Tout d'abord je vais commencer un coup de gueule s'agissant de mon autre fiction Welcome to Storybrooke. J'espère que j'ai les même lecteurs sur les deux fictions et que le GUEST qui m'a laissé se commentaire se reconnaîtra. Alors je peux comprendre que la fin ne soit pas au goût de tout le monde puisque c'est une fin ouverte et je suis ouverte à tout commentaire qu'il soit positif ou négatif. Par compte s'il n'est pas justifié, merci de ne rien mettre car ça à le don de m'agacer. Simplement me dit que ma fin est nulle comme le reste de mon histoire est tout simplement sans aucune utilité à part blessant et ce commentaire m'agace prodigieusement d'autant qu'il est anonyme. Alors merci de respecter mon travail (et il en est de même pour tous les autres auteurs, je ne suis pas la seule) et de me laisser des commentaires justifier.

Bref…

Sinon j'espère que vous allez tous et toutes bien et que vous êtes en bonne santé.

Je tenais également à vous remercier pour ceux qui m'ont laissé un commentaire pour le chapitre dernier qui effectivement en réponse à vos commentaire a été assez dur pour moi de l'écrire. J'y ai passé énormément de temps alors je suis super contente d'apprendre qu'il a plu et qu'il a été assez émotionnel. Vous êtes géniaux, ne changez rien.

Bref, sur ces remerciements je vous laisse pour un nouveau chapitre plus cool.

BoNnE lecTURE à ToUS eT tOuTes :D


CHAPITRE 17 : Emménagement et accrochage.

Un premier baiser discret est déposé sur sa plante des pieds. Quelques secondes plus tard, un deuxième baiser se déposa sur son mollet. Puis deux plus appuyés dans le creux de ses genoux. Elle émerge doucement et sourit en sentant la poitrine de sa belle frôler ses jambes. Un autre se dépose sur sa cuisse gauche tandis que tout de suite après, un long baiser arrive sur sa fesse droite. Des doigts chaud tracent une ligne imaginaire sur sa chute de reins pour revenir au milieu. Un nouveau baiser. Avec le dos de son index, sa belle remonta doucement le long de sa colonne vertébrale tout en déposant des petits baisers ici et là pour venir finir sa course dans son cou, à travers ses cheveux. Regina attrapa les boucles blondes et les déposa délicatement sur le côté pour pouvoir continuer sa course aux baisers. Son épaule. Son crâne. Sa tempe. Son nez. Et enfin. Sa bouche.

"Bonjour, vous".

Emma se retourna pour se mettre sur le dos - tout en baillant - et rapprocha le corps chaud et mutin de Regina contre elle, la brune étant désormais totalement sur elle.

-J'adore ce genre de matin. Articula Emma voulant garder ses bras autour de Regina. Tu peux me réveiller comme ça tous les jours.

"J'en ai bien l'intention". Signa la brune avec quelques difficultés due à sa position. "C'est un grand jour aujourd'hui. Prête pour cette journée merveilleuse ?"

-Carrément. Mais il est encore tôt, alors je pense qu'une séance d'échauffement ne nous ferait pas de mal. Déclara Emma avec un sourire sournois et lourd de sens, glissant ses mains jusqu'aux fesses rondes de Regina pour les serrer de ses mains.

"Je suis de votre avis, lieutenant Swan. Pourquoi croyiez-vous que vous êtes réveillé si tôt. "

-Mmh, docteur Mills, vous êtes une coquine. Rétorqua Emma en donnant une petite tape sur les fesses de Regina la faisant sursauter - surprise - puis gémir, son regard devenant plus noir qu'avant.

Emma la retourna pour la mettre sur le dos et la surplomba de tout son corps avant de venir rapidement l'embrasser sauvagement et lui prodiguer les meilleurs échauffements du matin. Les deux femmes s'adonnèrent à prodiguer leur passion durant de long moment avant de se diriger vers la douche - où elles dérapèrent encore - pour se préparer avant l'arrivée de tout le monde.

C'était le grand jour. Emma et Henry allaient emménager officiellement chez Regina après un mois de longue attente. Les obligations professionnelles s'étant enchaînées, les deux femmes avaient dû reporter à chaque fois jusqu'à ce que Regina n'en est eu marre et décide de prendre son wenk-end - obligeant presque Emma à faire de même - pour enfin pouvoir vivre pour de vrai avec les Swan. Parce qu'en réalité, ils vivaient déjà tous ensemble. Les vêtements et les affaires qu'utilisaient Emma le plus souvent avaient élu domicile auprès des affaires de la brune. Quant à Henry, il avait été si excité que dès qu'ils étaient rentrés à Boston, le petit garçon s'était empressé de faire ses valises et de tout emmener chez la brune petit-à-petit et en à peine deux semaines, il avait vidé pratiquement sa chambre n'y laissant que les meubles et avait décoré sa nouvelle chambre avec Regina. Ce sujet avait d'ailleurs fait l'objet d'une rapide dispute entre le couple, Emma reprochant à la brune de trop gâter Henry et d'aller trop vite. Finalement, ce qui avait envenimé la situation était que Regina n'arrivait pas à comprendre la réaction d'Emma ce qui avait agacé encore plus la policière qui était retournée chez elle prétextant avoir besoin d'air. Et puisqu'elle était réapparue quelques jours après en s'excusant, Regina avait préféré passer rapidement à autre chose, même si un doute s'était insinué en elle : Emma voulait-elle vraiment emménager avec elle ? De tous les trois, Emma était clairement la moins enthousiaste à l'idée de ce déménagement. Mais peut-être se faisait-elle des idées…

Enfin prête, les deux femmes sortirent de la salle-de-bain - Emma vêtue d'un short court et d'un débardeur moulant orange qu'elle utilisait d'habitude pour faire du sport et Regina d'une salopette bleue clair et d'un tee-shirt croc top volé à Emma - et sortirent de la chambre. Pendant que Regina commençait à préparer les pancakes pour toute la famille qui allait arriver, Emma en profita pour aller réveiller son fils. Elle ouvrit discrètement la porte et s'approcha du lit en souriant en voyant son fils endormi sur le dos, la couverture ne cachant qu'une seule jambe et l'autre presque sortie du lit, son tee-shirt remonté négligemment et ses deux mains reposant sur un livre échoué sur son ventre. Elle tira le bouquin et caressa ses cheveux doucement, se remémorant tous ses souvenirs de lui et de son enfance. Totalement perdue dans ce moment nostalgique de leur vie à deux, Emma ne capta pas tout de suite que son fils était réveillé avant qu'il ne la tire de sa rêverie.

-Tu rêves de quoi, maman ?

-Mmh ? Oh, je repensais à nous avant. Et au chalet dans lequel on était allé tous les deux une fois pour les vacances, tu te souviens ?

-Oui. C'était trop cool. On s'était super bien amusé.

-Oui, c'est vrai que c'était super cool. On s'était bien amusé, pour une fois qu'on était qu'à deux.

