Houlala ! Un jour de retard ! Je suis vraiment désolée ! Hors confinement, je suis seule pour poster les chapitres…

J'espère que vous vous portez bien !

Sans plus tarder, un chapitre que, ma co-équipière et moi-même, nous apprécions beaucoup.
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Belle lecture à vous. On se retrouve en bas…

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Chapitre 21 : Il n'y a que la vérité qui blesse.

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De petits flocons de glace vinrent se déposer doucement sur le marbre froid. Cette fois, les yeux de l'homme toujours vêtu sombrement, s'attardèrent sur ce spectacle. Il sourit doucement en pensant qu'elle se serait sûrement émerveillée. Elle avait toujours été sensible au plus petit détail. Elle avait toujours eu cette façon d'admirer la splendeur de la nature.

Une femme simplement belle et gentille. Son sourire embellissait la plus sombre des journées. Elle avait un cœur d'or, plein de bonté, capable de voir la beauté dans chaque chose, chaque être, chaque cœur, même le sien...

Le sourire de Rogue s'effaça peu à peu. Ce marbre blanc, dur et froid, pourquoi devait-il recouvrir sa dernière demeure ?

Le sorcier s'accroupit et passa ses doigts sur le nom taillé dans la pierre, que les flocons avaient commencé à recouvrir au fil de ses pensées.

Lilly Evans P. Rogue repoussa le petit tas de neige sur ce dernier nom. Encore aujourd'hui, il le refusait. Et comment aurait-il pu en être autrement ?

Son enfance si ténébreuse, elle l'avait embellie, y avait apporté de la joie. D'une alliée, elle était devenue sa plus grande amie puis l'unique grand amour de sa vie. C'était Lilly et Séverus contre le monde entier. Puis, plus rien, hormis de la rancœur et une profonde tristesse. Il ne pouvait se l'avouer mais il l'avait perdue bien avant qu'elle ne meurt. Sans son sourire et son regard bienveillant, il avait tout simplement sombré.

Une question le rongeait encore, même après toutes ces années. Lui avait-elle pardonnait sa défaillance ? Il avait échoué, perdu tout courage mais méritait-il de souffrir autant ?

Le prince de sang mêlé fit apparaître une rose bleue sur la tombe de sa bien-aimée et se releva. Il jeta un dernier regard vers la tombe puis s'éclipsa. L'effet du transplanage souleva une masse de flocons qui retombèrent ensuite. La rose en fut très vite recouverte, disparaissant comme l'amitié qu'ils avaient partagée, comme les rires d'enfants échangés...

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La neige tombait aussi sur les plaines d'Allemagne et avait couvert la ville de Stuttgart d'un épais manteau blanc et gris. Ginny aidait sa mère à préparer de petits gâteaux de noël. Otto leur avait donné la recette et Molly en avait été comblé.

« C'est le plus beau cadeau que tu aurais pu me faire, Otto ! Avait-elle lancé.

« Vfous meu fveriez ein vférrritableu cahdeau hen hexploitant cette reucette deu ma grrand-mère, Hilda, avait-il répondu en riant. »

Voilà pourquoi, depuis l'aurore, la mère des sept enfants Weasley pétrissait, mélangeait, roulait de la pâte, la modelait puis l'enfournait et tout ça sans baguette car c'était meilleur de façon moldue. Molly voulait prendre de l'avance sur les préparatifs de Noël, qui arrivait dans quelques jours.

Son unique fille pétrissait la pâte quand elle croisa le regard vert émeraude d'Harry. Un regard doux. Il souriait largement en les voyant faire. C'était de cette vie qu'il voulait. Tout oublier l'espace d'un instant et simplement savourer.

Trop absorbée par le regard de son homme, la rouquine fit glisser le saladier dans lequel elle avait la main et il alla s'exploser sur le sol.

« Ginnerva ! Rouspéta sa mère. Chérie, je pense que tu devrais te calmer sur le sport. Tu vas finir par avoir plus de force que tous tes frères réunis.

« Ce n'est pas déjà le cas ? Ironisa la cadette avant de pointer sa baguette sur le saladier pour le réparer.

« Ça a l'air bon, intervint Harry en tendant la main pour prendre un biscuit à peine sorti du four. »

Molly lui tapota la main et lui fit signe qu'il devrait être encore un peu patient. Le jeune homme sourit, lui fit un bisou sur la joue et se dirigea vers la cafetière pour se servir.

« Bonjour toi, dit-il en se penchant vers son amoureuse.

« Bonjour toi, répondit-elle. »

Molly ayant capté leur petit jeu soupira.

« Maman ? Un problème ?

« Oh, non. Je vais chercher de la farine, dit-elle avant de quitter la pièce. »

Ginny n'eut même pas le temps de lui dire qu'il y en avait encore dans le placard. Elle comprit très vite qu'elle n'était pas partie pour la farine. Elle resta longuement les yeux braqués sur la porte tout en malaxant la pâte à gâteau. Harry vint lui chatouiller la nuque du bout des doigts. La belle eut un léger frisson.

Elle attrapa de la pâte avec son index et lui mit sur le nez en riant. Le jeune homme se redressa vivement, amusé. Du défi dans les yeux, il chopa une poignée de farine et menaça sa rouquine préférée avec.

« Harry, ne fais pas quelque chose que tu pourrais regretter, lança-t-elle. Moi, j'ai continué le Quidditch, contrairement à toi. J'ai de meilleurs réflexes.

« Tu crois ? »

Le jeune homme lui fit croire qu'il allait lui lancer la farine d'en face mais lorsqu'elle voulut l'éviter en se jetant sur le côté, il l'attrapa par la taille et lui mis la poudre blanche en plein visage. La jeune femme poussa un cri de mécontentement, vite rejoint par le rire d'Harry.

