Attention : ce chapitre contient du contenu NSFW #Lemon, ainsi qu'un peu de gore. Si vous êtes sensibles, merci de lire à jeun pour éviter toute déconvenue ;).

Je rappelle que l'OC est un personnage de fiction et que ses réactions ne sont absolument pas représentatives des réactions que peut avoir une personne abusée dans la vraie vie. Chaque victime adopte un comportement différent et gère comme elle le peut sa reconstruction après coup.

On ne le répètera jamais assez : Si vous avez été victime de viol, sachez tout d'abord que vous n'êtes en AUCUN CAS FAUTIVE OU FAUTIF et que des numéros verts existent : le 39 19 pour les violences faites aux femmes (anonyme et gratuit). Et le 0 800 05 95 95 : SOS Viol-Femmes-Informations (anonyme et gratuit.)

Vous trouverez tous les numéros et les informations utiles sur le site du gouvernement, sur la page du Secrétariat d'Etat chargé de l'Egalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Onglets : Accueil, J'ai besoin d'aide, A qui m'adresser ?, Les numéros d'écoute, d'informations et d'orientation.

N'hésitez pas à en parler à des professionnels qui sauront vous aider pour vous reconstruire. Et surtout, n'oubliez jamais que vous n'êtes pas seul.

Bonne lecture et à bientôt,

Kitsune-nee-san


Comme s'il s'était lui aussi déjà trouvé dans ce type de situation. Car si celle-ci avait été inversée, Risa aurait réagit exactement de la même façon. Parce que c'était ce qu'elle avait eu besoin d'entendre et qu'il aurait certainement eu envie d'entendre lui aussi. Parce que sur ce point également, ils étaient les mêmes. Comme deux faces d'une seule et même pièce.

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L'Undertaker accosta dans une baie déserte à l'Ouest de Tripocana le jeudi en milieu de soirée. Ils avaient déposé Eustass Captain Kidd la veille un peu plus loin dans le nouveau monde. Le roux leur avait confié souhaiter partir à la recherche du reste de son équipage. Risa et lui avaient échangé leurs escargophones ainsi qu'un parchemin de vie afin de pouvoir suivre à distance les progrès du Supernovae.

Tout au long du voyage, ni Doflamingo ni Risa ne firent mention de l'incident survenu au sein de la bibliothèque. Qu'auraient-ils pu en dire de toutes manières ? L'ancien Shichibukai était la dernière personne à qui l'albinos aurait pu souhaiter se confier et elle était sans doute la dernière personne qu'il aurait souhaité voir misérablement s'effondrer sur son épaule. Elle ne le remercia pas non plus. S'il avait sorti de lui même la bouteille de Whisky, c'est qu'il savait qu'elle en avait eu besoin. Point.

« Active le cercueil, Kisuke », ordonna la pirate dans un murmure une fois que le dernier de ses nakama eu posé le pied à terre. « Ah. » Répondit son Second tout en s'exécutant. En moins d'une minute, le bâtiment sombra au fond de l'eau sous l'œil scrutateur de Doflamingo qui étira un sourire paresseux. Ainsi caché, l'Undertaker n'attirerait pas l'attention des locaux et l'équipage accompagné de l'ancien Shichibukai pourraient profiter de l'obscurité de la nuit pour se déplacer discrètement jusqu'à une auberge qu'ils avaient repérés plus tôt sur la carte dessinée par Kaneki.

Avant qu'ils ne se mettent en mouvement, Risa avança de deux pas pour leur faire face. Son visage impassible à moitié caché sous son éternelle capuche, tout comme sa stature étaient criants d'autorité et de charisme. « Que les choses soient bien claires. Peu importe nos griefs respectifs et notre envie d'écorcher vif Ômori, nous nous en tenons au plan. Si par chance ce fils de pute est bien ici, je ne veux aucune décision irréfléchie. La sécurité de Jinx, Kaneki et Zoé est notre priorité absolue. Grimm et Kisuke vous resterez à tout moment à leurs côtés pour veiller à ce qu'ils sortent de la Ville Cachée et en un seul morceau c'est compris ? »

Kisuke hocha la tête, bien que son visage trahissait son inquiétude croissante. Grimmjow de son côté grinça copieusement des dents. « Oi ! Je te signale qu'à la base j'tai rejoint pour faire sauter les dents de cet enfoiré, Risa ! » L'albinos hocha la tête. « Je le sais, Grimm. Je n'oublie pas. Libre à toi de tenter ta chance face à Ômori quand tu jugeras bon de le faire. La seule chose que je te demande, c'est de ne pas laisser Jinx, Ken et Zoé seuls face à ce malade. » Le bleuté grogna en hochant la tête et en croisant les bras avant qu'un silence paisible s'installe sur le quai. « Bien. Puisque nous sommes tous d'accord, ne restons pas ici plus longtemps. »

..

..

Ils marchèrent une trentaine de minutes en prenant soin de rester à l'écart de toute source lumineuse pour éviter d'être reconnus. Lorsqu'enfin l'équipage et Doflamingo pénétrèrent au sein d'une petite auberge non loin du pied du volcan de Tripocana, ils eurent le plaisir de constater que l'endroit était quasi désert. Risa ne perdit pas de temps et avança vers le comptoir où siégeait un vieil homme en kimono devant lequel elle jeta une bourse débordant de berries. « Quatre chambres, s'il-vous-plaît ». Ordonna-t-elle plus qu'elle ne le demanda.

Le vieil homme zieuta un instant la bourse, puis la jeune femme devant lui avant de hocher la tête et de se tourner pour saisir quatre clés qu'il posa sur le bois fatigué. « Il me faut un nom pour la réservation. » Parla-t-il enfin d'une voix rauque et bourrue. L'albinos farfouilla dans sa poche et en sortit une plus petite bourse qu'elle lui lança et qu'il attrapa au vol avant d'étirer un sourire entendu. « Bonne soirée, Miss Smith. » Elle hocha la tête et tourna les talons vers l'escalier menant à l'étage tout en faisant signe à ses hommes et à l'ancien Shichibukai de la suivre.

Une fois dans le couloir, Risa envoya une clé à Grimmjow. « Tu dors avec Jinx. » Indiqua-t-elle. Puis elle lança à Kisuke et Doflamingo une clé à chacun. « Kis' tu dors avec Ken, je dormirai avec Zoé. » L'albinos se tourna vers le dragon céleste déchu qui étira un sourire moqueur. « Fufufu – Risa-chan, j'aurais bien volontiers accepté de partager ta chambre, surtout avec toi. » Elle nota la mâchoire serrée de Kisuke, le haussement de sourcil dubitatif de Grimmjow comme de Jinx et le penchement de tête de Ken et Zoé. L'albinos soupira. « Et moi je t'aurais bien volontiers fait dormir par terre. » « De quoi as-tu peur ? » Tenta le blond en léchant sa lèvre de manière équivoque. Il ne la vit pas cligner lentement des yeux mais se doutait qu'elle était en train de le faire. « D'effrayer Zoé en t'arrachant la tête, Doffy », cingla-t-elle finalement.

