RARs :
Alycia Panther : Hé ! La réponse à ta question dans… le prochain chapitre :D oupsi, mdrr mais des bouleversements dans ce chapitre-ci tout de même ! J'espère que les extraits de mon Comité ne t'ennuient pas trop c'est surtout mes goûts personnels après tout ! Je t'embrasse fort et je souhaite une excellente lecture !
Cosmo : Les réponses à tes questions (et plus) dans ce chapitre, évidemment ! Un peu moins tranquille d'ailleurs (et le prochain, je n'en parle même pas XD). Je te remercie pour ta constance et ta présence, prends soin de toi et de tes proches également, je t'embrasse fort. Bonne lecture !
Guest : Merci pour ton adorable commentaire ! J'espère ne pas te décevoir pour la suite ;) Je te fais plein de bisous et je te souhaite une agréable lecture - pleine de rebondissements…
S : Hé ! Merci beaucoup ! Pour ce qui est de ta demande, si tu me donnes de quoi te contacter (mon adresse mail est sur mon profil) je peux t'envoyer mon Comité de lecture et tu m'indiques ceux que tu aimes le plus, comme ça, ça me donne une petite idée du genre d'histoire qui te plaît et que tu aimerais voir dans la communauté francophone ! Je t'embrasse fort et je te souhaite une agréable lecture !
Shinji Inu : Gaara remarque tout, hahahaha ! J'espère que tu n'as pas trop souffert durant le confinement, je sais que ça a été une réelle galère pour pas mal de personnes… Un peu plus d'Utakata et de Gaara dans le chapitre… suivant XD mais ici quelques révélations boul-ver-santes ;) N'oublie pas de me donner ton vote final concernant le comité de lecture ! Je t'embrasse fort et je te souhaite une agréable lecture !
GaiaCross : Hello ! Toujours aussi adorable ! Je suis très fatiguée, il faut l'avouer, mais avec la reprise de l'année, cela devrait se stabiliser (j'espère)... On revoit Utakata (qu'est-ce que je l'aime celui-là) et Gaara dans un prochain chapitre. Ici vient le moment culminant ! Je suis contente de t'avoir fait découvrir quelques personnages en tout cas ^^ je peux comprendre qu'on ne regarde pas les ~800 épisodes XD N'oublie pas de me donner ton vote pour le comité de lecture que je t'aie envoyé ! Je t'embrasse fort et je souhaite une excellente lecture ! Ananas et licornes argentés sur toi 3
Angel Cry0o : Ahhhhhhhh, je te suis reconnaissante pour ta fidélité, mais si tu souhaites vraiment avoir la suite, je t'encourage à aller voir la version anglaise de la fiction ^^ Je suis tellement excitée à chaque fois qu'Oro et Jiraiya reviennent et Itachi va avoir son petit moment de gloire aussi, promis ! J'adore Mio aussi ! Je suis vraiment désolée pour le retard concernant le comité de lecture et j'espère que tu vas quand même en profiter ! Bref bref, je te laisse profiter d'un de mes chapitres préférés ! Gros bisous et à la prochaine !
demonangel59 : Un grand merci pour le compliment, je vais faire de mon mieux pour la suite et avec un peu de chance, elle sera terminée avant la fin de l'année ! Je t'embrasse fort et je te souhaite une bonne lecture de ce (terrible) chapitre. ;)
lesaccrosdelamerceri : Toujours un grand merci à toi pour ta présence ! Si tu as trouvé le dernier chapitre intéressant, alors que dire de celui-ci XD Bonne chance, voilà tout ! Je t'embrasse fort et je te souhaite une agréable lecture !
Mainysla : Ah ? J'ai oublié tant de mots que ça ? Et tu sûr.e que ça ne fait pas partie du style que je traduis ? En tous les cas, je jetterai un coup d'œil, merci beaucoup. Et pour le compliment également ! J'espère que ce chapitre va te plaire ! On arrive enfin au moment décisif ! Je t'embrasse et je te souhaite une très bonne lecture.
Mary Yuki MY : Merci beaucoup pour tes compliments ! Malheureusement, je risque de mettre un peu plus de temps que prévu pour basilisk-born, car je dois traduire non 1 mais bien 2 chapitres d'un coup cette fois-ci ^^' En tous les cas, je répondrais à ta review sur BB dès que je le peux ! Quoi qu'il en soit, on arrive au point culminant de cette fiction et un grand secret va t'être révélé, profite bien ! Des bisous et une bonne lecture !
chapter 26: lost son's theme, stringendo
[Thème : Dessin musical constitué par une mélodie, une harmonie ou un rythme formant le motif d'une composition musicale qui est l'objet de variations.
Stringendo : accélération progressive du rythme.]
Une demi-seconde de silence suffit pour que tous ceux présents se mettent en mouvement. Tsunade libéra Naruto de sa deuxième étreinte, son dos reprenant sa droiture comme si un fil venait d'être tiré, et s'écarta.
– Tenzo ! somma-t-elle et dans une tornade de gris et de noir, un ANBU se retrouva agenouillé devant elle. Rapport !
