Chapitre 19
Merci de suivre cette histoire et merci à ceux qui m'ajoutent en favoris.
A Plumy : rooooh je suis tellement heureuse de savoir que tu avais aimé ma fic et qu'après tout ce temps tu y reviens ! Merci également d'avoir pris le temps de m'écrire cette review adorable. Hé bien, pour la réaction de Snape, on va dire que tu ne seras pas déçue xD ou peut-être que si justement... on verra ! ;) Pour James... ah ? Qu'est-ce qui te fait dire ça si tu as le temps de m'expliquer ? C'était pas du tout mon attention et si c'est ce que ça laisse entendre j'ai dû me gourer quelque part... j'ai déjà lu ce genre de fic, mais j'ai jamais lu une fic qui me convainc de la chose ! Si tu en as une à proposer, je suis tout à fait ouverte à découvrir ! Mais pour l'instant je préfère vraiment le Lily/Snape en rapport avec le Snarry. Je ne suis pas une de ces auteurs qui va mettre TOUS ses personnages gay même si j'aime ça en mode queer as folk, j'essaye de rester sincère et pour moi, le snarry est sincère, tout comme l'était la relation entre Lily et Snape, juste, bah... ils se sont manqués, quoi ! Leurs lignes n'étaient pas destinées à s'emmêler, contrairement à celles avec Harry. Par contre, concernant James, oui, je pense qu'il y a quelque chose mais pas de l'ordre de l'amour ou même du désir : je pense qu'il n'aime plus vraiment Lily, enfin, pas pareil qu'avant, il aime son souvenir, mais sa haine pour James est plus forte et... plus actuelle, en fait. Sinon, il aimerait Harry dans hp plus qu'il ne le détesterait.
C'est durant son dernier examen, l'examen d'histoire de la magie, que tout bascula. Si c'était à refaire, Harry aurait écouté ses amis. Il aurait écouté Hermione lui dire que c'était une manipulation et qu'il faisait exactement ce qu'il ne fallait pas faire, qu'il tombait dans le piège. Il aurait dû l'écouter alors qu'elle essayait de le raisonner, lui disant qu'il avait le complexe du sauveur, qu'il ne pouvait pas réagir comme ça, aussi stupidement. Il aurait dû répondre à Luna lorsqu'elle lui demanda pourquoi il toquait avec tant de frénésie à la porte close et sans vie du bureau du professeur Snape. Il aurait vraiment du les écouter. Ou peut-être aurait-il dû leur dire la vérité. Mais lorsqu'Hermione lui avait demandé ce qui se passait, la première réponse qui lui était venue à l'esprit était :
- Sirius est prisonnier de Voldemort.
S'écroulant contre la porte fermée et sans réaction du bureau de Snape, Harry ferma les yeux et inspira profondément. Ils le harcelaient de questions, de sermons divers et Harry n'arrivait pas à réfléchir correctement.
La vérité était impossible.
Il était au département des mystères, dans une salle remplies d'étagères croulant sous des tonnes et des tonnes de boules en verre. Aux pieds osseux et blanchâtres de Lord Voldemord, une forme noire tentait désespérément de se redresser.
- Avant de mourir, il y a une dernière chose que tu puisses faire pour moi. Tu vas me la rapporter.
La forme noire bougeait et on entendait de faibles raclements de gorge, comme quelqu'un qui essaie de parler après une torture insoutenable.
- Endoloris !
L'homme qui se traînait pas terre se retourna sur le dos dans une convulsion horrible, laissant échapper un hurlement de douleur qui fit rire Harry plus encore. La silhouette se tordait et se tordait encore comme un insecte pris dans les flammes et son visage couverts de sang et de sueur avait un rictus difficile à regarder. Harry abaissa enfin sa baguette.
- Lord Voldemord attend...
Essoufflé, les yeux à peine ouverts, le corps encore parcourus de tremblements causés par la douleur, l'homme soutint son regard avec une ferveur douloureuse.
- Vous devrez me tuer, répliqua Severus Snape.
- N'ai aucune crainte, je le ferai. Mais avant cela... tu vas payer... tu vas payer cher cette trahison... en m'apportant ce que je cherche ! Endoloris !
Harry ouvrit les yeux. Ils étaient là, tous, à le regarder, attendant une réponse qui ne venait pas. Dumbledore n'était pas là, Mcgonagall non plus, il n'y avait personne... personne...