-C'est vrai. Dommage qu'il n'y avait pas Regina, ça aurait été encore mieux. Tu crois que ça lui plairait si on partait tous les trois là-bas ?

-Je ne sais pas. Habille-toi et rejoins nous pour déjeuner. Décida la blonde en se levant.

-Tu sais, vivre que tous les deux, c'est génial. Mais à trois, c'est différent mais encore mieux. Parce qu'on est enfin une famille, unie et que tu es plus heureuse. Moi aussi. Se sentit obligé de dire Henry alors que sa mère était sur le pas de la porte.

Emma se contenta de sourire avant de sortir pour aller rejoindre Regina qui cuisinait en chantonnant et en dansant. Emma se mit à sourire un peu plus avant d'aller se coller au dos de la brune et de se balancer avec elle au rythme de Regina, l'embrassant parfois dans son cou. Elle savoura ce doux instant jusqu'à ce qu'Henry ne débarque plus réveillé et excité. Quelques minutes plus tard, Robin et Margot débarquaient - Zelena n'ayant pu venir tout de suite finalement prise par un accouchement difficile à l'hôpital. Tous les cinq s'installèrent en attendant les autres, dans le salon puisque Regina n'avait plus de table à manger. Elle n'avait pas retiré énormément de meuble de chez elle, Emma en ayant assez peu, mais leur table-à-manger étant bien plus grande que la petite qu'avait Regina, les deux femmes avaient donc décidé de garder celle en métal d'Emma. Finalement, Katherine, Frederick, David et Mary débarquèrent en même temps vers dix heures se faisant réprimander par Regina qui leur avait donné rendez-vous à neuf heures. Les retardataires avalèrent donc rapidement leur petit-déjeuné avant de quitter l'appartement en direction de chez les Swan, chacun dans leur voiture et David au volant d'une petite camionnette qu'il avait récupéré d'un ami pour permettre le déplacement des meubles lourds. Une fois dans l'appartement chacun écouta les directives d'Emma.

-Okay, alors Robin, David, Frederick et moi, on va s'occuper des meubles lourds. Henry, avec Margot et Mary, tu termines de tout emballer. Et Katherine, Regina, vous gérez les cartons pas trop lourds. Allez hop, au boulot les gars. Dit-elle en frappant dans ses mains.

-Et bien, miss Swan, je ne vous savez pas si macho. Les hommes prennent le lourd et les femmes, le léger ... Souffla la brune en embrassant le lobe d'Emma.

-C'est pas macho, je ne veux juste pas que vous vous fassiez mal. Je ne veux pas que tu te blesses. De toute façon, à part la table pour le moment, on ne va pas bouger beaucoup de meubles.

-Allez, arrête de l'embrasser et viens. Laisse-lui un peu d'air. S'exclama Katherine en tirant brusquement Regina en arrière, surprenant les deux femmes et empêchant Regina de répondre. C'est pas vrai, on dirait que tu es en manque. Un peu de sevrage te fera du bien. Soupira dramatiquement la blonde en continuant de tirer Regina vers la chambre d'Emma.

-Jalouse. Se contenta de dire Regina en tirant la langue.

-Bon, alors voyons voir quels sous-vêtements ta petite-amie porte. S'amusa-t-elle en sortant un string en dentelle rouge. Mmh, sexy.

-Bouge, je fais les habits. Grogna Regina en arrachant la culotte et en jetant de l'autre côté de la pièce son amie.

-Et c'est moi qui suis jalouse. Se moqua Katherine, pliée en deux et riant à gorge déployé.

-Tu m'énerves. Range.

-Rooh la la, ce que tu as l'air stressé. Dit-elle en commençant à ranger les livres de la blonde dans les cartons. Je ne savais pas qu'Emma aimait autant lire. Ça ne colle pas du tout avec le personnage que j'avais d'elle. Remarqua la blonde en observant l'étagère pleine à craquer où des livres étaient entassés partout.

-Y a un bouquiniste pas loin d'où elle travaille. Elle y a acheté son premier livre là-bas quand elle a été obligée de faire un jour au poste de police pour la remettre sur le droit chemin. Elle savait qu'elle allait s'ennuyer alors quand elle est passée à côté de ce bouquiniste qui vend ses livres pour une bouchée de pain, deux choix se sont offerts à elle : soit s'ennuyer en lisant un livre, soit s'ennuyer en écoutant et regardant des gens qu'elle ne supportait pas. Elle a choisi le livre et finalement, le hasard, mais c'était un livre qui portait sur les choix que l'on faisait dans la vie. A la fin de ce livre, elle a convaincu August qu'il fallait qu'ils s'inscrivent à l'école de police. Depuis, elle achète un livre chaque mois et elle en achète un autre pour chaque planque qu'elle fait.

-Y en a beaucoup qui sont des livres philosophiques.

-Ouais, la première fois que j'ai compris ça, ça m'a surprise aussi. Mais elle lit pas mal de trucs de ce genre, mais sinon c'est un peu de tout. J'y suis allé quelques fois avec elle, et en fait, la plupart du temps c'est le bouquiniste qui choisit pour elle et Emma en débat le mois suivant avec lui.

-Bah merde, je suis désolé, mais ça m'étonne carrément. Fin, je sais qu'elle est intelligente et vive, mais je la vois plus comme la sportive pas du tout portée sur les trucs intellectuels.

-Mmh. Soupira Regina en se retournant avec un sweat de la blonde avant de se laisser tomber sur le lit, sur le ventre, et poser sa tête dans ses mains. Moi non plus au début pour te dire la vérité. Elle aimait pas l'école et étudier, mais je pense que c'était plutôt par esprit rebelle et réfractaire à la société. Elle a lu des tonnes de livres, mais elle ne le dit pas. Elle en débat même pas avec Henry ou moi, juste avec ce bouquiniste parce qu'il est inconnu même si ça fait des années qu'elle va chez lui. En fait, je crois qu'on lui a tellement répété qu'elle était bête et bonne à rien, qu'Emma a fini par le croire et qu'elle ne se rend pas compte de l'intelligence dont elle dispose. Ça me met hors de moi parfois lorsqu'elle demande à Henry de plutôt aller voir Mary ou même moi maintenant pour ses devoirs parce qu'elle y arrivera pas, alors que je sais très bien qu'elle gère tout ce qui est littérature et histoire. Même pour lire, elle le fait en cachette, comme si c'était un secret honteux et qu'elle avait peur qu'on se moque d'elle si on apprenait qu'en fait, elle n'était pas juste un hamacs de muscle, mais qu'elle sait aussi se servir de sa tête.

-Tu en as parlé avec elle ?