Naruto ne prêta cependant pas attention à l'ANBU et tourna son attention sur Karin qui était appuyé contre le sol, les yeux clos. Gin se tenait au-dessus d'elle, deux sabres jumeaux en main et une certaine méfiance paraissant sur ses traits. Il recula lorsque Naruto approcha.
– Karin ? répéta-t-il doucement, mettant un genou à terre à côté de la rousse.
– Six au nord, dit-elle instantanément. Deux de plus à l'est et une très grande armée approchant à l'ouest. Les six… ils possèdent le même chakra. Exactement le même, comme s'ils étaient…
– Une seule et même personne, termina sombrement Naruto en se relevant. Pein.
Pein signifiait l'Akatsuki et Naruto avait eu l'irrationnel espoir que le groupe se tiendrait à distance, leur laisserait un mois de répit durant l'Examen des Chûnin, mais il s'agissait apparemment d'un vœu stupide. Il y avait pires moments et pires endroits où l'Akatsuki aurait pu les attaquer, mais pour être tout à fait franc, Naruto n'en avait qu'un nombre très restreint en tête. Quatre des jinchûriki restant réunis dans un même village, rassemblés aux côtés de quatre Kage et la majorité des Genin de chaque village… ce n'était vraiment pas un champ de bataille à envier, néanmoins leurs chances pourraient avoir été plus désastreuses.
Karin releva les yeux sur lui, son teint devenu pâle derrière ses lunettes et ses mèches tombantes.
– Le groupe à l'ouest est important, mais ils sont tous pareils. Faibles, sans aucun doute, et… ils ressemblent aux clones de l'un des membres de la paire à l'est et ils s'abattront bientôt sur le village. Cinq cent, peut-être plus. Je crois que Konan est à leur tête.
Naruto ferma les yeux, formant et écartant des stratégies avec toute la rapidité dont il disposait intérieurement, aiguisés par deux vies en tant qu'Uzukage.
– Ils sont au nombre de deux, l'un comme les clones. Probablement Zetsu et Madara, murmura-t-il. Ça doit être les Zetsu Blancs qu'Orochimaru a mentionnés, mais je pensais qu'il leur fallait le pouvoir des bîju restants pour les terminer.
– Apparemment, Orochimaru se trompait, marmonna Haku, prenant place aux côtés de Naruto. Ou alors, le pouvoir de deux d'entre eux a été suffisant pour cinq cents clones. Le village…
– Faites évacuer les civils, ordonna Tsunade, sa voix s'élevant comme un fouet sur la place. Hyûga, emmène autant d'escouades ANBUs que possible et renforcez le mur ouest. Hagane, rallie l'élite des Chûnin et appuie-les. Kamizuki, va chercher le reste des Chûnin et des Genin et commence à conduire tout le monde dans les grottes. Shikaku, les Jônin…
– Mène les à l'ouest, l'interrompit Naruto, jetant un coup d'œil à chacun de ses shinobi, tous en position et patientant. Nous vous assisterons. Gaara, Fû, occupez-vous de Pein. Essayez de bloquer ses Pein Rikudô aussi longtemps que possible. Utakata, occupe-toi de Konan. Koto, tu viens en renforts.
Gaara s'éloigna de son frère et de sa sœur dans un hochement de tête silencieux, le sable sifflant sous ses pieds pour venir y former un disque. Il haussa un sourcil en direction de Fû qui sourit de toutes ses dents et bondit en l'air, des ailes de scarabée apparaissant dans son dos, et elle leur fit un salut en s'élevant.
– Une opportunité de cogner les cinglés qui ont fait de nos vies un enfer ? Avec plaisir, Uzukage-sama, dit-elle joyeusement, puis elle disparut dans une tâche floue, Gaara non loin derrière.
Le claquement d'un livre se refermant attira l'attention de Naruto et il croisa avec surprise le regard insistant de Kakashi avant que son ancien sensei dise avec politesse :
– Hokage-sama, si vous me le permettez, je pense que je ferai mieux d'aller au nord également.
Tsunade hésita une demi-seconde, pesant de toute évidence le pour et le contre, puis acquiesça.
– Tenzo, tu le suis, ordonna-t-elle, faisant un geste à l'intention d'un membre de l'ANBU, et les deux hommes s'inclinèrent avant de tourner les talons.
Alors qu'ils disparaissaient sur les toits des bâtiments, Koto fredonna et sangla son fléau d'armes par-dessus l'une de ses épaules, écartant sa longue queue de cheval argentée de l'épaisse chaîne.
– Toi et moi, Utakata-san, dit-elle d'une voix calme, pourtant ses yeux noirs étaient méfiants. Si tu veux bien passer devant ?
– Bien sûr, Ookami-san, répondit Utakata en sortant son souffleur de sa manche. Quelques secondes plus tard, un tourbillon de bulles les enveloppa et les souleva dans les airs en direction de l'endroit d'où s'élevaient déjà des cris.
Avec un peu de chances, ils arriveraient à temps. Avec un peu de chances, ils arriveraient tous à temps.