Raisonnablement, Hermione lui exposa son plan afin de vérifier si Sirius était bel et bien là et Harry n'eut d'autres choix que de s'enfoncer un peu plus dans le mensonge pour cacher la vérité. En premier, il comptait se rendre seul au département des mystères, il ne comptait pas du tout être embarqué là dedans, dire que c'était Sirius qui était prisonnier n'était qu'un prétexte et, plus tard, quand il aurait sauvé Snape, il aurait été bien temps de leur expliquer. Il n'y avait juste pas une seconde à perdre dans de longues justifications, débats interminables et révélations intenses sur la raison qui poussait Harry Potter à vouloir sauver Severus Snape avec tant de ferveur. Alors, il se laissa embarquer en se disant qu'au pire, il pourrait demander de l'aide à Sirius - la situation était bien trop urgente pour ne pas dépasser ces choses-là. Même Sirius ne pouvait pas vraiment laisser mourir Snape, n'est-ce pas ? Mais lorsqu'Harry se connecta au réseau de cheminette, seul Creatur lui répondit. Sirius n'était pas dans la cuisine et l'abominable elfe de maison des Black refusait d'aller le chercher, jouant sur ses nerfs. C'est comme ça qu'Harry se retrouva stupidement piégé dans cette situation grotesque avec Ombrage. Mais évidemment, lorsqu'elle pria Draco d'aller chercher le professeur Snape, il revint les mains vides.
Bien sur qu'il n'est pas là, ragea Harry en lui-même, espèce de sombre crétin ! Il est au département des mystères, prisonnier de Voldemort...
C'est grâce à l'intelligence d'Hermione et à la dextérité de ses amis, ceci dit, qu'ils purent s'en sortir à peu près convenablement, après un temps infini qui tenaillait Harry à chaque seconde qui passait. Etait-il toujours vivant ? Lui avait-il administré le coup fatal, déjà, avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit ? C'est là, dans la forêt, au comble de la rage, qu'Harry ne put faire autre chose que de révéler à Hermione la vérité. Que c'était Severus, et non Sirius, qui était prisonnier de Voldemort, et que la situation était d'autant plus urgente que l'homme était à présent un traître et Harry n'avait pas besoin d'imaginer le sort que Voldemort réservait aux traîtres... Il lui fit promettre de ne rien révéler, car les autres ne comprendraient pas. Et comme Snape était un espion à la solde de l'ordre et qu'aucun d'entre eux ne l'avaient trouvé pas même Draco, elle ne remit pas en question sa vision. Elle paraissait logique, plus logique, plus vraisemblable que celle qu'il avait inventé. Mais dire la vérité à Hermione n'empêcha pas tout le monde de vouloir le suivre et comme Neville jouait sur ses sentiments en lui parlant de l'AD, Harry n'avait plus le choix : soit il perdait ses amis maintenant... soit il les perdait de toute façon. Il trouverait bien un moyen de les éloigner le moment venu. Comme il n'avait pas le temps de les convaincre plus et qu'Hermione, bien qu'essayant de l'appuyer, était gênée de le faire, il n'eut d'autres choix que d'accepter qu'ils viennent tous.
C'est comme ça qu'Harry se retrouva dans cette situation, dans une des allées de l'immense salle du département des mystères, ayant mené ses amis à la mort pour un mensonge, la boule portant son nom dans les mains, face à Lucius Malfoy et à tout une troupe de mangemorts encapuchonnés qui les cernaient de toute part.
Aucune trace de Voldemort. Aucune trace de Snape.
Aucune.
- Donne-moi ça, Potter ! Lui ordonna l'ignoble père de Malfoy.
Quand Harry pensait que ce petit enfoiré avait eu le cran de faire semblant d'avoir l'air consterné de ne pas le trouver ... il savait très bien où il était !
- Donne, insista-t-il.
Pourquoi tenait-il tant à ce machin ? Se demanda vaguement Harry.
- Où est-il ?
Sa voix était sèche. Entre la rage, et le calme total.
Les mangemorts éclatèrent de rire et Harry ne comprit pas. Ils l'avaient connu, non ? Même pour des mangemorts... ne l'avaient-il jamais considéré comme un ami ? Ils avaient passé Poudlard ensembles, ils avaient combattu ensemble... est-ce que ça ne signifiait à ce point rien pour eux qu'ils rient ainsi de sa mort ? De sa mort... le sang d'Harry se glaça dans ses veines.
- De qui veux-tu parler, Harry ?
- Oui, reprit en écho une insupportable voix féminine qui lui rappela comme un mélange des minauderies de petite fille d'Ombrage et du sadisme de Snape dans ses pires moments, de qui parles-tu, bébé Potter ?
Harry sentit une veine se mettre à palpiter sur sa tempe. Il tenait son bras valide, qui ne tenait pas de baguette, levée entre les mangemorts et ses amis comme si ça pouvait changer quoi que ce soit. Comme si ça pouvait les protéger de son égoïsme et de sa stupidité. Il aurait dû se tenir seul ici. Il aurait dû leur dire la vérité, ils avaient le droit de savoir la vérité. Mais il ne pouvait plus se soucier de la vérité à présent, il les avait déjà perdu. Peut-être qu'Hermione lui pardonnerait. peut-être que Luna, dans sa finesse d'esprit, avait déjà tout compris depuis le début. Peut-être, s'ils s'en sortaient vivants, qu'elles pourraient lui pardonner assez pour lui parler de nouveau.
- Vous l'avez fait prisonnier. Où est-il ?