Le blond fit claquer sa langue contre son palais en souriant toujours aussi sournoisement. Mais avant qu'il ne puisse contre-attaquer, elle leva la main devant lui pour qu'il se taise. « Je dois de toutes manières m'entretenir avec toi. Pars devant je te rejoins. » Et elle se tourna vers Zoé pendant que le reste de son équipage prenait ses quartiers dans leur chambre. « Zoé, je veux que tu m'attendes avec Kisuke et Ken pendant que je parle avec Doflamingo-san. Je viendrai te chercher pour aller nous coucher. » L'enfant hocha la tête avec un grand sourire et trottina vers le Second qui réceptionna sa petite main dans la sienne. Elle ne vit pas le regard qu'échangèrent les deux adultes. Autrement, elle aurait sans peine comprit que Kisuke était tout sauf heureux du souhait de sa capitaine de s'entretenir avec leur invité forcé.

La nécromancienne toqua à la porte de Doflamingo qui ne tarda pas à venir lui ouvrir et lui faire signe d'entrer. « Fufufu je te manquais déjà Risa-chan ? » Se moqua-t-il tout en fermant la porte et en l'observant avancer jusqu'au centre de la chambre pour s'affaler sur un fauteuil miteux. « Je te retourne la question, j'ai l'impression que tu n'es pas le seul à être content de me voir… » Rétorqua-t-elle paisiblement en haussant un sourcil. Son regard était braqué sur le bas-ventre du blond qui ricana et s'avança vers elle comme un prédateur, jusqu'à venir poser chacune de ses grandes mains sur les accoudoirs du fauteuil. Il se pencha en avant jusqu'à ce que leurs nez se touchent. « La perspective de reprendre notre précédente conversation en tête à tête dans ton bureau là où nous l'avons laissée m'enchante en effet particulièrement, Risa-chan. » Susurra-t-il tout en venant mordre doucement le bout du nez de la jeune femme qui ne bougea pas d'un pouce. « Cela va dépendre de toi, Doffy. » Répondit-elle en se reculant doucement sous la mine attentive du blond qui la jaugeait. Elle préparait quelque chose, il le savait.

Finalement, Doflamingo étira un petit sourire de côté en penchant la tête. « Fufufu – pourquoi ai-je l'impression que ce qui va suivre ne va pas me plaire, hm ? » Elle lui rendit son rictus et s'avança de nouveau vers son visage tandis qu'elle déposait ses mains sur les avant-bras du quarantenaire et s'amusait à caresser sa peau du bout des doigts. « Tu sais que notre priorité sera de passer inaperçus pour se rendre et entrer dans la Ville Cachée. » Le blond ne répondit pas. Derrière ses lunettes, il scrutait chaque détail du visage impassible de Risa pour tenter de la percer à jour.

Sa frustration monta quand il fut incapable de mettre le doigt sur le cheminement tordu du cerveau complexe de sa cadette. Et ce n'étaient pas ses doigts agiles occupés à effleurer sa peau qui l'aidaient à se concentrer. Risa prit son silence comme une invitation à poursuivre. « Ne le prends pas mal, Doffy, mais tes habits attirent facilement l'œil. Tout comme ta très grande taille. » Et alors qu'il étirait sa bouche et s'apprêtait à rebondir sur ce commentaire, la main droite de Risa vint la recouvrir rapidement. « Epargne-moi ta remarque sur le grand calibre caché dans ton pantalon. »

Il éclata de rire en penchant sa tête en avant sous le regard entendu qu'elle lui jeta. Et il ne résista pas à l'envie de passer sa langue sur les doigts fins de l'albinos et entre ceux-ci. Il fut d'ailleurs satisfait de voir les pupilles de Risa s'élargir sous l'attention, tout comme d'entendre sa respiration s'accélérer légèrement. Elle retira cependant sa main pour venir la reposer sur son avant-bras. « Je suis sérieuse, Doffy. » Réprimanda-t-elle paisiblement.

Elle eu à peine le temps de voir le sourire de Cheshire de son interlocuteur avant que celui-ci ne plonge dans son cou pour l'embrasser. « Fufufu – Tout comme moi, Risa-chan », murmura-t-il contre son oreille avant de lécher son contour. Elle crispa légèrement ses mains sur ses bras avant de les remonter sur ses épaules pour finalement les nouer derrière sa nuque et le tirer légèrement en avant. L'albinos embrassa le côté de sa mâchoire et colla elle aussi sa bouche contre l'oreille de Doflamingo en soufflant d'une voix caressante. « Parfait. Dans ce cas tu ne verras aucune objection à te déguiser demain pour notre petite escapade. »

La grande main gauche de l'ancien Shichibukai quitta l'accoudoir du fauteuil pour venir se poser en haut de la cuisse de la nécromancienne. Il traça avec son pouce la couture interne de son pantalon en cuir et passa furtivement sur son sexe, récoltant une inspiration de surprise tout contre son oreille. Satisfait, le dragon céleste déchu répéta le mouvement plusieurs fois en ajoutant plus de pression et en continuant à butiner dans son cou jusque sur son décolleté, où il fit glisser ses dents contre la peau douce en même temps qu'une des mains de Risa passait dans ses cheveux blonds et se refermait sur ses mèches courtes.

« Et qu'as-tu en tête pour mon déguisement, Risa-chan ? » Demanda-t-il tandis que sa main droite venait englober un de ses seins, le sous-peser et le masser agréablement. Sa langue traça le dessus de son autre sein, jusqu'à ce que sa bouche se referme sur la base de son cou pour la suçoter. Son pouce toujours occupé plus bas pressa plus franchement contre son centre et tira à la nécromancienne un faible gémissement en même temps que le haut de son buste partait dans un réflexe vers l'avant.

Risa prit une inspiration tremblante. Sa main pressée contre l'épaule de Doflamingo glissa sur son torse, puis le long de son ventre qui se contracta avant de passer très lentement sur le haut de son érection. Juste assez fort pour que le frottement du tissu contre son gland tire à l'homme un grognement appréciateur. « Eh bien... » Elle réitéra son mouvement tout en plongeant elle aussi dans le cou puissant du blond qu'elle longea vers le haut avec sa langue. « Je pensais… » Elle déposa un baiser juste sous son oreille avant de reprendre une inspiration profonde et d'appuyer un peu plus fort sur le gland contre la paume de sa main. « Que tu serais parfait… » Elle mordilla son lobe et joua une seconde avec ses boucles d'oreille. D'un coup, elle gémit en amenant son bassin plus près du pouce du blond et empoigna franchement dans sa main son sexe tendu pour le caresser pleinement. « Hm ! » Elle venait de le surprendre et sentit la très lourde inspiration qu'il prit contre sa gorge. « Avec un collier autour du cou. »

Doflamingo se figea intégralement. La peste. La sale petite peste. Elle était sciemment entrée dans son petit jeu de séduction avant de lui arracher des mains la croix d'attelle* avec laquelle il pensait jouer. C'était bas, extrêmement bas. Mais le pire ? C'était aussi parfaitement digne de lui. Ils le savaient tous les deux. Doflamingo était furieux contre elle pour avoir autant attisé son désir, et contre lui pour être tombé dans un piège aussi gros. Il devait bien accorder du crédit à la phrase « Les hommes pensent avec leur queue ». Sa poigne sur le sein et la cuisse de Risa se resserra tellement qu'elle siffla de douleur contre lui.