Mais le temps était compté et Naruto détestait ça, détestait la manière dont son sang pulsait et sa tête tournait sur un qu'arrivera-t-il si je leur ai donné le mauvais ordre, que ce passera-t-il si nous ne sommes pas suffisamment forts, qu'est-ce qui arrivera s'ils meurent, mais il n'avait plus le luxe de douter à présent. Il inspira, s'arma de courage pour un très bref et vilain débat et reporta son attention sur Haku qui le regardait, les yeux plissés.
– L'hôpital, dit-il et il put presque voir la tension s'élever en lui. Haku, c'est un ordre. Ils vont avoir besoin de tous les médics disponibles. Équipe Un, Deux, Quatre et Six, vous le suivez. Chaque équipe trouve un médic et le protège. Partez.
Parce qu'il le connaissait, parce que même s'il jouait les mères, il faisait confiance à Naruto à un degré tel que Naruto avait encore du mal à le comprendre, Haku lui jeta un long regard presque désespéré, mais s'en alla sans piper un seul mot.
Le groupe s'était réduit considérablement et les yeux de Naruto glissèrent sur Gin et Karin, tous deux partageant avec lui des liens de sang et appartenant à sa famille de leur propre choix, tous deux attendant ses ordres. Il n'avait pas envie de leur en donner, parce qu'il y eut un hurlement au fond de son esprit qui ressemblait très fortement à Uzushio, au chagrin, à la douleur et au sang giclant dans les caniveaux alors qu'un kunai tranchait sa gorge, mais il le repoussa, le refoula et appela à lui son plus beau sourire.
– Karin, trouve-toi un emplacement central et quelques Chûnin pour te défendre et relaie les messages. Je veux que tu gardes un œil sur la bataille et sur les flux. Ne les laisse pas nous prendre par surprise.
Une gorge s'éclaircit et Shikamaru tendit une main vers Karin.
– Je l'emmène voir mon père, offrit-il. C'est le Chef Stratégique. Un sensitif avec une portée comme la sienne lui sera indispensable.
Karin s'empourpra violemment, mais prit la main de Shikamaru qui la remit sur ses pieds.
– Ne fais rien de stupide, Naruto, le mit-elle en garde en ajustant ses lunettes. Elle tourna les talons et s'en alla avant qu'il n'ait eu l'occasion de lui répondre.
D'un roulement d'yeux et après un « Pénible femme » marmonné, Shikamaru lui emboîta le pas, le rythme de sa démarche bien plus rapide que son habituelle paresseuse flânerie.
– Uzukage-sama ? fit doucement Gin.
Naruto se tourna vers le grand et musclé Jônin qui le dominait de toute sa taille. Il plaqua à nouveau un sourire sur ses lèvres et dit avec toute la gaieté qu'il parvint à rassembler :
– Désolé, Gin, je te renvoie à Uzushio. Mets le village en alerte maximale, trouve Rôshi et fais en sorte qu'Anzu rassemble le plus d'escouades de l'ANBU disponible pour qu'ils soient ramenés ici. Rôshi pourra réactiver le sceau pour vous. J'ai dans l'impression que nous allons avoir besoin de toute l'aide que nous pourrons dégoter.
L'homme parut loin d'en être satisfait, mais il acquiesça, restant au centre du sceau alors que Naruto reculait de trois pas, emmenant Sasuke avec lui. Quelques gouttes de sang et le sceau se remit à briller, faisant disparaître Gin complètement. Lorsque la lueur s'envola, il ne restait aucune trace de lui.
Dans un tourbillon de cheveux auburn et de tissu bleuté, Mei sauta depuis le toit d'un immeuble avoisinant et traversa la place jusqu'à se tenir devant Tsunade.
– Mes Jônin aideront à diminuer leur nombre, annonça-t-elle en faisant craquer ses doigts, un sourire sanglant au visage.
Naruto s'était toujours demandé comment une femme était parvenue à stopper le massacre qu'était le village de la Brume Sanglante sans se voir être assassinée dès la première semaine, mais apparemment, la réponse était : elle est juste sacrément terrifiante.
– Quelque chose de festif nous attend, j'espère, Tsunade-sama ?
– Pour toutes les trois, bien sûr, intervint la voix de Temari.
Cette dernière se débarrassa sans souci des robes de cérémonie et porta son énorme éventail à l'épaule. Son regard noir défiait ses deux aînés de commenter.
Mei sourit.
– Bien parlé ! rit-elle. Pour une fois que le nombre de femmes égale celui des hommes parmi les Kage. Je dis qu'il est plus que temps que nous leur montrions pour quelles raisons nous avons reçu cet honneur, pas vous ?
Tsunade sourit malgré elle en laissant ses robes tomber. Elle ajusta son haori vert et fléchit les doigts.
– Excellente proposition, agréa-t-elle, puis elle tourna la tête vers l'armée des Zetsu Blancs. Si ces ordures pénètrent dans mon village, je vais très mal le prendre. Mais quatre Kage contre trois cents clones me paraissent un bon pronostic.
– Trois Kage, la corrigea Naruto en tirant de son obi le rouleau dans lequel Sâji était enfermée.
Il libéra le naginata dans une éruption de fumée et croisa le regard surpris de Tsunade avec détermination.
