va devoir retourner à l'école. C'est dingue à quel point j'ai pas envie dis-donc ! Enfin, d'un autre côté, on va retrouver nos amis, donc je devrais être content, mais voilà quoi… J'étais tellement bien pendant ce week-end avec Ryuga, juste en tête à tête avec lui. J'ai eu la sensation pendant quelques jours…qu'on formait un couple comme les autres, qu'on était normaux. Enfin…vous me comprenez quoi. Ce n'est pas encore l'heure de prendre le bus, il est encore assez tôt dans l'après-midi, et je…je ne sais pas trop quoi faire… On doit retourner à l'école, et je dois aller récupérer mes affaires au manoir…mais étonnamment, je n'ai pas vraiment envie de remettre les pieds à la maison. Je ne sais pas comment réagira mon père quand il me verra… Parce que oui, je n'ai pas le choix, je vais devoir y retourner même si je ne le veux pas. Je dois absolument récupérer mes affaires pour la semaine, et surtout mon uniforme que j'ai laissé dans ma valise, toujours dans ma chambre. Youhou…

Cette pensée me déprime totalement, et du coup je noie ma déprime dans un thé glacé à la framboise. Oui, Ryuga a aussi du thé glacé à la framboise chez lui, vu à quel point il aime ça, c'était évident qu'il en aurait. D'ailleurs, mon petit-ami est juste à côté de moi, et je crois qu'il a très envie de rigoler à cause de la tête d'enterrement que je tire. Je peux pas vraiment lui jeter la pierre, ça doit être drôle à regarder effectivement…

-Kyo, je sais que tu as peur de retourner chez toi, mais il va bien falloir, finit-il par me dire sur un ton compatissant et réconfortant. Tu as besoin de tes affaires. Tu ne peux pas retourner à l'école avec les quelques affaires que tu as emmené chez moi, et sans ton uniforme qui plus est. Tu dois y retourner.

-Je sais Ryu, je le sais parfaitement, mais je sais pas comment mon père va réagir quand je vais revenir, j'en ai vraiment aucune idée… soupiré-je. Je sais pas s'il va s'en foutre, s'il va être satisfait que je sois rentré, ou s'il va péter un câble et s'en prendre à moi…

-Tu veux que je vienne avec toi chez tes parents ? Me propose mon petit-ami, posant sa main sur mon épaule dans un geste réconfortant.

-Que tu viennes chez moi ?! M'étranglé-je, rougissant. Non mais t'es suicidaire ?!

-Kyoya, je te rappelle que je suis surveillant. Alors oui, je suis ton mec avant tout, mais si je me présente en tant que surveillant, et surtout en tant que fils du directeur, ça devrait passer l'envie à ton père d'être violent avec toi.

-Okay, c'est vrai que c'est pas con du tout et que ça tiendra plus que probablement mon père tranquille... Mais comment tu vas justifier ta présence ?

-Oh, t'inquiète ! C'est tout simple, je vais dire que je t'ai croisé en ville, que tu m'as raconté pour ta fugue et que j'ai décidé de te ramener chez toi et de te raccompagner jusqu'à l'école pour te soutenir un peu moralement, parce qu'en tant que surveillant je m'inquiète. Ça passe bien non ?

-Oui… Oui, ça passe totalement oui.

-Tu vois ? Ça va passer crème !

-Merci Ryu…

-Je t'en prie mon cœur.

Ryuga se penche vers moi pour m'embrasser tendrement, passant ses bras autour de mes épaules, et je profite de l'instant autant que possible. Dans quelques heures, on sera de retour à l'école et on ne pourra plus s'embrasser quand on le voudra…et encore moins faire l'amour comme vendredi soir. C'est pas drôle, mais c'est comme ça. Une fois le baiser rompu, Ryuga s'apprête à me dire quelque chose, mais on est tous les deux interrompus par nos sonneries de téléphone. C'est la sonnerie d'un appel Messenger, et si nos deux téléphones sonnent en même temps, c'est que l'appel vient de la conv' de groupe. C'est pas normal… Pourquoi quelqu'un de la conv' nous appellerait alors qu'on revient ce soir à l'école ? Bordel, ça sent les embrouilles… Mon surveillant et moi nous regardons, visiblement arrivés à la même conclusion, et on décroche. Le visage de Chris ne tarde pas à apparaitre, et je crois qu'il est en pleine panique. Je l'avais dit que ça sentait pas bon…

-Oh bordel, Kyoya, Ryuga ! C'est grave la merde, faut que vous reveniez ! S'écrie-t-il pratiquement.

