Salut à tous !

Voici le nouveau chapitre de ce début de semaine :)

Je vous laisse découvrir !

Enjoy ;)


Disclaimer : Le monde et les personnages de la saga Harry Potter sont la propriété de J.


« Elle ne se doute même pas de la puissance qu'elle détient, ça ne me plaît pas. Ça ne me plaît vraiment pas cette aura qui l'entoure. Et j'ai vaincu des voyous de mangemorts moins puissant qu'elle ».

Cette phrase résonnait en Dorea telle une litanie.

La jeune fille ne savait pas de quoi parlait Maugrey. Quelle aura l'entourait ? Quelle puissance détenait-elle ?

Elle savait parfaitement bien qu'elle pouvait faire des choses que personne ne pouvait exécuter. Elle pouvait faire de la magie avec ses mains, sans baguette. Mais premièrement jamais elle n'avait recours à cette forme de magie, son père lui interdisant de l'utiliser durant ses vacances à Highclere et elle ne souhaitait pas paraître comme une bête de foire, que ce soit à Beaubâtons ou même à Poudlard. Mais en quoi était-ce nocifs ? Car c'est ce qu'avait l'air de dire Maugrey. Pourquoi l'assimiler à des… « Voyous mangemorts » ? Elle n'avait jamais eu le sentiment de représenter un danger pour les autres. À part bien sûr, ce jour, où elle avait fait tout exploser dans sa chambre, à la suite de l'enterrement de sa mère lorsqu'elle a appris qui elle était en vérité.

Et puis il y avait Harry. Elle s'inquiétait presque plus pour lui, que pour elle.

Il voyait dans la tête du serpent de Lord Voldemort. Mais Rogue, la veille quand il était venu la chercher avant qu'elle ne quitte Poudlard, lui avait dit que le Seigneur des Ténèbres avait pénétré l'esprit de son frère.
À quoi rimait tout ceci ? Elle n'en savait strictement rien.

Depuis leur retour de Ste Mangouste, Harry s'était enfermé dans sa chambre et Dorea avait fait de même.
La jeune fille avait prétexté qu'elle était épuisée et s'était retirée dans la pièce, où à présent elle était assise au sol contre la porte, les yeux dans le vague.

Ses pensées dévièrent à nouveau vers son père, et elle se demandait continuellement pourquoi il ne lui donnait aucune nouvelle, alors qu'elle n'était plus à Poudlard, sous la surveillance d'Ombrage. C'était étrange, venant de sa part de ne fournir aucunes nouvelles. En aucun cas il n'avait agi de cette façon. Mais les membres de l'Ordre lui avaient assuré qu'il était en sécurité, alors elle allait devoir s'en contenter.

Elle se prit la tête entre les mains, sentant une migraine poindre son nez.

Elle avait l'impression que plusieurs mois s'étaient écoulés depuis sa dispute avec Drago Malefoy, la veille au soir. Elle se surprit à ressentir un sentiment de bien-être en pensant au blond, comme si penser à lui, restituait de l'ordre dans son esprit.

Son ventre se contracta et un looping se fit sentir au sein de son estomac. Maintenant qu'elle était loin de Poudlard, et seule, elle se rendait compte que ce blond décoloré lui manquait. L'envie de se retrouvait dans ses bras apparaissait progressivement et elle aurait aimé le joindre, pour lui assurer que tout allait bien.

Dorea remua la tête, et grogna rageusement dans sa gorge.

Non, mais ça n'allait pas bien dans sa tête. Elle détestaot cet albinos ! Il l'avait humilié, harcelé, pendant plusieurs semaines et elle, faible, souhaitait le joindre pour lui dire que tout allait bien… Ça ne tournait vraiment pas rond dans sa tête. Drago Malefoy était une enflure de première, elle n'allait quand même pas donner le bâton pour se faire battre ! Qu'elle était faible …

Dorea descendit pour le dîner, mais n'aperçut pas Harry, et Mrs Weasley, ainsi que Sirius, lui garantirent qu'il fallait lui laisser le temps de digérer les évènements et qu'il devait certainement être exténué.

Le lendemain matin, Dorea se joignit aux Weasley et à Sirius, qui fredonnait des chants de Noël, pour décorer le manoir.

En milieu d'après-midi, Dorea, n'y tenant plus, décida de monter voir Harry, qui se trouvait dans le grenier.

Elle toqua à la porte, mais personne ne répondit.

- Harry, c'est Dorea. Tu veux bien ouvrir ?

Mais malgré qu'elle entende du mouvement dans la pièce, personne ne l'invita à entrer. Elle réitéra une tentative tout aussi veine et redescendit bredouille.

- Alors ? demanda Sirius

Dorea secoua la tête et continua à décorer le sapin avec Sirius, l'air quelque peu frustrée.