– C'est Madara qui a tout orchestré. Si je me débarrasse de lui, l'Akatsuki se retrouvera sans leader.
Une main se referma sur son coude, ferme et inflexible, et Naruto se tourna légèrement vers Sasuke qui se tenait à côté de lui, un air inébranlable peignant ses traits.
– Nous, lâcha-t-il. Madara est un Uchiha. En tant que chef de clan, le tuer relève de ma responsabilité. Et de toute manière, je ne te laisserai pas y aller seul, dobe.
Naruto hésita, tiraillé. Chaque fois qu'il s'imaginait faire face à Madara - ce qui arrivait plus souvent qu'il voulait bien l'admettre, surtout en cauchemars - il lui faisait toujours face seul. C'était déjà un risque suffisant de mettre le plus puissant des bijû sur son chemin et de manquer de perdre le contrôle. Puis, les autres devaient s'occuper de Pein et le retenir aussi longtemps que possible. Naruto ne les compromettrait pas en leur demandant leur aide.
Mais…
– Arrête ça, Naruto, s'indigna Sasuke dans un murmure en tournant le blond pour qu'il lui fasse complètement face. Nous ferons ça ensemble.
Et Naruto… sourit. Parce qu'il avait toujours pensé qu'il ferait ça tout seul, mais il n'y était plus obligé. Sasuke n'était pas un hôte et ne risquait pas de voir son libre arbitre lui être arraché d'un simple clignement de paupières. Il n'était certainement pas aussi fort, mais il avait été entraîné par Jiraiya, avait atteint l'ANBU, avait survécu huit ans en service actif, et Naruto était prêt à croire que les bénéfices minimisaient les risques.
Non pas qu'il ait réellement le choix, au vu de la ligne ferme que traçait la mâchoire de Sasuke.
– Très bien, dit-il.
Lentement, il laissa échapper un long souffle. Il n'avait jamais pensé qu'enfermer les personnes qui comptaient pour lui dans des tours de verres était la meilleure des solutions pour leur éviter le pire. Il croyait en un combat côte à côte, afin de pouvoir les protéger de près au lieu de les repousser et de gagner leur haine.
– Très bien. Sasuke, allons-y.
Il ne prononça pas un seul remerciement. Sasuke le frapperait certainement s'il s'y osait, car la situation s'accommoderait très mal d'un « merci » et ça n'avait de toute manière rien d'approprié. Il s'agissait du village de Sasuke, de son foyer et il le défendait, voilà tout. Cela relevait d'une logique simple.
Sasuke l'embrassa tout de même pour tout ça, avec brièveté et chaleur, et d'un baiser qui cessa bien trop tôt à son goût.
– Sois prudent, lui confia doucement Tsunade, son regard passant de l'un à l'autre, et Naruto lui céda un sourire - pas un sourire forcé, ni faussé, mais un vrai sourire, car peu importait la peur et les doutes qui le rongeaient de l'intérieur, ou encore les cris qu'il pouvait entendre et les ténèbres planant dans l'air sous la volonté pervertie de Pein : ils n'étaient... pas encore condamnés. Pas le moins du monde. Quatre jinchûriki, quatre Kage, certains des Jônin les plus expérimentés de chaque village - les statistiques lui plaisaient bien. L'Akatsuki luttait pour retrouver les bijû, pour tenter leur chance à la conquête, et c'était précisément ces sept années de rumeurs et des aperçus qui les avaient poussés jusqu'ici aujourd'hui. À se raccrocher à la maigre chance qu'Uzushio, pour son invisibilité, détienne les clés de leurs objectifs.
Un ennemi téméraire et désespéré était de ceux prêts à tomber et Naruto était plus que volontaire pour être celui à leur donner la dernière impulsion vers le précipice.
– Comme toujours, baa-chan, répondit-il avec allégresse en se rapprochant pour venir enrouler ses bras autour d'elle, étreinte à laquelle elle répondit avec la même ferveur. Mets-lui la pâtée, d'accord ?
Elle lui asséna une pichenette sur le front, tout juste suffisante pour le faire tituber, puis se pencha vers lui pour presser un rapide baiser sur ce même point.
– Ça va sans dire, gamin, murmura-t-elle.
Elle se tourna pour sourire à Sasuke.
– Revenez-nous tous les deux en un seul morceau. Le Sage seul sait combien de fois j'ai déjà dû te raccommoder, Uchiha.
Sasuke leva légèrement les yeux au ciel avant de faire un pas en arrière et de s'incliner.
– Compris, Hokage-sama. Allez viens, dobe. On y va.
Naruto suivit Sasuke jusque sur les toits et partit vers l'est sans un regard vers l'arrière. Il n'en adresserait pas même s'il le pouvait, mais le temps ne s'y prêtait guère ; déjà s'élevaient d'autres explosions, d'autres hurlements. L'odeur du feu, des cendres, du bois roussi et des pierres brûlantes asséchait déjà l'air et Naruto accéléra, Sasuke sur ses talons.
– Tu as un plan ? lui demanda-t-il et Naruto grimaça.