Très lentement, il se délogea du cou chaud contre lequel il était resté et jaugea l'albinos avec un visage sur lequel se lisait parfaitement sa colère noire. « Tu te moques de moi Risa ? » Gronda-t-il sourdement. La jeune femme l'observait avec un visage impassible, une main toujours dans ses cheveux et l'autre toujours refermée sur son érection qui palpitait encore. « Ce n'est pas vraiment mon genre, Doffy. » Répondit-elle enfin. Elle ne fut même pas surprise lorsqu'une des grandes mains du blond fusa vers sa gorge et l'empoigna violemment. Son manque de surprise et ses traits impassibles ne firent que jeter encore un peu d'huile sur le feu de colère qui consumait l'ancien Shichibukai. Nul doute qu'elle devrait composer avec la marque de ses doigts pendant quelques jours. Sans peine, Doflamingo la décolla du dos du fauteuil pour l'amener à quelques centimètres de son visage. « Il en est parfaitement hors de question », Cracha-t-il.

« L'ironie aurait pourtant été palpable » Répondit Risa de sa voix trainante. « L'ancien dragon céleste Donquixote Doflamingo prend l'habit d'un esclave pour mieux tromper ses anciens pairs et, coup d'éclat, se révèle ensuite pour retourner le pouvoir qui l'a autrefois rejeté et le mettre à genoux. » Elle sentit la main contre sa gorge très légèrement se desserrer. Face à son silence, elle enfonça. « Et si cela te chafouine tant que ça de risquer d'être exhibé sur l'autel de vente, tu peux toujours jouer le rôle de mon esclave personnel. » Le sadisme présent à la fin de sa phrase rivalisait avec l'éclat dans ses beaux yeux.

Doflamingo ricana sombrement en la rapprochant encore plus de lui. « Fufufu – Il me semble t'avoir déjà dit que je ne me laissais pas dominer, Risa-chan. » Elle étira un sourire sombre en fixant ses prunelles brulantes dans les siennes. « Mais il me semble aussi que juste après tu as précisé que tu étais prêt à faire une exception pour moi, nee, Doffy ? » Non contente de l'avoir par le passé fait tomber, elle voulait maintenant le mettre dans le rôle des créatures qu'il avait le plus méprisé toute sa vie ? Cette femme ne comptait décidément rien lui épargner ? Et le fait de s'en trouver autant furieux qu'excité redoubla encore son agacement.

Comme si elle avait lu en lui, Risa reprit lentement la caresse qu'elle avait prodiguée plus tôt sur son membre tendu. Ses yeux vairons ne quittaient pas l'ombre des siens qu'il fut obligé de fermer une seconde pour pleinement apprécier la sensation de la main de cette traitresse sur lui. « Tu connais maintenant la marche à suivre si tu veux poursuivre la partie, Do-ffy » Murmura-t-elle un peu moqueusement avant de venir lécher le bout de son nez comme l'aurait fait un chaton. Un sale putain de chaton derrière lequel se cachait un des esprits les plus sinueux du monde.

Un sourire particulièrement mauvais étira les lèvres de l'ancien Shichibukai qui appuya progressivement sur le cou de l'albinos pour venir recoller son dos contre le coussin de tissu du fauteuil. Le tout, en suivant le mouvement, l'engloutissant sous sa forme imposante. Leurs nez étaient toujours scellés l'un contre l'autre lorsqu'il murmura d'une voix plus sérieuse que tout ce qu'elle avait pu entendre jusqu'ici. « Tu mériterais que je te tue ici et maintenant pour ça. » La main libre de Risa qui n'était pas occupée sur le sexe du blond retraça son biceps, remonta vers sa mâchoire qu'elle caressa et descendit jusqu'à ses lèvres qu'elle effleura. « Tu perdrais une superbe occasion de t'envoyer en l'air. » Souffla-t-elle en détachant ses yeux de sa bouche pour les plonger à nouveaux dans les siens. Il ricana et imita lui aussi de sa main libre ses caresses. « Fufufu – Toi aussi. » Et il se rapprocha de sa bouche en même temps qu'elle soupira « Ce serait dommage ».

Doflamingo étouffa la fin de sa réponse en l'embrassant voracement. Qu'ils aillent au diable, lui comme elle. Sa langue joua furieusement avec la sienne et il ne mit pas longtemps avant de la relever du fauteuil, sa main emprisonnant sa gorge délaissant celle-ci pour venir glisser derrière son dos et la coller violemment contre lui. Il en avait trop envie et elle aussi à en juger la façon dont sa main droite pressait sa nuque comme pour l'empêcher de rompre leur baiser. De sa main gauche, elle repoussa vers l'arrière son manteau de plumes. Il l'aida en roulant des épaules et fut satisfait lorsqu'il entendit le tissu tomber lourdement sur le plancher terni.

Avec sa main libre, Doflamingo agrippa le nœud à l'avant du corset de l'albinos et le défit avant de tirer brusquement le lacet qui retomba à leurs pieds. Il agrippa le vêtement à sa base et l'ouvrit d'un coup, faisant tressauter les généreux seins pâles qui se dévoilèrent sous ses yeux. Il fallait qu'il goûte à leur chair. Le blond rompit le baiser et passa ses mains sous les fesses de Risa pour la soulever contre lui. Elle passa ses jambes de chaque côté de son torse et croisa ses talons dans son dos pour plus de stabilité et permettre à une des mains de l'ancien Shichibukai d'empoigner totalement un de ses seins nus pendant que sa bouche se refermait sur l'autre. Elle soupira de plaisir et reprit les caresses sur son cuir chevelu.

« Ah ! » Sa tête blanche partit brusquement en arrière en même temps que son centre se pressait contre la peau de son ventre lorsqu'il referma ses dents sur son téton et malmenait délicatement l'autre entre ses doigts. Les soupirs de la nécromancienne étaient de plus en plus lourds. Leurs ronds de jambes avaient assez duré depuis leur premier échange. Elle le voulait comme elle avait rarement désiré quelqu'un. « Doffy » Appela-t-elle en tirant doucement sur ses mèches blondes pour qu'il la regarde. Et la vision qui l'arracha aux attentions qu'il était occupé à prodiguer à la généreuse poitrine devant lui, valait le détour. Elle était là, pantelante dans ses bras, ses yeux habituellement si froids et perçants, embués de désir et à moitié fermés. La main derrière sa nuque glissa jusqu'à son pectoral et elle avança son buste jusqu'à venir écraser ses seins contre sa peau nue et sa bouche contre la sienne.

Il grogna de plaisir et agrippa ses cheveux fortement à l'arrière de son crâne pendant que de son autre main malaxait une de ses fesses et accompagnait les gestes lascifs de son bassin contre lui. Il ne quitta sa bouche que pour la poser sur le lit où il n'attendit pas avant de la surplomber et fondre à nouveau sur ses lèvres rougies. D'un mouvement, il tira sur la botte droite de Risa qu'il envoya valser au sol avant de s'appuyer sur son avant bras pour tirer son autre botte avec sa main à présent libre.