-Woh, qu'est-ce qui se passe Chris, explique-toi, lui répond Ryuga, gérant la situation avec un calme olympien.

-C'est…c'est Damian ! Julian s'en est pris à lui, bordel il lui a tailladé le dos ! Rétorque le blond, pas du tout calme lui. Il y a du sang partout sur ses draps !

-QUOI ?! M'étranglé-je, virant au rouge de colère d'un seul coup.

-Tu l'as vu faire ? Lui demande encore une fois calmement Ryuga, même s'il serre en poing la main qui ne tient pas son téléphone.

-Non, mais je sais que c'est lui ! Faut que je vous explique… Hier soir, on était dans la salle commune avec Dashan, Nile et Damian. Damian nous montrait des photos de lui et de son copain, Jack, et Julian est passé derrière nous… Évidemment, il a pas loupé l'occasion de faire une réflexion de merde sur Jack, et Damian l'a vraiment très mal pris. Mais genre, vraiment très mal… Si vous l'aviez vu, il était effrayant et ça lui a bien fait fermer sa gueule à la Barbie ! Mais tout à l'heure, en revenant du déjeuner, Damian est monté pour travailler un peu… Il y a quelques minutes, moi je suis monté pour récupérer un truc dans notre chambre, et je l'ai trouvé allongé à plat ventre sur son lit, complètement dans les vapes et ses draps pleins de sang ! C'est forcément Julian, ça peut pas être un hasard après leur altercation d'hier, et en plus Damian est dans le même état que Nile la fois où Julian l'avait drogué au chloroforme ! Faut que vous reveniez, j-je sais pas quoi faire moi ! J'ai regardé, les plaies sont pas profondes mais ça saigne beaucoup !

-On va revenir, mais tu sais très bien que le trajet prend du temps… Écoute, va récupérer Dashan et Nile et utilisez les draps pour appuyer sur les plaies et arrêter les saignements, ils sont déjà plein de sang de toute façon vu ce que tu racontes, lui explique toujours super calmement notre surveillant, bien que je vois qu'en vérité il boue de rage. Vous devez vous concentrer sur le fait de réveiller Damian, s'il reste évanoui trop longtemps alors qu'il a perdu du sang ça va devenir dangereux.

-O-Okay ! Pitié, dites-moi que vous allez revenir vite… nous supplie Chris, à deux doigts de la crise de panique.

-Aussi vite qu'on peut, je te le promets, répondé-je.

Chris hoche rapidement la tête et raccroche. J'éprouve une envie incroyablement forte de lancer mon téléphone contre le mur pour l'exploser, pour décharger ma haine et ma colère, et je sais que Ryuga aussi, mais il a l'air de bien mieux se contrôler que moi. Il se contente de ranger son téléphone dans sa poche et se craque les poings, l'air furieux.

-Kyoya, va rassembler tes affaires, me dit-il, et même si ça sonne comme un ordre, ce n'en est pas vraiment un. On va récupérer tes affaires chez tes parents et on retourne à l'école immédiatement.

Pas la peine de me le dire deux fois. Je hoche la tête et me lève du canapé pour aller ranger mes affaires dans le sac que j'ai amené chez mon petit-ami. Maintenant que j'y pense, j'ai pris un putain de gros risque en répondant à Chris… D'un côté, heureusement que Chris était paniqué, il n'a pas remarqué que j'étais chez Ryuga alors que ça se voyait avec le décor derrière. Je joue vraiment avec le feu, mais là c'était important. Alors que je remballe mes affaires, j'entends mon petit-ami ranger tout son appartement, et, tandis que je ferme mon sac, il revient dans sa chambre et fait sa valise. Eh bah, c'est ce qu'on appelle un ascenseur émotionnel. Il y a encore quelques minutes, j'étais toujours sur mon petit nuage, ravi du week-end que je viens de passer avec mon petit-ami, et maintenant j'ai l'impression de bouillir de colère et j'ai envie de me défouler, de frapper quelque chose.