– On frappe fort et on évite de mourir ? suggéra-t-il et il roula les yeux devant le regard cinglant que cela lui valut. Teme ! C'est de Madara qu'on parle ! Ou du moins la personne qui prétend l'être. Et Zetsu est loin d'être un adversaire facile. Tu as une meilleure idée peut-être ?
– Qui prétend l'être ? répéta Sasuke, l'air outré, alors qu'ils dépassaient un groupe de Jônin rassemblé autour d'une équipe de médic-nin et qu'ils sautaient par-dessus un mur abattu. Dobe, qui pourrait vouloir se faire passer pour renégat mort et haï de tous ?
Alors qu'ils atterrissaient sur le sol, Naruto haussa les épaules, plaça Sâji sur une épaule avec grâce.
– Ce n'est pas à moi qu'il faut le demander, souffla-t-il avant de relever soudain la tête vers la paire de shinobi se trouvant devant eux. Eux, par contre, ils devraient savoir.
L'homme masqué se détourna d'un ANBU mal en point et porta son attention sur Naruto tandis que le shinobi tombait au sol, mort ou presque.
– Ah, fit-il, et s'il fut surpris, il n'en montra rien. L'hôte de Kyûbi. Je me demandais quand tu te déciderais à sortir de ton trou.
Sasuke émit un grognement rauque, le chakra se concentrant autour de sa personne. L'air prit une forte odeur d'ozone, ce qui donna à Naruto un arrière-goût métallique dans la gorge. Il se tendit à son tour, prêt à s'élancer, et laissa Sâji tomber entre ses deux mains. Un mouvement du pouce sur l'un des plus larges sceaux l'activa et laissa échapper un chakra bleu et rouge qui tourbillonna le long du bâton tandis que les autres prenaient vie les uns après les autres. À l'intérieur, Kurama se réveilla également et combina sans qu'il ait eu à le lui demander son chakra à celui de Naruto dans un impressionnant grondement tranchant sous une rangée de crocs.
– Désolé, s'excusa joyeusement Naruto auprès de Madara - ou du moins, l'homme qui prétendait être Madara - et il garda un œil prudent sur Zetsu. J'étais si occupé à reconstruire mon village que j'en aie oublié que vous étiez à ma recherche.
À ce moment précis, une nuée de chakra éclata dans trois directions différentes à Konoha, familier et bienvenu, lorsque les autres jinchûriki passèrent à la Version Deux en se recouvrant d'un manteau de puissance. Le chakra de Madara tressaillit de surprise et de colère, à la limite de déverser son aura meurtrière, et cela suffit à faire sourire Naruto au triomphe à peine contenu. Le déserteur ignorait que les hôtes seraient présents. C'était un pari risqué de sa part, un coup porté contre Konoha dans l'espoir d'attirer les jinchûriki hors de leur niche et de récolter des informations, mais Madara ne s'imaginait pas qu'ils puissent être présents. Surtout pas en tel nombre.
– Eh bien, eh bien, fit Madara en se relevant, son chakra se rassemblant autour de lui, et Naruto ressera sa prise sur son naginata. Il semble que tu sois animé par l'espoir d'une fin victorieuse, Uzumaki Naruto. Mais dans ce monde, la victoire n'existe pas. L'espoir n'est qu'une illusion.
– Je sais ce que tu prépares, Madara, rétorqua Naruto. Un monde factice ? L'espoir y sera-t-il réel ? Ça a-t-il le moindre sens si la réalité n'est qu'une illusion ? Le monde dans lequel nous vivons est dur, mais il est réel. Il a un sens. Et je ne te laisserai pas nous arracher ça. Je ne verrai pas la fin de ce monde ! Tu en as ma parole et c'est une chose sur laquelle je ne reviens jamais !
Zetsu ricana, mais avant qu'il ne puisse frapper, Sasuke s'élança, le cri d'un millier d'oiseaux faisant écho dans la forêt, et s'écrasa contre l'homme. L'élan les propulsa dans la forêt, hors de vue. Madara tourna la tête pour les voir disparaître, mais ne fit pas un mouvement de plus.
– Tu condamnerais tes amis à une existence de souffrance ? demanda-t-il. À une vie de lutte où jamais leurs rêves ne s'accompliront ? Tu n'es pas si cruel, Naruto. Mais cela importe peu. Je vais mettre fin à ce monde et tous vous guider vers un renouveau.
Il disparut dans une spirale de chakra, bien au-delà de la perception de Naruto, et Naruto…
Sa respiration se bloqua. Il put à peine se mouvoir pour esquiver la douzaine de kunai qui filèrent vers lui avec une force inhumaine, parce qu'il connaissait ce jutsu. Il l'avait déjà vu en action par le passé.
Kamui, se rappela-t-il, rendu dément par ce qu'il venait de comprendre, par la réalisation, l'espoir et la compréhension à la fois douloureuse et ironique.