Dès que la chaussure tomba sur le bois, il caressa toute sa jambe jusqu'à ce que ses doigts rencontrent le haut de son pantalon et de son sous-vêtement sur lesquels il tira. L'albinos l'aida dans sa tâche en soulevant son bassin qui vint se presser fortement contre son membre douloureux. Ce contact leur tira un grognement de plaisir. Risa ne se décolla que pour définitivement se libérer de son pantalon avant de revenir contre lui de plus belle. De son dos, ses mains glissèrent jusqu'à la bordure du bermuda et le sous-vêtement du blond sur lesquels qu'elle entreprit de tirer jusqu'à dégager son membre palpitant. Elle ne résista pas à l'envie de l'empoigner pour le pomper d'abord doucement, puis de plus en plus rapidement. Le blond laissa son front tomber sur le sien une seconde en expirant bruyamment pour apprécier la caresse et ferma les yeux.

Il sentit ses lunettes glisser sur la peau transpirante de son nez et grogna d'inconfort, les arrachant presque de leur place pour les jeter sur la table de nuit. Geste qui récolta un petit rire amusé de la part de la nécromancienne et lui fit ouvrir les yeux. Risa inspira de surprise face à l'intensité des prunelles de Doflamingo. Deux yeux marron encore plus perçants que les siens détaillaient à présent librement ses orbes bicolores. Y lire autant de désir lui envoya un véritable frisson de plaisir qui se répercuta jusqu'à son centre. Sa réaction fit ricaner le quarantenaire qui reprit furieusement sa bouche en même temps que sa main droite glissait sur sa poitrine, puis ses côtes et son ventre. Lorsqu'enfin elle se posa sur son sexe, Risa rejeta la tête en arrière et agrippa avec sa main libre son épaule.

Doflamingo afficha un sourire satisfait en voyant Risa offerte ainsi devant lui et plongea dans son cou en même temps qu'il la pénétrait de deux doigts. Elle était déjà trempée et il n'eu aucune peine à venir fouiller en elle et commencer à la préparer en même temps que ses gémissements devenaient de moins en moins silencieux. Rapidement, il parvint même à insérer un troisième doigt en même temps qu'elle ouvrait les yeux. « Ah ! Doffy ! » Il releva la tête et ancra ses yeux dans les siens en étirant un sourire un peu moqueur. « Fufufu – il aurait été dommage de passer à côté d'autant de plaisir hm ? Risa-chan ? »

Même ainsi, elle parvenait à ne pas totalement se laisser dominer pensa-t-il en la voyant froncer les sourcils et en sentant la main contre sa nuque remonter à l'arrière de sa tête pour l'inciter à se pencher en avant jusqu'à ce que leurs fronts se touchent. « Tu te jetteras des fleurs plus tard. Pour l'instant tout ce que j'ai envie d'entendre c'est ton membre en train de me pilonner. » « HAHAHAHA ! » Il prit une seconde pour se calmer avant de se positionner entre les jambes de l'albinos en souriant furieusement. « A tes ordres, Risa-chan. » Et il la pénétra entièrement dans un mouvement ample du bassin. « Ah ! » Cela faisait longtemps qu'un tel calibre ne l'avait pas pénétré, pensa-t-elle en serrant très fortement le biceps de Doflamingo qui n'avait pas perdu son sourire et semblait particulièrement s'amuser de son inconfort. Le fourbe.

Il resta cependant immobile en admirant silencieusement les efforts déployés par sa partenaire pour s'adapter à sa taille. Ses sourcils froncés de concentration et ses yeux fermés se détendirent très vite et il haussa un sourcil, un peu surpris par sa rapide adaptation. « Je te rappelle que j'ai une très bonne résistance à la douleur », lui dit-elle calmement avant d'elle aussi hausser un sourcil en signe de défi, tout en étirant un petit sourire en coin. « C'est quand tu veux, Doffy. » Seul son sourire de Cheshire lui répondit et il recommença à bouger. Sortant entièrement pour mieux revenir et lui arrachant progressivement des frissons de pur plaisir. Lorsqu'il la sentit parfaitement adaptée à son gabarit, il accéléra le rythme et la pénétra de plus en plus puissamment jusqu'à parvenir enfin à trouver le point qui ferait définitivement ravaler sa superbe. « Ah ! »

Il sourit victorieusement en la voyant se tordre sous lui et en sentant ses parois se resserrer sur son sexe. Là. Il s'appliqua à venir presser sans pitié ce point magique capable de véritablement transformer le visage impassible de Risa et trahir son extase. « Doffy ! » Il sentit ses ongles labourer son dos mais n'y prêta aucune attention, trop absorbé par le spectacle sous ses yeux. Si d'ordinaire Risa était belle, elle l'était encore plus ainsi, accrochée à lui comme à une bouée de sauvetage, les joues rougies par l'excitation et l'effort, les cheveux en bataille et la bouche gonflée par ses baisers, répétant son nom comme un mantra au fur et à mesure que son plaisir grandissait. Et lorsque ses yeux brillants trouvèrent les siens, il n'y retrouva pas le voile hanté qu'ils portaient quotidiennement. « Doffy…Plus… » Souffla-t-elle contre sa bouche. Comment résister à ce regard et cette voix presque implorante ? Il décida que c'était tout bonnement impossible et l'embrassa à pleine bouche tout en descendant sa main libre entre eux pour stimuler son clitoris. Elle gémit dans sa bouche et s'agrippa derechef à ses épaules en bougeant de plus belle ses hanches contre lui.

Risa ne tint que quelques minutes sous ces délicieuses attentions. Elle rompit leur baiser et n'eu même pas le temps de reprendre son souffle avant de jouir en enfonçant fortement l'arrière de son crâne dans les coussins. « AH ! » L'orgasme de l'albinos fit monter encore le plaisir de Doflamingo et il s'enfonça dans sa chaleur brûlante encore trois ou quatre fois avant de lui aussi jouir puissamment en elle dans un grognement sourd, manquant presque de déchirer le tissu du coussin au-dessus de la tête de la jeune femme et cachant son visage dans son cou.

Le silence n'était plus troublé que par leurs lourdes respirations. Aucun d'entre eux ne bougea pendant une longue minute, appréciant la chaleur de l'autre et les dernières sensations de plénitude. Lorsque la poitrine de Risa se leva et s'abaissa à nouveau à un rythme normal, elle ouvrit lentement les yeux et observa les poutres fissurées. Depuis combien de temps n'avait-elle pas ressentit autant de plaisir mais surtout atteint l'orgasme ? Depuis des années. Depuis le dernier soir passé avec Armorino. Elle en aurait presque pleuré si elle avait été seule… Dire qu'il lui avait fallu croiser la route d'un personnage aussi compliqué de Donquixote Doflamingo avant de revivre une telle chose était d'un cynisme absolu. Mais c'était ainsi et elle ne le regrettait absolument pas. Au contraire, elle était même prête à remettre ça à l'avenir. Après tout, pourquoi se priver d'un aussi bon coup ?