« De meilleurs réflexes tu disais ?

« Tu n'as pas un médaillon à détruire ? Demanda-t-elle, en se relevant vivement, le visage complètement enfariné. »

Le beau brun lui déposa un baiser dans le cou, toujours hilare, puis se dirigea vers la porte. Il se tourna à nouveau vers elle mais le regard qu'elle lui lança le poussa à poursuivre.

Il allait sortir lorsqu'il entra en collision avec un grand rouquin.

« Hey ! Pas si vite ! Lança celui-ci, amusé. Que faisiez-vous, seuls tous les deux, dans la cuisine ?

« Rien…, dit innocemment Harry, alors qu'il avait encore de la pâte à gâteau sur le nez.

« Je vois ça ! renchérit la copie conforme du premier sorcier en pointant sa sœur du doigt.

« Fred, Georges ! Lança Harry sans tenir compte de leurs remarques. Heureux de vous voir !

« Nous aussi, mec ! Lancèrent-ils en cœur. »

Des accolades et des rires s'en suivirent. Leur arrivée animait déjà la maison entière.

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Les yeux encore fermés, les fines narines du jeune Malefoy frémirent en sentant un parfum de noix de coco. Attiré malgré lui, tout son corps se glissa sur les draps et se plaqua contre le corps d'Hermione. Celle-ci sentit la chaleur de Draco l'envahir mais ne bougea pas. Leurs deux visages se faisaient face et sans dénier ouvrir les yeux, savourant la douceur du réveil, leurs lèvres se rejoignirent.

Au bout d'un petit moment, Draco ouvrit enfin les yeux puis se sépara doucement. Hermione suivit alors son mouvement et tous deux se regardèrent un instant. La situation était aussi étrange qu'agréable, comme irréelle.

« Je crois qu'il est temps de se lever, annonça Hermione. »

La jeune femme se leva doucement et s'étira longuement. Draco ne put s'empêcher d'observer chacune de ses formes au travers du tissu léger de son pyjama.

« Tu vas te lever ou tu comptes rester là toute la journée ? L'interpella l'observée.

« Pourquoi pas ? Avoues que ça ne te déplairais pas, la nargua le beau blond avant de se redresser. »

La belle secoua la tête avec dédain et attrapa sa robe de chambre. Elle sortit de sa chambre pour aller prendre son petit déjeuner quand, arrivée dans le couloir, elle faillit percuter nul autre que Blaise.

« Où est Draco ? Interrogea-t-il d'une voix glaciale.

« Dans ma cham..., commença Hermione sans pouvoir s'en empêcher, aussi surprise de le voir que par la rage qui émanait de lui. »

Le jeune sorcier la regarda de haut en bas, l'air désabusé, puis la bouscula pour passer et entrer dans la fameuse chambre. Draco, en train d'enfiler sa chemise, leva les yeux vers son ami et haussa les sourcils.

« Qu'est-ce que tu fais là ?

« Alors comme ça, t'as changé au point de te taper une Sang-de...

« Qu'est-ce que tu fous là ? Répéta Draco sur un ton un peu plus sec. »

La née-moldue, restée stoïque devant la porte, lança un regard ahuri vers le jeune Malefoy. Elle glissa une main dans ses cheveux pour les remettre en place ainsi que ses idées puis fila vers l'escalier.

« J'ai laissé l'autre salope en plan. Elle se débrouillera avec les géants, expliqua le beau métis.

« Mais tu as perdu la tête ! S'écria le blondinet. Si Face de serpent l'apprend, ça pourrait révéler ta traîtrise !

« Je ne suis pas aussi stupide, tempéra le dit traître. Pansy veut rejoindre les rangs de l'Ordre. Elle ne sera pas assez stupide pour aller me dénoncer au Seigneur des ténèbres. Elle ne risquera pas de se trahir. Ça me tue de l'admettre mais… elle n'est pas aussi idiote qu'on le croit. Et d'ailleurs, tu en penses quoi ?

« On sait tous les deux que ça cache autre chose, lança Draco tout en s'avançant vers son meilleur ami. Qu'est-ce qui s'est passé pour que tu sois autant en rogne ?

« Essais de passer plus de quelques heures avec l'autre furie, répliqua le jeune Zabini. Je vois que toi, tu as pu te payer du bon temps et pas avec n'importe qui, le charria-t-il. Alors, t'es son premier ?

« Je sais qu'il n'y a pas que ça, renchérit Draco sans tenir compte de sa dernière remarque. J'ai surpris une conversation entre les deux Gryffondor. Tu aurais pu me dire que tu avais des vues sur la rouquine.

« On a tous les deux nos petits secrets, soupira Blaise avant de pousser la couverture pour s'asseoir sur le lit. Comment c'était avec la Miss-Je-Sais-Tout ?

« Elle a encore beaucoup à apprendre, sourit Draco tout en haussant un sourcil. »

Son meilleur ami lui rendit son sourire, n'ayant pas besoin de plus pour comprendre.

« Alors tu penses vraiment avoir fait le bon choix ? Reprit le métis, plus sérieusement.

« Tu doutes encore de ton choix ?

« Non, je veux que l'autre serpent meurt mais après, qu'est-ce qui va me rester ? Qu'elles seront mes motivations pour continuer ma vie ? Je ne sais même pas ce que j'ai envie de faire après cette guerre.

« On va d'abord commencer par essayer d'y survivre, proposa calmement Draco. Autant en profiter jusque-là, ajouta-t-il avec un clin d'œil. Et avec la rouquine ?

« Elle est déjà mariée à Potter, répondit Blaise, un peu renfrogné. Je vais bien me trouver une bonne compagnie pour ce soir, ici. J'ai aperçu de beaux morceaux de choix. »

Le blondinet se mit à rire. Il retrouvait bien là son ami.

