Voilà, dernier épisode de ce premier livre
Contrat charnel
Yazoo avait lavé ses cheveux aujourd'hui, sous les ordres de Rufus. Il l'entendit arriver, alors que le jeune homme s'apprêtait à se peigner. Il vint l'accueillir, la tête basse.
Le Président s'approcha de lui avant de l'embrasser une habitude qu'il avait prise depuis maintenant… « je ne sais même plus quand… » pensa l'argenté qui ne bougeait pas. Sa langue parcourait l'intérieur de sa bouche, un brin possessif.
A la fin du baiser, Rufus affichait une mine contrariée… l'argenté se mordit la lèvre inférieure…
-Je t'avais dit d'être présentable
-Pardonnez-moi, Maître…
Il devait l'appeler comme cela dorénavant… au fil des jours voire des semaines, il ne… s'étonnait plus de rien de sa part… il tremblait, malgré tout. Rufus en tiendrait-il rigueur ?
Sa main caressait sa chevelure, avant d'esquisser un sourire.
-Finalement, peut-être as-tu bien fait…, se dit-il à lui-même, j'aime coiffer cette splendide crinière, voilà une huitaine de jours que j'en avais eu l'occasion.
Le blond lui prit la main et l'emmena devant la glace. Yazoo se verrait à travers à la surface miroitante, alors qu'il haïssait son reflet… les mains de son Maître passèrent sur son crâne, et il commença à démêler ses mèches… avant de les relever et les maintenir…
Il déposait de longs baisers sur la nuque de l'argenté, envoûté par le délicat parfum qui s'en émanait. Il soupirait et il se réjouit de sentir le souffle de son esclave devenir lent, au fil des minutes.
Ensuite, ce fut au tour de ses mains de se saisir de ses hanches et caresser son entrejambe… Yazoo se tendit, sa tête basculait en arrière, laissant l'opportunité à Rufus de lui mordiller l'oreille droite le jeune homme ne pouvait cesser de couiner et de gémir à ses gestes, qui lui procuraient un effet immédiat… il éprouvait… du plaisir…
Soudain, le Président se stoppa et le tourna face à lui, pour relever sa cuisse gauche et l'asseoir sur le rebord du lavabo l'argenté s'accrochait à lui, pour éviter de tomber, mais, Rufus le repoussa aussitôt et le regarda d'un œil dissuasif… avant d'attraper son menton…
-Si tu as besoin de trouver l'équilibre, cramponne-toi à la robinetterie, grogna-t-il.
-… Oui, Maître…
Il reprit, et l'argenté s'agrippa de tout son possible… les coups de langue, de dents, les doigts qui caressaient son épiderme jusqu'à la ceinture… il s'attardait sur sa poitrine, avant de remonter sur ses clavicules et l'embrasser de nouveau… !
Yazoo soupirait à chaque fois, voire même criait, tant c'était puissant… jusqu'à ce que Rufus ne s'écartât pour enrouler son index dans l'anneau du collier et l'entraîner dans la chambre pour… la suite…
Il s'assit sur le siège, et installa l'argenté à ses pieds. Il était… entre ses jambes…
-Tu sais ce que cela veut dire, 5091, tu n'as pas oublié cette leçon-là ?
-Non, Maître…
Avec un sourire, il sépara les pans de son pantalon et le jeune homme approcha sa tête, offrant un agréable moment au Président. Au fil de ses allers et venues, il soufflait et murmurait. Ses doigts serraient la chevelure de Yazoo, avant de le forcer à le prendre plus profondément ce dernier étouffait, toussait, essayait de respirer… il n'avait pas le droit de s'arrêter, tant que son Maître ne le repoussait pas. Ses allées et venues gonflait son sexe de plaisir et le blond se cambra, les joues rouges. Ses deux mains étaient posées sur sa tête argentée, le forçant à laisser sa verge buter au fond de sa gorge.
Des plaintes et des cris surgirent, alors que le jeune homme s'étranglait dans sa propre salive. Rufus ne voulait pas s'en arrêter-là, il y avait trop de délectation à prendre ! Son corps s'arqua une nouvelle fois, pris de spasme. Des points noirs apparaissaient alors que le moment propice approchait… ce fut comme un électrochoc et le Président jouit dans un orgasme à peine retenu.