La situation me rend dingue. Comment Julian peut réussir à faire quelque chose d'aussi monstrueux que taillader le dos d'un élève et ne jamais être inquiété ?! C'est pas des études de commerce qu'il devrait faire, c'est devenir tueur à gages ! Il se ferait jamais choper ! Va vraiment falloir que Ryuga me retienne, parce que si je croise Julian, je vais essayer de lui sauter dessus pour le tabasser à mains nues. C'est pas nouveau, je n'sais pas gérer ma colère. Une fois que Ryuga et moi sommes prêts à partir, on ne se fait pas prier et on se dépêche de quitter l'appartement. Mon surveillant vérifie à peine qu'il n'a rien oublié, en ayant visiblement rien à foutre d'oublier quelque chose chez lui en partant, et referme sa porte à clé. Pendant qu'on descend les escaliers, je jette un rapide coup d'œil à mon téléphone, à l'appli du service des bus de la ville. Le bus qui va jusqu'à l'école, et passe devant chez moi, sera à l'arrêt de bus en bas de l'immeuble de Ryuga dans deux minutes. Même en se dépêchant, mon petit-ami et moi on ne pourra être à l'école que dans minimum une heure et demie. Ça me rend fou putain ! Mon père a pas intérêt à faire le casse couilles, parce que sinon je vais vraiment finir par péter un câble et ce sera pas beau à voir.

Montés dans le bus, Ryuga et moi ne parlons pas. On a pas du tout la tête à ça, on est trop tendus pour avoir envie de parler. Cependant, je sens rapidement une des mains de Ryuga enlacer une des miennes, et il entrelace ses doigts avec les miens. Je sais qu'il essaie à la fois de me détendre, de me calmer, et aussi simplement de me dire qu'il m'aime, comme tout le temps. Et ça marche, ça me calme de sentir simplement que Ryuga est là. Je serre sa main dans la mienne, me raccrochant à lui pour éviter de complètement perdre les pédales. J'ai tellement de chance de l'avoir, et qu'il soit toujours là pour moi.

Quelques minutes plus tard, on descend tous les deux à l'arrêt de bus près de chez moi. Je commence à me sentir mal… Je vais devoir passer littéralement en coup de vent chez moi alors que j'ai fait une fugue ce week-end et que ma mère et mon frère ont dû se faire un sang d'encre pour moi ! Putain mais c'est quoi ce week-end qui se pète totalement la gueule ? Vendredi c'était la meilleure soirée de ma vie, samedi c'était la meilleure journée de ma vie, et là je suis en train de vivre la pire journée de ma vie ! Je vais vraiment faire une crise de nerfs si ça continue… Heureusement, je sens Ryuga de nouveau me prendre la main et il me sourit. Bordel, c'est dingue à quel point je l'aime. Je sais qu'on n'a pas de temps à perdre, donc je mets de côté mes états d'âme et entraine mon surveillant vers le manoir de ma famille. C'est pas très long, ma maison n'est vraiment pas loin de l'arrêt de bus. Une fois la grille du manoir passée, je lâche la main de Ryuga et toque à la porte en priant de toutes mes forces pour que ce soit ma mère qui ouvre. Pas de bol, c'est mon père qui ouvre… Karma de merde… Il me regarde avec sévérité, mais surtout il dévisage Ryuga, ce qui est normal puisqu'il ne le connait pas. Et puis en plus mon petit-ami porte une tenue égale à lui-même, c'est-à-dire à base de jean délavé et de t-shirt un peu moulant et à motif rock. Et je crois que mon père a aussi repéré son indus'.

-Enfin rentré à la maison, Kyoya, me dit-il froidement, avant de se tourner vers Ryuga. Et vous êtes ?

-Ryuga, je suis surveillant dans l'école de votre fils, répond mon surveillant un peu froidement aussi. J'crois qu'il a pas digéré ce que mon père m'a fait vendredi soir et qu'il résiste actuellement à l'envie de lui en coller une. Et je suis aussi le fils aîné du directeur.

-Et qu'est-ce que vous faites avec mon fils ? Demande-t-il, un peu moins méfiant en entendant que Ryuga est le fils du directeur (ouais nan, il s'en fout que Ryuga soit surveillant).

-Je l'ai croisé en ville tout à l'heure, moi aussi j'habite ici. Il m'a raconté pour son week-end un peu chaotique, même si j'ignore ce qui a pu le conduire à faire une fugue, et je me suis inquiété alors j'ai décidé de le raccompagner jusqu'à chez vous et de revenir avec lui à l'école, ment Ryuga avec une aisance totale. Je suis surveillant , je veille sur le bien-être des élèves.