-Non et je ne pense pas que ce soit nécessaire. Enfin, j'essaie de lui faire comprendre tous les jours à quel point elle est géniale, belle, intelligente, mais parfois, j'ai l'impression que ça ne sert à rien. Je sais bien qu'elle a besoin d'avoir son jardin secret et qu'elle n'aime pas parler de ce qu'elle ressent, mais c'est déstabilisant parfois parce qu'elle semble ultra contente et la seconde d'après, elle devient froide et distante. Et dans ces moments là, je préfère la laisser tranquille pour éviter de la brusquer, mais du coup, je me fais des idées pour rien. Mais, chaque fois que je lui demande si elle va bien, elle me répond oui et si j'insiste, elle change de sujet.

-Je pensais que ça aller mieux. Qu'elle fuyait plus et qu'elle acceptait votre relation ? Remarqua Katherine soudainement inquiète, dans la même position que Regina, mais en face.

-Oui, ça va. C'est génial, elle est géniale, attentive, câline, je ne dis pas le contraire. Vraiment, tout va super bien, t'en fais pas. En fait, c'est juste un truc qui me perturbe depuis quelques semaines en vérité.

-Et c'est quoi ? En voyant Regina lancer un regard furtif vers la porte, Katherine se leva pour la fermer et permettre à sa meilleure amie de parler sans avoir peur des oreilles indiscrètes. Vas-y, dis-moi. Demanda-t-elle en se réinstallant sur le lit, sur son flanc droit.

-Je ne sais pas, je te dis, j'interprète souvent les choses mal. Tu me connais. Hésita le médecin.

-Bah ça, je te le dirais si c'est le cas. C'est à ça que je t'ai toujours servie. Plaisanta la décoratrice dans un clin d'œil.

-En fait, je me demander si on n'aller pas trop vite. Pour l'emménagement. Précisa Regina en réponse au regard d'incompréhension de son amie.

-Tu veux plus emménager avec eux ?

-Moi, si. Tu es folle, j'en rêve depuis le début. Non, mais je me demande si Emma en a vraiment envie. Ça fait un mois qu'on en parle et c'est le plus souvent Emma qui à toujours décalée la date. Si je n'avais pas pris les devants, on y serait encore. Je sais que ce n'est pas la personne la plus expressive, mais quand même, je m'attendais à un peu plus d'enthousiasme. Henry en parlait constamment, et moi aussi, j'avoue, mais Emma jamais. Au contraire, à chaque fois, elle restait silencieuse et depuis la semaine dernière, elle va dans une autre pièce. Et ce matin, j'ai entendu une conversation qui m'inquiète un peu.

-Comment ça ?

-Pendant que je préparais le petit déjeuné, Emma devait aller réveiller Henry, mais comme ils n'en finissaient plus d'arriver, j'ai décidé d'aller voir. Je les ai entendus discuter de vacances qu'ils avaient eu que tous les deux et je ne sais pas, j'avais comme l'impression qu'Emma essayait de faire dire à Henry que c'était mieux lorsqu'ils étaient qu'à deux plutôt que maintenant.

-Mais ce matin, elle avait l'air carrément super enthousiaste. Elle l'est toujours d'ailleurs.

-Oui, je sais. Et elle était impatiente et de bonne humeur hier soir et ce matin. Renchérit Regina en souriant en coin, se souvenant des frasques de leur nuit et de leur début de matinée. Mais il y a quand même ses réactions qui me déstabilisent et cette conversation.

-Tu as entendu toute la conversation ?

-Je ne sais pas.

-A mon avis, tu stresses juste à l'idée que ça ne fonctionne pas entre vous. Tu n'as sûrement entendu qu'une seule partie de la conversation, alors ne fait pas de conclusion trop hâtive. Emma n'a vécu qu'avec Henry, la conversation de ce-matin était juste de la nostalgie parce que c'est sûr, des moments rien qu'avec Henry elle en aura moins. J'ai ressenti la même chose lorsque je me suis mise avec Fred et que je me suis rendue compte que passer mes wenk-end à dormir chez toi n'était plus trop envisageable. Souviens-toi à quel point j'étais perturbé. Ce changement la déstabilise juste un peu parce qu'elle va forcément devoir changer certaine de ses habitudes. Mais franchement, depuis un mois sûr, c'est comme si vous viviez ensemble. Tu t'angoisses pour rien, chérie. Rassura Katherine en caressant les cheveux bruns. Et pour ce qui est de ses réactions, j'imagine que tu interprètes mal. Tu m'as dit qu'elle n'avait pas l'habitude de parler de ses sentiments, alors imagine lorsque ses sentiments la déstabilisent. Elle reste seule, mais tu fais exactement la même chose lorsque tu ne sais pas comment mettre des mots sur ce que tu ressens et que David et moi n'y arrivons pas non plus.

-Je suis bête. Gémit Regina en laissant tomber sa tête sur le lit.

-Mais non, tu stresses juste. C'est une grande étape. Tu te souviens quand j'ai emménagé avec Fred ?

-Si surtout mon frigo qui s'en souvient. Tu l'as complétement vidé, j'avais plus rien une fois que tu avais fini ta crise. Se moqua Regina.

-Te moques pas trop parce que je pourrais revenir le vider. Je commence à avoir faim de tout et tout le temps en ce-moment. Tiens, cette nuit, je me suis réveillé parce que je mourrais de cheddar et de jus de pastèque avec des cornichons. Me regarde pas comme ça, j'ai réussi à ne pas céder et je me suis contenté du pot de glace à la menthe chocolat que tu avais laissé. Mais j'ai des envies de plus en plus bizarre et d'après Zelena, c'est super tôt pour ça. Je suis une fille bizarre. Soupira Katherine en laissant à son tour sa tête tomber sur le lit.

-C'est pas comme si c'était une nouvelle.

-Ouais, mais jusque là Fred n'était pas trop au courant. Comment tu crois que j'ai réussi à l'avoir dans mes filets, mais là, aïe, aïe, aïe, le stratagème s'effondre. S'exclama-t-elle théâtralement.

-Idiote. Se contenta de dire Regina en riant, plus sereine. Allez, faut tout emballer, on a rien fait. Et j'entends Emma donner des ordres, vaudrez mieux pas qu'on se fasse engueuler.

Les deux femmes se levèrent et repartirent mettre tous les objets et habits dans les cartons tout en discutant et plaisantant. De l'autre côté du couloir, Henry avait déjà presque fini de tout enfermer dans les cartons puisqu'il ne lui restait plus que quelques affaires qu'il n'utilisait plus notamment de lui lorsqu'il était petit et que sa mère avait voulu garder. Avec l'aide de Margot, il commença à descendre les cartons qu'ils pouvaient porter seuls ou à deux sans se blesser et les déposèrent devant l'entrée comme Emma le leur avait demandé tandis que Mary était partie aider les deux femmes n'étant pas pressé de porter les cartons et de faire des aller-retour. En début d'après midi, ils décidèrent de faire une pause lorsque Zelena arriva les mains pleines de sandwich ayant fini sa journée. Tous s'étaient installés en rond à terre, discutant les uns avec les autres et mangeant tranquillement pour reprendre des forces.