Yazoo crut vomir quand sa semence inonda sa gorge. Sa trachée se noya. Il observa Rufus et l'implora de le laisser se retirer.
D'un geste sec, Rufus le repoussa et Yazoo avala avec dégoût le sperme et convulsa à ce goût immonde. Le blond le rattrapa, releva sa tête puis, la posa sur ses genoux. Le regard du jeune homme était perdu dans les limbes il n'éprouvait plus… aucun sentiment de gêne… sa respiration reprit un rythme normal.
-Sache que c'est la dernière fois que tu verras cet endroit, déclara Rufus
Le jeune homme était mis en déroute où serait-il ? Recevrait-il d'autres leçons ? Aurait-il le droit de voir la lumière du jour ? Serait-il séparé de son Maître ?
Il plongea ses iris dans les siennes, angoissé… mais le Président l'embrassa et quitta son siège, prêt à partir de la salle. Avant de laisser Yazoo seul, il déposa devant lui, son repas du poisson et du riz.
Il ne le surveillait plus, l'argenté était habitué à manger au sol… il était tout de même rassuré, il pensait être nourrit aux croquettes et autres produits pour animaux, mais… ce n'était pas le cas… Rufus veillait à son alimentation et à sa santé. Cela préoccupait le jeune homme, pourtant… pourquoi son Maître se fatiguait-il ainsi…
A la fin du repas, ce dernier s'agenouilla et sourit… l'argenté… baissait la tête… que le blond s'empressa de saisir.
-As-tu peur ? Tu ne devrais pas, 5091. Crois-moi. Que t'ai-je souvent dit te concernant ?
-Que… je vous appartenais, Maître…
-Exact. Alors ne crains rien. Plusieurs jours que tu es ici, que je suis à tes côtés, et tu es inquiet ?
Rufus était amusé, le voir comme cela, bridé à lui. Il avait réussi à le domestiquer. Il le prit dans ses bras, avec douceur et Yazoo se laissa faire.
Ce soir, il quitterait ces lieux pour s'installer avec lui, dans les nouveaux locaux de la Shinra.
Deux mois… deux mois que le blond l'éduquait et lui enseignait sa profession… il avait remarqué que son esclave apprenait vite et s'habituait à sa nouvelle condition. L'être argenté dont le Président avait rêvé, traqué et capturé, était devenu un véritable joyau de sa collection privée. Même la plus belle et la plus délicate des perles ne pouvait surpasser sa beauté. Il avait tout pour lui, le raffinement, le toucher velouté et une finesse dans ses courbes.
Il aimait le contact de ses muscles puissants. Rufus sentait des creux et des saillies sur son torse, ses doigts couraient sur son dos, à la recherche des vestiges de ses ailes arrachées. Ses lèvres caressèrent son oreille.
-Dirige ta main vers ton entrejambe, tu sais ce que j'attends, murmura-t-il
-Oui… Maître…
Il s'écarta, et Yazoo déplaça son voile de tissu, pour lui montrer son intimité et se procurer un plaisir solitaire…
Au début, il avait si honte de tout cela… s'exhiber de la sorte et… entreprendre cette pratique… « Maintenant, je… cela n'a pas plus d'importance… »
Sa respiration s'accélérait, comme le désir qui montait en lui ses doigts titillaient une zone, et il se cambra. Son souffle raccourcissait et il serra du poing, avant de se tendre et couiner d'un son plaintif. Soudain, Rufus se pencha vers lui et attrapa ses poignets, pour l'allonger : il l'embrassa et le chevaucha… l'argenté avait mal, le Président maintenait vigoureusement ses prises et, pour étouffer ses hurlements, il continua à coller sa bouche contre la sienne.
Il donnait des coups de hanche violent, c'était… un appel à quelque chose que Yazoo ne connaissait pas encore…
Conscient qu'il ne bougerait pas, Rufus le lâcha, intéressé par son entrejambe le Président glissa sa main sur le corps du jeune homme, jusqu'à ses fesses.
