Ciao tutti !
J'espère que vous allez tous bien, voici la suite des aventure d'Ava enfin en route ! Je voulais remercier DidiineOokami pour toutes ses reviews qui vraiment m'ont fait plaisir, j'espère que la sute te plaira autant !
Bonne lecture et à la prochaine !
Chapitre 21 - Le jour J
Difficile de ne pas comprendre que le grand corsaire s'en allait. L'effervescence qui emplissait le palais débordait jusqu'aux limites minérales du royaume. Les citoyens ne parlaient que de cela : leur roi partait pour Marie-Joa. Ne serait-ce qu'en voyant la quantité de malles, de caisses qui emplissaient la cour du palais. Ava observait en retrait le va-et-vient de tout ce petit monde. Le déclic de la serrure ne se faisait toujours pas entendre alors elle restait là, à observer de sa fenêtre. Elle tentait de deviner qui ferait partie du voyage même si, jusque-là, son petit jeu s'avérait être un échec.
Soudain, l'ambiance s'alourdit. La longue silhouette de Gladius apparut et traversa la grande cour. Les hommes accélérèrent le mouvement, craignant que l'homme rupture ne fasse encore des éclats. Ava se raidit. Il venait pour elle. Il était l'heure de partir.
Montrer patte blanche. Être résignée. Observer les faits et gestes de la princesse déchue et en faire un apprentissage. Arriverait-elle au niveau de Viola ? Pendant sept jours, Ava avait médité ce que lui avait dit la princesse. Si c'était sa seule option, à quoi bon chercher en vain. Rien ne lui faisait plus peur que la mort. L'impression de raideur la quitta : elle ne mourrait pas ici. Doflamingo désirait avoir les œufs, et sans elle s'était impossible.
Quand le bruit de la porte déverrouillée lui parvint, elle se tourna et, étrangement sereine, elle fit face à Gladius. Il ne la tuerait pas elle le savait. Ils avaient bien trop besoin d'elle. Elle traversa la pièce et rejoignit le long corridor sombre. Gladius, sans attendre lui montra la direction et elle le suivit docilement. Les lourdes chaussures de Gladius claquaient sur le sol dur. Une fois devant les grandes portes de metal de l'ascenseur central qui menait au tréfonds de l'île, il se tourna vers elle. Derrière les verres fumés, ses yeux gris glissaient sur sa silhouette.
« Vous m'avez l'air bien détendue…
- Je devrais être inquiète ?
- Tant que vous obéissez aux ordres, pas besoin. »
Alors qu'elle regardait droit devant elle, elle sentit la haute silhouette se pencher vers elle. Elle glissa un regard vers le visage de Gladius plus proche qu'elle ne l'aurait cru.
Soudain, elle eut peur à nouveau. Le visage de cet homme à quelques centimètres du sien l'inquiétait. Rampant dans l'ombre, son angoisse revint. L'ambiance calfeutrée du corridor n'aidait en rien. Bientôt l'ascenseur, enfermée, confinée avec Gladius. L'accélération de son cœur lui donna envie de jurer. À un tel rythme, il entendait forcément, sans parler de la respiration de bœuf qu'elle devait avoir. Comme pour confirmer ses pensées, Gladius ricana.
« Tu n'es détendue qu'en surface Aranel… »
Il se redressa alors que les portes s'ouvraient sur une dizaine d'hommes qui sortirent de l'ascenseur, têtes baissées retournant à leurs tâches. Quand tous eurent disparu dans le ventre du palais. Gladius poussa Ava dans le réduit et se plaça derrière elle.
Le trajet fut le plus long de l'existence d'Ava. Elle sentait le regard de glace de Gladius dans son dos. Dans le reflet des portes elle espérait voir apparaître l'ombre de Néthan. À part la grande silhouette dominant la sienne rien n'apparut. La haute silhouette de Gladius était semblable à un serpent. Il en avait la froideur et la personnalité, prête à attaquer à chaque instant. Comment peut-on amadouer une telle créature qui ne semble n'avoir aucun secret, aucun penchant. Comme le miroir de son maître qui, au contraire, collectionnait les vices. Personne au château n'ignorait les soupirs de toutes les femmes qui traversaient le lit du jeune maître et il en était de même pour nombre de ses subordonnées. Ce n'était pas le cas de Gladius.
Doflamingo n'était pas bête. Il voulait éviter tout contretemps dans ses plans. C'était justement pour cela que Gladius se chargeait d'elle. Aucun risque de parvenir à le séduire. D'un côté, elle n'avait pas à s'abaisser à de telles pratiques.