Emma resta muette un bon moment observant cette tribu qu'elle avait devant elle et qui semblait s'aimer et se connaître depuis des années. Elle se sentait bien et elle avait l'impression d'être pleine pour la première fois de sa vie. Et lorsqu'elle jeta un œil sur Mary et August, elle se rendit compte qu'eux aussi avait évolué positivement et que tout devenait de mieux en mieux. Sortant de ses pensées en sentant Regina l'embrasser, elle se leva et frappa dans ses mains pour faire bouger tout le monde ayant besoin de fuir l'attention de Regina malgré-elle. La brune - tellement surprise - resta assise encore quelques instants essayant de comprendre ce qu'il venait de se passer. Emma venait-elle vraiment de la repousser ? Elle croisa le regard de Katherine qui semblait être aussi surprise qu'elle, mais Regina décida que ce n'était rien. De toute manière, Emma avait raison, ils avaient assez pausé. Après tout, plus vite fini, plus vite elles pourraient dire qu'elles vivaient officiellement ensemble. Et c'est sûrement pour ça qu'Emma l'avait échappé, pressée d'en finir. Oui, il n'y a pas de doute. Persuadé de ça, Regina oublia rapidement ses mauvaises pensées et se mit au travail, plus acharné et speed que jamais. Finalement, en fin de soirée, tous les cartons avaient été déposés dans l'appartement de Regina, dans les différentes pièces afin de ne pas trop encombrer et il ne restait plus que les meubles à récupérer et à installer ainsi que les cartons à vider. Tout le monde étant épuisé, ils avalèrent les sandwichs que Zelena avait ramené du midi et ils quittèrent tous l'appartement pour aller se coucher se donnant rendez-vous à dix heures le lendemain. Sans retard cette fois-ci. Emma et Regina prirent rapidement une douche tout en discutant et s'endormirent en quelques secondes.

Le lendemain matin, Emma se réveilla la première pour une fois et en profita pour observer la brune dormir. Elle avait toujours trouvé ça ridicule dans les films, mais depuis qu'elle était avec Regina, elle adorait la regarder dormir. Elle pouvait y passer des heures, elle y passait des heures parfois, n'osant rien faire de plus que de la toucher avec ses yeux, comme si la brune était un objet sacré que l'on ne pouvait pas toucher avec ses mains. Elle la trouvait magnifique, sans artifice. Non pas que le médecin était le genre à être artificielle et à porter un masque, bien au contraire, elle était plutôt un livre ouvert, mais comme tout le monde, il y avait une facette qu'elle cachait aux autres. Toujours maquillé, toujours impeccable et forte, c'était l'image que la brune renvoyait alors que lorsqu'on la connaissait un peu mieux, tout était parfaitement différent. Comme elle finalement. Depuis qu'elle avait rencontré Regina, elle s'était redécouverte. Elle se pensait hermétique à tout sentiment, incapable d'aimer de manière charnelle et encore moins d'être aimée de cette façon. Elle se redécouvrait. Plus sereine. Plus attentive. Epanouie. Plus tout et en mieux. Et parfois tout lui semblait complètement irréaliste. Comment réaliser après tout que la déesse brune endormie à côté de vous vous aime aussi fort que vous l'aimez alors qu'on vous a toujours répété que vous n'étiez digne de rien ? Ce sentiment la faisait parfois décrocher de la réalité pour l'emporter dans ses doutes et ses angoisses comme depuis quelques jours. Elle était de plus en plus terrifiée à l'idée de vivre avec Regina parce que tout prenait une tournure plus réelle. Malgré-elle, elle s'était persuadé que Regina se lasserait d'elle et qu'elle découvrirait qui elle était vraiment et la quitterait ensuite. Mais la brune n'avait toujours pas compris qui elle était et Emma se sentait incapable de tout arrêter et de décevoir son fils alors elle prenait sur elle, faisant en sorte de réfréner chez elle ce qui ferait fuir la brune, mais maintenant qu'elles allaient vivre ensemble, Emma allait forcément se relâcher et tout lui exploserait en plein vol.

-Tu réfléchis vraiment très fort. Gémit Regina en se frottant les yeux encore collés et en passant sa main dans ses cheveux.

-Désolé.

-Et tu me fixes. Pourquoi tu me fixes comme ça ?

-Je t'admire. Et t'aimes.

-Moi aussi je t'aime. Mais, c'est flippant quand même.

-Non.

-C'est moi qui le vis. Et je te dis que si. Soupira la brune en se retournant pour faire face à Emma. Oh, merde. Gémit-elle.

-Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

-Courbatures.

-On voit ceux qui ne font jamais de sport. Se moqua la blonde en passant sa main dans les cheveux de sa compagne.

-Méchante. Te moque pas. J'ai vraiment mal. Soupira Regina en s'asseyant et plier son corps en deux pour se laisser tomber sur ses cuisses tout en étirant ses bras loin devant vers ses chevilles. J'ai plus de cuisses.

-Attends, je vais te masser. Décida la blonde en la relevant. Je t'avais dit de prendre l'ascenseur et de patienter au lieu de faire tout ces aller-retours dans les escaliers. En plus, tu aurais pu te blesser.

-Mais j'avais envie de finir de vite. Souffla le médecin en savourant les massages de sa compagne. Je savais pas que tu étais aussi douée, la vache.

-Quand j'ai fait une couverture dans un salon de massage, il y a quelques années, pour que ce soit crédible auprès des employés, la patronne m'a fait suivre des cours intensifs de massage pour que je puisse me faire passer comme une masseuse sans problème. J'aurais jamais cru qu'il y avait autant de choses à savoir pour masser. Enfin bref, depuis je suis devenue une experte en massage. J'ai des doigts de fée pour tout, tu devrais commencer à le savoir. Nargua Emma sournoisement en faisant bouger ses doigts en l'air.

-Ahah, pas remarqué non. Outch, okay, remarqué, remarqué. Changea-t-elle alors qu'Emma avait appuyé plus fort pour la faire changer d'avis. En tout cas, c'est bon à savoir. J'ai vraiment tiré le gros lot avec toi. Renchérit- elle en tirant Emma pour venir l'embrasser. Je pourrais en prendre l'habitude.

-Si c'est récompensé, j'y vois pas d'inconvénient.

Les deux femmes continuèrent de s'embrasser durant de longue minutes avant que Regina ne repousse la blonde sentant que les choses allaient déraper et qu'elle ne saurait plus dire non ensuite.

-Pas tout de suite, en plus j'ai mal partout. Je veux qu'on se prépare pour commencer au plutôt.

-Oh, mais on a le temps quand même. Pas besoin de se presser.

-Bah si justement, j'ai envie de finir au plus vite pour que tu n'aies plus à retourner chez toi ensuite. Fit froidement la brune en repoussant pour de bon Emma, agacée par sa phrase.