Ils avaient pour habitude de s'entraîner ensemble, Kagami et lui, lorsque Uzushio était toujours inviolée. Lorsque Naruto avait été fait Sandaime Uzukage. Comme toujours, ils n'avaient pas ménagé leurs efforts, se battant à pleine puissance pour pouvoir tenir la distance l'un contre l'autre, car ils étaient tous deux des génies à part entière, les fils de certaines des plus puissantes lignées, ceux dont leurs villages respectifs pouvaient se vanter, et ils n'avaient jamais retenu leurs coups lors des entraînements. Cependant, cette fois-là, il y avait eu un moment d'inattention de la part de Naruto, un cri provenant du haut du mur qui lui avait fait détourner le regard l'espace d'une seconde, une seconde qui lui manqua pour parvenir à esquiver et qui ne fut pas suffisante pour que Kagami rompe sa course.
Cela lui avait valu un katana en travers de la poitrine et il avait titubé vers l'arrière, le sang teintant déjà ses lèvres tandis que Kagami jetait sur lui un regard épouvanté, ses pupilles se transformant et prenant la forme d'un virevent pointu tourbillonnant mollement et leur pouvoir pulsant furieusement.
Bien sûr, Naruto avait survécu - il ne fallait pas sous-estimer la vitalité des Uzumaki - mais Kagami avait passé une heure longue et tendue à croire qu'il avait tué son meilleur ami et que le Mangekyo en était la preuve irréfutable.
C'était ce Mangekyo en particulier qui rendait sa lignée aussi estimée au sein du clan des Uchiha. C'était aussi ce qui les avait poussés à le marier à Hisae, la raison même pour laquelle son père le poussait aussi loin, si souvent, à tel point que Kagami avait laissé Konoha sans un regard en arrière pour devenir ambassadeur à Uzushio, aussi loin de ses proches que possible. C'était un don qu'on pouvait retracer à l'ère de la Guerre des Clans et qui ne s'était manifesté qu'à une seule reprise même en ce temps-là et dans cette branche particulière du clan. Mais la renommée d'une capacité telle avait fait parler d'elle de génération en génération, combien même Kagami avait été le seul en qui elle s'était manifestée après son arrière-arrière-grand-père.
Mon don héréditaire ? Tu veux dire, ce que ces salauds d'anciens plus que dépassés ne peuvent pas comprendre et ne comprendront jamais ! Ce n'est pas comme s'il y avait plus d'une chance minime qu'il soit transmis, même si je fais ce qu'ils me demandent et que je me « reproduis pour le bien du clan ».
Mais de toute évidence, il avait bien été transmis. Même mélangé au sang des Senju, il se manifestait chez son fils, celui-là même que Naruto croyait mort depuis longtemps. Celui qui était vivant. Qui se trouvait juste là. Devant lui.
– « Obito, » haleta-t-il, et le nom du fils de Kagami fit écho dans le silence soudain autour d'eux. Naruto croisa un regard abasourdi tout juste visible à travers le trou dans son masque, les formes allongées et triangulaires du virevent si familier, et il ne sut dire s'il en fut réjoui ou horrifié. « Tu n'es pas Madara, tu es Obito. »
.
– Écoute, teme, je suis ravi que tu te sentes inspiré, mais penses-tu que ce soit vraiment le moment de t'amuser à faire des dessins dans le sable ?
Orochimaru leva les yeux au ciel et traça les dernières courbes du sceau qu'il était en train de dessiner. Il était large et complexe, et Jiraiya sentait l'urticaire le tirailler rien qu'à le regarder. C'était franchement glauque.
– Il semblerait qu'ils ne nous aient pas attendus pour entamer les festivités, s'amusa l'Ermite des Serpents en s'essuyant les mains pour tirer un autre rouleau de sa sacoche. Je vais juste… légèrement rétablir l'équilibre des chances. Ton honneur devrait s'en remettre, je pense ?
Jiraiya observa les formes enchaînées de cinq étranges clones verdâtres se débattant au centre du sceau, puis il tourna un regard sceptique sur son ancien compagnon d'armes.
Orochimaru fit un geste vague dans un soupir.
– C'est à peine des clones, Jiraiya. En vérité, ce sont des humains artificiels nés de l'ADN d'Hashirama et de la Statue du Grand Démon Hérésiarque qui ont été « cultivés » pour servir de fantassins à l'Akatsuki. Ce doit être la raison pour laquelle Madara, Konan et Pein ont fui lorsque nous sommes arrivés : ils se préparaient à une invasion et ils n'avaient aucune intention de la retarder.
C'était… un soulagement, d'une certaine manière, pourtant Jiraiya ne se détendit pas encore complètement.
– Et ça, c'est censé être… ? insista-t-il en pointant le sceau de la main.
– L'Edo Tensei, répondit Orochimaru, presque admiratif, en sortant cinq fioles de sa poche avant de dérouler le rouleau. Le meilleur trompe-la-mort qui existe. Une résurrection avec des capacités, une puissance, une personnalité et des souvenirs intacts. En usant du corps d'hôtes, l'âme convoquée revient à la vie et reprend la forme qu'elle portait de son vivant. Elle dispose alors d'une aptitude à se régénérer infinie et ne possède aucune faiblesse mortelle. La perfection dénichée dans une tentative d'échapper aux griffes de la Mort.
Si Jiraiya ne le connaissait pas si bien, il dirait qu'Orochimaru monologuait sur une sorte d'expérience religieuse. Ou sur un très bon coup.