-Kyoya est un adolescent un peu difficile, rétorque mon père en me regardant froidement, occultant évidemment le fait qu'il m'a frappé et enfermé dans ma chambre et que c'est pour ça que j'ai fugué. Le pauvre, il ne sait pas que Ryuga le sait. Je vous remercie néanmoins de l'avoir ramené.

-Je vous en prie, ça fait en quelque sorte parti de mon travail. Je ne veux pas paraitre impoli, mais on doit retourner assez vite à l'école…

-Bien sûr, je comprends parfaitement. Dépêche-toi Kyoya, va faire ta valise.

Mon père darde de nouveau ses yeux gris comme un nuage d'orage sur moi et je me dépêche d'entrer, l'ignorant totalement. Pas le temps pour tes conneries père, j'ai d'autres chats à fouetter moi. Je laisse Ryuga sur le perron et cours à l'étage pour faire ma valise, faisant à la fois preuve de vitesse et de concentration afin de ne rien oublier. Ce serait con quand même. Alors que je suis en train de fourrer mes fringues dans ma valise, j'entends des pas hésitants s'approcher de ma chambre. Ah, ça c'est mon frère, c'est sûr…

-Nii-chan, tu es rentré ! S'écrie-t-il en se jetant dans mon dos. Tu es enfin rentré !

-Keru, je suis désolé mais j'ai pas le temps pour les retrouvailles… soupiré-je, bouclant ma valise. Il faut que je retourne vite à l'école. Un de mes amis a des gros problèmes…

-Oh… Je comprends nii-chan… Je suis content que tu sois rentré en tout cas ! Tu vas bien ? Me demande Kakeru en souriant.

-Oui Keru, je vais bien, lui répondé-je en esquissant un petit sourire. Ne t'en fais pas, j'ai passé un bon week-end. J'étais bien chez mon ami… C'est gentil de t'inquiéter pour moi Keru.

-C'est normal que je m'inquiète pour toi, je suis ton petit frère !

-Haha, je sais Keru. T'es le meilleur petit frère du monde.

Me remettant debout, je prends mon petit frère dans mes bras et le serre fort contre moi. Je l'aime tellement. Il me rend mon étreinte avec tout autant de force et me murmure qu'il m'aime et qu'il s'est inquiété pour moi. Je ne mérite pas un petit frère si adorable bordel… Même si je n'en ai pas envie, je suis obligé de lâcher mon frère parce qu'il faut absolument que je retourne rapidement à l'école. Journée de merde… Je prends ma valise et redescends vite au rez-de-chaussée, retrouvant mon père et Ryuga exactement au même endroit, seulement ils ont été rejoints par ma mère. Dès qu'elle m'entend arriver, ma mère se retourne à toute vitesse et court vers moi, malgré le fait qu'elle porte des talons aiguilles, et me serre dans ses bras de toutes ses forces.

-Oh mon ange, tu es revenu… sanglote-t-elle légèrement. Tu es revenu à la maison… J'ai eu tellement peur pour toi, je me suis inquiétée… Je suis tellement heureuse que tu ailles bien…

-Arrête de le couver un peu, Rena, lui dit mon père, son air sévère toujours sur son visage. Ce n'est plus un petit garçon.

-Ce n'est peut-être plus un petit garçon, mais il s'est quand même enfui de la maison ce week-end, rétorque immédiatement ma mère, regardant mon père avec colère. C'est bien qu'il y a un problème.

-Je suis désolé de t'avoir inquiété maman, mais ne t'en fais pas, je vais bien, rassuré-je ma mère en lui rendant son étreinte, mais la lâchant assez rapidement. J'aimerais bien pouvoir rester plus longtemps, mais…

-Je sais mon grand, tu dois y aller, me coupe ma mère en souriant. Ton surveillant m'a dit que vous deviez vous dépêcher de rentrer. Au revoir mon ange, passe une bonne semaine. Je t'appellerai demain.