Sans laisser le temps à la blonde de dire quoique ce soit, elle décida de reprendre une douche chaude pour détendre ses courbatures et surtout pour avoir le temps de se calmer n'ayant aucune envie de se disputer avec Emma sachant très bien que ses réactions étaient totalement disproportionnées. A moins que non ? Regina ravala le cri qui menaça de sortir et fit des exercices de respiration tentant de se calmer. Elle ne savait pas pourquoi elle se sentait si mal, mais la peur qu'elle ressentait lui broyait les entrailles et la déstabilisait. Finalement, le fait d'en avoir parlé avec Katherine rendait ses peurs plus crédibles dans sa tête. Elle n'avait aucune envie de vivre un conte de fée pour apprendre finalement qu'Emma détestait vivre avec elle et ne décide de partir aussi brutalement qu'elle l'avait la première fois. Circonstances atténuantes. Circonstances atténuantes. Circonstances atténuantes. Se répéta la brune.

En sortant de la salle-de-bain, les cheveux encore humides, Regina retrouva Emma - habillait et sur le lit fait - qui l'attendait en jouant sur son téléphone.

-C'était quoi ça ? Demanda Emma en posant son téléphone pour se mettre sur ses genoux.

-De quoi ? Rien.

-Si, cette fuite et cette phrase froide ?

-Rien, je n'ai pas fui. J'avais juste besoin d'une douche. Je suis juste fatiguée et j'ai envie de finir au plus vite, j'en ai marre que tu vives loin.

-J'ai envie de finir vite aussi. Ceci-dit je ne vis pas si loin que ça et je rentre chez moi à peine pour quelques heures la semaine.

-Oui, mais j'ai envie qu'ici soit chez toi. J'ai envie de finir au plus vite pour qu'on reste ensemble.

-Ouais. Soupira Emma en commençant à sortir de la chambre agaçant encore plus Regina qui ne se contenait plus. Tout se chamboulait dans sa tête.

-Ouais ?

-Ouais. Qu'est-ce que tu veux que je dise de plus. Commença à s'agacer à son tour Emma qui ne comprenait décidément plus rien à la brune.

-Tu te fous de moi.

-Mais qu'est-ce qu'il te prend ce matin ? Tu es adorable et la seconde suivante, tu t'énerves pour un rien. S'énerva Emma en arrivant dans la cuisine.

-Ça te va bien de me dire ça. Tu agis tout le temps comme ça ces derniers temps. Tu ne pourrais juste pas dire ce que tu penses pour une fois.

-Pardon ? Mais de quoi tu parles ?

-Est-ce que tu veux vraiment qu'on vive ensemble ? Lâcha Regina n'y tenant plus.

-Quoi ? Mais bien-sûr que oui.

-Alors pourquoi est-ce que tu sembles n'en avoir rien à faire ? Pourquoi à chaque qu'on en parlait avec Henry, tu quittais la pièce ? Pourquoi depuis quelques semaines dès que je parle d'avenir, tu fuis ? Explosa Regina exposant ses craintes n'en pouvant plus de toutes ces questions sans réponses.

Lorsqu'elle avait une question en tête, elle avait l'habitude de chercher jusqu'à avoir la réponse détestant rester dans l'incertitude, mais là il y avait trop de questions sans réponses dans sa tête et elle n'avait pas l'habitude, elle n'arrivait plus à gérer. Elle avait besoin de réponse.

-Je … J'ai … Tenta la blonde se blâmant d'avoir toujours autant de mal de mettre des mots sur ce qu'elle ressentait. Après cette tentative avortée de s'expliquer, la première pensée d'Emma fut de fuir, comme à son habitude. Mettre fin à ce qu'elle sentait comme un moment important, mais pour une fois, elle décida de prendre sur elle constatant l'état dans lequel elle avait mis Regina. Finalement c'était arrivée plus tôt qu'elle ne le pensait, elle agissait déjà d'une manière visiblement insupportable pour sa compagne avant même qu'elles ne vivent totalement ensembles. Elle avait raison, elle ficherait tout en l'air à nouveau. Ça arrivait juste beaucoup plus tôt que ce qu'elle pensait.

-Emma ? Appela Regina en la sortant de ses pensées, morte de peur.

-Je veux vivre avec toi.

-Alors pourquoi tu ne sembles pas enchantée ? M'aurais-tu dit oui si Henry n'avait pas été là lorsque je l'ai demandé ?

-Je suis encore capable de prendre des décisions sans être influencé par mon fils, merci.

-Réponds moi !

-Bon sang, mais je viens de te le dire. Je veux vivre avec toi, qu'est-ce que tu essaies de me faire dire à la fin ? Je suis ravie de cette nouvelle étape, j'ai juste pas l'habitude de faire des plans sur la comète comme toi.

-Des plans sur la comète ? S'offusqua Regina. Tu penses que tout ce dont on parle n'arrivera jamais ? A quoi ça sert dans ce cas que l'on continue ?

-J'en ai aucune idée, tiens.

-Maman ! Cria Henry qui avait été réveillé à cause des cris des deux femmes.

-Je vais faire un tour. T'auras qu'à expliquer aux autres qu'on a plus besoin de leurs services. Capitula Regina qui n'avait plus aucune envie de se battre.

Sans un regard, elle récupéra ses chaussures à l'entrée, sa veste et sortit de l'appartement en ignorant les appels de Henry lui demandant de rester. Emma, quant à elle, resta figée dans la cuisine s'en voulant d'avoir dit ces choses alors qu'elle ne les pensait pas. Elle avait tellement eu peur de faire fuir la brune que finalement, elle avait réussi et en dépassant clairement toutes les prévisions qu'elle avait faites.

-Mais ça va pas ? Pourquoi tu as fait ça ? S'énerva Henry les larmes aux yeux, furieux après sa mère.

-Henry … Je … Je suis désolé, ça va s'arranger. Va t'habiller. Demanda la blonde tout aussi abattue que la brune. Elle n'avait rien vu arriver.

-Non, tu dois tout arranger maintenant. Je ne veux pas qu'on redevienne qu'à deux, c'est plus possible aujourd'hui. C'était bien avant, mais aujourd'hui c'est plus possible.

-Henry, c'est juste une dispute et … un quiproquo, je crois. Alors on va rien dire et terminer d'emménager et lorsque Regina rentrera, calmé j'espère, je m'excuserais et j'arrangerais tout. Je te promets de tout faire pour tout arranger. Promit la blonde en se mordant l'intérieur de joues, elle-même pas certaine de réussi ce tour de force et pour s'empêcher de craquer devant Henry.

-Tu promets de tout arranger ?

-Promis. Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer. Conclu Emma en faisant une croix sur sa poitrine.

-On dit quoi aux autres ?

-J'ai besoin d'en parler avec Mary je crois alors je vais tout lui raconter. August aussi peut-être, mais pour les autres ça ne sert à rien de les inquiéter. On aura qu'à dire que Regina est parti faire un tour pour quelque chose, ce n'est pas totalement un mensonge.