- Huum... je te le dis si tu me donnes la prophétie que tu tiens dans la main, Potter.
- Harry, lança Ron d'une voix peu assurée, qu'est-ce qu'ils veulent dire ? Pourquoi tu ne leur dis pas que tu parles de Sirius ?
Malfoy esquissa un rictus qui ressemblait à un rire et se tourna vers Ron dans une imitation peu convaincante de Severus Snape dans ses pires jours d'enseignements.
- Parce qu'il ne parle pas de Sirius, stupide et fidèle Weasley...
Harry voulu fermer les yeux pour échapper de façon totalement illusoire à cette situation qui se refermait sur lui comme un étau.
- QUOI ?! firent les voix mêlés de ses amis, mais Harry de quoi est-ce qu'il parle ? Qu'est-ce qu'il veut dire ?
- POUR QUI EST CE QU'ON A RISQUE NOS VIES, HARRY ?!
- Le petit bébé Potter s'est...
Malfoy leva la main pour ravaler les paroles que la femme mangemort s'apprêtait à lancer, et tous se turent. Visiblement, il leur était supérieur.
- Tait-toi, Bellatrix. Tu ne connais pas Potter comme je le connais, dit-il avec une voix douce qui devait, Harry le savait, faire des ravages en manipulation. Il a une faiblesse très marqué pour le mélodrame... mmmm, plus que je n'osais l'imaginer, je dois avouer...
Il éclata de rire et cessa brusquement ses allées et venues pour lui tendre la main d'un geste impérieux et autoritaire.
- Donne-la moi, Potter, donne-la moi et je te dis où il est.
Harry scruta le regard de Malfoy, ce regard de serpent aussi perfide et mauvais que celui de son fils. Mais avait-il d'autres choix que de l'écouter ?
- Donnez-moi l'assurance qu'il partira d'ici en vie, avec tous mes amis et que vous ne leur ferai aucun mal. Donnez-moi l'assurance que vous ne toucherez à aucun d'entre eux, et vous m'avez. Moi et cette chose. Ou je la détruis immédiatement ! S'écria-t-il en dirigeant sa baguette vers la boule.
- ARRETEZ ! Hurla Malfoy aux mangemorts qui s'apprêtaient à leur lancer des sorts avant de rediriger son attention sur Harry. Potter, tu n'es pas en position de négocier...
Quelque chose dérangeait Harry, comme quelque chose qui essayait de pénétrer son esprit, mais Harry avait compris, à présent. Le point culminant entre la rage et le calme le plus profond, celui de la magie originelle, de la force à l'état pure, la force du vent qui déracine l'arbre sans se soucier une seconde de celui-ci, sans ressentir quelque chose pour lui. Ni colère, ni joie, ni compassion. Il ne laisserait pas Lucius Malfoy fouiller dans son esprit.
- Soit, accorda Malfoy, je te dirai où il est et il pourra repartir avec tes amis, nous ne leur ferons aucun mal. En échange, toi et cette prophétie, vous êtes à moi... je veux dire, au Seigneur des ténèbres.
- Promettez-le.
Il ne lui faisait pas confiance le moins du monde, mais avait-il d'autres choix ? Chaque seconde qui s'écoulait était fatale...
- Harry, ne fait pas ça !
C'était Neville. Lucius soupira.
- Ah, Potter... toujours aussi arrogant... Très bien, je te le promets, au nom du seigneur des ténèbres. Nous ne ferons aucun mal à aucun de tes amis.
Harry acquiesça sombrement.
- NON HARRY NON !
- HARRY !
Trop tard. Il avait déjà donné la prophétie. De toute façon, il se moquait bien de cette stupide prophétie.
Il y eut une explosion de joie de la part des mangemorts et des cris de lamentations et de protestation de l'autre part. Harry voulait juste qu'ils se taisent, qu'ils se taisent tous. Le rire de Lucius Malfoy lui striait les tympans. La seconde d'après, il était entravé.
- Par... partez, souffla-t-il dans un souffle étranglé.
- Harry, nous ne pouvons plus bouger !
Lucius Malfoy glissa la prophétie sous sa cape. Il riait tellement qu'Harry succomba et ferma les yeux. Tout partait en vrille.
- Non, non, non, pas déjà... susurra Malfoy, j'ai dit que je n'allais pas leur faire de mal, mais rien ne m'empêche de les retenir encore un peu, n'est-ce pas ? Je veux qu'ils voient, Potter ! Je veux que TOUS voient ce que tu es vraiment. Le seigneur des ténèbres ne sera là que dans un moment... j'ai le temps de m'amuser un peu avec toi, hum ?
Les mangemorts éclatèrent de rire. Pas Lucius. Il le fixait droit dans les yeux, de son regard de serpent pervers. Harry n'avait aucune idée de quoi il parlait. Il savait que ça allait faire mal et qu'ils allaient tous mourir. Que Snape était sans doute déjà mort. Il n'y avait plus échappatoire, et c'est la seule chose qui importait. Mais il se trompait.