Les minutes passèrent dans le plus parfait silence, la sensation de descente au creux du diaphragme et au tréfonds de l'oreille. Léger rebond. L'ascenseur s'était arrêté. Gladius la fit avancer avant même que les portes ne s'ouvrent. Ava ne put retenir un grognement auquel il répondit par un regard tout aussi glacé que les précédents. Les bruits mécaniques remplissaient le port de contrebande. Les grues tournaient à plein régime et des files de jouets animés transportaient de lourds chargements. Ava n'eut pas le temps d'observer l'effroyable fourmilière, Gladius la tenait fermement par l'épaule et l'obligea à contourner l'énorme baie souterraine. Ils se dirigèrent directement vers l'immense galère de Doflamingo.
L'emplacement d'amarrage était le plus grand du port. La galère de l'équipage était tout bonnement hors de toute proportion habituelle. Un besoin de rappeler d'où venait l'actuel roi de Dressrosa. Un dragon céleste. Le démon céleste lui-même. Écrasant Dressrosa de son pouvoir, la galère devait le rappeler par-delà les mers.
L'agitation était à son sommet autour du vaisseau. Des centaines de caisses disparaissaient dans le ventre du vaisseau. Que pouvait-il bien posséder qui intéresse tant Marie-Joa ? Ava se retint de poser la question à sa sentinelle. La curiosité mal placée ne devrait lui valoir que des ennuis. Moins elle en savait mieux elle se porterait avec eux.
Quand ils atteignirent le pied de l'escalier installer sur la terre ferme pour rejoindre le pont, les hommes cessèrent leur activité et les laissèrent passer. Une fois sur le pont Ava prit conscience de l'énormité du vaisseau. Les deux mats de la galère semblaient bien petits comparés au bâtiment. Sa vitesse devait provenir du grand nombre d'esclaves assis sur les bancs des rameurs. Ces derniers étaient regroupés sur le pont, en train de se nourrir avant le grand départ. Ils étaient au moins cinq cents réalisa Ava. Il était impossible de se rendre compte de leu nombre d'un seul regard. Quand Gladius et Ava passèrent près d'eux, beaucoup se détournèrent, laissant voir les lianes rosacées qui couvraient leurs dos. Ava sentit un haut-le-cœur la saisir devant un tel spectacle. Un sentiment de révolte s'insinua en elle. Ava devait se rendre à l'évidence, elle n'était en rien une révolutionnaire. Elle avait honte, mais elle était incapable de libérer ces pauvres hommes.
Gladius l'introduisit dans les salles du château arrière du vaisseau. La décoration était à la hauteur du palais. Le corsaire ne se refusait rien. Le couloir dans lequel ils venaient de pénétrer était couvert de haut miroir rendant l'espace particulièrement lumineux, alors qu'un unique puit de lumière permettait l'éclairage. Au bout du large corridor, un grand escalier descendait sur trois étages. Elle suivit l'homme de main dans les marches et descendit à l'étage inférieur où des dizaines de portes étaient alignées.
« Ce sera ta cabine pour le voyage, lui dit Gladius en déverrouillant une porte dans le long corridor semblable à un boyau.
- J'espère que nous ne manquerons pas de place…
- Surveille tes paroles.
- Ce n'était qu'une simple remarque.
- Tes remarques sont inutiles. Je n'ai que faire de toi. Seul le maître compte s'il me dit que tu dois t'installer ici et bien, c'est ainsi. »
Il poussa Ava à l'intérieur de la pièce et l'enferma s'en autre forme de procès. Un long soupir s'échappa d'entre ses lèvres. Bien qu'elle avait l'impression d'avoir progressé, de se reprocher de son but, être encore une fois enfermée ne lui semblait pas être l'indice d'une potentielle réussite.
Elle songea aux œufs. Depuis l'annonce du grand départ par Doflamingo, Ava aimait s'imaginer les retrouver dans la grande pièce sombre. Ils étaient là sur la table couverte de velours rouge, entouré d'autres pierres poussiéreuses. Les fruits de démon alignés pour encore plusieurs centaines d'années. Elle se voyait traverser la salle et poser ses mains sur l'un des œufs, s'en saisir et le posséder pour toujours. Comment arriverait-elle à prendre l'autre sans se brûler ?