-Et si elle ne revient pas ?

-Henry, elle reviendra. Y a pas de raison, je vais tout remettre en place dans ma tête et tout faire pour tout arranger. Maintenant va t'habiller s'il te plaît.

Le petit garçon hocha de la tête et Emma le regarda partir avant de relâcher la pression qu'elle gardait sur ses cuisses pour rester accroupie et se laissa tomber sur les fesses, en tailleur. Emma, t'es qu'une idiote. Comment tu vas faire pour tout arranger ? Tu mens à ton fils, t'y arriveras jamais. Et tu lui demandes de mentir aux autres pour cacher tes conneries. T'es un cas désespéré.

Soupirant de frustration, Emma se leva et commença immédiatement à déballer les cartons en attendant les autres, n'ayant absolument plus envie de manger. Heureusement pour elle, Mary et David furent les premiers arrivés alors elle en profita pour demander à David de s'occuper des cartons avec Henry afin de pouvoir parler de suite avec Mary. Elle lui raconta toute cette situation qui avait dérapé sans qu'elle ne comprenne trop comment, essayant de n'omettre aucun détail jusqu'à réciter toutes les phrases qu'elles avaient échangés afin que Mary ait le maximum de données pour l'aider.

-Tu penses que vivre ensemble va mettre fin plutôt à votre relation ?

- …

-Je pensais que tu en avais fini avec ça, que tu ne doutais plus de la durabilité et de la sincérité de votre histoire.

-Je sais qu'elle est sincère. Mais elle ne connaît que la moi à petite dose et tant que c'était ça, je sais que ça aurait pu durer. Mais en vivant toujours ensemble, je deviendrai forcément… moi et ça ne durera pas.

-Emma. Tu t'imagines des trucs qui n'existent pas. Pour le coup, c'est toi qui fais des plans sur la comète parce que Regina te connaît déjà. C'est pas comme si tu avais été irréprochable durant toute votre histoire, elle sait déjà qui tu est. Elle connaît déjà ta lumière comme ta noirceur. Vous vivez déjà ensemble, c'était juste pas vraiment officiel et je sais que tu es toi-même avec elle quoique tu en dises. Tu penses juste le contraire parce que tout devient officiel et que pour toi tout va changer, mais hormis le fait que tu ne pourras plus t'échapper chez toi pour avoir la solitude dont tu as besoin et le fait que quand on voudra te voir, nous on devra venir ici, tu peux me dire ce qui changera par rapport à ces dernières semaines ?

-Mes horaires de boulot. Elles ont été assez coulent ces derniers temps, mais ça ne sera pas toujours comme ça.

-Excuse. Tu as toujours fait en sorte d'être toujours un maximum présente pour Henry. Ça ne changera pas. Et elle est aussi accro à son travail si ce n'est plus que toi avec des horaires de fou et ce depuis le début. Toi comme elle, ça ne vous a jamais dérangé jusque là et je ne pense qu'elle te quittera parce que tu rentres tard, c'est pas son genre. En tout cas de l'impression qu'elle donne. Alors je repose pas ma question, qu'est-ce qui va changer ?

-Rien. Reconnu finalement Emma.

-Exact. Rien du tout si ce n'est que vous serez plus unies, plus ensembles, plus une vraie famille. Ne laisse pas tes peurs infondées tout gâcher Emma. On ne s'est pas battu contre elles toute notre vie pour avoir un semblant de vie normale pour les laisser gagner le jour où on a enfin trouvé le bonheur.

-Qu'est-ce que je fais alors ?

-Pour le moment, tu la laisses respirer. Tu n'as pas réussi à t'expliquer ce matin et je pense qu'elle-même n'était pas en état de t'écouter, sinon elle ne se serait pas butée ainsi. Ce qui me fait dire d'ailleurs que peut-être qu'elle a tout aussi peur que toi. Supposa Mary en ouvrant un nouveau et dernier carton de vêtement.

-Regina ? Non, pas du tout. Elle a jamais peur de rien, encore moins pour tout ça. Ça glisse sur elle comme des gouttes d'eau sur le plumage d'un canard.

-Bien-sûr que non. Tu la vois comme quelqu'un de fort et de détacher de tout, mais c'est pas vrai Emma et tu le sais très bien. Tu penses ça uniquement pour garder la position de la petite fille seule et apeurée. Mais y a pas que toi qui peut angoisser. Alors peut-être que oui, elle est plus détaché des choses que nous deux, mais ça ne l'empêche pas de craquer et d'avoir parfois besoin de soutien. J'en reviens pas que tu penses toujours ça alors qu'elle ta raconté son histoire avec Daniel.

-Mais de quoi elle aurait peur ? Je veux dire, j'ai pas l'intention de la quitter, je l'aime tellement, Henry aussi est fou d'elle, elle est géniale, attentionnée … Enfin, elle a tout pour elle.

-Et toi alors ? Henry t'aimes pas ? Elle ne te montre pas qu'elle t'aime ? Tu n'as pas un travail que tu aimes ?

-Je … Merde, je suis encore plus conne que ce que je pensais. Soupira Emma.

-Mais non, t'es pas doué c'est tout. Laisse les choses se calmer de son côté et maintenant que tout est un peu mieux ordonné dans ta tête, tu lui parleras et essaies de faire en sorte que vous mettiez vos peurs dans le même plat pour vous en débarrasser. Et de la comprendre. Garde juste en tête que tes peurs sont infondées, sérieux elle est raide dingue de toi, ça crève les yeux et retiens que c'est pas non plus quelqu'un à qui rien ne fait peur et qui vit tout super bien. Ça n'existe pas ça. En tout cas j'y crois pas.

Emma hocha de la tête et continua de ranger ses affaires en silence. Puis elle laissa Mary terminer puisque les garçons étaient arrivés et elle alla les aider pour ramener les meubles, ce qui leur prit une bonne partie de la journée puisqu'ils ne passaient pas par l'ascenseur d'Emma et qu'ils avaient dû passer par les escaliers tout aussi étroit. Elle ne comprenait pas d'ailleurs, avec August, pourquoi ils n'arrivaient pas à mettre les meubles dans l'ascenseur alors que pour son emménagement, elle ne se souvenait pas avoir eu ce problème.