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Ses doigts fins aux ongles parfaitement manucurés s'amusaient à pianoter sur sa cuisse tandis que ses lèvres roses s'étiraient en un joli sourire. Ron lui lança un regard séducteur auquel la belle Gabrielle y répondit volontiers. Ses doigts grimpèrent rapidement vers l'entre jambe du rouquin. Le regard plein de désir qu'il lui avait lancé quelques secondes plus tôt, se changea en un regard surpris.

« C'est gros et dur, par ici, souffla-t-elle tout en se collant un peu plus contre lui. J'aimerais bien y glisser ma langue...

« Mais vous n'avez donc aucune retenue ! Intervint Lupin, alors qu'il se tenait au milieu du couloir du deuxième étage après être sorti du petit salon. »

Le couple sursauta et se sépara d'un coup. Ils s'étaient posés sur la petite banquette qui avait était installée au bout de ce même couloir mais l'avaient visiblement oublié. Gabrielle se mit à rire en voyant que le visage de Ron avait viré au rouge vif.

« Et ça te fais rire ! On devrait te lancer le sort de bloc-langue pour les mots que tu as prononcé ! Renchérit le loup garou, fou de rage.

« J'aimerais bien savoir ce que Tonks t'a dit pour que tu la mettes enceinte ! Cracha alors la blondinette, agacée.

« Tu oses !

« Gab ! Intervint Ron, tout aussi stupéfait que l'Aurore face à sa vulgarité. Je crois qu'il vaudrait mieux s'excuser et aller aider en cuisine. »

Le jeune Weasley se leva et bredouilla un désolé avant de s'avancer dans le couloir. La française se leva à son tour mais n'adressa aucune excuse auprès de Lupin. Elle lui lança un simple regard puis rejoignit son amant.

Le sorcier était encore sous le choc d'autant de manières sans gêne, d'autant d'obscénité et d'aussi peu de respect. Harry avait rejoint le deuxième étage pour chercher son amie. Celle-ci venait de quitter Zabini et Malefoy dans sa chambre. Alors qu'il se dirigeait vers le petit salon, Lupin les croisa, marmonnant dans sa barbe.

« Ces jeunes… C'est fou ça… C'est fou ça… Pas croyable…

Les deux meilleurs amis échangèrent un regard avant de laisser passer leur ancien professeur, qui ne les avait même pas remarqués, et se sourirent.

« C'est fou ça, souffla Harry, amusé.

« Fou ça, y répondit sa meilleure amie.

« Fou ça, fou ça ! Dirent-ils en chœur avant d'exploser de rire. »

Lupin n'avait pas entendu le duo, plongé dans ses pensées.

« Tu as finis ? Demanda-t-il à Luna, qui, le bras tendu vers le plafond, faisait léviter une guirlande de noël.

« Oui, merci, répondit-elle en baissant son bras une fois la décoration fixée en haut de la fenêtre. Vous êtes troublé ? Questionna-t-elle en l'observant avec insistance.

« Je ne suis pas habitué à la vie en communauté. J'ai longtemps vécu loin de tous.

« Chaque personne est différente, avec un caractère qui lui est propre. C'est ça qui est intéressant. On apprend à connaître chacune des facettes et à en apprécier les particularités.

« Tu ne vois que le bon chez les gens.

« Je préfère garder le meilleur, expliqua-t-elle avec un sourire.

« Il n'y a rien de bon chez certaines personnes, grommela Rémus, l'air à nouveau sombre.

« Si vous voulez parler de notre ennemi, je pense qu'il y a longtemps qu'il n'est plus une personne comme vous et moi.

« Tu as encore vu juste, avoua le sorcier, esquissant un faible sourire. »

Les deux alliés jetèrent un regard à la pièce qu'ils venaient de décorer et descendirent rejoindre les autres habitants de la maison.

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De nombreux sorciers étaient rassemblés dans le grand séjour.

« Oh ! Je suis tellement heureuse pour vous deux ! Lança la voix de Molly en serrant ses deux fils jumeaux dans ses petits bras potelés.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? Questionna Ginny avant de croquer dans la pomme qu'elle tenait. »

La belle rouquine aperçue alors une jeune femme aux cheveux clairs coupés courts et aux yeux marrons. L'inconnue souriait largement en serrant le bras de Fred.

« T'as une petite amie ? Demanda la plus jeune Weasley, la bouche pleine.

« Je vous présente Annabelle, claironna Fred en s'avançant dans la salle à manger. »

Annabelle alla saluer tout le monde avec joie. Elle arriva en face d'Harry et le serra doucement dans ses bras. Ginny fronça les sourcils mais ne dit rien, simplement intriguée.

« On te nomme le survivant et il faut bien admettre que ce surnom te va bien. Je ne connais personne qui sache survivre aussi bien que Harry Potter, ajouta-t-elle avec un faible sourire en regardant l'assistance. Pour tout cela, tu peux être certain que je me battrais jusqu'au bout à tes côtés et je ne pense pas être la seule.

« Ah ! Je crois que si, Anna, intervint Fred. On ne va pas se mouiller pour ce petit binoclard râleur quand même !

« Manquerait plus qu'on soit obligés de se faire tatouer un éclair sur l'avant-bras ! Renchérit Georges, avant de faire un clin d'œil à son double. »

Tonks éclata de rire, suivit de près par Ginny. Au bout de quelques secondes, c'était la salle entière qui riait. Harry les rejoignit tout en secouant la tête, l'air désabusé. Il alla retrouver sa belle mais alors qu'il se penchait pour l'embrasser, celle-ci se leva d'un coup, les yeux écarquillés.