D'un coup brusque, elle fut tirée de ses pensées. Le vaisseau bougeait. Il quittait le port souterrain. Elle tira les rideaux de sa cabine qu'elle avait laissée dans l'obscurité jusque-là. Sur le quai désormais à quelques mètres, les jouets continuaient leur manège incessant parmi les marchandises. Peu à peu les étranges créatures devinrent de plus en plus petites avant de complètement disparaître quand le vaisseau s'engagea dans le sombre tunnel. Elle ne bougea pas de sa fenêtre donnant sur l'arrière du vaisseau durant toute la durée de la traversée souterraine. Elle fut encore plus longue qu'avec le vaisseau par lequel Ava était arrivée avec Baby 5.
Quand les parois de roches commencèrent à s'illuminer doucement, un impressionnant bruit résonna dans le vaisseau, faisant trembler toutes les parois de la cabine d'Ava. À travers les larges fenêtres, seul le sombre tunnel s'éclairant de plus en plus était visible. Il laissa place à la massive formation rocheuse qui entourait Dressrosa, formant un rempart naturel aux attaques extérieures. Le vaisseau avait complètement changé d'allure et allait maintenant bien plus vite. Plusieurs petits vaisseaux apparurent alors, retournant vers l'ouverture dans la falaise. Ava comprit. L'impressionnante galère avait été tractée jusqu'à l'extérieur, car une fois les rames sorties, elle ne devait pas pouvoir emprunter le tunnel. Le grand bruit entendu était celui des rames lorsqu'elles avaient été déployées.
Elle resta dans sa vaste cabine seule une majeure partie de la journée. Elle avait regardé Dressrosa s'éloigner de plus en plus jusqu'à complètement disparaître. Depuis que les rames avaient été sorties, plus aucun bruit ne parvint à elle. Comme si sa cabine était parfaitement insonorisée.
Les bruits de pas sur le plancher ciré du couloir étaient immanquables dans cette ambiance feutrée. La poignée parfaitement huilée n'émit aucun bruit et quand elle se retourna dans son lit, la première chose qu'elle vit fût les étranges babouches de Doflamingo. Celui-ci traversa la cabine sans un regard pour elle. Il resta immobile devant le paysage désert qu'offrait l'océan.
« Je t'ai dit qu'en plus des œufs, je voulais que tu récupères un fruit du démon.
- Exact.
- J'ai une dent contre ton grand-père depuis bien longtemps. Il a refusé mon retour parmi eux. Il a compromis certaine de mes affaires. Plus récemment, il s'est accaparé au nom de son titre un fruit dont j'étais le propriétaire. C'est pour cela que lorsque Viola m'a dit que tu savais où il était certainement stocké je me suis dit qu'une visite de courtoisie s'imposait.
- Je vois.
- Il ne me rendra pas le fruit je le sais, soupira exagérément le corsaire. Cela fait partie de ma manœuvre d'aller le réclamer. J'ai aussi d'autres affaires à régler. Il fallait bien justifier ce voyage pour le rendre possible… Tu t'en doutes bien Nikolaëvna.
- Oui.
- Le fruit que tu dois donc récupérer est rouge. Il est assez petit en comparaison au pouvoir qu'il accorde. Il est couvert de volute semblable à dans la fumée… »
Au fur et à mesure des explications, Ava pâlit à vue d'œil. La voyant ainsi, le sourire de Doflamingo s'élargit davantage.
« Ace… Vous avez retrouvé le mera mera no mi, souffla Ava d'une voix tremblante.
Je savais que tu ferais le lien Aranel, ricana Doflamiongo. Il est effectivement réapparu et alors que je l'avais payé ton grand-père s'est permis de le confisquer pour sa collection personnelle. Et tu arrives à ce moment-là. Quel heureux hasard n'est-ce pas ? »
Doflamingo surveillait ses réactions qui étaient assez contradictoires. La peine surgissait en elle alors qu'une part d'elle était heureuse de la résurrection du fruit rappelant le meilleur de son ancien ami.
« Que vas-tu en faire ?
- Je vais le garder pour une occasion spéciale si jamais le vent venait à tourner, siffla-t-il en guise de réponse. »
Un frisson traversa Ava. Une occasion spéciale pour le grand corsaire ne devait être bon signe que pour nul autre que lui. Ils se fixèrent en silence quelques secondes, mais l'étrange moment fut coupé par l'entrée de Gladius.
« Que vous-tu ? Grogna Doflamingo sans quitter Ava des yeux.
- Le repas va être servi jeune maître comme vous l'avez demandé. »
Un grognement plus long s'échappa d'antre les lèvres de Doflamingo. Titiller sa semblable lui plaisait énormément, il était mécontent d'être dérangé à ce moment-là. Il se détourna soudainement et regarda son acolyte.