Vers six heures du soir, la sonnerie de l'entrée retentit et une voix sonore, exprimant insultes sur insultes, résonna dans les escaliers.

- IMMONDE SALE SANG DE BOURBE ! TRAITES ! VOUS N'AVEZ RIEN À FAIRE DANS CETTE MAISON !

Mrs Weasley referma le rideau qui dissimulait la mère de Sirius, tandis qu'Hermione entrait dans le salon.

- Hermione, s'exclama Ron, tu ne devais pas être au ski ?
- Non, je n'aime pas vraiment ça, alors, je suis venue passer Noël ici. Où est Harry ? demanda la brune en observant un à un les personnes présentes.
- Dans le grenier, marmonna Ron. Il s'y est enfermé depuis ce matin et on ne l'a pas revue depuis que l'on est rentré de Ste Mangouste. Dorea a fait une tentative cet après-midi, mais il n'a pas voulu lui ouvrir.

Hermione soupira puis sortit du salon d'un pas déterminé.

- Il ne t'ouvrira pas non plus, ajouta Dorea.
- Laisse-moi essayer, et je vous l'amène dans dix minutes. Attendez-moi dans la chambre de Ron.

Puis elle s'en alla, montant les marches une à une de l'escaliers grinçant dans l'entrée. Dorea jeta un regard de dépit à Sirius qui avait l'air tout aussi désolé qu'elle. Puis sans un mot, la rousse déserta le salon à son tour, trop vexée pour se joindre aux Weasley dans la chambre de Ron.

Elle comprit que, quoi qu'elle fasse, elle ne serait jamais du bon côté. Son frère la connaissait à peine en somme, et lui faisait peu confiance pour s'ouvrir à elle. Et ses amis l'avaient rejetée, car elle était la sœur du survivant, sans en avoir les privilèges qui saillaient à ce rôle.

Il faisait plus confiance à son amie Hermione Granger, qu'à elle… Mais en même temps, pouvait-elle lui en vouloir pour cela ?

- Dorea ? dit Sirius en toquant à la porte. Tu m'ouvres, j'aimerais parler avec toi.

La jeune fille déverrouilla la porte et laissa entrer le parrain qu'elle n'avait jamais eu. Puis elle s'installa à nouveau en tailleur sur son lit, face à Sirius qui prit place sur le rebord.

- Je sais ce que tu ressens, Dorea, dit-il doucement. Je ne te connais pas beaucoup, mais j'ai enduré la même situation que toi.
- C'est-à-dire ? marmonna la rousse
- Et bien, tu vois, je suis le dernier descendant d'une noble famille de sang-pur, mais j'ai été à Gryffondors, mes parents m'ont renié et pendant un temps, j'ai dû élire domicile chez tes grands-parents, après mes études, soupira-t-il. En bref, j'avais le feu entre deux chaises. Et je crois que cela doit-être pareil pour toi, n'est-ce pas ?

Dorea haussa les épaules, préférant s'intéresser à ses doigts. Un silence interminable s'installa entre les deux sorciers, Sirius souhaitant laisser le temps à l'adolescente de s'ouvrir à lui. Comme il le faisait avec James.

- Mon père me manque…,marmonna la rousse.
- Je sais.
- J'aurais dû être en ce moment dans mon château, retrouver mon père, ma chambre… et j'aurais éventuellement eu le projet de rejoindre mes amis, moldus ou non, pour le nouvel an. Au lieu de ça…
- Au lieu de ça, tu es coincée avec des gens qui te sont inconnus et un frère qui te rejette, acheva Sirius.
- Je… Je ne voulais pas dire ça, s'excusa Dorea. C'est extrêmement aimable à vous de m'accueillir…
- Non, ne t'excuse pas, coupa Sirius. Je comprends tout à fait ce que tu ressens, dit-il d'une voix posée. Mais accorde le temps à Harry de sa faire à l'idée qu'il a une sœur à présent.
- Je demeure encore une inconnue pour lui…
- Peut-être, mais je ne pense pas que ce soit cela. Il a continuellement vécu en croyant que sa seule famille, c'était une tante, un oncle et un cousin qui le détestaient et puis après, je suis arrivé et je suis aussitôt sortit de sa vie, pour ne revenir que par intermittence. Alors… je pense que ce n'est pas un manque de confiance Dorea. Mais sûrement la peur de perdre à nouveau un être bien-aimé. La peur d'être à nouveau abandonné. C'est cela qui l'empêche de s'ouvrir à toi. Car dorénavant, tu es la personne qui lui soit le plus proche.

Dorea leva lentement les yeux vers l'homme. Elle n'avait jamais pensé à cet aspect de la vie d'Harry. Et se dit qu'à présent, sa réaction était tout bonnement ridicule. Elle avait été égoïste et n'avait encore une fois pensé qu'à elle.