« Quand es-tu arrivé ?! S'écria-t-elle alors que le jeune Zabini venait d'entrer dans la pièce. »

Mais celui-ci n'eut pas le temps de répondre, interpellé par Rémus qui l'invita à le suivre. Blaise obtempéra suivit par Draco, resté derrière. Harry, le regard noir, se joignit à eux alors qu'ils se dirigeaient tous vers la bibliothèque.

Hermione, qui n'avait pas assistée à la scène, vint s'asseoir avec Luna et Ginny.

« Où est parti Harry ? Demanda distraitement la belle brune. Il m'a faussé compagnie dans l'escalier.

« Avec Rémus, Malefoy et B... Zabini, répondit la rouquine, toujours étonnée par l'apparition de ce dernier. »

La née-moldue fronça les sourcils et tourna ses yeux noisettes vers sa meilleure amie.

« Je pense que Lupin veut un compte rendu de Zabini, reprit Ginny. Harry veut sûrement être, lui aussi, informé. Ils ne lui font pas confiance, ajouta-t-elle, plus pour elle-même.

« Toi, si, fit remarquer Hermione.

« Comme toi, tu fais confiance à Malefoy. Je ne vois pas la différence.

« Tous deux prennes de grands risques pour nous aider, intervint Luna, restée avec elles.

« Tu es sûre de leur honnêteté, Luna ?

« Draco m'a sauvé la vie et Blaise a sauvé la tienne, rappela la blondinette.

« Comment l'sais-tu ?

« Draco, intervint Hermione d'un ton railleur.

« Oui, il est mon ami. Comme toi et Harry, nous nous confions nos secrets. Je ne crois pas que Ginny en soit jalouse. »

La jeune femme fronça les sourcils, épatée par la manière que Luna avait de dire les choses. Sa franchise lui avait rabattu le clapé sans qu'elle puisse réagir. La jolie blonde leur sourit simplement et s'éclipsa.

Dans le couloir, elle retrouva nul autre que Draco qui venait de sortir de la bibliothèque, agacé. Il attrapa une mèche de ses cheveux blonds et lui sourit.

« J'espère que tu as avancé dans l'apprentissage de ton Animagus.

« Oui, mais je ne tiens pas longtemps sous cette forme. Tonks et Rémus m'aident beaucoup. Otto est trop occupé avec Maugrey, expliqua la sorcière.

« J'ai hâte de voir tes progrès, lança Draco avant de se pencher pour lui embrasser la joue. »

La jolie brune postée dans l'embrasure de la porte, juste devant eux, ne put empêcher les traits de son visage de se durcirent l'espace d'une seconde.

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Quelques minutes avant, le jeune Malefoy avait quitté la pièce, exaspéré par les réflexions narquoises d'Harry envers Blaise.

Alors que le métis continuait de soutenir le regard froid de l'Elu, Rémus continuait son interrogatoire.

« Avez-vous réussis à approcher les géants ?

« Je suis partis avant qu'on les rencontre. J'ai estimé que si Vous-Savez-Qui a confié cette mission à Parkinson, elle saura très bien se débrouiller.

« Ils ne sont pas commodes, fit remarquer le loup garou.

« Qu'est-ce que ça peut faire ? Il s'agit de Parkinson, cracha Blaise, acerbe.

« Peut-être, mais ce n'est pas très futé. Imagine qu'elle réussisse à les rallier à la cause du Seigneur des ténèbres. »

Le Serpentard explosa de rire, faisant encore plus enragé Harry.

« Les géants ne sont pas facile à convaincre mais il suffit de leur faire une proposition qu'ils ne pourront pas refuser et ils suivront aveuglément. Je ne crois pas que l'Ordre ait de quoi les empêcher d'accepter l'offre de l'autre Serpent. Qu'est-ce que j'aurais pu faire de plus ?

« Ça veut donc dire que tu ne sers à rien ? Défia le jeune Potter.

« Et toi, tu peux me dire combien de fois tu as risqué ta vie depuis qu'on est entré dans l'Ordre ? Attaqua le jeune Zabini, de plus en plus irrité par l'attitude du Gryffondor.

« La mission qu'on m'a confiée est délicate et doit rester secrète.

« Oui, eh bien, pendant que tu te prélasse pour mener à bien ta mission secrète, y'en a qui risque leur vie. Dire que c'est justement pour t'aider... »

Blaise se leva d'un coup, trop énervé et sortit de la pièce. Il retrouva son meilleur ami dans le couloir avec Luna et Hermione. Il reluqua la rouge et or de haut en bas avant de s'attarder sur la bleue et bronze. Ce regard fut très vite intercepté par Draco.

« Vous nous excusez, lança celui-ci aux deux jeunes femmes avant d'entraîner son ami plus loin dans le couloir. Tu me fais quoi, là ? Souffla-t-il à Blaise, ahuri.

« Tu ne vas pas me dire que tu te tapes les deux ? Railla Blaise. »

Sans qu'il ait le temps de réagir, le jeune Malefoy l'avait collé au mur. Son regard de glace le transperça. Alors qu'il s'attendait au pire venant d'un Malefoy, celui-ci le relâcha. Les deux sorcières au bout du couloir, toujours présentes, les observaient avec étonnement.

« Vas chasser ailleurs, siffla simplement Draco avant de retourner vers la salle de séjour.

« Et ne t'approches pas de ma petite amie, renchérit Harry alors qu'il venait à son tour de sortir de la bibliothèque. »

Il jeta un regard vers sa meilleure amie pour lui intimait de le suivre mais la belle brune avait déjà tourné les talons.

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Les esprits s'apaisèrent peu à peu dans l'après-midi. Certains avaient préférés rester dans leurs chambres, tandis qu'un petit groupe s'était formé dans le petit salon. Gabrielle, assise au bar, s'ennuyait. Fred et George initiaient Annabelle, Luna et Aria au jeu de la bataille explosive. Ron avait délaissé sa petite amie pour une partie d'échec avec son meilleur ami. Ginny, assise sur les genoux d'Harry, discutait avec Aria et Viktor de Durmstrang.