Elle m'embrasse sur le front et me laisse sortir de la maison pour rejoindre Ryuga. J'ignore complètement mon père et quitte le manoir avec mon petit-ami, le laissant avoir une belle engueulade avec ma mère. Elle a l'air très remontée, il va pas y couper. Et vous savez quoi ? Eh bah c'est très sympa à imaginer. Mais pour l'heure, on doit vraiment retourner à l'école. Une fois qu'on est assez loin du manoir et qu'on voit l'arrêt de bus, Ryuga et moi nous reprenons la main tranquillement. On profite un peu, à l'école on ne pourra plus… Une fois à l'arrêt de bus, je regarde encore une fois mon téléphone. Le bus passe dans quelques minutes, plus qu'à attendre…

XXXXXXXXX

Environ une heure plus tard, nous voilà de retour à l'école. J'ai l'impression de ne plus y avoir mis les pieds depuis au moins une semaine alors que ça fait seulement deux jours. Mais c'est pas le moment de penser à ça. À peines sortis du bus, Ryuga et moi marchons très vite vers les bâtiments. Quand on était dans le bus, Chris nous a envoyé un message pour nous dire qu'avec Dashan et Nile, ils avaient réussi à réveiller Damian, mais que celui-ci avait mal et qu'il paniquait sérieusement à la vue de tout le sang sur ses draps. Il faut qu'on se dépêche, surtout Ryuga vu que c'est lui qui sait le mieux gérer ce genre de situation. Il m'a raconté que Julian n'en était pas à son coup d'essai niveau agression, mais qu'évidemment il réussissait à ne jamais laisser de traces de son passage. Il devrait vraiment devenir tueur à gages, Hitman aurait de la concurrence. On traverse la cour avec nos valises, marchant tellement vite que parfois on a l'impression qu'elles ne vont plus suivre et se renverser. En arrivant au dortoir Alpha, on ne perd pas une minute pour monter jusqu'à nos chambres et abandonner nos valises, et pour moi mon sac, en plein milieu. Lui comme moi ne partageons nos chambres avec personne, donc merde hein !

Quand je retrouve Ryuga avant de monter jusqu'au 4ème étage, il a ce qui ressemble à une trousse de toilette dans la main. Il y a du désinfectant dedans, c'est sûr. On fonce ensuite un étage au-dessus, rejoindre la chambre 412, la chambre de Chris et de Damian. En entrant, on est tout de suite assailli par l'odeur métallique caractéristique du sang, mêlée à un résidu d'odeur sucrée écœurante. Chloroforme et sang… Un mélange d'odeurs que j'aurais préféré ne jamais connaître. Chris est assis sur son lit, pâle et l'air complètement crevé. Le pauvre, il a l'air tellement au bout du rouleau… Dashan est assis sur la chaise du bureau, et j'ai l'impression qu'il médite. Je me souviens qu'il avait dit une fois qu'il fait ça pour se contenir quand il a vraiment très envie de recourir à la violence. Je le comprends. Nile essaie de réconforter Damian, et Damian quant à lui est recroquevillé en position fœtale sur son lit à lui, torse nu. D'où je suis, je ne vois pas son dos, mais ses draps gris tachés de sang roulés en boule par terre et son teint encore plus blafard que d'habitude m'indiquent que ça ne doit vraiment pas être beau à voir…

-Oh putain, ça fait du bien de vous voir les gars… Souffle le blond en relevant la tête vers nous. On passe une journée de merde nous…

-On voit ça, soupiré-je.

-On se plaindra plus tard, dit Ryuga, coupant court à notre conversation. Damian, montre-moi ça, je vais te soigner.

Damian relève la tête vers notre surveillant, ses yeux gris rougis d'avoir beaucoup pleuré, et lui sert un tout petit sourire teinté de douleur mais surtout soulagé. Nile se lève pour laisser la place à Ryuga et Damian se tourne pour montrer son dos à mon petit-ami, me laissant aussi le voir. Ryuga et moi n'arrivons pas à retenir un hoquet de stupeur. Effectivement, les plaies ne sont pas du tout profondes, mais elles sont extrêmement régulières et notre ami américain aux cheveux bleus doit en avoir une bonne dizaine dans tout son dos. C'est définitif : Julian est un putain de psycho en puissance. Ryuga fronce les sourcils et serre les dents, sûrement en train de réprimer de toutes ses forces son envie d'exécuter la Barbie, mais il souffle un bon coup et ouvre sa trousse remplie de matériel médical. Il sort du désinfectant et des cotons et commence à désinfecter les plaies. Damian n'a pas l'air trop dérangé par le désinfectant bien que ça pique. Franchement, si j'avais vécu ce qu'il a vécu, moi aussi je m'en fouterais du désinfectant.