Elle sentit le blond bouger contre elle jusqu'à la surplomber à nouveau et l'étudier tout aussi silencieusement. Ses réflexions devaient sans doute ressembler aux siennes. Et lorsqu'elle le vit étirer lentement un rictus, elle décida d'ouvrir à nouveau les hostilités. « Voilà. Maintenant tu peux te jeter des fleurs. » Sa bouche presque ouverte laissa échapper un franc éclat de rire à son ton blasé et il se laissa tomber de côté d'elle en se tenant le ventre. « Fufufu – Le brouillard post-coït ne semble t'affecter Risa-chan. » Elle pivota de côté pour lui faire face et ses yeux brillèrent de malice. « Non, tout le contraire de ta bi… » « HAHAHAHA ! » La jeune femme le laissa s'esclaffer face à son langage exceptionnellement grossier et se redressa pour s'étirer langoureusement.

Lorsqu'un claquement de langue mécontent se fit entendre dans son dos, elle se retourna et l'observa. « Tu prends la fuite ? Ce n'est pas très poli Risa-chan. » Elle haussa un sourcil et les épaules. « Tu veux que je te borde et que je te tienne la main jusqu'à ce que tu t'endormes ? » Il sourit paresseusement. « Non, en revanche, je veux bien que tu me tiennes autre chose. » Elle avisa le membre déjà à demi prêt à reprendre du service et laissa son bras glisser sur les draps pour amener son buste à retomber doucement sur le matelas non loin de celui de Doflamingo. « Je crains de devoir te décevoir, Doffy, mais ça sera pour plus tard. »

L'éclair de frustration qui était parfaitement visible dans le regard brun l'amusa au plus haut point et elle fit rapidement pression sur sa main contre le matelas pour pousser son corps loin de la main de l'ancien Shichibukai qu'elle avait vu sur le point de bouger pour l'attraper. Elle se tourna pour se retrouver sur le ventre et glissa encore plus loin de lui, passant volontairement ses cheveux au-dessus de son bas-ventre avant de pousser le vice jusqu'à déposer un baiser sur le membre de Doflamingo qui gronda en la foudroyant du regard. « Risa. » Prévint-il.

Elle sourit innocemment et lui tira la langue avant de fuser hors du lit en même temps qu'il se redressait et envoyait sa main vers elle pour l'attraper. L'albinos saisit ses affaires rapidement, disparaissant et réapparaissant aux quatre coins de la pièce à chaque fois que Doflamingo tentait de refermer ses mains sur un de ses membres ou d'utiliser son fruit du démon sur elle. Elle agrippa enfin une couverture qu'elle avait repéré sur l'étagère près de l'entrée et s'enroula dedans avant de réapparaitre devant la porte contre laquelle elle se retrouva plaquée sans cérémonie. Le regard courroucé devant elle et l'absence de sourire la firent soupirer doucement. Il était en colère.

Elle se mit sur la pointe des pieds et vint déposer un baiser chaste sur ses lèvres avant de s'éloigner de son visage. « Ce n'est que partie remise. Et tu as encore une carte en main, Joker. » A la mention de cette dernière carte, la troisième planque des dragon célestes, il sourit dangereusement. « En effet Risa-chan. » Il avança d'un pas pour la plaquer encore plus contre le bois et lui rendit son baiser chaste. « Et laisse moi te dire que tu vas payer très, très cher cette dernière information. » Elle sentit la commissure de ses lèvres trembler. « J'ai hâte de voir cela. Mais en attendant, bonne nuit Doffy. » Il frotta son nez contre le sien sans la quitter des yeux avant de lentement s'écarter pour lui permettre de sortir. « Bonne nuit, Risa-chan. » Et elle sortit pour rejoindre sa chambre, prendre une douche et se rhabiller avant d'aller chercher Zoé chez Kisuke.

Ils avaient eu l'occasion d'échanger au cours de leur voyage sur le rapprochement entre Doflamingo et elle. Risa lui avait demandé de ne pas s'en mêler, mais aussi assuré qu'elle ne risquait pas de ressentir une quelconque inclination amoureuse envers le dragon céleste déchu pour les raisons qu'elle lui avait auparavant évoquées. Ainsi, il ne fit aucun commentaire lorsqu'il laissa Zoé la rejoindre et se contenta de froncer les sourcils d'inquiétude face à la mine ressourcée et épuisée de sa capitaine. Le Second pria n'importe quel force à l'œuvre dans le monde d'épargner à Risa de ressentir un jour plus que l'étrange affection qu'elle semblait porter à l'être détestable qu'était Doflamingo. Il soupira en refermant la porte et partit se coucher, lui aussi épuisé.

..

..

'Toc Toc Toc'.

Doflamingo ouvrit lentement les yeux et grommela en se passant une main sur le visage. Il savait qui venait le tirer de son sommeil et la maudit sur une bonne dizaine de générations en repensant à ce qu'il s'était tacitement engagé à faire.

'Toc toc toc'.

« Je sais que tu es là, je sens les ondes négatives que tu m'envoies Doffy. » Entendit-il à nouveau. Il ricana et rejeta son drap sur le côté pour enfin se lever, sans oublier de déposer sur son nez ses éternelles lunettes. L'ancien Shichibukai ne prit même pas la peine d'enfiler un sous-vêtement et ouvrit sans pudeur la porte, se retrouvant nez à nez avec la raison de son humeur en berne.

La nécromancienne le zieuta de haut en bas en haussant un sourcil. « J'avais demandé un esclave, pas un Chippendale… » Il étira un sourire moqueur. « Fufufu – la vue te dérange Risa-chan ? » Elle pencha la tête de côté. « Du tout, je sais maintenant quoi te demander de faire si nous avons besoin d'une distraction pour fuir. » Il gloussa et la laissa entrer. Son humeur repartit cependant vers le bas dès lors qu'elle tira de derrière la cape noire qu'elle avait enfilé la réplique d'un collier d'esclave. « Dernière trouvaille de Kisuke. » Commenta-t-elle sournoisement, récoltant une belle veine sur le front de l'ancien Shichibukai. « Rassures-toi tu peux l'enlever comme tu veux, il te suffit de presser ton doigt ici », montra-t-elle en défaisant le mécanisme sous l'œil attentif du blond, avant de le tendre vers lui.

Ils se défièrent du regard un long moment sans bouger. « Tu as promis, Doffy », bougonna-t-elle comme une enfant. Il sourit moqueusement. « Je croyais que tu ne me faisais pas confiance, Risa-chan. » Elle le regarda avec une fausse bienveillance. « C'est toujours le cas. Mais je me suis dit que j'allais te laisser une chance avant de te menacer de devoir te contenter de cinq contre un lorsque tu es à bord de mon bâtiment. » Il haussa un sourcil amusé à sa remarque. « Et te priver du plaisir d'hier soir ? Tu n'es pas sérieuse Risa-chan… » « Dieu soit loué j'ai plein de jouets de toutes les tailles dans ma chambre. » Répondit-elle en fermant les yeux comme pour imaginer les dits gadgets. « Certains pourraient même rentre notre bon ami jaloux », pointa-t-elle en direction de son pénis.

