Chapitre 19 : Weasley & co.

Yo ! J'ai écris les chapitres sur la bataille de Poudlard (j'ai un peu pleuré ptdr) et j'ai vraiment hâte de vous les partager! J'ai réussi mon année, et passe donc en troisième license de droit ! J'espère que vous allez BIEN !

Je poste ce chapitre puis FONCE regarder le film Hamilton.

Please leave a review et dites moi comment vous allez. Votre vie, votre état, ça m'intéresse ! (ça sonnait un peu bizarre non?)


J'ai attendu le retour au Terrier avec impatience. Je priais pour que les jours passent le plus vite possibles. En même temps, je faisais en sorte que notre AD soit une machine de mieux en mieux huilée. Désormais, nous avons quelques troisièmes et deuxièmes années qui ont pris l'habitude de recevoir de l'aide de la part des plus âgés. Ginny et Luna mettent au point des programmes d'entraînement pour qu'ils puissent travailler un peu. Neville leur donne des petits cours de défense contre les forces du mal, avec ses pulls vieux et abîmés, il me fait penser à Remus. Personnellement, je vais parfois raconter les aventures de Sherlock Holmes et John Watson aux plus jeunes, utilisant ma baguette pour faire des effets spéciaux.

J'ai réussi à brièvement communiqué avec George. Il m'a assuré qu'ils allaient tous bien. Ils sont chez la Tante Murielle. J'ai tenté d'avoir de maigres nouvelles de Papa, mais je dois avouer que ce fût un échec. Je n'ai aucun moyen de savoir comment ils se portent et c'est le plus dur. Je ne peux décemment pas envoyé Fred et George au front pour moi.

Même si Neville et moi avons fait des efforts, il y a de nombreuses fois où nous nous sommes tus lorsque les Carrows disaient leur cnnerie. Mais nous ne pouvons pas le faire systématiquement. Encore plus de fois encore, nous sommes exclamés, nous avons discutés, nous avons répondus.

Et nous en avons payé le prix.

Nous avons été en retenue plus de fois que je ne peux le compter. Et malheureusement, cela signifie que nous avons été utilisé comme cobaye pour les retenues. Malefoy se porte généralement volontaire pour s'occuper de moi. J'ai remarqué que ses doloris étaient moins hargneux, généralement même pas douloureux que ceux de Crabbe et Goyle. Je ne sais pas trop si je dois être reconnaissante ou simplement satisfaite qu'il fasse un effort.

Je suis appelée dans le bureau du directeur. Je vais me rafraîchir dans les toilettes de Mimie Geignarde. Lavande entretient mes cheveux rasés pour que ceux-ci restent le plus court possible. Je ne m'en plains pas. C'est beaucoup plus simple et Amycus n'a pas pu m'attraper par ceux-ci, à son grand désarroi. Je fais un clin d'œil à mon reflet, admirant mon coquard qui s'éclaircit doucement mais sûrement, j'ai quelques griffes ici et là mais je m'en tire plutôt bien. Ginny et Luna sont aussi dans un sale état : Luna a un bras en écharpe et elle boite trop régulièrement pour son propre bien, et Ginny a des bleus sur les bras et même autour du cou. Seamus est bien abimé aussi. Je ne peux pas m'inquiéter pour eux. Ils font leur propre choix. Je dois m'occuper de moi.

Je ne les ai pas prévenu que j'avais rendez vous avec Rogue. Je savais que ça les inquiéterait.

Une fois arrivée en bas des escaliers, je frappe à la porte.

Rogue refuse de donner sont mot de passe. Je ne sais pas ce qu'il a mis au point mais il semble parvenir à entendre quand on frappe à la porte. C'est pas plus mal.

L'escalier magique s'enclenche et au bout de quelques minutes, je pénètre dans le bureau de Rogue.

- Vous vouliez me voir Professeur, je salue.

Rogue est penché sur un grimoire. Ses cheveux gras sont plus longs que jamais, et son teint est encore plus cireux qu'auparavant.

- J'ai entendu des rumeurs, Watson.

- Vous savez aussi bien que moi que celles-ci vont très vite dans le château, je susurre en m'asseyant face à lui.

Je vais finir par reprendre mes vieilles habitudes avec Rogue. Super. Oublie pas qu'il a tué Dumbledore, espèce d'idiote. Et que George a perdu son oreille par sa faute.

- Ces rumeurs sont particulières, m'annonce-t-il d'un ton dangereux.

Rogue se lève lentement, m'écrasant de sa taille. Je serre les dents et soutiens son regard.

- Elles concernent le retour de l'Armée de Dumbledore. Retour dont Londubat et vous-même seriez les auteurs.

- C'est donner beaucoup de crédit à ma capacité de fermer ma bouche et à Neville de faire preuve de courage, vous ne trouvez pas ? De plus, je pensais que nous avions déjà eu cette discussion.

Je maintiens mon sourire en coin, bras croisés, prête à lui donner un crochet droit et m'enfuir en courant si besoin.

- Je pense, qu'au contraire, Londubat et vous avez reçu des ordres de la part de Potter.