« J'avais demandé à y aller quand j'étais petit, intervint alors Draco, en s'asseyant à côté d'Aria sur un petit pouf. »

Krum lui lança un regard noir que le jeune homme ne releva pas.

« Je considérais cette école plus propice à développer l'esprit combattif. J'en manquais cruellement.

« C'est pas toujours le cas ? Demanda ironiquement l'un des jumeau Weasley.

« Moi, je pense qu'il a plutôt développé sa fourberie, proposa l'autre jumeau. »

En seule réponse, le Serpentard leur fit un grand sourire.

« Il fallait bien que je m'adapte à mes camarades de classe, répondit-il en visant Harry et Ron du regard. »

Ce regard se détourna vers son meilleur ami qui venait d'entrer dans la pièce.

« On en a passé du temps à chercher des façons de vous faire des crasses, dit-il en souriant. Une fois on a voulu vous faire une farce. On savait que vous arriviez souvent en retard. La salle de classe avait été permuté à la dernière minute. On a rempli un saut de gelée gluante rouge et on l'a placé au-dessus de la porte.

« Ouais… Sauf que c'est Rogue qui s'est pris le saut sur la tête, ajouta le jeune Malefoy, hilare à ce souvenir. Il n'a pas pu se débarrasser de la couleur tout de suite. Je ne l'ai jamais vu autant en colère.

« Ah ! Mais je m'en souviens ! S'écria Ron, amusé. Ça à fait le tour de l'école en moins d'une heure ! Qu'est-ce qu'on a ri ! »

Tous se mirent à rire à ce souvenir d'enfance. Même Aria et Viktor s'étaient mis à rire, contaminés par les autres. Seule Gabrielle avait gardé tout son sérieux, son regard parcourant la pièce avec une malice insoupçonnée.

Draco balança un coup de coude à Blaise tandis qu'Aria le fixait avec une certaine intensité. Le métis se tourna d'abord vers son ami, interloqué puis suivit les yeux de ce dernier. Il ne mit pas longtemps à comprendre et entama une discussion avec elle. Peu fier de lui, le beau blond quitta le petit salon discrètement. Il manquait une personne et cela l'embêtait plus qu'il ne voulait l'admettre.

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Celle qui manquait à l'appel était dans sa chambre. Assise en tailleur au milieu de son lit, dos à la porte, elle était plongée dans un recueil de poésie. Elle ne remarqua pas la présence du beau blond. Ce dernier avait souri en la voyant. Il avait envie de la surprendre, de lui faire perdre ses moyens, encore une fois.

D'un pas de loup, il s'avança, une idée bien précise en tête. La nuque de sa proie était à découvert. Il y plongea en moins de temps pour le dire. La jeune femme poussa un cri de surprise à ce contact. Il ne la laissa pas rouspéter et fondit sur elle pour la chatouiller. Pendant leur chamaillerie, Hermione se retrouva à califourchon sur Draco. Elle lui attrapa les mains et les plaqua sur le lit pour qu'il arrête ses chatouilles. Leurs regards plongèrent l'un dans l'autre et sans que le Serpentard n'est pu amorcer le moindre geste, la Gryffondor l'embrassa intensément.

Durant ce long baiser, la jeune femme lâcha les mains de son prisonnier pour glisser les siennes sous son t-shirt.

« La porte est bien fermée, cette fois ? Demanda-t-elle, après avoir mis fin au baiser. »

Le clin d'œil qu'il lui fit, répondit à sa question. Elle se mordilla la lèvre, prise d'un désir fou. Elle l'agrippa par le col pour qu'il se redresse légèrement et lui ôta son haut.

Draco était agréablement surpris de la voir aussi entreprenante. Il se délectait de voir autant de désir dans ses yeux. Il lui ôta à son tour son haut, s'étant complètement redressé. La vision de sa poitrine emprisonnée dans un soutien-gorge noir en dentelle accentua d'autant plus son envie. Il y plongea le visage tout en resserrant leur étreinte.

La jeune femme laissa échapper un souffle de plaisir lorsqu'un certain bulgare débarqua dans la chambre.

« Mione, tu… »

Sa voix grave et forte s'éteignit aussi vite qu'il était entré. Hermione, collée à Draco, n'osait pas se retourner, morte de honte.

« Prochaine étape : fermer à clé ! Lança le blondinet, quant à lui, hilare face à la tête qu'affichait Krum.

« On vous attend dans le petit salon. On va faire un jeu tous ensemble, enchaîna-t-il d'une voix sombre.

« Un jeu ? Tu nous interromps pour un jeu ? Hallucina-t-il.

« On vous rejoint, c'est bon, intervint Hermione en regardant son « presque » amant, exacerbée. »

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Une fois tous les jeunes sorciers réunis dans le petit salon, Gabrielle put expliquer son fameux jeu.

« Je l'appelle : « Veritas est » ou « Le jeu de la vérité ». Les règles sont simples. On a le droit à trois joker, soit trois verres d'alcool, si on ne veut pas répondre à la question. Si l'on choisit de répondre, seule la vérité sera dite.

« Il a l'air chiant ton jeu… Mais il y de l'alcool, alors je joue, lança Blaise.

« Mais on peut quand même boire, même si on veut répondre ? Renchérit Draco en souriant à son ami.

« En tout cas, souligna la française après leur avoir lancé un regard dédaigneux, je vous garantis qu'il vaut mieux ne pas mentir. Vous êtes prêts ? Je peux lancer le sort ? Ajouta-t-elle d'une voix plus enjouée à présent. »

Des regards s'échangèrent dans tous les sens. Certains n'étaient pas sûrs d'être prêts à dire toute la vérité. Puis un acquiescement général permit à la plus jeune du groupe de lancer son sort.
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Les deux Serpentards du groupe se levèrent pour aller chercher les bouteilles au bar.