– Tu es vraiment louche, l'informa-t-il sèchement.
Cela lui valut un regard noir et sifflement offensé, puis Orochimaru se releva avec grâce en rejetant ses longs cheveux dans son dos. Certaines mèches vinrent frapper Jiraiya en plein visage, mais après tant d'années à supporter les petites crises d'Orochimaru lorsqu'ils étaient plus jeunes, Jiraiya ne fit que rouler les yeux et faire un pas de côté. Son regard se reporta sur le sceau lorsque Orochimaru activa le rouleau et que les clones se mirent à rugir.
– Qui rappelles-tu d'entre les morts ? demanda-t-il en croisant les bras sur son torse et en tentant d'ignorer les cris. Est-ce qu'ils nous aideront ?
Orochimaru le foudroya brièvement du regard avant de reporter son attention sur le sceau alors même que les corps étaient obscurcis par des cendres et de la poussière.
– Utilise ce qu'il te reste de cerveau, Jiraiya, se moqua-t-il, mais ce n'était pas nécessaire. Jiraiya pouvait deviner les silhouettes se formant devant lui : les cheveux blonds hérissés et si familiers, le crâne casqué, le happuri marqué de l'insigne de Konoha, et le bandeau rouge avec les longues mèches brunes. Sa respiration se coupa et il se retrouva interdit devant quatre des plus grands shinobi ayant un jour appelé Konoha leur foyer.
Tous les anciens Hokage le fixèrent, de toute évidence tout aussi surpris d'avoir été ramenés à la vie qu'il l'était de les voir, et le silence s'allongea entre eux.
– Mais qu'est-ce qu'il se passe ? demanda une voix inconnue et Jiraiya tourna les yeux vers le cinquième shinobi de la rangée. Il cligna des yeux à nouveau, parce que c'était loin d'être un Kage, pas non plus quelqu'un qu'il connaissait à vrai dire - un Uchiha, au vu de son apparence, mais plus costaud que la plupart d'entre eux, plus petit et musclé que fin et grand, avec des cheveux coupés en biais au menton. Il était d'un âge moyen, pas si vieux, mais plus si jeune, et vêtu d'habits corrects avec un hitai-ate de Konoha accroché mollement autour de la taille.
L'inconnu se reprit et avança d'un pas pour examiner un à un les Hokage de ses yeux perçants, pour finalement les poser sur Sarutobi.
– C'est toi, Hiruzen ? s'alarma-t-il.
Sarutobi lui renvoya son regard ébahi, puis fit lui-même un pas vers l'avant.
– Kagami ? retourna-t-il, une once de ce qui s'apparentait à du chagrin traversant son visage. Tu es… tu as…
Il s'interrompit, peu sûr de la manière d'achever sa phrase.
Orochimaru ricana, ce qui lui gagna de nouveau l'attention de six paires d'yeux.
– Bon retour parmi nous, dit-il d'un ton sardonique. Je vois que reprendre mes bras à l'estomac du Shinigami a permis de vous libérer. Comme je l'espérais.
Tobirama plissa les yeux et les baissa pour étudier le sceau sous leurs pieds.
– « L'Edo Tensei, » confirma-t-il, l'air… satisfait ? De sa part, Jiraiya se serait attendu à de la colère, surtout après avoir été tiré de son repos éternel. « Tu l'as perfectionné. Mes compliments. »
Cela lui valut un véritable sourire enchanté, de ceux que Jiraiya n'avait pas revus sur Orochimaru depuis leurs premières leçons de Ninjutsu.
– Je vous remercie, Nidaime-sama, répondit Orochimaru, étonnamment poli. C'est tout à mon honneur d'user d'un jutsu d'une telle inventivité. Mais le temps nous manque. Konoha est menacée et a fort besoin d'aide. Nous prêterez-vous la vôtre ?
– Tu es avec Konoha ?
Sarutobi croisa les bras sur son torse, fort suspicieux. Son regard passa d'Orochimaru à Jiraiya qui se tenait désarmé et immobile, puis son attention se reporta sur l'Ermite des Serpents.
– Même après… ?
– « Oui, sensei, » l'interrompit Jiraiya en détournant les yeux de son ancien élève avant qu'Orochimaru ne puisse dire quoi que ce soit. Le tact n'avait jamais été son point fort. « Je me porte garant de lui. De toute façon, il nous faut y aller. L'Akatsuki se trouve déjà dans l'enceinte du village. »
Orochimaru renifla discrètement.
– Et si les promesses de Jiraiya sont insuffisantes, demandez donc à votre estimé professeur à quel point il serait aisé pour moi de vous dépouiller de votre libre arbitre et de faire de vous une simple marionnette, persifla-t-il en tournant les talons. Puis, il vous faudra remarquer que je m'en suis privé, peu importe combien ç'aurait rendu les choses plus simples.
Jiraiya soupira d'un air offensé en suivant son coéquipier jusqu'à l'endroit où reposait Itachi, toujours immobile.