Il leva les yeux au ciel et soupira, tout à coup très fatigué par ce début de journée. « Tu n'est pas drôle, Risa-chan. » « Ce n'est jamais drôle avec toi quand je gagne », répondit-elle du tac-o-tac tandis qu'il lui arrachait le collier des mains, testait la bonne ouverture et fermeture une fois ou deux avant de le mettre avec une grimace de dégoût. « Il serait du plus bel effet dans un petit jeu de domination », murmura-t-elle impassible avec une lueur criant qu'elle se foutait royalement de lui dans les yeux.

« Tiens mets ça », ajouta-t-elle en lui tendant des vêtements sombres et une cape assortie à la sienne. « On ne voudrait surtout pas que le grand Donquixote Doflamingo soit reconnu marchant tenu en laisse par la non moins brillante Castillo D. Risa. » Poursuivit-elle toujours sur le même ton. Il se passa de plus belle une main sur le visage en soupirant. « Non moins modeste d'ailleurs. » « Encore une qualité que nous partageons, Doffy. » Leur partie de jambe en l'air valait-elle qu'il se compromette à ce point ? Se demanda-t-il en enfilant les loques rapportées. Un regard sur le profil de la jeune femme, ses fesses, ses seins et son visage, tout comme les souvenirs de la veille firent tressauter son sexe qui répondit pour lui. Maudit soit-elle.

Comme Risa l'avait prévu, leur progression jusqu'au pied du volcan se fit sans le moindre heurt. Toute leur petite délégation encapuchonnée se tenait présentement devant une pierre somme toute commune. Sans la présence de Doflamingo à leurs côtés, nul doute qu'ils auraient manqué le tout petit renfoncement sur la tranche de la pierre, surplombé d'un minuscule blason des dragons célestes. L'ouverture ne laissait la place que pour un doigt. « Le même se trouve de l'autre côté pour permettre de sortir », indiqua Doflamingo à Risa qui hocha la tête. « Tu l'utilisera lorsque nous aurons terminé. » Elle regarda rapidement sa montre et constata qu'ils étaient pile à l'heure pour le rendez-vous fixé avec les anciens esclaves chargés d'apporter la seconde livraison d'esclaves.

Il leur fallu attendre encore une minute avant d'entendre une série de pas et de protestations. « X-sama ? » Demanda l'un des hommes ouvrant la marche en les voyant. « Vous êtes à l'heure. » Répondit Risa impassible en hochant la tête. A peine eu-t-elle terminé sa phrase que le sol se mit à trembler doucement sous leurs pieds. Tous virent émerger de la base du volcan une grande plaque semblable à une double porte qui coulissa lentement sur la droite ouvrant la voix vers un brouhaha paisible à l'intérieur. La Ville Cachée.

Risa laissa passer les anciens esclaves devant, fermant la marche derrière les anciens kidnappeurs, suivie juste derrière elle de Doflamingo et de son équipage. Le blond était pour l'heure relié à elle par une laisse. Dieu qu'il avait eu envie de l'étrangler avec avant de finalement ricaner en repensant à la fameuse ironie de la situation mentionnée la veille par l'albinos. Et puis, il y avait pire que de se retrouver temporairement lié à celle qui hier soir encore se tordait de plaisir sous ses coups de reins. Il aurait l'occasion de le lui rappeler.

« Halte, qui va là ! » Résonna la voix d'un jeune mousse à l'entrée. Certainement le fils ou petit fils en planque d'un gradé, attendant paisiblement à l'abri de gravir les échelons jusqu'au grade de son ainé. « Nous venons livrer le second lot de vente du stand B.34 avec l'autorisation de l'Amiral Akira », annonça l'ancien esclave en tendant un parchemin tamponné au jeune et en tirant vers lui les hommes destinés à être vendus qui perdaient de plus en plus leurs couleurs. Risa en poussant un devant pour signifier qu'elle faisait partie des personnes encadrant la livraison. Le mousse hocha la tête avant de s'avachir à nouveau dans son siège. « Allez-y. »

Leur délégation ne mit qu'une petite dizaine de minutes avant de rejoindre le marché où Risa prit à part l'esclave affranchi en charge des ventes. « Comme mercredi, donne le pourcentage convenu à l'Amiral. Quoi qu'il se passe, tu ne nous as pas vu. Tu ne nous connais pas et tu continues de vendre. » L'homme hocha promptement la tête avant de poser une main sur son cœur en signe de respect. « Hai. Comptez sur moi X-sama. Je ne vous décevrai pas. » L'albinos hocha lentement la tête avant de se désolidariser du stand avec ses nakama et Doflamingo.

Celui-ci se pencha d'ailleurs légèrement en avant pour souffler d'une voix moqueuse. « Fufufu – quel bon petit soldat, nee, X-chan ? » Risa tourna légèrement sa tête encapuchonnée vers la sienne. « Tu serais surpris de voir à quel point les gens peuvent se dévouer à ta cause lorsque tu les respectes, Joker. » Il ricana silencieusement « Et tu serais surprise de voir tout ce qu'ils peuvent faire par crainte. » Il continua d'avancer en les guidant vers les immenses palais situés à l'autre bout du volcan. « Mais la crainte n'appelle-t-elle pas à la rébellion ? » Souffla pensivement l'albinos en continuant d'avancer. « Tout comme le respect et à la confiance à la trahison ? » La fin de sa phrase était amère.

« Dois-je comprendre que tu as été trahi par le passé par des gens de qui tu pensais avoir acquis ces deux choses ? » Il ne répondit rien, et elle imagina sans mal les veines pulser sur son front. « Je suis désolée de l'apprendre. Sincèrement. » Souffla-t-elle finalement d'une voix plus sombre qu'elle ne l'aurait souhaité. Il resta toujours silencieux. Sans doute occupé à analyser ce qui avait contre son gré transpiré dans son ton. Elle ferma une seconde les yeux et soupira. Ce n'était pas le moment de repenser à cela, ni de se distraire de leur mission. « Là-haut, tout contre la roche et un peu à l'écart », chuchota le blond, tirant la jeune femme de ses réflexions.

Non loin d'eux se dessinait une imposante bâtisse taillée dans le marbre noir. Risa sentit un frisson de dégoût lui secouer le dos et Doflamingo légèrement heurter celui-ci. Elle s'était arrêtée sans le vouloir. La tête cachée de l'homme derrière elle se baissa vers elle, comme pour lui demander ce qu'il lui prenait. Elle avait envie de vomir, mais se força à murmurer le plus calmement possible. « Kis', Grimm. Ne laissez jamais Jinx, Ken et Zoé seuls. Si la situation dérape, vous savez quoi faire. » A savoir que si Jinx ou Ken étaient pris d'une crise durant leur escapade, le trio avait convenu de les assommer pour filer le plus vite possible loin du dragon céleste.

Du coin de l'œil elle les vit légèrement hocher la tête. « On applique le plan, maintenant. » Ordonna-t-elle en même temps qu'ils se séparaient pour partir chacun d'un côté, leurs charges avec eux, laissant Risa et Doflamingo seuls. Ils communiqueraient entre eux par escargophone et infiltreraient le palace à des endroits différents pour ne pas attirer l'attention. Le duo Doflamingo-Risa continua de déambuler tranquillement jusqu'à se retrouver près des grilles du manoir et un peu en retrait de l'agitation ambiante. « Tu es prêt ? » Demanda-t-elle tout en retirant la laisse du collier.