Elle avait tenté de noyer le poisson comme elle avait pu quant à l'absence de Regina, mais c'était sans compter sur Zelena qui lui avait demandé de ne pas la prendre pour une idiote en la coinçant dans les toilettes. Emma avait été obligée donc d'expliquer leur dispute du matin - tout en gardant plusieurs éléments pour elle n'appréciant pas tellement l'attitude envahissante de la rousse - tout en la rassurant. Zelena l'avait légèrement menacé avant de s'inquiéter pour sa petite-sœur ne sachant pas où elle était. Elle savait qu'elle n'était pas à l'hôpital puisqu'elle y était passée le midi justement et elle n'était pas non plus avec l'un des Nolan puisqu'ils étaient tous les deux là. Ceci-dit, Regina aurait très bien pu se cacher chez David même si lui n'était pas là, c'était tout à fait son genre. Pensant que c'était probablement ça, Zelena préféra ne pas poser plus de question - même si elle bombarda sa sœur de messages - et se remit au travail, ses pensées dérivants tout de même quelques fois sur sa sœur. Enfin d'après midi, toute la petite troupe était affalée dans le canapé et les fauteuils - le canapé appartenant à Regina ainsi que les deux fauteuils en cuir tandis que deux autres fauteuils plus vieux mais dans le même ton que ceux de Regina appartenaient à Emma - tout en mangeant des pizzas dans une bonne ambiance. Finalement, c'est tout de même assez tôt que tous se séparèrent pour rentrer chez eux étant épuisés. Emma les remercia - en son nom et en celui de Regina - et sur le pas de la porte, Katherine lui donna une adresse où devait se trouver Regina. Emma avait totalement oublié ça, pourtant Regina lui avait fait découvrir son univers plusieurs mois auparavant. Elle demanda à Mary et Henry si ça leur dérangeait de rester à deux ce que bien-sûr ils acceptèrent en la pressant d'aller rejoindre Regina. Emma attrapa son sac, ses clefs de voiture et se dépêcha de s'y rendre espérant qu'elle y était toujours. Un doute s'insinua en elle. Elle y aurait passé toute la journée ? Ça serait étonnant.

Tout en suivant le GPS, Emma arriva rapidement à l'adresse donnée par Katherine et arriva devant une toute petite maison en bois blanc en très mauvais état et à l'herbe de la cour pratiquement aussi haute qu'elle. Elle poussa la petite barrière blanche, la rattrapant de justesse lorsqu'elle la sentit tomber en arrière. Okay, elle était juste posé. Est-ce que c'est le genre de maison d'horreur dans lequel se produit un meurtre ? Totalement.

Emma s'avança doucement vers la porte d'entrée qu'elle ouvrit délicatement - ainsi que la moustiquaire - de peur qu'elle ne s'écroule aussi. Elle appela Regina, mais pas de bruit. Elle s'avança doucement lorsqu'elle entendit un énorme fracas sur sa gauche, elle s'y rendit et crut mourir de peur lorsqu'elle vit une énorme masse arriver vers elle. Les deux femmes hurlèrent de peur et de surprise et Regina tapa juste à côté de la tête d'Emma.

-Oh, mon dieu, Emma tu n'as rien. Demanda la brune en attrapant presque violemment le visage de la blonde totalement paniquée.

-C'est bon je vais bien, je vais bien. Putain tu m'as fait peur.

-Quoi ?

"Tu m'as fait peur, mais ça va". Signa la blonde.

"Mince, Katherine va me tuer. Je ne devais pas toucher à ce mur". Se désola la brune en passant ses doigts sur le trou qu'elle venait de faire.

"Désolé, je ne voulais pas te faire peur".

-Qu'est-ce que tu fais là ? Demanda Regina en passant sa main derrière ses oreilles tout en craquant sa nuque d'avant en arrière.

-Je suis venue parler.

-Je pensais qu'on n'avait plus rien à se dire.

-Regina. Oh merde, heureusement que tu viens ici quand tu es colère. C'est toi qui as fait ce carnage ? Demanda Emma en suivant la brune dans la pièce principale qui devait auparavant être divisée en trois si Emma se fiait aux décombres. Pas le moment, compris. Dit-elle en retour au regard noir de la brune. J'ai envie de vivre avec toi, vraiment. Mais j'avais peur de m'imaginer plus loin parce que j'avais peur qu'en te rendant compte de qui j'étais vraiment, tu finirais par te lasser et par vouloir arrêter. Oui, je sais, j'avais tort parce que finalement tu sais déjà qui je suis, je t'ai déjà montré ma plus mauvaise par de moi, je continue d'ailleurs et qu'on en a déjà parlé. Oui on revient toujours au même point, blablabla ! Mais j'y suis pour rien, c'était malgré-moi, j'arrive pas à m'imaginer plus tard parce que j'arrive pas à imaginer que tout ce bonheur, que tout ce que tu m'apporte est réel et j'ai peur que si j'y pense trop de tomber plus bas encore.

-J'ai jamais dit que je te quitterais.

-Je sais et j'espère la même chose. Mais … Mais toute ma vie, j'ai eu des choses géniales pour qu'on me les retire ensuite et j'ai eu énormément de mal à m'en remettre. Je t'ai parlé de Neal qui m'a abandonné alors qu'il avait promis d'être toujours là pour moi et Henry même si c'était pas son fils biologique. J'y ai cru à ça et on a vécu trois années vraiment géniales à parler d'avenir, d'enfant, de mariage même. Je m'étais laissé pour une fois aller à rêver. Imagine ma surprise lorsque je suis rentrée un jour d'une planque de trois jours pour voir mon appartement vidé jusqu'à mes petites culottes et qu'il s'était envolé avec une partie de mon argent. J'ai dû tout revoir, j'ai dû oublier tous mes rêves qui m'empêchait de me relever parce que je savais que jamais je n'aurais le droit à ça, j'ai dû tout reconstruire et seule. J'ai … Depuis, j'ai juste appris à ne pas trop me focaliser sur l'avenir parce que je ne sais pas ce qu'il me réserve. Je ne vais pas faire et imaginer pleins de projets pour au final me rendre compte qu'ils seront impossibles. Je préfère laisser venir les choses comme elles sont. Et je dois t'avouer que je ne comprends pas pourquoi tu tiens tellement à tout planifier en ce-moment. Arrête moi si je me trompe, mais il me semblait que tu n'étais pas vraiment ce genre de personne et que tu es plutôt le genre à laisser les choses venir. Remarqua finalement Emma.

-Je suis désolé, je ne t'ai même pas laissé t'expliquer ce matin. Se contenta de dire Regina comme si cette vérité venait tout juste de lui frapper l'esprit.

Cette vérité venait tout juste de lui frapper l'esprit car elle s'était tellement focalisée sur la peur de perdre Emma qu'elle était restée bloquée sur le fait qu'Emma fuyait encore alors qu'en réalité, c'était elle qui avait fui pour une fois.

-Ça c'est sûr. Tu as agi comme si tu étais persuadé que j'allais te quitter. Tu as agi comme moi finalement.

-Je suis désolé. Répéta Regina en se rapprochant d'Emma pour la prendre dans ses bras et coller son front à celui de sa compagne. J'ai juste eu peur de te voir fuir comme la dernière fois et te voir fuir à chaque fois qu'on parlait de l'emménagement m'a fait peur parce que j'ai cru que ce n'était pas ce que tu voulais. Et après je me suis dit que finalement, tu ne désirais pas non plus avoir un avenir avec moi alors j'ai voulu qu'on planifie tout tout de suite afin d'être sûr que tu serais là dans mes projets futurs et pour être sûr que tu étais investis autant que moi.