J'ai l'habitude qu'on me parle de Potter. J'ai l'habitude d'être agacée et inquiète par le fait que j'ignore tout de leur situation, de leur destination, de leur mission. Mais généralement, ces remarques viennent de gens qui sont (au moins) aussi inquiets que moi. Je regarde Rogue et arque un sourcil.

- Malheureusement, Professeur, Potter et compagnie sont partis sans un regard envers moi ou qui que ce soit.

Rogue me sonde. Malheureusement pour lui, ce que je dis est vrai.

- Quoiqu'il en soit, poursuit-il. Je n'ai pas besoin de rumeurs ou de remarques de la part d'Amycus Carrow pour savoir que vous manigancez quelque chose. Je vous conseille très sérieusement d'arrêter, Elizabeth.

Je sursaute. Rogue ne m'a jamais appelé par mon prénom. Je plisse les yeux et tente de lire quoique ce soit sur son visage, mais si Dumbledore ne pouvait pas, moi non plus. Rogue continue :

- Vous ne savez pas contre qui vous vous battez et ce que vous essayez de vaincre.

- Sans vouloir vous offensez, je pense pas que vous sachez ce que j'essaye, potentiellement, de battre ou de vaincre, je réponds froidement. Et quoique vous pensez que je - suis entrain de faire, si j'étais entrain de le faire, je vous assure que je le fais avec prudence.

- C'est une confession ! s'écrit un portrait.

Je tourne la tête et aperçoit un des portrait, avec un espèce de bandeau noir sur les yeux. Je fronce les sourcils et réponds d'une voix glaciale :

- Je ne pense pas avoir avouer quoique ce soit. Vous pensez peut être croire que votre audition s'est améliorée puisque vous ne pouvez pas voir, mais ce n'est pas le cas.

- Professeur Black, demande froidement Rogue. S'il vous plaît.

- Black ?

Rogue doit voir ma surprise parce qu'un mauvais sourire fleurit sur son visage.

- Professeur Phineas Nigellus Black, un parent de votre clébard, susurre-t-il.

Je ne suis pas Harry. Je ne vais pas lui donner le plaisir de me voir m'énerver. Je réponds à son sourire moqueur par un sourire amusé.

- Ah oui. L'homme innocent que vous vouliez tuer… au moins vous vous avez pu vous rattraper avec un autre, je réponds en jetant un coup d'œil au portrait de Dumbledore.

J'ai regretté ce que j'ai dis au moment où les mots sont sortis de ma bouche. Rogue se crispe totalement et frappe son bureau dans un grand bruit. Il s'avance vers moi et approche son visage du mien en articulant très distinctement :

- Vous avez raison Watson. C'est donner beaucoup de crédits à votre capacité de fermer votre bouche. Je vous préviens, cependant, je punirais, mettrais en retenue, chaque étudiant qui n'est pas de Gryffondor et qui semble … étrangement vous connaître.

Il baisse les yeux vers mon insigne de préfète en chef.

- Je la ferais disparaître, me dit-il, regardant toujours mon insigne. Et vous aussi.

- J'en suis sûre, je réponds dans un souffle. Ce sera tout, professeur ?

Rogue me toise quelques instants mais me laisse partir avec un reniflement hautain. Je sors de la pièce et vais dans la Salle sur Demande à grands pas. Malgré ma hâte et précipitation, je m'assure que personne ne m'observe et pénètre dans la salle. Neville est entrain de faire réciter une jeune quatrième année (Serdaigle) qui a des problèmes en métamorphoses. Il me salue d'un simple signe de tête mais fronce les sourcils et me rejoint assez vite.

Je fais les cents pas dans la pièce. Rogue m'a non seulement menacé personnellement, mais il a aussi menacé de mettre en retenue tout personne qui aurait une trop grande proximité avec moi.

- El ?

- Neville, je ne sais pas si je devrais retourner dans la Grande Salle. En tout cas le moins possible.

- Donc tu veux mourir de faim ?

- Il doit bien avoir une solution, je réplique, agitée. Je t'assure que je ne peux pas y retourner. La salle a bien fait apparaître des douches et des hamacs !

Je pointe du doigt le « coin sieste » (Seamus a des idées de noms ultra originales) où Zacharia Smith lit un bouquin paresseusement.

- La nourriture est l'une des exceptions à la loi de Gamp sur la métamorphose élémentaire ! m'indique fièrement la Serdaigle.

Je me tourne vers elle, mon cerveau fonctionnant à toute allure et, alors qu'une réponse sarcastique bien sentie trouvait son chemin vers ma langue, Neville m'a pris par les épaules.

- Elizabeth. Tu as raison. Il doit bien avoir une solution. Laquelle ? Et pourquoi en as-tu besoin ? Pas de solution sans problème.

Je me crispe et regarde ailleurs.

- J'avais rendez vous avec Rogue. Il a sous entendu beaucoup de choses. Certains d'entre elles me laissent croire que, le moins de temps je passe dans la Grande Salle, le mieux c'est.

- Tu avais rendez vous avec Rogue ?!