Il ricana et passa rapidement un bras autour de sa taille pour la tirer contre lui. « C'est quand tu veux, Risa-chan », se moqua-t-il. Elle fit claquer d'agacement sa langue contre son palais avant de se concentrer pour se dématérialiser ainsi que l'ancien Shichibukai. Le processus était fatigant et ne lui permettait pas de bouger sur de trop longues distances, en particulier avec une personne du gabarit du dragon céleste déchu, mais il leur permettrait de pénétrer dans le jardin sans risquer de se faire prendre comme cela aurait été le cas en utilisant le fruit du démon du blond.

Ils réapparurent quelques secondes plus tard à l'abri des regards indiscrets derrière des haies et se dépêchèrent de se rapprocher de la bâtisse pour s'éloigner de la vue des fenêtres. Ils passeraient par le rez-de-chaussée pour l'explorer ainsi qu'une éventuelle cave pendant que Grimmjow et Jinx se chargeraient d'infiltrer le premier et le deuxième étage. Kisuke, Kaneki et Zoé se chargeraient du troisième et du grenier dont la fenêtre était visible depuis l'extérieur. Lorsqu'ils furent collés contre la pierre, Risa et Doflamingo réitérèrent le petit tour de passe-passe de l'albinos pour pénétrer à l'intérieur d'un immense hall. Le duo marqua une courte pause pour tendre l'oreille en même temps que les yeux vairons de Risa scannaient frénétiquement le moindre recoin.

Rien, aucun bruit. Pas même le pas tranquille d'un valet de chambre ou le faible bruit d'une porte. C'était bien trop calme au goût de la jeune femme qui se décida finalement à avancer aussi silencieusement que possible avec le quarantenaire. Des tapis persans, des gravures, du marbre hors de prix, des tentures au goût douteux… Un violent début de mal de crâne pulsa douloureusement contre son front. Ils longèrent le hall vers la gauche, se retrouvant rapidement dans un long couloir sombre parsemé de portes en chêne. Risa colla son oreille contre l'une d'entre elles et se décida à lentement l'ouvrir, imitée par Doflamingo de l'autre côté. Une étude, une bibliothèque, puis une salle de musique, un mini-cinéma, une salle de sport, de jeux… Toutes les salles étaient vides. Lorsqu'ils arrivèrent au bout du couloir, ils décidèrent de rebrousser chemin et de répéter l'opération dans l'aile droite du rez-de-chaussée.

Ils y découvrirent une salle à manger, une cuisine, un grand salon, un petit salon, une salle de bal immense et arrivèrent rapidement au bout du couloir. Toujours rien. Mais alors qu'ils s'apprêtaient à monter au premier étage pour rejoindre Jinx et Grimmjow, Risa agrippa fortement le bras de Doflamingo en prenant une grande inspiration surprise. L'homme se retourna brusquement vers elle et scruta le fond du couloir. Là, à peine éclairé par la lumière se tenait à quelques mètres d'eux un immense portrait plus vrai que nature de Jason Ômori.

Risa ne l'avait pas revu depuis sa fuite, sauf en photo de mauvaise qualité dans le journal national. Lorsqu'elle avait scruté le fond du couloir une dernière fois et que ses yeux avaient croisés ceux baignés de sadismes du portrait, ses réflexes avaient pris le dessus et elle avait saisit la chose la plus proche d'elle : le bras de Doflamingo. Et même lorsqu'elle comprit qu'il ne s'agissait que d'une peinture, elle ne pu se résoudre à bouger, comme prisonnière de ces immondes orbes fixées à jamais dans sa direction. « Risa-chérie » Elle entendait même encore sa voix et sentit une chair de poule d'horreur pure ramper sur tout son corps. Il fallait qu'elle se reprenne et rapidement. Ce n'était pas en se comportant comme une enfant effrayée qu'elle allait le tuer.

Doflamingo l'entendit prendre une longue inspiration tremblante juste avant de sentir la main agrippée de toutes ses forces à lui le relâcher. Sa curiosité sur les détails macabres des tortures endurées par Risa revint au galop. L'espace d'une seconde, il se revit épinglé par les poignets au mur contre lequel ils avaient faillit être tués son père, son frère et lui, des années auparavant et repensa à la terreur qui lui avait saisit les entrailles. Sans doute la même que la sienne. « Il faut que je vérifie quelque chose. » Chuchota la nécromancienne à côté de lui, le tirant de ses souvenirs. Il l'observa avancer d'un pas raide vers le portrait de l'homme responsable de ses nombreuses mutilations et empoigner fermement les côtés du cadre en or. Elle tenta de le soulever et jura entre ses dents lorsqu'elle constata qu'il était bien trop lourd pour elle. « Tu peux me filer un coup de main ? » Demanda-t-elle, sa voix à nouveau impassible. Il s'exécuta.

Lorsque le portrait bougea enfin du mur, ils découvrirent une porte en fer. « Fufufu – maligne, Risa-chan. » Ricana le blond. « Après quelques années de vie commune, tu finis par plutôt bien connaître l'autre » Répondit-elle d'une voix emplie de dégoût. Voilà une nouvelle information à ajouter à sa liste pensa Doflamingo en ouvrant la porte et en lui indiquant, faussement galant, de passer devant.

Risa se retrouva en haut d'un escalier, lui aussi en fer et descendit lentement, suivie de près par l'ancien Shichibukai. Lorsqu'elle posa enfin pied à terre, elle ne fit que deux pas, avant que le bruit de néons s'allumant les uns derrière les autres ne résonne. Un rapide coup d'œil sur les pans de murs de chaque côté d'elle, lui indiqua qu'il s'agissait d'un système d'éclairage automatique. « Il va falloir qu'on discute, Risa. » La tira de son observation Doflamingo d'une voix un peu trop neutre. Les yeux vairons se focalisèrent plus en avant et Risa ne pu retenir le cri de pur horreur qui passa ses lèvres. Elle sentit la main de Doflamingo se plaquer contre sa bouche en même temps que ses jambes la lâchaient et qu'elle tombait à genoux en fermant les yeux violemment en hoquetant de dégoût.

Là, devant eux et tout le long des murs, des photos d'elle agrandies et encadrées décoraient le couloir. Tantôt prises de dos et montrant des lacérations fraîches et sanguinolentes alors que ses poignets étaient solidement attachés par des menottes en granit marin au plafond. Tantôt prises de face lorsqu'elle était évanouie après avoir été rouée de coups debout, assise sur sa chaise, allongée au sol ou encore torturée avec du vitriol. Mais la pire restait la plus grande de toutes : L'albinos visiblement étourdie était attachée à un grand lit à moitié nue, bleuie de coups et sur son corps mutilé étaient dessinés des dizaines de cœurs avec le sang de ses plaies. A ses côtés, Ômori dans une tenue tout aussi légère s'attelait à en dessiner un énième sur son ventre en déposant un baiser sur sa tempe.