-Tourne-toi, lui intima-t-il
Il obéit et il le frappa avec douceur, une pratique que le Président appréciait… son esclave piaillait à chaque fois, mais il n'avait pas mal…
Le blond caressa la fente de son postérieur jusqu'à arriver à un interstice l'argenté en serrait le poing jusqu'à se crisper… son Maître lui avait dit que ce serait sa tâche finale… il avait honte : ce n'était pas naturel… un accouplement entre deux individus du même sexe… pourquoi…
-Maître… je…
-Shhh… détends-toi…
Yazoo cria soudainement un doigt était en lui ! Il ne pouvait surpasser outre la douleur, c'était trop… « Minerva, pourquoi ?! Je suis encore vierge de tout cela… est-ce donc cela ma tâche d'esclave ? Servir d'objet de désir ?! » il sentit une nouvelle pénétration… il continuait…
Ses va et vient étaient lent… lorsque Rufus retira son index et son majeur, il les introduit dans la bouche de l'argenté, qui les lécha, avec regret. Ensuite, le Président recommença, et ses yeux émeraude s'embrumèrent de larmes…
L'acte était doux, pourtant… pourquoi…
-Tu t'y habitueras, 5091, tu dois certes être dégoûté de toi-même, mais cela n'est qu'un passage. Souffres-tu beaucoup ?
-… non…, sanglota-t-il
Le blond arrêta… enfin… avant de se placer devant lui et l'embrasser. Tout au long du baiser, ses mains caressaient et séchaient ses joues… avec tendresse et attention… il se leva et le regarda.
-Je viendrai te chercher dans la soirée, tu devras boire une boisson qui t'endormiras pendant le voyage. A ton réveil, nous signerons tous les deux ton contrat charnel. Tu seras à ce moment-là, considéré comme ma propriété privée et pour de vrai. Tu n'auras pas mal, 5091.
Sa voix était grave et solennelle, Yazoo avait l'impression que c'était de la plus haute importance pour lui. Un contrat charnel… ces mots lui faisaient peur, Rufus essayait de le rassurer, mais c'était impossible, il y avait trop de révélations et de réactions en chaîne… l'argenté ne pouvait retenir ses larmes de couler en abondance, tant il était pris par le désespoir et le regret… « Minerva viens-moi en aide… Kadaj… Loz… Kunsel… Aerith… je suis si seul ! Kunsel… ! Wilfried ! »
Lorsque le Président partit, il n'eut pas la force de retenir un cri et pleura toutes les larmes de son cœur. La main contre le visage, le jeune homme n'était pas en état pour stopper ce torrent de chagrin, de peine, d'effroi, de honte… il avait l'impression que son cœur lâcherait, s'il ne cessait pas maintenant…
Les mêmes noms résonnaient, ceux de ses frères, de la Dame du Lac et de celui qui l'avait hébergé avec tant d'amitié.
Il ne saurait dire combien de temps les murs furent imprégnés de ses hurlements, mais quand la fatigue et l'émotion le saisirent, l'argenté bascula sur le côté… dans un écho et dans une vue trouble, il perçut une porte s'ouvrir, ainsi qu'un nuage blanc qui rentrait… Rufus n'avait pas besoin de le droguer… il sombrait… lui-même…
ooo
Yazoo venait de s'évanouir devant le Président et Tseng. Ce dernier fronçait des sourcils et interrogea le blond du regard. Il lui intima de se taire et de lui tendre la couverture qu'il avait dans les mains. Rufus recouvrit l'argenté épuisé après avoir vérifié son pouls, il essaya de ne pas prendre en compte les horribles plaintes que son esclave avait poussées.
Tseng, malgré son sang-froid, était en proie au malaise. Jamais il n'avait entendu une agonie comme celle-ci. Même lui, il devait l'admettre, n'avait jamais, au grand jamais, exprimé une pareille douleur du cœur. « Tu auras chanté ton dernier tragoid. » pensa-t-il.
Rufus retourna auprès de lui, le jeune homme dans ses bras.
-En avez-vous fini, Monsieur ? réussit à articuler le Wutaien malgré son mal être
-Il est temps de l'amener dans sa nouvelle demeure, Tseng. Navré que tu aies dû assister à cela.