-Bon, maintenant que c'est désinfecté, il faut empêcher les plaies de saigner. Je suis désolé Damian, mais je vais devoir faire quelque chose que tu risques de ne pas du tout apprécier… soupire le surveillant, rangeant le désinfectant.

-Comment ça…? S'inquiète Damian.

-Tu as trop de plaies pour que je mette des compresses, ça te dérangerait dans tes mouvements, lui explique Ryuga. Je vais devoir utiliser du pansement en spray…

-Et… ? C'est bien non ? Demande le bleu. C'est pratique ce genre de truc je crois…

-Oui, c'est pratique. C'est imperméable et ça tient jusqu'à ce que les plaies cicatrisent correctement. Le problème, c'est que c'est extrêmement douloureux à appliquer…et tu as beaucoup de plaies…

-Oh…

-Il va falloir être courageux et serrer les dents, Damian.

-Okay… Si c'est le prix à payer pour que je puisse guérir, je vais encaisser…

J'ai vraiment de la peine pour Damian. De toute notre bande, c'est pas le plus à l'aise, c'est même le plus discret, et c'est sûrement le plus faible physiquement, et il faut que ça tombe sur lui. Cette putain de blondasse de Julian n'est vraiment qu'un énorme lâche. J'attends le jour où il osera s'en prendre à moi, parce qu'il risque d'aller au-devant d'une sacrée surprise. Ryuga sort un autre flacon de sa trousse, le secoue, enlève le capuchon et pulvérise la solution qu'il contient sur chaque plaie dans le dos de Damian. Ce dernier étouffe des gémissements de douleur entre ses dents et ses mains s'accrochent à son matelas, qui lui n'est pas tâché de sang. Effectivement, le pansement en spray est très pratique mais semble affreusement douloureux à mettre. Ryuga essaie de faire vite mais bien, et quand ça se termine Damian pousse un grand soupir de soulagement. Cependant, juste après il affiche une expression pleine de tristesse et semble sur le point de pleurer. Tu m'étonnes…

-Je vais aller mettre les draps à la laverie et en ramener des propres, soupire le surveillant en ramassant les draps en boule par terre, tandis que Nile retrouve sa place près de Damian, faisant de son mieux pour le réconforter.

-Euh, personne va poser de questions en voyant des draps pleins de sang à la laverie ? Demande Chris.

-Pas si je les fous moi-même à la machine et que je la lance, ce que je sais faire, répond Ryuga.

L'air un peu renfermé, mon petit-ami quitte la chambre de Chris et Damian. Ouais, je le comprends, moi aussi je me prends un retour de réalité en pleine gueule et j'ai plus trop envie de sourire. Je jure que si je croise cet enfoiré de Konzern aujourd'hui, je balance toutes mes bonnes résolutions à la poubelle et je lui pète la gueule sans aucun remord. N'allez pas me dire qu'il ne mérite pas ça, il mérite même bien pire, du genre un séjour en prison. S'il ose encore une fois faire du mal à un de mes amis, il va me le payer extrêmement cher. Et croyez-moi, je ne pense pas qu'il ait envie de découvrir comment je suis quand je suis au maximum de ma colère.

À suivre…


Moi : Fin du chapitre ! Tous en chœur avec moi : Julian est un enfoiréééé ! XD

Ryuga : Pauvre Damian, il avait pas mérité ça…

Moi : C'est clair, mais en même temps Julian et Damian, c'est une grande histoire de haine ! XD

Chris : Pas faux ! X)

Moi : Ne vous inquiétez pas en tout cas, un jour le karma rattrapera Julian ! *wink wink*

Kyoya : Tant que tu arrêtes de m'en mettre plein la gueule…

Ryuga : T'as déjà oublié que dimanche il y a un lemon ?

Kyoya : MERCI DE ME LE RAPPELER ! è_é

Moi : C'est pas le moment de vous engueuler ! On finit ce chapitre ! Laissez les reviews de l'amour chers lecteurs, et à dimanche pour du citroooon ! *^*

Kyoya : Salut… Chienne de vie…

Chris : Ciao ! n_n

Ryuga : Salut.

Moi : Et je vais retourner à ce qui pompe tout mon temps !

Ryuga : ACNH ?

Moi : Ouiiiii ! n_n