Je lui fais signe de se taire, mais tous les étudiants présents se tournent déjà vers nous en sursaut.

- Oui.. Tout se passait relativement bien puis j'ai mentionné le fait qu'il a tué Dumbledore.

- J'imagine que ça ne s'est plus aussi bien passé, ironise Neville, pince sans rire.

- Tu imagines bien. Bref. Il faut que je trouve un autre moyen pour manger.

- Les gars…, appelle Smith.

- Deux secondes, Smith, répond Neville. Elizabeth, à part aller dans les cuisines la nuit, je ne vois pas d'alternative.

- Moi non plus. Mais il y en a forcément une. C'est obligé.

- Les gars…

- Smith ! je soupire. Neville, je vais réfléchir mais…

- WATSON.

Je me tourne vers Smith, main sur la baguette, prête à lui lancer un silencio. Je suis pas quelqu'un d'agréable, j'avoue. Smith me montre du doigt le sac de bonbons au citron de Dumbledore qui semble briller d'une lueur dorée. Je fronce les sourcils et m'approche, gardant ma baguette en main et prête à réagir. Je me hisse sur la pointe des pieds et regarde à l'intérieur du paquet. J'aperçois une photo. Je la prends lentement. Trois enfants. Ils sont assis et fixent l'objectif sans sourire. Deux garçons presque identiques, sauf que l'un est très sérieux, neutre, calme, tandis que l'autre a les genoux sales, des égratignures plein le visage. La troisième enfant est une petite fille qui semble retenir son sourire très difficilement. Elle semble être la plus jeune. Les trois enfants ont le même regard bleus qui semble me dire quelque chose. Je regarde la photo, sans comprendre.

- Qu'est-ce que…

Au moment où j'ouvre la bouche, apparait une peinture que je n'avais jamais vue. Une jeune femme aux cheveux blonds très fins, un sourire doux et une robe pastel. Quand elle ouvre les yeux, je reconnais la couleur bleu. C'est l'enfant sur la photo.

- Je…

- Quelqu'un a dû souhaité qu'il apparaisse, répond Neville en levant les yeux au ciel.

- Oui… Moi, je murmure lentement en m'approchant du tableau.

La jeune fille me regarde et me tend la main. Son regard innocent et son sourire plein de douceur me supplient de lui faire confiance. Alors que je suis à quelques centimètres du tableau, celui-ci se décolle lentement du mur et fait apparaître un passage secret.

- El…, s'inquiète Neville.

- Ça va aller.

Je murmure un accio, mon sac à dos me rejoint, l'arme qu'il contient aussi. Je fais un clin d'œil confiant à Neville et entre dans le tunnel sombre. Je serre la photo entre mes doigts. Je marche quelques minutes, ne parvenant pas à comprendre où je me dirige.

Cette foutue carte du Maraudeurs aurait été bénéfique.

- El !

Je tourne la tête et vois Neville qui me suit à grands pas.

- Mais qu'est-ce que tu fais là ?

- Tu penses que je vais te laisser risquer ta vie sans moi ?

- Je pense que si je risque la mienne, tu devrais éviter de risquer la tienne, je réponds.

- Ensemble.

Je ne parviens pas à retenir mon sourire et hoche doucement la tête. Nous arrivons au bout du tunnel et le tableau s'ouvre sur une cuisine crasseuse où une biquette nous bêle méchamment dessus.

- Qu'est-ce qui se passe encore ! s'écrie une voix bourrue.

Je sors ma baguette et tombe nez à nez avec un vieil homme aux cheveux blancs. Il porte un espèce de tablier. Il a les mêmes yeux bleus que la jeune fille du tableau. Les mêmes yeux bleus que les garçons sur la photo. J'ai déjà vu cet homme.

- Que faites vous là ?!

- On est à la tête du sanglier ! comprend Neville.

- Vous étiez à l'enterrement de Dumbledore.

Nous avons tous parlés en même. Nous avons tous sortis de notre baguette.

- Je dépose ma baguette si vous déposez la vôtre, je commence prudemment.

Je laisse lentement ma baguette au sol. Le serveur de la Tête du sanglier également. Neville s'exécute aussi.

- De quel camp êtes vous ? je demande d'une voix froide.

- Et si on commençait avec les présentations, dit le vieux presque amusé.

- Je n'ai pas envie de donner mon nom. Les temps sont dangereux.

- Bien. je commence alors.

Il tend la main.

- Alberforth. Alberforth Dumbledore. Vous êtes Elizabeth et Neville, devine-t-il. Votre amie, Lovegood, est venue me parler de vous.

- Elle vous parle de nous ? répète Neville.

Je fronce les sourcils et tends lentement la photo à Albertforth qui la prend, se raidissant totalement. Il lève les yeux vers moi, prêt à jeter un sort avec le regard.

- Où avez-vous trouvé cette photo ?

- Votre frère me l'a envoyée… je…. Nous avons un service à vous demander. Et je pense que votre frère s'en doutait.


J'aime TELLEMENT Alberforth, vous avez pas idée. Mon petit vieux bourru 3333333