Tout au long de sa vie de Turk, Tseng, avait usés de pratiques d'interrogatoire aussi atroces les unes que les autres. Les glapissements de ses victimes étaient devenus au fil du temps, un simple bruit du quotidien. Ils n'exprimaient toutefois, que leurs douleurs physiques et non un sentiment qui provenait de leurs âmes. Là, il avait l'impression que les murs eux-mêmes étaient imprégnés d'amertume. Il inclina la tête devant le président, qui partit. Le soir venu, il écrirait ces mots, dans un journal qu'il tenait « Yazoo était un manipulateur, comploteur et il adorait ça. Il ne craignait pas la mort, mais elle lui a toujours été refusée et c'est à cause de cela que nous avions pu le trouver, comme si la Déesse ne l'aimait pas et qu'elle refusait d'entendre ses prières. Maintenant elle doit avoir regretté son choix, ne pas lui avoir accordé la paix éternelle, avait condamné cet homme à un sort pire que la mort. Il aurait pu avoir le courage de mettre fin à ses jours, mais il n'en avait plus, depuis sa cellule de verre. »
A tant larmoyer, il avait pris un énorme risque : un arrêt cardiaque était toujours possible dans ces situations-là. Rufus serrait Yazoo contre lui, pour qu'il sente sa présence. Le visage de l'argenté montrait une trace d'épuisement qu'il ne devait ignorer encore longtemps. « C'était si inutile, 5091… tu ne souffriras pas avec moi, au contraire, tu verras que je suis la seule personne qui porte à ton égard un véritable intérêt ainsi qu'une excellente protection. N'oublie pas que je te veux pour moi seul, parce que je te désire »
Lorsqu'ils arrivèrent à l'hélicoptère, Reno sortit précipitamment pour obtenir des nouvelles.
Le rouquin avait raison depuis le début, il savait qu'il allait regretter d'avoir participé à tout cela. Rufus l'avait brisé et en avait fait son objet de sexe. Le Turk éprouvait du remords, de la colère, de la rage, du dégoût, en remarquant l'argenté dans les bras de son maître. Il osa lui poser la question, de la haine dans la voix :
-Etait-ce vraiment nécessaire, Monsieur ? Il y a d'autres voies
-Ne remet pas en cause mes actions, Reno, ce qui est fait est fait, et depuis quand son sort te concerne-t-il ?
-En rien, Monsieur, juste la manière de déclarer sa flamme.
Il repartit aussitôt dans le cockpit, laissant Rufus digérer une réponse impertinente et déplacée. D'où pouvait-il se permettre d'affirmer un tel sous-entendu ? Il n'en était rien. Ce spécimen avait un but précis et c'était le Président qui attribuait les places de ses pions sur l'échiquier. S'il souhaitait considérer l'argenté comme un parfait esclave, c'était de son choix et non de cette bleusaille qu'était l'amour. Il prit une grande respiration et entra avec sa précieuse cargaison.
Reno empoignait la manette, s'imaginant briser les chaînes de l'argenté sous une violente pression. Comment rester de marbre face à cela ? Rufus manquait cruellement d'expérience sur ce terrain et il affirmait le contraire. Il lâcha l'objet et encadra sa tête entre ses mains. « Putain… Yaz'… je te demande pardon pour tout… ». Tseng s'installa à ses côté, silencieux comme une tombe. Reno percevait son malaise et il lui parla en langage des signes, pour éviter d'avoir Le Monsieur le Président dans le collimateur.
-Qu'est-ce qui se passe Tseng ? On dirait que tu as vu un fantôme.
-Reno, démarre s'il te plaît. Je ne veux pas en parler.
-Je vous avais tous prévenus. Bon je décolle.
Ses soupçons étaient justes. Le rouquin lança un dernier regard sur la petite tête argentée. « Comment pourra -t-il accepter notre pardon… qu'est-ce que je m'en veux, Yaz'… »
Le bruit des hélices devint assourdissant. Cependant, ce n'était rien comparé aux longs hurlements de l'argenté. Tseng n'avait que son agonie en tête. Il sentait que cette histoire allait mal se finir, que ce fut pour Rufus ou même pour Yazoo.
ooo
Il se réveilla dans un milieu qu'il ne reconnaissait pas du tout une faible lumière éclairait la pièce plongée dans la demi-obscurité. Cependant, il distinguait la couleur maîtresse du lieu qu'était le rouge. Ses doigts glissaient sur le drap qui le recouvrait. C'était soyeux, doux... De la soie, peut-être ?