– Orochi-teme, se plaignit-il. Je sais bien que tu as plus de vie qu'un chat zombie, mais que dis-tu de ne pas nous mettre les puissants Kage à dos ? Surtout quand deux d'entre eux sont des Dieux Primordiaux à part entière et que les deux autres pourraient tout aussi bien l'être. Oh, et n'oublions pas que tu as déjà réussi à en énerver deux lorsqu'ils étaient encore vivant.
Orochimaru l'ignora avec brio et Jiraiya leva les mains d'un air exaspéré en se demandant pourquoi il essayait même.
Un juron provenant de la fin de la rangée fut marmonné.
– Et je suis censé être quoi exactement ? leur adressa Kagami avec humeur. Je compte pour du beurre ?
– Allons, allons, Uchiha-san, répondit gaiement Hashirama. Si vous avez été convoqué en même temps que nous autres, vous ne devez pas manquer de force.
Mais quand Jiraiya lui jeta un regard, il remarqua que Kagami était bien celui qui prêtait le moins d'attention aux paroles du Shodaime. À la place, ses yeux étaient fixés sur le ciel nuageux, les lèvres entrouvertes, comme s'il venait soudain de réaliser quelque chose de bien. Un sourire fendit son visage et il baissa les yeux pour croiser ceux de Sarutobi.
– Arashi, dit-il dans une incompréhension ravie et ahurie.
Sarutobi souriait lui aussi - presque à en montrer les dents - et il se tourna vers l'ouest, là où un chakra aussi puissant et perçant qu'une tempête rugissait.
– Orochimaru, tu as ramené à la vie le Dieu de la Tempête pour combattre à nos côtés ?
Orochimaru recula, laissant Itachi se relever maladroitement et ses lèvres se plissèrent dans un sourire plein de mystères.
– « Quelque chose de la sorte, » murmura-t-il, puis il croisa les bras pour examiner le jeune Uchiha de près. « Relève-toi, » ordonna-t-il. Si Uzushio est là, alors cela signifie qu'ils se sont déjà occupés du cas de Danzo et je ne doute pas que Naruto ait tapissé le village des preuves de ses crimes. Si, comme je le suspecte, il est à l'origine du Massacre, il est fort probable que tu ne sois plus considéré comme un déserteur. Et même s'ils cherchent toujours à te capturer, ça n'ira certainement pas au-delà de l'interrogatoire. Étant donné les circonstances, que vas-tu faire maintenant, Uchiha ?
Itachi était figé sur place, tendu et immobile, et il ne pipa pas un mot. Orochimaru hocha la tête comme s'il s'agissait d'une réponse en soi et se détourna de lui, croisant le regard étonné de Jiraiya avec un sourire malicieux et un sourcil haussé dans l'expectative.
– Naruto ? répéta Jiraiya, le nom faisant écho un battement plus tard du côté d'un Yondaime abasourdi.
Orochimaru rit doucement en se dirigeant vers les arbres.
– Que dis-tu d'aller retrouver Tsunade, Jiraiya ? suggéra-t-il, ignorant le regard dangereux de son coéquipier. Je me sens plutôt… nostalgique aujourd'hui.
S'apprêtant à demander des réponses à ses questions, Jiraiya se coupa lui-même et referma lentement la bouche. Involontairement, la scène se dessina dans son esprit - Tsunade d'un côté, Orochimaru de l'autre, se battant de nouveau côte à côte pour protéger Konoha. D'une certaine manière, l'image était presque intemporelle. Cela leur était arrivé à temps de reprises par le passé et même si Jiraiya avait pensé qu'une telle chose ne se reproduirait jamais après la trahison d'Orochimaru…
Mais il se trompait. Apparemment, le retour du Dieu de la Tempête d'Uzushio et sa ferveur, ainsi qu'une menace suffisamment importante avaient suffi.
Et même en ayant conscience du danger qui se profilait sur Konoha et ses habitants, Jiraiya ne parvenait décidément pas à regretter ces circonstances. Pas totalement.
Tout sourire, il prit la suite d'Orochimaru et le ceintura d'un bras.
– En avant, lança-t-il en serrant les fines épaules affectueusement. On va leur mettre une raclée. Ils nous ont échappé une fois et c'est une fois de trop !
– Espèce de crétin, si tu me hurles encore dans les oreilles, je ferai de toi de la nourriture pour les vers.
– Désolé, désolé. Ah ! Eh, tu sais quoi, je parie que je peux en éliminer plus que toi.
– …la formule habituelle, je présume ?
– Une semaine de servitude ? Ah ! Tu peux parier ! Y a pas de doute là-dessus !
– Très bien. Prépare-toi, Jiraiya. Ce sera fini à une vitesse des plus humiliantes. Pour toi, bien sûr.
– La ferme, teme ! Lorsque je gagnerai, ce sera toi qui seras humilié, ça je peux te le promettre.
Sarutobi les regarda partir et pressa une main sur ses paupières en grommelant d'un air résigné. Tobirama parvint à entendre un « soubrette » et haussa un sourcil incrédule vers son frère qui éclata joyeusement de rire en frappant sur l'épaule de Kagami, ce, avant de s'élancer vers Konoha d'un bond.
– Naruto ? répéta Minato d'un ton plaintif tandis que tous se mettaient à la poursuite du Shodaime.