- Voyez-vous, déclara Malfoy, ses pas claquant lentement sur le sol impeccable et sa voix détachant chaque mot avec une délectation sadique, il se trouve qu'après l'attaque de cet imbécile de Weasley, le seigneur des ténèbres a compris quelque chose d'important... Harry Potter était capable de lire dans sa tête, de voir ce qu'il y avait dans sa tête... cependant, ce désagrément signifiait également, comme vous pouvez vous en douter, que le seigneur des ténèbres aussi pouvait lire dans les pensées d'Harry Potter... ! Ses pensées, ses rêves, ses désirs les plus secrets, ses fantasmes...
Oh, non, non, non, gémit intérieurement Harry, j'aurais dû t'écouter, Hermione, tout mais pas ça ! S'il vous plaît, pas ça. Pas ça !
- Quelle ne fut donc pas sa déception, raconta Malfoy avec un odieux ton faussement dramatique, de découvrir ce à quoi le célèbre Harry Potter tenait le plus, ou devrai-je dire qui... ? Ce ne fut, à sa grande surprise, pas son parrain, Sirius Black... - il avait dit cela sur un faux ton de reproche - ... mais un tout autre et surprenant individu. Le comique de la situation, voyez-vous, a contrarié les plans de notre seigneur, mais rien d'irrémédiable à sa grande capacité de manipulation, bien entendu... Et il s'est dit que finalement, ce serait même bien plus amusant ainsi...
ll ressemblait à ce lion malingre et méchant dont Harry avait oublié le nom dans ce dessin animé Moldu, Le roi lion, que Dudley regardait enfant et qu'il avait pu apercevoir en cachette, une fois, il y a longtemps, alors que Piers était à la maison avec Dudley... A présent, c'était lui le lionceau. Muet, bâillonné et à genoux, plus vulnérable qu'il ne l'avait jamais été, il pouvait seulement fixer Malfoy avec toute la haine dont il était capable.
- Oh, je devrais préciser que sans l'aide de mon cher fils qui me rapporta ceci, ajouta Malfoy en sortant des fioles des poches intérieures de sa robe, des fioles qui contenaient des filaments bleutés luisant d'une lueur menaçante, rien de tout cela n'aurait pu être possible...
Le coeur d'Harry s'emballa, ses yeux s'agrandirent de terreur et il gémit dans le bâillon invisible qui le retenait, tentant de remuer sans y parvenir.
- Car, poursuivit Malfoy dans le silence de mort qui s'était abattu sur tout le monde, même chez les mangemorts qui ne semblaient sincèrement pas au courant si l'on en croyait leur immobilité et leur absence de ricanements, pardonnez-moi de mes explications tardives, le vieil homme sénile qui tenait lieux de directeur à Poudlard avait demandé à Harry de prendre des cours d'occlumentie afin de se protéger de ses intrusions. Et certainement dans la crainte de voir son secret découvert, Harry Potter avait dû glissé certaines pensées hors de lui, dans ces ravissantes petites fioles facilement volables par quelqu'un d'aussi habile en la matière que mon fils... ce fut très stupide de ta part, Potter, tu le sais, n'est-ce pas ? Je suis sur que Dumbledore a dû te le dire en te donnant ceci, non ? Rien ne sera jamais plus vulnérable, jamais plus clair qu'une pensée glissée hors de l'esprit... Si tu les avais laissé là où elles étaient, peut-être, peut-être, qu'il y aurait eu une chance, une chance infime que tu réussisses... mais en les mettant hors de toi, en voulant les nier, Potter, elles ont pris en toi plus d'importances, t'empêchant à la fois la bonne maîtrise de l'occlumentie et rendant tes émotions plus vives, plus douloureuses encore... Et s'il y a bien une chose que le seigneur des ténèbres sait repérer plus que toute autre, Potter... C'est la douleur.
Il avait prononcé ce dernier mot d'un ton menaçant en débouchant la fiole d'un seul coup, retenant encore son contenu avec son pouce. Harry remua. Ce n'était pas un maléfice classique, il n'était pas pétrifié, seulement ligoté par une force plus grande que lui, et il pouvait remuer, et grogner des sons inintelligibles en se blessant les lèvres contre l'étreinte acérée, et c'est ce qu'il fit. Toute sa vie ne semblait plus que suspendue au crochet de ce pouce qui maintenait encore la fiole.
NON NON NON S IL VOUS PLAÎT S'IL VOUS PLAÎT JE VOUS EN SUPPLIE ... PITIÉ ! Hurlait-il dans sa tête, SI VOUS FAITES CA JE VOUS TUERAI, JE VOUS TUERAI !
Lucius ricana.
- Tu as peur, n'est-ce pas, Harry Potter ? Tu préférerais mourir que de voir révéler tes secrets les plus sombres devant tes amis... la seule famille que tu ais jamais eu... Que c'est triste... et tu es sur le point de les perdre... tu le sais, n'est-ce pas ?