Doflamingo le concédait bien volontiers, en matière d'horreur, Jason Ômori se plaçait incroyablement haut. Il retira la capuche de Risa pour voir son visage extrêmement pâle et serra les dents en voyant les mêmes yeux exorbités que quelques jours plus tôt fixés sur le sol. Le choc psychologique devait être terrible. « Risa. » Appela-t-il. Il fut satisfait de voir ses beaux yeux pour l'heure teintés d'une peur sourde enfin se fermer. La nécromancienne serra et desserra la mâchoire de manière frénétique en serrant ses poings de toutes ses forces. Elle sentait la bile lui ravager la trachée mais se fit violence pour la ravaler. Elle ne donnerait pas à cet enfant de pute d'Ômori ce plaisir.

A nouveau elle inspira longuement par le nez avant de se relever en chancelant. A côté d'elle, Doflamingo la laissa faire. Nul doute qu'elle l'aurait violemment rejeté s'il avait ne serait-ce qu'esquissé le moindre geste vers elle. Ils n'étaient pas de ces gens qui tombaient et restaient prostrés en attendant que l'on vienne les relever. Il ne le lui dirait jamais mais il admira sa détermination et son respect envers elle se renforça encore. La nécromancienne entama l'une des plus longues avancées de sa vie, ses yeux résolument braqués sur la porte au bout de ce chemin de croix. Hors de question de baisser la tête face à Ômori. Plus jamais. Elle préférait encore mourir.

Derrière elle, Doflamingo observait silencieusement chacun des clichés pris par ce grand malade en tentant de les mettre dans l'ordre chronologique des années passées par Risa sous son joug. S'il s'était demandé hier soir d'où provenaient les très nombreuses cicatrices, autres que des brûlures, disséminées sur l'intégralité de son corps, il avait désormais quelques éléments de réponse. Et au plus ils avançaient, au plus il comprenait la volonté féroce de la jeune femme de tuer de ses propres mains le dragon céleste.

Risa ouvrit lentement la porte qu'elle était enfin parvenue à rejoindre et pénétra, alerte, dans une pièce pour l'heure entièrement noire. Mais comme précédemment, il ne lui fallu que quelques pas à l'intérieur de celle-ci avant que le bruit automatique des néons ne résonne à nouveau. D'abord au-dessus de leurs têtes, puis plus en avant, dévoilant toute une collection d'écrans attachés aux murs montrant des cellules vides et des traces de sang encore fraîches, sans doute une salle de torture plus loin encore dans le sous-terrain. Lorsqu'enfin les derniers néons s'allumèrent Risa comme Doflamingo se stoppèrent net.

Devant eux, derrière un riche bureau en bois laqué se tenait le dos d'un fauteuil en cuir noir, un peu comme dans les mauvais films d'espionnage. Du haut du fauteuil tourné, leurs yeux se braquèrent sur l'arrière d'un crâne aux cheveux blond vénitien coiffés en bataille. Doflamingo n'avait connu une telle coiffure alliée à cette couleur que chez une seule personne dans sa vie. Et la vision de la grande albinos s'effondrant à genoux, les yeux à nouveau exorbités de terreur et la bouche ouverte dans un hurlement silencieux ne fit que confirmer sa pensée. Armorino Gelatano.

Risa semblait prise dans la glace, incapable de bouger alors que ses yeux laissaient échapper de lourdes larmes silencieuses qui roulèrent sur ses joues et venaient s'écraser au sol. C'est d'ailleurs l'étude des orbes bicolores de la jeune femme qui le décida à avancer vers le siège. Ils n'étaient pas surpris ou blessés, comme ils auraient dû l'être à l'apparition soudaine d'un amant qu'elle pensait mort. Ce regard, il ne le connaissait que trop bien pour l'avoir rencontré à de nombreuses reprises mais surtout causé. C'était celui qu'une personne posait sur le corps inerte d'un proche. Sur son cadavre.

Il empoigna la tranche de la chaise pour la tourner brusquement vers eux et se figea une nouvelle fois. Le corps plutôt bien conservé de son ami d'enfance, malgré le début de décomposition sur ses joues, glissa mollement contre le cuir jusqu'à tomber lourdement de la chaise sur le sol, roulant une fois sous l'impact du choc. « NAAAAAAAAAAH ! » Hurla Risa qui ne put cette fois plus contenir son malaise et se détourna pour vomir au sol.

Lorsqu'elle se redressa enfin, ce fut pour mieux voir son buste tomber vers l'avant sous la douleur de cette vision et la contraction de son ventre. « Non, non, non, non, non, non, non », répéta-t-elle frénétiquement en s'étouffant presque dans ses sanglots et en serrant tellement ses bras autour d'elle que ses jointures devinrent blanches. Si quelqu'un avait jamais douté un jour des sentiments de la jeune femme pour Armorino Gelatano, ses réserves auraient été balayées par la scène devant lui. Ses joyaux vairons étaient désespérément ancrés dans les yeux éternellement éteints de son premier amour. Comme s'ils s'attendaient à les voir miraculeusement reprendre vie.

Un autre souvenir revint alors en tête de Doflamingo. Le jour de la mort de sa mère. Il avait refusé de s'éloigner de son corps et c'était Rossinante et son père qui avaient été obligés de le tirer de son chevet. Il jeta un dernier regard sur le cadavre de son ami et ferma rapidement les yeux. Il fallait qu'ils partent, Ômori savait qu'ils étaient ici. Il avait sciemment placé son cadeau pour qu'il soit découvert par Risa. Probablement dans la nuit, pensa l'ancien Shichibukai en revoyant les traces de sang à peine séché sur les écrans de la pièce. Il s'avança jusqu'à Risa et s'accroupis à côté d'elle en arborant une mine grave. « Risa, il faut partir. »

Même dans son inertie, elle sembla l'entendre et hocha faiblement la tête. Il vit sa main tremblante se lever pour se poser contre le mur à sa droite pour l'aider à la soutenir tandis qu'elle commençait à se relever. Et alors qu'il en faisait de même, un petit bruit attira leur attention un peu plus bras. Comme un genre de gratouillement sec. Leur visage se pencha en même temps vers le corps d'Armorino dont l'œil gauche bougea brusquement en roulant dans son orbite.


J'espère que ce chapitre publié avec un peu de retard (mais bien plus long que les autres !) vous a plu et que vos petits coeurs sont toujours bien accrochés pour les prochains ascenseurs émotionnels à venir.

Point culture : une *croix d'attelle est le petit support en bois qui sert à faire bouger les pantins dont les membres sont reliés à des fils. Si vous avez eu un jour le plaisir de vous débattre avec ce genre de jouets, vous savez à quel point il est complexe de faire bouger sa poupée. Dans le cas contraire, vous avez échappé à une frustration extraordinaire.

Mentions spéciales :

- Un grand merci à Yunfa 21 pour sa review qui OUI! m'encourage à poursuivre cette fanfiction :D J'espère que ce nouveau chapitre égayera un peu ton confinement !

- Merci également à Seerafina pour son soutien indéfectible depuis le tout premier chapitre publié de cette fiction ! N'hésitez pas à faire un tour sur sa page pour lire ses fanfics et profiter encore un peu du superbe univers de One Piece créé par Oda ;)

A très bientôt pour la suite, prenez bien soin de vous et de vos proches !

Kitsune-nee-san.