- Je… je n'ai jamais pensé que…
- Dorea, dit Sirius d'un ton solennel, je veux que tu saches que malgré les réticences d'Harry, tu as maintenant deux familles. Ton père, sera toujours ton père… Mais je serais là aussi. Tu sais, tes parents, quand tu es née, m'ont fait promettre de prendre soin de toi, quoi qu'il leur arrive et où que tu sois. À l'époque, je ne comprenais pas bien le sens de ces mots, mais à présent, je comprends ce qu'ils voulaient dire. J'aurais aimé te connaître bien avant, mais peut-être accepterais-tu de me considérer comme un ami à défaut d'être un véritable parrain, à qui tu peux confier tes doutes et tes peurs.

Dorea fut soudainement touchée par les paroles de Sirius et sans tergiverser, elle lui gratifia d'un grand sourire.

- Tu as le même sourire que ta mère, articule-t-il une main tendre sur son visage. C'est insensé comme tu lui ressembles.
- Mon père m'a dit que j'étais aussi tête brûlé que James et qu'il ne sait pas le nombre de points qu'il a dû vous retirer quand il était préfet-en-chef.

Sirius éclata soudainement de rire et Dorea eut l'impression de percevoir un aboiement de chien. Elle se sentit plus légère et enjouée par la suite.

Les jours suivants, Dorea vit défiler plusieurs membres de l'Ordre au Square Grimmaud, dont le professeur Rogue, où elle apprit le rôle d'agent double qu'il était auprès des deux camps, ce qui renforça son admiration pour lui et le professeur McGonagall. Elle fit également la connaissance de Remus Lupin, l'homme qu'elle avait aperçu sur le quai de la voie 9 ¾ le jour de la rentrée.

Le matin de Noël, quand Dorea se réveilla, elle descendit dans le salon, où la quasi-totalité des Weasley, ainsi qu'Harry et Hermione déballaient leur cadeau. Elle les imita et eut la joie de recevoir un pull tricoté main de la part de Mrs Weasley, d'un vert bouteille avec « D » orné de rouge sur la poitrine. Ginny, lui offrit une boite de maquillage, qui changeait de couleur selon les humeurs. Elle remercia la cadette des Weasley sans lui préciser qu'elle ne se maquillait jamais, ô grand jamais. Fred et George lui fournirent l'une de leur spéciale boite à flemme qu'elle se promit de tester sur Pansy Parkinson, dès que l'occasion se présentera, Harry lui avait acheté un nouveau nécessaire à balai, Hermione lui donna un planning de devoirs, qu'elle dissimula sous les autres cadeaux, se promettant de l'oublier délibérément au manoir des Black et Sirius lui offrit une moitié de miroir de poche, tout comme à Harry, leur faisant promettre de l'utiliser au moindre besoin.

Seulement la jeune fille fut quelque peu déçue de ne rien recevoir de la part de son père, ce qui ne lui ressemblait pas du tout. Pas qu'elle attendait de cadeaux, mais c'était un moyen pour elle de savoir qu'il était toujours en sécurité auprès des membres de l'Ordre.

Pendant que Mrs Weasley larmoyait sur le pull que Percy, son troisième fils, lui avait renvoyé froidement, Dorea rejoignit Sirius dans la cuisine, qui était en train de dresser la table.

- Dis-moi Sirius, vous avez eu des nouvelles de mon père récemment ?

Sirius interrompit son geste, puis finalement posa l'assiette d'un mouvement mesuré et redressa le chef pour regarder Dorea l'air dépité. Il utilisa une ample inspiration puis marmonna :

- Dorea, assieds-toi, il faut que je te parle.

Dorea s'empara d'une chaise en bout de table tandis que Sirius s'installa près d'elle. L'adolescente pressentie que la discussion qui allait suivre n'allait pas lui plaire et la panique commençait à la gagner.

- Avant toute chose, je tiens à te dire que nous savons que ton père est toujours en vie.
- Ça commence bien…, souffla Dorea.

Sirius courba le dos, puis encra à nouveau ses prunelles noires dans les yeux de la rousse.

- Nous ne savons pas où il est, lâcha-t-il au bout de quelques secondes de silence.
- Quoi ? chuchota Dorea qui se sentit soudainement à bout de souffle.
- Ton père est parti d'Highclere du jour au lendemain. Quand les membres de l'Ordre sont arrivés au château pour le mettre en lieu sûr, il n'était déjà plus là. Mais il a remis une boite au majordome, qui t'étais destiné et nous n'avons, ni les domestiques, eus aucunes indications sur l'endroit où il se trouve en ce moment même.

Le château de carte que Dorea peinait à reconstruire depuis des semaines recommença à s'effondrer. Comme un jeu de dominos, qui ne cessait de s'écrouler.