Harry voulait entendre la voix d'Hermione lui dire qu'il ne la perdra jamais, qu'ils seraient toujours amis. Qu'ils allaient s'en sortir. Mais pas plus que lui, ils ne pouvaient parler. Lucius le dominait de toute sa hauteur et il souriait d'un air plus sadique que jamais Severus Snape n'avait réussi à atteindre en bougeant son pouce du bord de la fiole, donnant un coup de baguette au filament qui s'éleva dans les airs avant de se transformer en une fumée brumeuse et luminescente comme il y en avait dans les pensines, confirmant ses pires craintes... Il existait bien un sort pour manipuler les souvenirs à sa guise et les rendre visibles de tous, un peu comme les écrans moldus, mais en beaucoup plus réel, palpable. Pourquoi n'y avait-il pas pensé ? Pourquoi, depuis le début, pourquoi n'avait-il pas suivi les cours d'occlumentie normalement ? Il dévisagea Lucius qui le dévisageait jusqu'à ce que ses yeux brûlent, jusqu'à ce que des larmes presque acides roulent de long de ses joues et que la douleur dans sa nuque devienne insupportable. Et lorsque Lucius s'écarta pour que tous puissent regarder l'image qui devenait de plus en plus claire, il baissa la tête, laissant son corps retomber contre l'entrave, privé de toute volonté et de toute énergie.
- Mes chers amis mangemorts et chers élèves de Poudlard, laissez-moi vous révéler tous les points faibles du grand et célèbre Harry Potter !
Il y eut des bruits étouffés, derrière lui, des grognements de surprise, de colère, des gémissements, des mouvements. Harry ferma les yeux. Des larmes roulaient encore et encore pour s'écraser sur le carrelage glacé devant lui. Il voulait partir hors de son corps, loin, loin de tout, de ce monde, des moldus, des sorciers, de Voldemort, de Poudlard... Il voulait vivre en ermite pour le restant de ses jours, loin du monde et de tout être humain, sorcier ou moldu.
Harry marchait dans le parc de Poudlard par une chaude journée d'été quand une voix forte lança :
- Ca va, Potter ?
C'était James ; James à 15 ans.
- Expelliarmus !
Harry n'eut pas le temps de réagir que sa baguette lui échappa des mains et il fut projeté violemment plusieurs mètres en arrière. Les maléfices le touchaient avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit et il était là, traînant à terre, incapable bouger, toussant et recrachant des tonnes et des tonnes de bulles de savon...
Mais regardez ce monstre !
Cette cicatrice hideuse !
Les rires, les rires, les rires. C'est tellement fort que ça lui fait mal.
Et regardez comme il est maigre, beeeuaaark, c'est dégoûtant !
Ces visages penchés sur lui, pas une once de ciel bleu, pas une seule échappatoire, il ne peut plus respirer...
Potter le monstre ! Potter le monstre !
Soudain, James n'était plus James, ni aucun d'entre les maraudeurs. C'était Dudley, Dudley si grand, si gros, si fort et physiquement supérieur, entouré de sa bande de copain...
- On va chasser le Harry, aujourd'hui, les gars !
Le visage de Dudley avait pris l'expression condescendante et fière de James, le rendant plus mature, plus féroce, plus beau, sans doute.
Harry fut projeté tête à l'envers dans les airs, dévoilant ses jambes maigres, ses genoux noueux, sa peau pales couverte des marques du froid qu'il subissait dans le placard, dévoilant ses côtes si maigres que ça faisait peur... Harry se sentait petit, tellement petit, il avait de nouveau 7 ou 8 ans...
- Laissez-le tranquille !
C'était Snape, Snape a 15 ans.
- Je vous ai dit de le laisser tranquille !
Harry retomba comme une poupée de chiffons. Il n'utilisa pas sa baguette. Il avait 8 ans, il était petit, faible, sans baguette, il n'était qu'un monstre. Et pourtant la seconde d'après il s'entendit lever la tête et s'écrier :
- Laisse-moi tranquille ! Je n'ai pas besoin de l'aide d'un sang de bourbe comme toi !
Severus le dévisagea d'un air choqué, puis déterminé.
- Très bien, Potter, très bien... la prochaine fois, ne compte pas sur moi ! Et si j'étais toi, je disparaîtrais, car ils ont raison : tu n'es qu'un monstre ! Et tu ne mérites pas mon aide...
Et il tourna les talons, le laissant en proie à Dudley et les autres.
- Qui veut me voir déshabiller Harry-le-monstre ?
Un autre souvenir se superposa au premier. Un rêve, encore une fois. Il n'avait pas besoin de regarder pour savoir duquel il s'agissait. Rêve semi éveillé entre deux rêves, entre deux sommes. Était ce vraiment un vrai rêve, ou est-ce que ça faisait parti des visions qu'il imaginait, à 3,4 heures du matin en s'éveillant avec une érection brutale suite à un rêve douloureusement inassouvi dont il se se souvenait l'émotion plus que les images précises ?