« Elle ne te fait pas penser à quelqu'un ? Glissa discrètement Blaise à l'oreille de son ami.

« Parkinson, répondit ce dernier.

« Ça va donner quelque chose son jeu…

« On verra bien. Profitons-en pour nous amuser, dans ce cas.

« On va peut-être enfin apprendre des choses croustillantes. »

Ils se firent un clin d'œil malicieux, le côté Serpentard reprenant le dessus. Ils rejoignirent leurs places. Blaise alla se glisser entre les deux Bulgares, posant un doux regard sur Aria. Ginny assise en face, blotti contre Harry, ne rata rien de son petit manège avec la jeune femme. Draco, quant à lui, s'installa à côté de Luna, passant une main dans son dos pour le frotter. La Serdaigle lui rendit le sourire qu'il lui avait fait. Hermione, pile en face d'eux, de moins en moins gênée par leur complicité suite à la remarque que la blonde lui avait faite, sourit doucement. Neville, assis à sa gauche, n'arrêtait pas de se tortiller, nerveux à l'idée de révéler certains secrets. Fred, à la droite de Harry, lui chuchota quelque chose à l'oreille, ce qui le fit rigoler. La petite amie de Fred, Annabelle, de petite taille, passait presque inaperçue, assise entre les deux jumeaux.
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L'instigatrice de ce jeu, prit place à la droite de Luna, en face de son petit ami. Elle jeta un sort sur les verres, qui se remplirent tous seuls et glissèrent devant chacun.

« La personne désignée pourra recevoir jusqu'à 5 questions, peu importe de qui. Ce sera ensuite à la personne interrogée de choisir le suivant. Je vous prierai de n'épargner personne. Faites-en sorte que tous les secrets soient révélés, dit Gabrielle, d'un air sadique. Qui commence ? Ajouta-t-elle en se redressant vivement.

« Toi ! Répondit Draco, comprenant son manège. Puisque tu es l'initiatrice. Quel est ton but avec ce jeu ? Interrogea-t-il.

« Que chacun se montre sous son vrai visage. Les hypocrites, je ne les supporte pas ! Cracha-t-elle en les fixant tous.

« Donc ton but, c'est de foutre la merde ?

« Si la vérité blesse, ce n'est pas mon problème. Mais si ça fou la merde, c'est la cerise sur le gâteau, ajouta-t-elle, avec un sourire machiavélique. »

Ron en avait la mâchoire qui lui tombait tant elle le choquait. Il la savait impétueuse, mais pas à ce point. Blaise interrompit les pensées du rouquin en voulant poser une deuxième question mais Ginny lui coupa l'herbe sous le pied.

« Es-tu sérieuse avec mon frère ? Demanda-t-elle d'un ton franc, agacée, elle aussi, par le comportement de la sorcière au sang de vélane. »

Le sourire de cette dernière s'affaissa légèrement, fusillant la petite sœur Weasley du regard. Elle attrapa son verre et le vida d'une traite. Ce geste fut vivement suivi par les yeux clairs de Ron, le visage déconfit.

« Es-tu sérieuse avec Ron ? Insista Hermione en voyant la réaction de son ami.

« On ne peut pas poser deux fois la même question, répliqua l'interrogée, l'air hautain.

« Pourquoi tu ne veux pas répondre ? Questionna alors Ron.

« Parce que cela ne les regarde pas. Comme je l'ai précisé, on a le droit à des Joker. »

Loin d'être satisfait par cette réponse, il vida son verre de Whisky Pur feu d'une traite.
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« Bien, continua la française, à ton tour petite Ginny. »

A ces mots, les deux Serpentards se lancèrent un regard entendu. La jeunette voulait s'amuser, elle allait en prendre pour son grade.

« En étant en couple, es-tu attiré par un autre mec ? »

Harry sentit que sa compagne se crispait, de plus en plus énervée contre Gabrielle.

« Oui, lâcha-t-elle finalement, au bout de quelques secondes.

« Es-tu toujours amoureuse de Harry ? Enchaîna Hermione, voulant couper court aux manigances de la blondasse et à l'énervement perceptible de son meilleur ami.

« Oui, plus que tout, souffla la rouquine avant de se retourner vers lui et de l'attirer pour l'embrasser. »

Devant ce spectacle, Blaise, juste en face d'eux, se renfrogna un peu.

« Stop ! Vous n'allez pas faire des bébés Potter maintenant ! Intervint Fred.

« Tu crois franchement qu'il est assez bien bâti pour lui faire des bébés ? Imagine qu'il a un mini éclair, balança George.

« Il l'est ! »

La réponse fusa de la bouche de la jeune Weasley, sans qu'elle ait pu la retenir. Harry se mit à rire, amusé par les réactions de leurs amis.

« Vous voulez la voir ? Demanda-t-il, mort de rire.

« Non ! S'écria Ginny. Je la garde pour moi !

« Possessive alors ? Demanda Annabelle, rentrant dans le délire de son petit ami.

« Enfin une bonne question, dit l'interrogée, soulagée. Je crois que n'importe qu'elle fille en couple avec un homme comme l'Elu, devrait être possessive, ajouta-t-elle en souriant. »
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Blaise tenta de cacher son dégout derrière le verre qu'il vida. Gabrielle, non loin de lui, ressentait, elle aussi, du dégout. Elle n'avait pas pu poursuivre son jeu contre la chérie de l'Elu.

« Cinq questions, reprit-elle, agacée. »

Ginny jeta son regard sur son ami Neville, l'air satisfait.

« Mon p'tit Neville. Toujours avec Hannah Abbot ?

« Oui, répondit-il en rougissant.