- Mais… mais Dumbledore m'a assuré qu'il était en sécurité, dit Dorea haletante. Pourquoi m'avoir menti ?
- Dumbledore, ainsi que nous tous, nous ne voulions pas t'inquiéter. Il n'y a pas que les aurors qui sont à sa recherche, mais également les sbires de Voldemort et ce n'est pas simplement pour lui poser des questions.

Dorea, haleta petit à petit et fixa Sirius, saisissant peu à peu les mots de ce dernier.

Dorea se leva brutalement, faisant tomber sa chaise en arrière, et sortit de la cuisine, passant devant Harry, Ron et Hermione, puis elle courut dans les escaliers jusque dans sa chambre et claqua bruyamment la porte, réveillant par la même occasion les cris de Mrs Black.

Dorea sentit un spasme apparaître dans sa main droite et sans attendre défit sa robe de chambre, son haut de pyjama et mordit dans son épaule.

Plusieurs heures plus tard, des coups résonnèrent contre la porte et elle discerna la voix d'Harry à travers.

- Euh… Dorea, est-ce que ça va ? demanda-t-il hésitant.

La jeune fille, étendue sur son lit, ne répondit pas.

- Vas-y Harry, insista dans un murmure Hermione.
- Do… Dorea, tu… Tu n'as rien mangé tout à l'heure. On s'inquiète… Aïe ! Je veux dire… Je m'inquiète pour toi. Tu devrais descendre, te joindre à nous. Lupin est là, et il aimerait te voir aussi.

Seul le silence répondit.

- Laissons-là digérer la nouvelle. Ça ne doit pas être facile…
- Tu as raison Hermione, approuva Harry.

Puis des pas résonnèrent dans les couloirs et s'éloignèrent de la porte. Une heure, plus tard, l'on toqua à nouveau à la porte, cette fois-ci, c'était Mrs Weasley.

- Ma chérie, c'est Molly, dit la matriarche. Nous sommes sur le point d'aller rendre visite à Arthur à Ste Mangouste et ça lui ferait très plaisir de te voir également.

Mais Dorea continua à fixer le plafond, restant résolument muette.

- Elle ne répond pas, entendit-elle. Tu es sûr que ça va aller ? Ne faudrait-il pas prévenir Dumbledore ?
- Je reste ici, Molly, affirma Sirius. Elle est sous ma protection.
- Je ne comprends vraiment pas pourquoi tu lui as dit, Sirius. Surtout le jour de Noël !

Mrs Weasley et Sirius commençaient à s'éloigner.

- Elle a le droit de savoir la vérité, rétorqua Sirius.
- Tu prends réellement ces enfants pour tes meilleurs amis ! s'énerva Mrs Weasley. Ce n'est ni James, ni Lily…

Dorea se redressa sur les coudes et embrassa d'un regard circulaire sa chambre. Elle prit conscience qu'il aurait été mieux qu'elle reste à Poudlard que d'accepter l'invitation des Weasley. Elle se sentait plus seule que jamais. Son frère restait résolument collé à Weasley et Granger et elle commençait à éprouver de l'antipathie pour ces deux derniers. Car à cause d'eux, elle ne pouvait en aucun cas rester plus de deux minutes, seule en tête à tête avec Harry, qui lui-même n'avait cherché à passer plus de temps que cela avec elle.

Les Weasley l'avaient accueilli à bras ouvert, et elle avait passé quelques moments agréables en leur compagnie, mais ça ne pardonnait pas le fait qu'ils lui aient résolument menti sur la disparition de son père tout comme Dumbledore d'ailleurs. Elle lui faisait confiance… Ce n'était même pas de la colère qu'elle ressentait, c'était de la déception.

Paraissait-elle si fragile, si vulnérable pour qu'on lui dissimule la vérité ?

Elle se sentait comme une intruse au milieu de tous et ne se sentait pas à sa place. L'envie de quitter cet endroit naissait en elle. Mais elle était coincée dans cette maison, au milieu d'inconnus et elle ne pouvait aller nulle part.

Les Weasley, Harry et Hermione rentrèrent de Ste Mangouste quand ce fut le crépuscule.

- Dorea, ma chérie, dit Mrs Weasley, en toquant à nouveau à sa porte. Le dîner est prêt, veux-tu que je t'apporte quelque chose à manger ? Tu dois avoir faim ?

Maintenant que Molly le disait, la jeune fille se rendit compte que son estomac la tiraillait.

Elle soupira et répondit d'une voix éraillée :

- J'arrive, Molly.
- Oh…, fit la matriarche un peu surprise. D'accord, alors, nous t'attendons.

Dorea, qui était resté en pyjama toute la journée, fit un brin de toilette et s'habilla rapidement pour descendre dans la cuisine où tous les convives étaient réunis. Lupin était également présent, assit à côté de Sirius.
Ce dernier fit signe à Dorea de s'installer près de lui, ce qu'elle fit.