Harry franchissait la porte du bureau de Snape. La nuit était tombée et tout était sombre hormis la lueur des bougies qui se reflétaient dans les fioles.
- Snape ?
Ca ressemblait à une retenue comme une autre, comme il en avait vécu des tas et des tas dans la réalité.
- Professeur Snape, Potter.
Harry sursauta. Sa voix était suave et froide comme un serpent qui ondule son corps sur le carrelage... Snape était assis dans son fauteuil en cuir noir plongée dans une presque pénombre où l'on devinait sa silhouette menaçante. Il tenait ses jambes croisées, ses bras tendus sur les accoudoirs et son visage encadré par des mèches de cheveux noirs, on ne voyait que son regard d'une profondeur sans pareil qui le fixait intensément.
- Vous savez pourquoi vous êtes ici, Potter, n'est-ce pas ?
Doucereuse, tranchante. Harry se mordit les lèvres.
- Parce que... parce que j'ai fait une erreur.
Snape se leva et tourna autour de lui comme un fauve joue avec sa proie.
- Dites-le, Potter. Je veux vous l'entendre le prononcer...
Harry baissa la tête.
- Parce que je suis médiocre et insolent et que je vous ai déçu, professeur.
- Bien, bien... approuva Snape en allant chercher quelque chose sur une étagère. Baissez-les-yeux, petit insolent !
Harry obéit. Il entendait le tapotement du fouet dans les mains de Snape.
- Bien, vous savez donc qu'en temps de tel... vous méritez d'être puni ?
Harry hocha la tête.
- Ôtez votre chemise.
Harry obéit, encore une fois, gardant la chemise sur le bas de ses bras. Il y eut un claquement, puis un autre. Il frissonna, s'arqua.
- Je vous fouetterai jusqu'à ce que vous demandiez grâce !
Troisième claquement, quatrième, cinquième. Harry gémit.
- Qu'est-ce que j'entends-là ? Un gémissement ? Avez-vous mal, Potter ?
- O-oui.
Le fouet caressa son dos, claqua sur ses fesses. Puis une main fine et chaude vint effleurer les marques laissées sur sa peau, longèrent sa colonne vertébrale en un effleurement à peine soutenable. Harry se mordit les lèvres avec une telle force qu'il crut saigner. Une main saisit son visage, de dos, et une voix tranchante et suave susurra délicieusement à son oreille :
- Suppliez-moi...
Yeux fermés, Harry se passa la langue sur les lèvres.
- Snape...
- Professeur !
- Professeur... s'il vous plaît... je vous en supplie…
Il était si dur que ça en faisait mal. La main de Snape effleura son torse pour descendre vers son entre jambe qu'il effleura à peine. Harry poussa un cri aigu.
- Est-ce cela, que vous voulez ?
Harry hocha frénétiquement la tête.
- Bien... je suppose que je pourrais vous le concéder...
La main le saisit à travers le tissu, exerçant des mouvements répétitifs, continus et atrocement lents. Harry hurla. Il hurla tellement fort que l'autre main de Snape le bâillonna.
- Taisez-vous ! Gémissez doucement... comme ça, voilà... Est-ce que ça fait du bien ?
- O-oui.
- Est-ce que vous voulez que j'aille plus vite ?
- S'il vous plaît...
Snape accéléra un peu, juste avant de le lâcher complètement.
- Oh je vous en supplie, gémit Harry avec précipitation, continuez... J'ai vraiment besoin que vous continuiez...
- Non, refusa la voix de Snape qui lui face. D'abord, vous allez vous mettre à genoux.
Harry hocha la tête, si ruisselant de débauche que c'était inutile d'attendre de lui une réponse intelligente.
- Vous voulez me plaire, Potter, n'est-ce pas ? Alors, à genoux !
Son regard luisait d'un tel désir, d'un tel sadisme, Harry tomba à genoux sans même s'en rendre compte, sans cesser de le dévisager. Une main se posa sur sa joue, presque avec tendresse tandis qu'il le déshabillait maladroitement, trop occupé à le regarder, et lorsqu'il l'eut déshabillé suffisamment et qu'Harry le saisissait des deux mains, le visage de Snape se tordit dans une expression de telle douleur, de telle fragilité...
- Oh, Potter… continuez…
Harry vint dans un gémissement étranglé.
- Ca sera tout, Lucius, merci bien, trancha soudain une voix froide.
Harry, qui flottait dans un état nauséeux proche de l'évanouissement et n'entendant qu'à peine à présent ce qui l'entourait, ni les voix ni les gémissements, les rires des mangemorts, les grognements et les plaintes derrière lui, les sarcasmes, sursauta violemment. La vision s'était évanouie, comme n'ayant jamais existé. Il leva la tête. Un des mangemorts masqués s'était avancé derrière Malfoy et l'épouvantable bonne femme poussa un rire suraigu. Son coeur battait si fort qu'il n'arrivait qu'à peine à respirer. Alors, le mangemort enleva son masque, et Harry sentit une vague de souffrance l'envahir, pire que ce qu'il avait jamais ressenti. Incapable de respirer, incapable de bouger, comme après un coup de point dans le ventre, incapable de faire autre chose que de fixer le visage de Severus Snape.