« Mais tu ne m'avais pas dit ! Beugla Ron en lui tapant le bras. Cachottier ! Et vous en êtes à quel stade ?

« Au dernier, répondit l'interrogé, de plus en plus rouge.

« Oh ! Lança Blaise. Tu caches bien ton jeu, dis donc ! Quel est l'endroit le plus fou où vous l'avez fait ? Interrogea-t-il, amusé. »

Le métis en oubliait presque Ginny et son grand amour.

« La… serre, bredouilla le Gryffondor, aussi rouge que l'écusson de sa maison.

« Je suis sûre que tu es très romantique avec elle, intervint Luna de sa voix angélique, coupant court aux exclamations de surprise. N'est-ce pas ?

« Oui, j'essaie en tout cas, dit-il, lui lançant un sourire reconnaissant. »

Draco encercla la blondinette de son bras et la serra contre lui. Elle était tellement douce et attentive aux autres.

« Te sens-tu pas inférieur face au Trio d'Or ? Demanda l'initiatrice du jeu, cherchant à tout prix le malaise, quitte à piquer une personne innocente.

« Je ne vois pas pourquoi tu me demande ça. Lors de nos premières années à Poudlard, oui, je l'avoue. Mais je n'ai rien à leur envier en voyant tous les combats qu'ils ont à mener. Aujourd'hui, je suis fier d'être là où j'en suis. Je mène mes propres combats de mon côté, appuya-t-il, soutenant fièrement le regard de la jeune Delacour.

« Peut-être que tu devrais te poser la question à toi-même, Gabrielle, objecta la jeune Lovegood. Quand on agit comme tu le fais, c'est qu'on se sent en danger, donc inférieur. »

Draco faillit recracher l'alcool qu'il venait de mettre dans sa bouche, complètement hilare. Les autres suivirent de près en voyant le visage déconfit de la française. Celle-ci s'était largement renfrogné et lança un regard acerbe à son compagnon qui riait, lui aussi.
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« Ron, reprit Neville en se tournant vers lui, l'empêchant ainsi de répondre au regard de Gabrielle. Lavande est devenue insupportable. Enfin, plus que d'habitude, enchaîna le jeune Londubat. Tu avais l'air bien avec elle. Pourquoi as-tu rompus ?

« Je n'étais pas amoureux d'elle, répondit simplement le rouquin. J'avais quelqu'un d'autre en tête, ne put s'empêcher d'ajouter Ron.

« Et c'était qui ? Intervint le jeune Krum.

« Euh… Tout le monde le sait déjà…, bredouilla le jeune Weasley, rouge comme une pivoine.

« Moi, non, objecta Delacour, le transperçant d'un regard glacial.

« Pourtant tout le monde sait que c'était Hermione dont il était amoureux, précisa la sœur de l'interrogé avec un grand sourire. »

Blaise, rentrant dans son jeu, enchaîna :

« Es-tu amoureux de la blondasse ? »

Le métis la pointa du doigt, l'air fier de lui. Son jeu allait se retourner contre elle.

« Non, mais je tiens beaucoup à elle. Et arrête de la pointer du doigt, railla-t-il.

« Mon p'tit Billius, entama alors Draco. Un jour tu m'as laissé sous-entendre qui tu aurais plus de conquêtes que moi, alors maintenant tu vas pouvoir me répondre, s'amusa-t-il. Combien ? »

Ronald s'engouffra dans le canapé, tentant vainement de disparaître. Il se doutait qu'on allait lui poser des questions sur son « escapade ».

« Entre quinze et vingt…. Je ne sais pas trop, je n'ai pas toujours été conscient, avoua honteusement le rouge et or.

« C'est-à-dire ? questionna Aria, intriguée. »

Voilà on y était… Il avait déjà fait le récit de ses folles aventures à ses meilleurs amis… Maintenant, tout le monde allait être au courant. Il allait devoir affronter leurs regards. Mais au final, il s'en sortait bien, on ne lui avait pas posé de question sur sa sœur et Zabini, le pire était évité… Pour l'instant du moins.

« Heuu, commença-t-il, j'étais souvent bourré, je prenais des choses… Du coup, je n'étais pas toujours lucide, confessa le Gryffondor. Donc je ne sais pas le nombre exact… ».

Suite à ces mots, le plus jeune des Weasley baissa la tête, s'attendant à avoir des remarques ou des regards de dégoûts. Mais ce ne fut pas le cas.
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« Hé bin dit donc, tu m'impressionnes. Tu aurais pu être un des nôtres avec ce comportement, s'exclama Blaise.

« Je suis d'accord mais tu restes un petit joueur, si tu savais ce qu'on faisait dans le dortoir des Serpantard, déclara le seul sorcier blond.

« Malefoy, à ton tour, s'amusa Bilius. Quel est ton nombre ? »

Un sourire se dessina sur le visage angélique de Draco alors qu'il venait de poser ses coudes sur ses genoux. Il pencha sa tête en direction de son meilleur ami.

« Blaise, combien y a-t-il de filles dans la maison Serpentard ? demanda-t-il malicieusement. Non, sérieusement, je n'ai pas vraiment compté. Je dirais entre une trentaine, un peu moins peut-être. »

« Tu as dit : « si tu savais ce qu'il se passait dans le dortoir », intervint la jeune Delacour, tu insinuais que votre dortoir était propice à des débordements du genre sexuel ?

« Tout est excuse pour faire la fête, des points gagnés, des points perdus chez le bouffon d'or… Du coup l'alcool coulait à flot et les inhibitions disparaissaient, expliqua-t-il le plus naturellement du monde. Tu sais ma chère Gabrielle, je n'ai rien à cacher ou d'affreux secrets, j'assume qui je suis et ce que j'ai fait. »

« Donc tu n'as jamais eu de relation de couple, n'est-ce pas ? Interrogea Harry, inquiet pour sa meilleure amie face à cette révélation.