Le dîner se passa dans un brouhaha ambiant et festif. Harry flanquait de temps à autre des coups d'œil intrigués à sa sœur qui elle, restait définitivement muette, assistant distraitement aux conversations enjouées.

À la fin du repas, la jeune fille, avec l'insistance de Sirius, se joignit à eux dans le petit salon où le mur était recouvert d'une tapisserie où des noms et des visages se reliait par des filaments de branches feuillées. C'était un arbre généalogique.

Dorea, tandis que les Weasley, Hermione et Harry dégustaient une tisane, s'approcha du mur où elle put lire les armoiries des Blacks : « Toujours purs ».

- C'est l'arbre généalogique de ma famille, dit Sirius en arrivant derrière elle.
- Tu es où ? demanda Dorea en cherchant l'homme vers le bas de l'arbre.
- Ici, dit-il en montrant un rond cendré.
- Pourquoi tu n'apparais pas ?
- Ma mère m'a renié le jour où je suis partie de la maison. Ici, c'est Tonks, dit-il en désignant trois têtes brûlées. Ma cousine, la nièce de ma mère, s'est marié avec un moldu … Alors, je te laisse imaginer le reste, dit-il d'un ton pince-sans-rire.
- Tonks est ta cousine ? demanda Dorea soudainement intéressée.
- Ma petite cousine, plus précisément. Elle fait partie de cette branche-là, dit-il en désignant le bas de l'arbre à droite. Ma tante a eu trois filles. Je n'éprouve de la sympathie que pour l'une d'entre elle, Andromeda, la mère de Tonks. Ensuite, poursuivit-il en traçant le doigt à droite, il y a Bellatrix, qui s'est mariée avec Rodolphus Lestrange. C'est une mangemort et achève ses jours à Azkaban. Tout comme son frère Rabastan.
- Charmant…, commenta Dorea.
- C'est une folle furieuse, dit Sirius. Elle vouait tellement un culte à Lord Voldemort, que s'en était louche.
- Pour quel crime elle est à Azkaban ? demanda la serpentard.
- Pour torture sur des sorciers qui faisait partie de l'Ordre du Phénix. Des aurors. Les Londubat.
- Londubat ? répéta Dorea. Comme Neville Londubat ?
- Exactement, acquiesça Sirius. Ils sont dorénavant à Ste Mangouste et ne reconnaisse même pas leur propre fils.

Dorea entrouvrit la bouche et resta interdite par l'information que venait de lui déclarer Sirius. C'était presque plus terrible que la mort elle-même.

- Et là, continua Sirius – il décrivit la ligne de son doigt encore plus à droite – et bien… Tu dois certainement les connaître.

Le cœur de Dorea loupa un raté en apercevant le nom Malefoy écrit. Elle reconnut Narcissa et Lucius Malefoy, puis abaissa les yeux pour examiner l'expression fière de Drago.

Sirius observa Dorea attentivement puis ajouta dans un murmure.

- Prise entre deux feux, n'est-ce pas ?

La serpentard transféra son regard sur l'homme, puis sans un mot rejoignit les Weasley, qui applaudissaient les singeries de Fred et George, sous l'exaspération de Molly.

Le reste des vacances se passa relativement, tranquillement. Seulement, après l'annonce de Sirius, Dorea était plus préoccupée que jamais et ne cessait de penser à son père, où pouvait-il se trouvait en ce moment même ? Ou même que faisait-il ?

Sirius avait tenté de la rassurer plusieurs fois, ainsi que Mrs Weasley, mais rien n'y faisait. Elle était beaucoup trop inquiète pour considérer l'avenir d'un regard optimiste.

Les relations s'étaient quelque peu réchauffées avec Harry, mais Dorea n'arrivait pas à l'approcher seule, car étant toujours talonné par ses deux meilleurs amis. Et cela la décourageait de plus en plus.

Alors parfois, elle s'enfermait dans sa chambre, pendant des journées entières, sortant uniquement pour les heures de repas.

C'était également sans compter l'humeur de Sirius qui changeait graduellement, pour passer à des crises de grognerie, comme les nommait Mrs Weasley. Mais Dorea ne pouvait que le comprendre.

Sirius était enfermé dans ce manoir lugubre avec pour seule compagnie un elfe de maison, qui disparaissait de temps à autre, on ne sait où. Il y avait de quoi devenir fou. Et pour elle, ce n'était pas une bonne idée de séquestrer un homme d'action tel que l'était Sirius.
Deux jours avant la rentrée, Harry et Dorea reçurent la visite impromptue du professeur Rogue.

Pendant que Dorea était en train de rassembler quelques affaires décimées dans la chambre, trois coups légers frappèrent contre la porte.

- Entrez, invita Dorea.

Sirius entra et dit :

- Dorea, Servilus veut te voir.
- Quoi ? demanda la jeune fille en fronçant des sourcils sans comprendre.
- Severus Rogue, veut te voir, répéta-t-il sèchement.