Jamais, jamais Harry ne l'avait vu si blême, si immobile, comme figé dans la pierre, dénué de la moindre expression. Il avait pris une teinte grisâtre proche de celle que l'on a lorsqu'on est malade. Harry sentit une vague de nausée l'envahir. Les larmes dévalaient et dévoraient sa peau comme de la lave d'un volcan en éruption. Il y avait tellement de douleurs, de regrets, de dégoût de lui-même en lui à cet instant qu'il était incapable de démêler ce qui le blessait le plus dans tout ça.
- Hé bien hé bien, Potter, on dirait que ton fantasme est sur le point de se réaliser… déclara sournoisement Lucius Malfoy. Je t'avais promis que je te dirais où il est… hé bien, le voici. En pleine forme, comme tu peux le remarquer.
Harry tourna son regard vers lui. Un regard luisant, tremblant, flamboyant d'une haine qu'il n'en avait jamais ressenti pour qui que ce soit.
- Il faudrait que tu apprennes à faire la différence entre les rêves et la réalité...Oh, regarde, Severus ! On dirait bien qu'il veut me tuer…
Snape serra le point autour de sa baguette.
- On dirait bien, Lucius.
Sa voix était froide, dénué de ce petit quelque chose de joueur et de sarcastique qui donnait à ses mots un ton mordant et rythmé. C'était juste froid, sans timbre, aussi lisse que de la glace que personne n'a jamais foulée.
Harry baissa la tête. Il ne voulait pas entendre sa voix, il ne pouvait pas. Il ferma les yeux très fort comme si cela pouvait faire disparaître absolument tout ce qui l'entourait. Ou peut-être seulement lui. Jamais encore il n'avait souhaité mourir avec autant de conviction.
- Donne à ce gamin une petite leçon, Severus… tu veux bien.
C'était Lucius qui avait dit ça. Et Harry n'avait besoin de regarder pour savoir ce que ça voulait dire. C'était un ordre.
- Il est au seigneur des ténèbres.
- Hum, répliqua Lucius. Et tu sais bien que le seigneur des ténèbres… apprécie plus que tout ta plus grande loyauté, Severus...
Sa voix était sévère, et Harry devina que Severus n'avait pas le choix. Si choix il y avait. Il ne savait plus. De quel côté était-il, en fait ? Qui était vraiment Severus Snape ? Une main se posa sous son menton et lui releva le visage sans aucune douceur. Une main qui lui avait un jour apporté soutient, soin et réconfort. Il ferma les yeux très fort, la seule défense qui lui restait.
- Quand vous avez des pensées aussi sales et aussi monstrueuses que les vôtres à l'égard d'un de vos professeurs, Potter, ayez au moins la décence de le regarder dans les yeux !
Sa voix ne tremblait pas de la même colère, pas de la même façon. C'était une voix plus froide et plus cruelle que celle de Voldemort. Il obéit, la poitrine se soulevant à un rythme effrénée.
- Le seigneur des ténèbres vous a envoyé une vision de ma personne torturé par ses soins et dans votre petit complexe de grandeur, vous avez accouru pour me sauver… comme c'est… touchant !
Il poussa un ricanement mauvais. Son visage dénué de toute sorte de compassion, d'émotion, d'une lueur quelconque... Le menton d'Harry se troubla. Il ne voulait pas, il ne voulait pas vivre ça. C'était trop, bien trop qu'il ne pouvait supporter à ce stade.
- Harry Potter, risquant la vie de tous ceux qui l'aiment pour me sauver, moi… moi qui te hait, Potter… J'aurais rit, si tu ne me dégoûtais pas à ce point.
Les mangemorts éclatèrent de rire. Severus lui-même eut un rictus.
- Le seul petit problème, là dedans, c'est que je prendrais moins de plaisir à te torturer, vois-tu, si je sais qu'une partie de toi le désire… Mais, soit, je suis un homme qui se suffit de peu, Potter. Et te voir te rouler à mes pieds sera une satisfaction suffisante. Il y a tellement longtemps que j'attends ça… te voir plus bas que terre, en proie à la souffrance la plus pure… Endoloris !
Le sort d'entrave se défit, remplacé par une souffrance qu'Harry avait déjà ressenti auparavant. Une souffrance qui s'oublie avec le temps, car le cerveau ne peut pas contenir cette folie, il ne peut pas appréhender le niveau de souffrance que ça impose au corps. Le corps d'Harry s'arqua de lui-même, se tordant, convulsant comme voulant échapper à la lave en fusion qui ravageait son corps sans l'achever.
Puis ça s'arrêta. Snape éclata de rire, les cris de joie, les gloussements des mangemorts le transperçaient de part en part.
