Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.
Une flûte démoniaque… Yuuri se demandait si à l'image de son affinité avec l'eau, elle déclencherait une tempête. Connaissant un peu ce qu'avait crée Morgif. Il craignait le pire. Ce double de lui-même avait entre les mains une arme dangereuse. Très dangereuse… Il devait le reprendre et la ranger dans le palais. Il se tourna vers les mazokus qui en savait plus que lui. Surtout Wolfram qui semblait en connaître un rayon au regard de son sourire. Son regard interrogateur suffit à déclencher ce qu'il voulait. Une réponse à sa question muette.
« Une simple note invoquerait des vagues immenses, un tremblement de tête en plus d'une tempête bien sentie.
- J'aurai dû m'en douter.. Et les animaux ?
- Généralement, ils sentent ce genre de choses…
- Oui, sans doute, déjà que sur terre, on leur prête certains dons... »
Wolfram était plutôt calme dans ses explications. Il s'était calmé depuis la dernière fois. Ça ne présageait rien de bon pour la suite. Le maoh serra contre lui son fiancé. La façon d'agir de ce garçon l'inquiétait. Il avait plus l'habitude de faire face à sa colère.
« Boulet, lâche-moi, je sais que tu as du mal avec ça. Reprenons sur la flûte. Je l'ai entendu une fois. Ce qui me donne un avantage certains sur les autres pour ces effets. La son bien qu'agréablement beau peut provoquer les divers éléments, qu'importe ton affinité. Et plus le souverain est doué avec cet instrument, plus les éléments répondent. Conrad m'a raconté que vous étudier cet instrument sur terre.
- Je ne veux pas créer une catastrophe, donc c'est non ! »
Conrad racla sa gorge doucement. Le duo se tourna vers le soldat qui avait un air grave. La situation devait être vraiment grave pour qu'il ai ce genre de regard. D'habitude, il aurait souri en les voyant si proches.
« En sachant que vous êtes ici, il est fort possible que votre double soit tué. C'est ainsi que sont condamné nos criminels.
- Le tuer juste pour usurpation d'identité, c'est un peu fort. Il y a d'autres chose à faire pour punir le coupable. Je ne sais pas, vous avez sûrement des donjons pour y mettre les gens à l'intérieur. Des pièces où ils pourraient faire de mal à personne. Je suis d'accord que c'est un crime, mais il doit avoir ses raisons. Ne faisons pas couler le sang inutilement…
- Mais prendre votre place, se faire passer pour vous…
- Je sais Conrad. Je sais, mais j'aimerai votre mon double. »
Yuuri, pour se sentir plus léger, se colla à Wolfram, parce qu'il savait que s'il ferait ça avec Conrad. Il aurait droit à énième scène de jalousie. Il avait eu besoin de se sentir rassuré, de sentir que quelqu'un était à ses côtés dans son objectif. Même si Wolfram n'était pas toujours d'accord, il finissait souvent par le suivre. C'était rassurant.
« Nous allons le sauver de sa folie. Il ne sait sûrement ce qu'il pourrait provoquer.
-Décidément, tu es trop gentil, boulet. »
Le souverain sourit, il avait plus l'habitude des insultes de Wolfram que sa tendresse. Il ne lui dirait jamais, mais ce mazoku plein de caractère lui avait manqué. Toutes les personnes à qui il s'était attaché lui avait manqué. Ce monde commençait à prendre une grande place dans sa vie. C'était mieux ainsi.
C'est ainsi qu'une vingtaine d'hommes prirent la route vers le pont qui reliait les deux endroits. Encore un peu mal à l'aise avec les animaux. Yuuri choisis d'être derrière Conrad. Le voyage entre les deux endroits était plus long qu'en bateau. Mais au moins, Wolfram ne serait pas malade. La ville commença à disparaître pour se retrouver dans une plaine, presque désertique. Ce qui annonçait rien de bien pour la suite. Le pont était fait de pierres polies collées entre elles. Il semblait partir bien plus loin qu'il ne pouvait l'imaginer. Il était bien content d'être à cheval pour le coup. Ils seraient plus vite plus près de son double. Qui se planquait bien. Il avait peur des conséquences de se faire passer pour lui sûrement. Se protégeant avec sa magie et la flûte comme moyen de persuasion. Il serra le haut de l'uniforme du soldat semi-mazoku.
C'est donc à presque après une demi-journée qu'ils arrivèrent à destination. Le souverain avait un peu mal au derrière, mais rien de dramatique. Au loin, il pouvait voir les soldats devant une habitation. Au centre de la foule, se détachait la silhouette imposante de Gwendal. Il se tourna vers son frère qui aidait à faire descendre Yuuri qui avait des courbatures un peu partout. Bien qu'il soit plus à l'aise accompagné. La ballade sur un cheval n'était pas son moyen de transport préféré. L'aîné des frères s'avança près du souverain et le fusilla du regard. Le maoh n'avait plus vu Gwendal comme ça depuis son combat contre Wolf. Il faisait un peu peur...
« Que ce gars fait ici ?