Il fut prit de vertige quand il essaya de se redresser… il était saisit par une vague de souvenirs, tous flous. Les seules choses qui venaient à son esprit, était sa crise de larmes et un long sommeil. Une douce odeur de Lilas et Groseilles flottait dans l'air… « Aigre et doux à la fois… Rufus en… serais-je chez Rufus ?! »
Yazoo descendit du lit, dans lequel il avait été allongé et tourna l'interrupteur sur le mur. Il fut surpris, en voyant la décoration de la chambre et de la richesse qu'elle procurait. L'argenté avait l'impression d'être dans un palais… le lit n'était pas seulement bordeaux, il était bleu roi sous les coussins, et la forme de la couche lui paraissait sortir d'un autre âge. « Vais-je vivre dans cette prison dorée… ? »
Plus loin un aquarium remplit de six grands et colorés poissons, était installé sur un meuble massif, des tableaux étaient accrochés sur les murs. La principale source de lumière provenait d'une énorme baie vitrée, qui donnait une vue panoramique sur la ville entière de Edge… « Je suis revenu… »
Dans son exploration visuelle, il avait l'impression que la chambre ressemblait beaucoup plus à un salon, or, ce n'était pas le cas une entrée constituée de deux portes, menait dans une salle qui était encore inconnu au jeune homme.
Il était perdu dans cette immensité…
Une porte s'ouvrit et de la vapeur s'échappa. Rufus sortit une serviette sur les épaules, le torse nu, et un simple pantalon en velours noir. L'argenté se tourna vers lui avec une mine d'incompréhension. Le blond sourit et s'approcha de lui, venant le saisir à la taille et attraper son menton.
-Tu t'y plais, j'espère… voilà ton nouveau domaine, 5091. Tu ne sers pas quelqu'un d'ordinaire, en es-tu conscient ?
-Oui… Maître…
Comment oublier cette place qui lui était attribuée… ? Le Président l'embrassa avant de le pousser à reculons vers le lit. L'argenté baissait la tête, il n'allait pas y échapper… Rufus ôta son bas, avant d'enlever le voile de son esclave. Ses mains étaient encore humides et sa peau était chaude, trop même, par rapport à la sienne… ses doigts entourèrent ses hanches, avant de se coller contre l'argenté pour l'enlacer. Ils soupiraient, tous les deux, quand Rufus l'assit sur le lit, avant de pencher sa tête vers son membre.
-Je tiens à ce que tu n'oublies pas ce moment, 5091. Je te marquerai à vie, comme mien, murmura-t-il pendant que Yazoo lui faisait une gâterie.
Sa prise sur ses cheveux était plus dure à chaque fois, le blond décida de l'allonger. Il l'immobilisa, les poignets au-dessus de sa tête et embrassa toutes les parties de son corps. Yazoo gémissait et l'appelait, malgré-lui. Ses coups de langues réveillaient en lui un désir bestial, que Rufus considéra comme un signe.
L'intérieur de sa bouche était sec, quand le Président le mit sur le ventre, en relevant son bassin. Il pénétra en lui son majeur et son index étrangement, le jeune homme n'avait pas mal comme la dernière fois. Ils étaient plus visqueux, plus… sensuels… l'autre main de son Maître redressa son visage et il retira ses doigts de son intimité, pour les remplacer par son sexe.
-A partir de-là, 5091, tu seras lié à moi pour toujours, as-tu compris le contrat ?
-Oui, Maître…
-Parfait, retourne-toi maintenant.
Il obéit, Rufus se déplaça aussi pour le chevaucher. Il attrapa les mains de son esclave et le menotta, avant de lever ses jambes, et le prendre au fur et à mesure, au plus profond de lui-même. Yazoo grimaça de douleur, il avait l'impression que ce serait une affaire complètement impossible, mais le Président réussit tout de même et ses mouvements de va et vient arrachèrent la virginité de l'argenté… au fil des mouvements, Yazoo tirait sur ses liens et gémissait d'un son plaintif, voire même de douleur par moment, le blond accélérait et donnaient des coups de hanches beaucoup plus fort, jusqu'à devenir brutal Une violence voulue, car Rufus maintenait la gorge de l'argenté, et le forçait à le regarder. Des larmes coulaient le long de ses joues, il criait sa peine et l'inconfort. Son mal devenait l'aphrodisiaque, chaque hurlement excitait davantage le Président, et ses râles de plaisir jouaient l'accompagnement dans ce concert atroce.
Il ne pourrait dire combien de fois Rufus passa à l'acte, mais à la fin, il jouit en lui, marquant la signature du contrat charnel…