Dorea finit de plier ses pulls puis sortit de la chambre en compagnie du sorcier.

- Pourquoi tu l'appelles comme ça ? demanda Dorea quelque peu amusée.
- Rogue, ton père et moi, on se détestait cordialement à l'école.
- Pourquoi ?
- Parce que c'était et ça l'est toujours, un idiot fini, répondit Sirius en crispant sa mâchoire.

Dorea eut un petit rire puis ils entrèrent dans la cuisine.

- Bonjour professeur, salua poliment la serpentard.

Le maître des potions se tenait devant la cheminée et se retourna vers elle. Il la toisa durant quelques secondes avant de porter son attention sur Sirius et Dorea perçut l'animosité grandir dans l'air.

- Bonjour, Miss Artwood, répondit Rogue. Veuillez-vous asseoir, s'il vous plaît, nous devons attendre votre frère.

Dorea s'installa face à son directeur de maison qui saisit une chaise de l'autre côté de la table et Sirius prit place à ses côtés, se balançant sur les pieds de la chaise. Harry surgit une minute plus tard.

- Heu …
- Asseyez-vous, Potter.
- Tu sais-dit Sirius d'une voix forte, j'aimerais bien que tu évites de donner des ordres quand tu es ici. C'est ma maison, je te le rappelle.

Le regard de Rogue se durcit et Dorea le vit contracter la mâchoire.

- J'étais censé, vous voir tous les deux seuls. Mais Black…
- Je suis leur parrain, rappela Sirius en parlant plus fort que jamais.
- Je suis venu ici sur ordre de Dumbledore, répliqua Rogue.

Dorea pivota lentement son regard hébété vers Harry, qui haussa les épaules.

- Qu'est-ce que ça veut dire ? répliqua Sirius en laissant retomber sa chaise sur ses quatre pieds avec un bruit fracassant.
- Tout simplement que tu dois te sentir, disons … Frustré de ne rien pouvoir faire d'utile pour l'Ordre.

Ce fut au tour de Sirius de contracter la mâchoire et Rogue, l'ignorant superbement se tourna vers le frère et la sœur.

- Bien, je vais commencer par vous, Miss Artwood. Henry Montague, vous réintègre dans l'équipe de Serpentard, annonça-t-il brusquement. À une condition, que vous n'ayez plus de geste de brutalité envers Mr Malefoy ou un autre membre de l'équipe. Cette décision a été prise d'un commun accord avec tous les membres de l'équipe de Quidditch.

Dorea se renfrogna et fixa son professeur de potion, n'en croyant pas ses oreilles. C'était quoi cette histoire ?
Ça avait tout l'air d'une absolution. Mais ce n'était pas à elle de se faire pardonner quoi que ce soit…

- Et bien, je refuse, répondit sèchement Dorea. J'aimerais encore user de mon libre-arbitre.
- Monsieur Montague savait que vous diriez cela. Mais il a insisté, il vous veut dans l'équipe pour le prochain match et…
- C'est non, professeur, coupa froidement Dorea. Je ne referai pas partie de l'équipe de Serpentard, dit-elle fermement.

Rogue jaugea la rousse un instant.

- Je crois que vous avez mal compris, Miss Artwood. Ce n'est pas une demande…, dit-il de sa voix doucereuse. Monsieur Montague, ainsi que… Monsieur Malefoy, vous donne une chance de pouvoir réintégrer l'équipe après les événements passé durant le match, en novembre dernier. Je crois que…
- Non, professeur. Je ne veux plus faire partie de l'équipe de Serpentard. S'ils veulent absolument que j'en fasse à nouveau partie, il va falloir me convaincre, mais j'ai peur que de ce côté-là, ils échouent lamentablement.
- Je vois que vous avez la rancune tenace, Miss, dit le maître des potions en arquant un sourcil. Mais soit, je n'en attendais pas moins de vous alors… je le leur dirai avec vos mots exacts.

Dorea appuya son dos contre le dossier de la chaise et inspira pendant que Rogue porta son attention vers Harry.

- Le directeur m'a chargé de vous dire, Potter, qu'il souhaite vous voir prendre des cours d'occlumencie dès le début de ce trimestre.
- Des cours de quoi ?
demanda Harry, interloqué.

Le rictus de Rogue s'accentua.

- Votre sœur peut vous expliquer, dit-il en fixant cependant le brun.

Dorea se redressa sur la chaise et Sirius l'observa en arquant un sourcil.

- C'est… C'est la défense magique contre les tentatives de pénétration extérieure. C'est une branche de la magie assez utile.
- Tu sais faire de l'occlumencie Dorea ? lui demanda Sirius surpris.

Dorea acquiesça du chef.