- Le joueur de flûte est un faux Yuuri. On est venu lui demander des explications.
- Qu'est qui me prouve que celui-ci est le vrai ? »
L'aîné de la fratrie lui saisi le menton. Il le fixa un moment. Ses yeux bruns, fixant ceux sombres de son souverain. Il posait des questions silencieusement. Yuuri se dit que vraiment cet homme était un bon roi de remplacement. Il avait ce charisme qui lui manquait parfois.
« Je suis le vrai, fiancé à Wolfram et maître de Morgif. Passionné de base-ball. Maintenant, je ne sais pas à quoi cette flûte démoniaque. Nous devons retrouver cet individu. Est-il ici ?
- Non, Conrad ? Ne laisse pas ce garçon s'échapper. Je dois vérifier son identité par moi-même. Et on n'a pas le temps de palabrer des heures. Il est déjà parti loin, le fourbe... Mais surtout rattraper celui qui a la flûte. Surtout si c'est le faux, comme vous semblez le croire. Suivez-moi ! »
Le soldat posa une main sur l'épaule de Yuuri en souriant.
« Désolé, je ne suis que les ordres de sa majesté. Tu dois l'avoir senti comme moi, cette magie.
- Oui, mais qui me dit que ce n'est pas une très bonne imitation ? Qu'importe, j'espère que vous êtes paré à traverser les rivières et terres qui nous mène à Sverrela. J'aurai des occasion de voir que c'est le vrai. »
Yuuri savait qu'il avait plus ou moins convaincu Gwendal. Mais qu'il manquait quelque chose pour qu'ils finissent par le croire. Et c'est ce détail qui finirait par mettre cet homme de son côté. Il devait agir comme il faisait comme d'habitude pour ça. Pas besoin de forcer. Sa façon d'agir était différente de beaucoup d'habitants de ce monde. C'était ça qui manquait. Juste ça...
Gunther de son côté était resté à l'endroit où avait dormi Wolfram. Il tenait contre lui le haut qu'avait porté son souverain. Il respira son odeur un moment.
« J'espère qu'il va bien, je n'ai pas envie de perdre un roi comme ce garçon… Wolfram, tu as une sacrée chance de l'avoir comme fiancé… Sverrela et ses alentours sont de belles étendues désertiques. Je n'ai pas eu le temps de vous le dire. Je suis désolé. J'espère que vous penserez à ne pas vous laisser sans eau… Pensez à utiliser votre magie… Mais il ne la maîtrise pas encore. Je suis pitoyable… Un professeur pitoyable... »
Gunter enfonça son nez dans les plis du vêtement. Cette odeur, elle lui plaisait un peu trop pour son propre bien. Comme l'affection qu'il ressentait pour ce jeune Mazoku.
« Vous me détestez Gunter ? »
Cette voix, c'était Cecilia. Il lâcha un soupir et écarta le tissu de son visage, un peu gêné. Il vit la précédente maoh lui sourire. Elle était vêtue d'une rode échancrée qui révélait dans des endroits stratégique sa peau. Comme le début de sa poitrine, ses jambes magnifiques et ventre plat.
« Je ne vous déteste pas, mais par pitié, arrêtez de tenter de séduire sa majesté. Il est fiancé à votre fils.
- Dit celui qui renifle ses vêtements. Je vous prends ceci. C'est à sa majesté. »
Elle prit le vêtement sans aucune forme de pitié des mains de Gunter. Elle tendit le vêtement.
« Oh, il est imprégné de magie… Il doit avoir traversé les mondes avec ce vêtement. Ce n'est pas un truc qu'on renifle, mais qu'on lave pour lui rendre... »
Gunter lâcha un soupir et laissa l'ancienne maoh partir avec le vêtement. Il devait se l'avouer, il se faisait du mal à espérer plus qu'une belle amitié avec son roi.
Yuuri était derrière Wolfram, il portait une longue cape blanche. Il devina que le soleil devait taper avec force dans les environs de Relaver. Le cheval avançait dans une lande désertique digne d'un far west. Le bruit des sabots rythmait leur avancée. Il avait quelques creux, mais aucune trace d'eau. Même sa magie semblait un peu plus faible sous ce soleil de plomb.
« Je ne vois aucune rivière, ni aucun signe d'eau.
- La plupart des points d'eau se sont tari à cause des hommes et des mazokus qui se sont fait la guerre sur ces terres. Pour une personne qui veut la paix, tu devrais savoir quels conflits ont traversé les terres Mazokus.
- Gunter n'a pas eu le temps de m'enseigner ce genre de choses.
- Tiens-toi bien... »
Yuuri écouta son fiancé et serra du mieux qui le pouvait son guide du jour, il sentait qu'il devait être à ses côtés aujourd'hui. Pour une raison qu'il ignorait. Mais ce n'était pas wolfram qui allait s'en plaindre. La dernière fois qu'il avait grimpé derrière son fiancé, c'était pour affronter Adalbert.