« Je n'étais pas encore tombé sur la bonne personne pour ce genre de relation, avoua-t-il tout en lançant un regard discret vers Hermione. »

L'Elu capta ce regard et fit un léger hochement de tête à son ancien rival, satisfait de sa réponse.

« Qu'attends-tu d'Hermione ? Questionna le champion bulgare, un éclair de défi dans ses yeux sombres. »

Ceux de son ancien fan, Ron, s'écarquillèrent. Il était loin de se douter de ce qu'Hermione avait à faire là-dedans.

« Hum…, réfléchit le beau blond. Trop subtil pour toi, répondit-il en levant son verre. Nazdravé, ajouta-t-il avec un clin d'œil dont il avait le secret. »

Krum se laissa tomber dans son siège, l'air agacé. Comment Hermione pouvait-elle être attirée par ce genre de personne ?

« Tu ne joues pas le jeu jusqu'au bout, Malefoy, fit remarquer la meilleure amie de la belle brune. Tu es sincère avec elle ? »

Le questionné vida le contenu d'un second verre et répondit au regard tranchant de la rouquine.

« Ce genre de questions, je n'y répondrais qu'à elle. Elle ne me l'a pas encore demandé donc je pense que ça ne doit pas la gêner plus que ça de connaître ma sincérité envers elle.

« Pardon ? Intervint Hermione.

« Je savais que tu ne faisais que l'utiliser. Hermione ! Tu mérites tellement mieux ! Continua Viktor, de plus en plus énervé.

« Vik…
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« Granger ! Mon attitude envers toi te blesse ? Coupa Draco, lui aussi agacé.

« Non, admit la jeune femme en levant une main vers le bulgare comme pour l'inciter à se calmer. »

La tête de Ron allait de gauche à droite comme s'il suivait un souaffle allant d'un but à l'autre.

« Grangy chérie, j'ai appris des choses intéressantes sur toi, déclara le jeune Zabini. Tu n'es pas si sainte-ni-touche qu'on le croit. Combien as-tu eu de partenaires sexuels ?

« Grangy chérie ? Répéta amusée la jeune femme. Sérieusement, Zabinou ? »

Hermione éclata de rire, toute aussi amusée que son homologue.

« J'en ai eu deux. Ta curiosité est…

« Quoi !? Deux ?! Hurla le jeune Weasley en se levant.

« Donc il y a eu quelqu'un d'autre à part Roger Davies, intervint le jeune Malefoy.

« Quoi ?! Roger Davies !? Le Serdaigle !? Vous le saviez ! Beugla le rouquin en pointant du doigt le couple Harry-Ginny.

« Ça fait plusieurs questions-là ! Fit remarquer la française, irritée par le comportement de son amant. Bon, ça ne compte pas, ajouta-t-elle.

« Ton jeu, tes règles, c'est ça ? Renchérit Hermione, affligée par ses manières. Bien, ça ne me gêne pas de répondre pourtant. Je n'ai rien à cacher, moi non plus.

« Si ! Ton jeu, tu le caches bien ! Balança Georges en lui faisant son fameux clin d'œil. Petite dévergondée. Combien de personnes présentes ici as-tu embrassé ?

« Oh… euh…, quatre, balbutia-t-elle en jetant un regard bref sur l'assemblée.

« Pas moi ! Dirent en chœur Fred, Georges, Neville et Blaise.

« Mais quoi ?! S'égosilla Ronald, halluciné. Harry ?! Ginny, tu savais ?!

« Oui, dit-elle simplement après avoir réussi à calmer son fou rire.

« Et… Cette espèce de F… ?!

« Hermione, intervint la partenaire de ce dernier, as-tu déjà été amoureuse ?

« J'ai cru que je l'étais de Ron, mais je me suis vite rendu compte que notre amitié était bien plus précieuse, avoua-t-elle, l'air impassible. Alors non, je n'ai jamais été complètement amoureuse.

« Tu couches sans être amoureuse, releva Gabrielle. Voilà qui brise l'image de la petite fille sage.

« C'est moi que tu traites de petite fille ? S'étrangla la concernée, l'air exacerbé.

« Tu as tout de même eu des relations sincères avec ces personnes ? En profita Aria pour éviter un nouveau débordement.

« Je n'ai pas couché avec eux juste pour passer le temps, en effet. Contrairement à certaines personnes ici présentes, piqua la jeune femme, elle-même piquée au vif.

« Il n'y a rien de mal à ça, répliqua la plus jeune du groupe. Faut assumer.

« Oh la ferme ! S'écria Hermione. L'avis d'une gamine m'importe peu ! Tu veux jouer la femme ? Mais tu n'es pas capable de te défendre lors d'une bataille ? Tu restes bien cachée ici, au Q.G, pendant que tous ceux, ici présents, risquent leur vie. Toi, tu fais quoi ? Franchement, Ronald, je ne vois pas ce que tu lui trouves à cette pouffiasse. »

La Gryffondor s'était levée, l'air révoltée. Avant d'atteindre la porte, elle se tourna à nouveau.

« Et je n'ai pas besoin d'un jeu pour dire la vérité ! Souligna-t-elle. »
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Zabini applaudit la sortie théâtrale de sa nouvelle amie.

« Il est nul, ton jeu, fit remarquer Fred.

« La prochaine fois, c'est nous qui choisissons, renchérit son double. »

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On s'amuse bien ?

Kriistal, l'un de tes doutes s'est confirmé ! haha Notre petite garce de Gabrielle aime jouer les troubles fêtes (restons polis).

Nous attendons vos réactions, vos avis, vos appréhensions (s'il y en a).
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PS : Plus de Trois Mille vues ! c'est dingue ! Merci !
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A très vite alors…