- C'est une branche utile en effet, expliqua Rogue de sa voix mesurée, mais également obscur. Très peu de sorciers y arrivent.
- Et pourquoi faut-il que j'étudie l'occlu…chose ? balbutia Harry
- Parce que le directeur pense que c'est une bonne idée, répondit Rogue d'une voix doucereuse. Vous aurez des cours privés une fois par semaine, mais vous n'en parlerez à personne, et surtout pas à Dolores Ombrage. Compris ?
- Oui, assura Harry entre ses dents. Et qui me donnera ces cours ?

Rogue haussa un sourcil.

- Moi, dit-il.

Le visage d'Harry blêmit sur l'instant.

- Et pourquoi Dumbledore ne pourrait-il pas donner lui-même ces cours à Harry ? demanda Sirius d'un ton agressif. Pourquoi faut-il que ce soit toi ?
- Sans doute parce que c'est un privilège du directeur de déléguer à ses collaborateurs les tâches les moins plaisantes, répondit Rogue d'une voix veloutée. Je peux t'assurer que je ne l'ai pas supplié de me confier ce travail.

Il se leva.

- Je vous attends lundi soir à six heures, Potter. Dans mon bureau. Si quelqu'un vous pose la question, vous répondrez que vous prenez des leçons de rattrapage en potions. Quiconque vous aura vu à l'un de mes cours ne saurait niez que vous ayez grand besoin.

Il tourna les talons et se dirigea vers la porte, sa cape noire tourbillonna dans son sillage.

- Attends un peu, dit Sirius en se redressant sur sa chaise.

Rogue fit volte-face, toujours méprisant.

- Je suis assez pressé, Black. Contrairement à toi, je ne dispose pas de loisirs illimités.
- Dans ce cas, je viendrais droit au fait, dit Sirius qui se leva à son tour.

Il était plus grand que Rogue et Dorea vit ce dernier enfouir la main dans sa cape, sur ce qui était certainement sa baguette magique. Harry et Dorea se jetèrent un coup d'œil anxieux.

- J'aimerais que Dorea participe aussi à ces cours.
- Ne sois pas bête, Black. Personne ne croira que Miss Artwood ait besoin de cours de soutien en potion. Malgré son insolence insupportable, elle relève le piètre niveau de Monsieur Potter.
- Si jamais, j'apprends que tu te sers de ces cours d'occlumencie pour faire passer un mauvais moment à Harry, tu auras affaire à moi.
- Comme c'est touchant, ricana Rogue. Mais tu as sûrement remarqué que Potter ressemble beaucoup à son père ?
- En effet, dit Sirius avec fierté.
- Dans ce cas, tu sais déjà qu'il est si arrogant que toute critique rebondit sur lui sans l'atteindre, reprit Rogue d'une voix onctueuse.

Sirius écarta brutalement sa chaise et s'avança vers Rogue à grands pas, sortant sa baguette magique. Dans un même mouvement, Dorea et Harry se levèrent à leur tour tandis que d'un geste vif Rogue sortit sa propre baguette de sa cape.

Les deux sorciers se postèrent face à face, Sirius le teint livide et Rogue le regard calculateur, ses yeux promenant du visage à la baguette de son adversaire.

- Sirius ! s'écria Harry, mais il ne semblait pas l'entendre.
- Arrêtez ! s'exclama Dorea.
- Je t'ai prévenu Servilus, dit Sirius. Peu importe que Dumbledore pense que tu t'es repenti, moi, je sais très bien ce qu'il en est …

Dorea fronça les sourcils, ne comprenant pas ce que voulait insinuer Sirius.

- Dans ce cas pourquoi ne pas le lui dire ? murmura Rogue. À moins que tu es peur qu'il ne prenne pas très au sérieux les conseils d'un homme qui s'est caché pendant six mois dans la maison de sa mère ?
- Dis-moi donc comment va Lucius Malefoy, ces temps-ci ? Il doit être ravi que son petit caniche travaille à Poudlard, non ?
- En parlant de chien, reprit Rogue de sa voix doucereuse, sais-tu que Lucius Malefoy t'a reconnu la dernière fois que tu as risqué une petite promenade au-dehors ? Très habile, Black, de te montrer sur un quai de gare où tu ne risquais rien … Ça t'a donné une excuse en acier trempé pour ne plus avoir à quitter ta petite cachette à l'avenir, n'est-ce pas ?

Sirius leva sa baguette et Dorea s'interposa entre les deux sorciers.

- NON ! hurlèrent Harry et Dorea d'une seule voix.

Harry sauta par-dessus la table et tenta de retenir Sirius par les épaules.

- Tu me traites de lâche ? rugit Sirius.

Ce dernier rejeta Harry et tenta d'écarter Dorea.

- Je pense que c'est ça en effet, répondit Rogue.
- Allez-vous-en ! gronda Sirius.
- STOP ! cria Dorea en étirant les bras sur le côté d'un geste sec.