Les cheveux marchaient à bonne allure et pouvaient voir une clôture de bois dominer les environs par son imposante présence. Le maoh espéra que sa grandeur le protégerait peut des cruels rayons de soleil qui avait pesé le long de voyage. Mais plus il avançait, plus il remarqua que le soleil ne projetait pas d'ombre de son côté du moins. Ça ne devait pas être la bonne heure.
« Nous allons rentrer en territoire humain, fait attention à toi. »
Yuuri pour se faire plus discret baissa la capuche de sa cape blanche. Le tissus était si chaud qu'il avait du mal à le faire correctement. Nerveux, il se réfugia une partie de son visage dans la cape de Wolfram.
Les chevaux rentrèrent dans le territoire et un soupir audible vint aux oreilles du souverain. Soupir repris par la plupart des gens autour de lui. Il releva la tête pour voir ce qui se passait. Les humains s'étaient éloignés d'eux avec une expression de peur sur leur visage. Son double avait dû leur faire peur. Il serra la cape de son fiancé.
« Tout va bien ?
- Je vais bien, c'est juste que j'ai encore un peu de mal avec les humains. Ils ont sûrement leur raison de te craindre. Tu es un mazoku après tout. Même si tu dis parfois l'inverse. La magie en toi ne ment pas.
- Désolé de t'imposer ma vision des choses.
- Ne t'excuse pas, boulet. J'ai bien compris que je n'étais que dans le bon. J'ai été élevé un peu dans ce sens par mon père. Jaloux sûrement du père à Conrad... »
Sentant la colère de son fiancé, Yuuri le câlina doucement. Malgré la chaleur qui l'accablait. Ils continuèrent leur route. Les humains les laissant passer sans soucis. Il se l'avouait, son fiancé était loin d'être moche. C'était son caractère qui parfois coinçait pour lui. Il aimerait voir ce que donnait ce mazoku sans sa jalousie excessive. Il perdrait sûrement une partie de lui en devenant plus tolérant... Il se sentait vaciller. Il avait si chaud.
« Si chaud, comment ça se fait que vous sembler pas touché par cette chaleur.
- Pour ma part, c'est l'entraînement, dit Conrad.
- Moi, j'ai une affinité au feu, la plupart des mazokus ne souffre pas des changements de température. Il faut que tu t'exerces à ta magie. En attendant... »
Wolfram posa une main sur sa tête. Il put sentir une chaleur se répandre dans son corps. Mais elle n'était pas désagréable. Loin de là. Il devina que c'était la magie de son fiancé qui agissait sur lui.
« Maintenant tu auras moins chaud. La prochaine fois essaye de faire appel à ta propre magie. Ça sera plus efficace, en plus de t'exercer à la pratiquer. Ça ferait plaisir à Gunter.
- Wolf, je crois que j'ai des hallucinations, ou c'est un mirage. Il y a un animal trop mignon qui lève le bras à moitié dans le sable. Tu penses qu'il nous salue. En tout cas, il est très adorable.
- Je n'ai rien vu de la sorte. Tu poses de drôle de questions. »
Un soldat devant eux se mit à tomber, sans qu'on explique pourquoi. L'homme semblait être pris dans un piège fait par une sorte de fourmilion. Mais à la place de pince de fourmis géante. C'était l'animal mignon qui était au centre. D'un coup, il paraissait bien moins adorable aux yeux de Yuuri. Car la créature lançait de sable au point qu'il se fit emporter.
« Un ours des sables ! »
Donc un ours des sables était le fourmilion de ce monde. Il avait beau lutter pour alors lors du cône, ça glissait tellement. Le pire, c'était Wolfram semblait s'enfoncer de plus en plus dans le sable. D'abord, son torse puis sa tête commençaient à se faire engloutir. Il tendit la main et saisit celle de son fiancé. Il ne pouvait pas le perdre. Pas maintenant qu'il s'était attaché à lui. Il tenait la main dans deux bras le saisirent. C'était Conrad et Gwendal qui l'aidait à remonter en dehors du cône. Il finit par lâcher la main du mazoku blond à contre-cœur. Il se fit remonter malgré son envie de sauver son fiancé.
« Il faut sauver Wolfram, je ne peux pas le laisser se faire tuer par une créature à cause de moi. C'est moi qui ai vu cet ours des sables. Je dois le sortir de là, vous êtes ses frères, sauvez-le.
- On le sait, mais c'est vous la priorité. Ce n'est pas du même niveau. Pas du tout. Sans notre roi, nous serons dans les soucis jusqu'au cou.
- Mais Wolf… Je ne peux pas le laisser. Wolf ! »
C'est là qu'il comprit l'expression qu'on lui avait souvent dite : « On se rend compte de ce qu'on avait quand on le perd. ». Yuuri avait le cœur serré, il devait retrouver Wolfram.
Conrad sauta dans le trou, l'épée à la main. Il devait le sauver.
« Revenez tous les deux en vie.
- À vos ordres, majesté. Nous reviendrons. »
Le voici seul avec Gwendal, le cœur encore douloureux. Il était plus attaché à cette teigne qu'aux deux autres frères. Il le voyait à présent. C'était à cause de ça qu'il avait senti qu'il devait grimper derrière Wolf. À cause de cet ours…