- Dites-moi, Potter, je voudrais savoir : est-ce parce que personne ne vous a jamais aimé que vous fantasmez sur la seule personne à Poudlard qui vous déteste, ou les traitements que l'on vous a fait subir ont-ils biaisés la notion même d'amour à vos yeux ?
Il haleta, des larmes coulant à flot, toutes seules, de ses yeux troublés. La torture reprit, sans prévenir, sortilège informulés, et Harry hurla. Il hurla comme il n'avait jamais hurlé de toute sa vie. C'était des aiguilles de feu s'insinuant partout sous sa peau, sous ses ongles, c'était sa peau que l'on arrachait à mains nues, c'était un brasier qui dévorait chaque cellule de son corps… C'était cette chose qui essayait de s'insinuer en lui, de rentrer dans son esprit…
- N'auriez vous pas dû porter vos fantasmes ridicules sur... disons… cette chère Dolores Ombrage qui prend tant de plaisir à vous torturer ? Ou, peut-être… sur le seigneur des ténèbres lui-même ?!
Harry pleura, et sanglota comme un enfant, comme un bébé, il entendit sa voix supplier, lointaine, inaccessible, incontrôlable. Il avait 8 ans, il avait 8 ans et il était torturé par Dudley, il avait 6 ans et était seul dans le placard, il avait confiance à la mauvaise personne… et il se retrouvait de nouveau là… dans le noir… ridicule…
monstre, monstre, monstre !
Ca éclatait. Tout éclatait. Harry crut devenir fou. Il devint fou. Ca dépassait la douleur, ça dépassait tout ce qu'il avait pu ressentir jusque-là.
Les barrières dressées autour de son esprit étaient devenus des murailles infranchissables que rien ne pouvaient dépasser, ébranler. Et à l'intérieur, tout s'écroulait et tout explosait. A l'extérieur, c'était l'enfer, un monde de feu, de braises, tout était incandescent, tout était bouillant et bouillonnant, et cette chose monstrueuses qui voulait rentrer dans son esprit, mais tout ce qu'il entendait c'était les Dursley hurler à la porte de son placard et il ne voulait plus sortir… il était enfermé dans le noir, contenu dans le petit espace de son placard, roulé en boule, loin, très loin…
Tout devint ténèbres et son corps, un amas de souffrance informe.
Harry ne se souviendrait pas, ou qu'à peine, de ce qui suivit. Il se souviendrait à peine des membres de l'ordre arriver dans l'enceinte du département des mystères, il se souviendrait à peine de Sirius se précipiter à son chevet pour essuyer son visage quasi inerte aux yeux à demi-clos, il se souviendrait à peine des mains le redressant pour le prendre dans ses bras et des mots sans sens que l'homme sanglotait en boucle :
- Oh, Harry, je suis désolé, tellement désolé, j'aurais dû être là, j'aurais dû être là, bon sang, oh, Harry, Harry… je t'avais pourtant prévenu… Harry, je t'aime tellement, tellement fort, je te demande pardon, reste avec moi, mon grand, d'accord ? Respire, ça va aller, respire…
Harry se souviendrait à peine avoir souri et dit dans un souffle à peine audible :
- Je t'aime… Sirius…pardon...
Il se souviendrait à peine du sort, du son, du rire, du cri, de la mort prenant possession des prunelles de son parrain tandis qu'il s'écroulait à côté de lui, face à lui. Et Harry, loin de son corps, incapable de bouger, regardait le visage inerte de son parrain tandis que la compréhension se faisait peu à peu, d'une lenteur à mourir, et il sentait son corps, loin de lui, se convulser progressivement sous des sanglots horribles qui se transformèrent en cris qui déchirèrent l'espace temps jusqu'à la profondeur de son âme. Il se souviendrait à peine de Lupin, hurlant, le saisissant à son tour de toute sa force et de l'arrivée de Dumbledore, puis de Voldemort le torturant encore et encore, et la douleur… seulement la douleur…
Hé bien voilà, très réjouissant comme vous le voyez ! x) Choqué(e)s ?
Question 1 : Je suis seulement quelques chapitres plus loin et je suis relativement bloquée... Comment pensez-vous que Snape va réagir par la suite ? Est-ce que vous pensez qu'il va se rapprocher de lui plus encore ( ça créé des liens la torture xD ), ou bien au contraire l'éviter encore plus... ?
Question 2 : J'ai réalisé après avoir écrit toute ce passage de l'histoire que... bah, qu'Harry, s'il dénonçait Lucius, était obligé de dénoncer Snape... bon y a des incohérences flagrantes dans le canon également, mais du coup je pensais peut-être qu'Harrry ne dénoncerait personne pour sauver Snape, jouant la carte " j'ai été torturé et j'ai tout oublié " ? Que préféreriez-vous et qu'est-ce qui vous semble le plus logique ?
Question 3 : Pensez-vous qu'Harry, après tout ça, reconnaîtra l'identité du Prince de Sang-mêlé ?
Voilà, merci de me laisser vos avis et de répondre aux questions si vous avez des choses à en dire ! Bonne journée.