Aussitôt, les deux adversaires furent projetés de part et d'autre et s'échouèrent chacun contre le mur derrière eux. Au même moment, la porte s'ouvrit et la famille Weasley, accompagnée d'Hermione, entre dans la cuisine. Ils paraissaient tous très heureux, Mr Weasley marchant bravement au milieu du groupe, vêtu d'un pyjama sur lequel il avait revêtu un imperméable.

- Guéri ! annonça-t-il d'une voix claironnante. Complètement guéri !

Tout le monde resta cloué sur place tandis que Rogue et Sirius se relevaient péniblement, observant chacun Dorea au centre, toujours les bras levés, d'un air ahuri.

- Par la barbe de Merlin, dit Mr Weasley, son sourire s'effaçant de son visage, qu'est-ce que se passe ici ?

Dorea baissa ses bras lentement, haletante comme si elle avait couru un cent mètre. Elle orienta son visage vers Harry qui l'observait la bouche entrouverte.

Rogue lança un regard foudroyant à Dorea, puis Sirius et se dirigea vers le seuil de la cuisine d'un pas rageur.

- Lundi soir, six heures, Potter.

Puis il disparut à travers les escaliers tandis que Sirius et Harry continuait de fixer Dorea.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? demanda à nouveau Mr Weasley.

Sirius dévia son regard vers le patriarche.

- Rien Arthur, répondit Sirius en jetant un rapide coup d'œil à la rousse. Une simple petite conversation amicale entre deux anciens camarades d'école.

Dorea sortit brusquement de la cuisine, montant les marches menant au couloir de l'entrée pour emprunter les escaliers débouchant sur les étages.

- Dorea, c'était quoi ça ?! demanda Harry qui l'avait poursuivie.

Dorea se retourna et sonda son frère.

- Rien Harry, dit-elle en reprenant son chemin.
- Rien ? répéta-t-il interloqué. Tu as fait de la magie sans baguette, ce n'est pas rien.
- Je te dis de laisser tomber, dit la serpentard froidement. Et surtout de ne rien dire à tes deux pots colles.

Puis elle laissa Harry sur le pas de l'escalier et grimpa prestement pour regagner sa chambre. Quand elle fut à l'intérieur, elle ferma la porte à clé à double tour et s'affala sur le lit.

Qu'avait-elle fait ? Pourquoi s'était-elle servie de ses pouvoirs ?

Elle se prit la tête entre les mains. C'était utopique d'avoir demandé à Harry d'oublier ce qu'il venait de voir. Lui, ainsi que Sirius n'allaient pas arrêtez de lui poser des questions et la regarder comme si elle était une bête de foire à présent. Comme la regardé avec pitié du fait que son père ait disparut ne suffisait pas ?

Tout partait à volo autour d'elle. Elle ne contrôlait plus rien, ne maîtrisait aucun événement.

Dorea espérait que tout rentrerait dans l'ordre d'ici peu de temps. Ce soir-là, la jeune Artwood ne préféra pas descendre manger et se joindre aux autres.

Le lendemain matin, quand elle pénétra la cuisine, personne ne lui posa la moindre question pas même Sirius ou Harry. Seuls quelques regards curieux la parcouraient de temps à autres, et Dorea préféra feindre l'indifférence et ne rien laissait paraitre.

Les jours suivant passèrent similairement et la jeune fille, avec un soulagement manifeste se retrouva le jour de la rentrée, dans le hall de la maison, saluant Mrs Weasley.

- Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas, lui dit-elle d'un ton bienveillant. Tu fais partie de la famille dorénavant, sourit la matriarche.

Dorea rougit et se mordilla la lèvre, embarrassée par la gentillesse de Molly. Cette dernière la prit dans ses bras avant de passer au reste de ses enfants. Dorea se tourna alors vers Sirius. Le sorcier la toisa un instant puis l'enlaça brusquement.

- Fais attention à toi, ok ? lui chuchota-t-il.
- Je te le promets, assura Dorea.
- Et n'oublie pas, la puissance d'un sorcier fait peut-être toujours peur, mais c'est de ses actes dont on juge une personne, pas de sa capacité magique.

Dorea se recula et regarda Sirius les sourcils froncés. Celui-ci lui fit un clin d'œil avant de se tourner vers Harry.

Dorea, Harry, Hermione et les Weasley quittèrent la maison faisant plusieurs signes de mains à Mr,Mrs Weasley et Sirius avant de retrouver Tonks et Lupin qui les attendaient sur les marches du perron.

La porte du numéro 12 claqua derrière eux et le manoir disparut, se dissimulant derrière le numéro 11 et 13.


Alors ? Vous voyez, on en apprend un peu plus sur les pouvoirs de Dorea ! Ca mérite des reviews, non ?

Bref ça va commencer à s'acceler sur le prochains chapitre, soyez au rendez-vous vendredi !