-Mais comme moi au contraire, je ne voulais pas faire de projet pour être sûr de t'avoir avec moi et que j'évitais à chaque fois que tu tentais quelque chose, tu pensais que j'en avais rien à faire et que je ne voulais pas finir par vie à tes côtés.

-On s'est toutes les deux complètement trompés.

-Pour une fois que je suis pas la seule à merder.

-Alors tu es vraiment heureuse de vivre avec moi.

-Oui, sans l'ombre d'un doute. A une chose près, en fait pour tout de dire. Mary me l'a fait remarquer ce matin. La seule chose qui ne me plaît pas vraiment et qui m'agace, c'est que j'ai peur de ne pas pouvoir m'isoler lorsque j'en ai besoin. C'est pas contre toi, ni Henry, mais des fois j'en ai besoin pour tout organiser dans ma tête et faire comme une pause. Avant, soit j'envoyais Henry chez Mary lorsque j'en avais vraiment besoin ou alors j'appelais August pour qu'il garde Henry chez moi et je passais ma soirée seule dans mon monde, dans ma chambre. J'ai un peu peur de craquer si j'ai pas ça. Ou alors je double les doses à la salle-de-sport, il y a moyen.

-Tu as peur de perdre ton château ?

-Tu parles trop avec Henry. Soupira Emma même si elle comprit l'allusion.

Les deux femmes restèrent encore un moment dans les bras de l'une et de l'autre tout en discutant et en cherchant des solutions à d'éventuels problèmes de cohabitation qui finalement survenaient au fur et à mesure qu'elles parlaient. Finalement, sentant la fatigue les prendre, elles décidèrent de rentrer chez leur chez elles. Regina monta avec Emma étant venue à pied le matin et elles rentrèrent en silence constatant que Henry et Mary dormaient. Les deux amoureuses décidèrent tout de même d'aller embrasser le petit-garçon qu'elles réveillèrent malgré-elles, mais se rendormit aussitôt lorsqu'il fût rassuré du retour de la brune.

Sans prendre la peine de prendre une douche, Emma et Regina se déshabillèrent complètement pour se mettre sous les draps et s'endormirent aussitôt.


-Emma, bouge, réveil-toi. Souffla Regina en secouant la blonde.

-Mmh … Trop tôt … Moins bon réveil … Bisous. Marmonna-t-elle le visage retourné contre l'oreiller.

-C'est fait, aller je veux te montrer quelque chose. Fit la brune après avoir donné un baiser rapide sur la joue d'Emma la tirant ensuite vers elle.

-Rooh, c'est pas moi qui suis chiante finalement. Grogna Emma en se levant difficilement. N'en mais tu te fiches de moi, il est six heures, Regina Mills !

La brune se contenta de lui offrir un clin d'œil et un immense sourire en guise de réponse avant de la tirer vers une pièce du fond qu'Emma n'avait jamais vu puisqu'elle celle-ci était toujours fermée à clef, y compris la veille. Regina s'arrêta juste devant la porte et se retourna brusquement vers la blonde, son corps presque collé au sien.

-Fermes tes yeux. Ordonna-t-elle.

-Pourquoi ?

-S'il te plaît. Minauda la brune en embrassant Emma.

La blonde obtempéra et ferma les yeux. Elle recula d'un pas pour permettre l'ouverte de la porte et avança de six, sa main dans celle de Regina. Elle entendit la porte se refermer derrière et Regina lui dire qu'elle pouvait ouvrir les yeux ce qu'elle fit immédiatement. Des draps et des tapis de différentes couleurs étaient accrochés au plafond donnant l'impression d'être dans un magasin marocain où les murs et les plafonds étaient fait de tapisserie colorée. Tous ses livres étaient disposés sur ses étagères et d'autres qu'elle ne connaissait pas. Un énorme édredon orange était à terre sur un tapis bleu ciel, le tout ornés de guirlandes de différentes couleurs. Emma ne savait pas vraiment si elle avait l'impression de se retrouver dans le palais où Shéhérazade était retenue prisonnière dans le conte des Mille et Une Nuits ou bien si elle se trouvait au-dessus de nuage ou de vague agité et coloré. Emu par cet endroit terriblement poétique, Emma se retourna vers Regina qui semblait nerveuse.

-C'est un peu bête je sais, mais je me suis dit que tu avais besoin d'un endroit vraiment rien qu'à toi où tu pouvais t'évader en décrochant totalement du monde comme tu le fais quand tu lis. Et comme je ne me sers pas vraiment de cette pièce si ce n'est pour entreposer tout et n'importe quoi, comme tu peux le voir, je me suis dit qu'elle pourrait t'être dédié. Etre seulement à toi comme Henry à sa chambre et moi, mon bureau. Si ça ne te plaît pas tu peux modifier, j'avoue avoir un peu pété un câble.

-Tu plaisantes, j'espère ? J'adore tellement, c'est magnifique. Ça me fait tellement rêver. Personne n'avait jamais fait un truc comme ça pour moi et je … Mon dieu, je t'aime tellement. S'exclama Emma les larmes en yeux en se jetant sur les lèvres de Regina. Attends, quand est-ce que tu as fait ça ?

-Cette nuit. Je me suis réveillée un peu après qu'on se soit endormi et ce que tu m'avais dit me trotter dans la tête, alors j'ai réfléchi et j'ai eu cette idée. J'ai tenté de la repousser et de la prévoir pour aujourd'hui, seulement quand j'ai une idée dans la tête il faut que je la face. Alors je me suis levé et j'ai réorganisé un peu. Heureusement que tout était bien rangé. Il reste un peu de bazar derrière le drap noir, j'ai fait une entrée pour que ce soit libre d'accès. Je ferais un tri pour savoir ce que je garde ou non et le reste je jetterais ou l'enverrais chez mes parents, mais pour le moment ça reste là. Ça ne se voit pas de toute façon.

-Tu as passé la nuit à faire ça. Tu dois être épuisé. Je ne sais pas comment te remercier. T'imagines pas à quel point ça me fait plaisir Regina. Soupira Emma en recommençant à embrasser Regina faisant ses mains plus baladeuses et plus excitantes.

-Attends, on ne va pas faire l'amour ici. L'arrêta Regina.

-Tu plaisantes ? C'est le paradis et je veux te faire l'amour au paradis. C'est mon phare et je veux l'inaugurer comme il se doit. Décida la blonde en continuant d'embrasser Regina.

Elles se laissèrent tomber au milieu des chutes de draps, de couvertures et de coussins et savourèrent leur première nuit en habitant réellement ensemble.


Merci de me lire, je vous aime. Et n'oubliez pas de laisser une trace de votre passage, c'est ma seule récompense ;)

Prenez soin de vous et à bientôt,

LilyTom.