« Très bien, fais en sorte qu'elle soit prête. Elle dîne avec nous. »
D'un mouvement de la tête, il désigna Ava et sortit de la pièce en réajustant son manteau de plumes.
Ava n'eut d'autre choix que de s'exécuter. Elle ne se changea pas, elle était donc déjà prête, et suivit dans les longs couloirs blancs et lumineux l'homme masqué. La salle de repas du vaisseau était bien grande comparée à la seule table qui occupait l'espace. Ava commençait à être habituée à ce luxe démesuré et elle passa du temps à détailler les différentes personnes présentes autour de la table.
Elle s'en était douté et elle avait eu raison, Baby 5 faisait bien partie du voyage, accompagné de son ombre à elle : Buffalo. Les deux étaient toujours ensemble. Parmi eux se trouvait aussi le commandant du vaisseau, assis à droite de Doflamingo qui siégeait en maître de table. Il ne manquait qu'elle et Gladius. Ce dernier lui désigna une chaise et il s'assit juste à côté d'elle.
Le repas était copieux, délicieux, et elle se força à manger. Ce repas était assez intéressant. C'était la deuxième fois qu'elle dînait en présence du corsaire. Et c'était la première fois qu'elle voyait Gladius sans son masque et avec uniquement ses lunettes. Mais l'intérêt de ces dîners, c'était l'exposé des plans qui étaient chaque jour un peu plus précis. Doflamingo était un homme intelligent, mais aussi audacieux. Une audace qui flirtait avec la folie. Il était difficile de déterminer s'il était sain d'esprit ou non. Plusieurs fois, Ava s'interrogea sur comment un homme tel que lui était arriver là où il en était, sachant qu'ils venaient tous deux du même endroit.
OOOoooOOO
Quand à l'horizon, une longue ligne émargea, sombre et fine, Ava sentit un mélange d'excitation et d'appréhension s'emparer d'elle. Elle n'avait jamais oublié l'imposante falaise au pied de laquelle Marco l'avait trouvée, si haute que l'on pouvait la voir à plusieurs centaines de miles. Ses doigts se cramponnaient au bois de la rambarde qui faisait le tour du pont. Derrière elle, la voix aiguë de Baby 5 l'interpella :
« Red Line ne va pas s'échapper ! »
Étendue sur son transat, Baby 5 fixa Ava quelques secondes puis voyant que celle-ci avait préféré ignorer sa réplique, elle haussa des épaules puis termina de se rouler une cigarette. Elle souffla la fumée bruyamment après l'avoir allumée. Ava avait le don de l'exaspérer. Baby 5 n'avait jamais rien obtenu de Doflamingo alors qu'elle le servait fidèlement depuis son enfance. Elle ne se souvenait de rien d'autre que de sa vie auprès du roi corsaire. Elle lança un long regard sur le pont. À l'écart, sur le pont du château arrière, Doflamingo leur tournait le dos entouré de deux de ses amantes. Elle entendait de petit rire lui parvenir de temps à autre. Son attention revint sur Ava qui contemplait toujours l'horizon. L'ancienne noble se tourna vers elle. Elle avait bronzé au cours du voyage, faisant ressortir la fine cicatrice qui ornait sa joue. Baby 5 expira dans un panache de fumée. Elle n'avait jamais pensé qu'une personne de la même ascendance que son maître viendrait jusqu'à eux un jour. Elle en était arrivée à la conclusion que Doflamingo et Nikolaëvna étaient bien différents l'un de l'autre… Ne serait-ce que par la taille. Elle restait assez abasourdie par le pouvoir que ces gens possédaient, comme s'il leur était dû. Doflamingo s'était plié en quatre pour la jeune femme. « Mais c'est pour obtenir un sacré trésor en retour… », songea Baby 5 avec un soupir d'aise. Elle se languissait de voir un véritable dragon. Viola l'avait vu dans l'esprit de la noble, et Viola voyait toujours la vérité. Baby 5 s'endormit au soleil, songeant aux créatures qu'avaient décrit son maître et la princesse déchue.
Quand elle se réveilla de sa sieste, la noble avait disparu. Elle se redressa dans le transat et chercha autour d'elle. Elle n'aperçut que Gladius qui se dirigeait d'un pas droit vers elle.
« Bah où elle est passée ? Je devais la surveiller…
- Heureusement que je m'en suis chargé alors, déclara froidement l'homme. Tu dormais au lieu de suivre les ordres.
- Oh ça va ! Où veux-tu qu'elle aille au milieu de l'océan ?
- Nul part mais ce n'est pas la question.
- Qu'est-ce que tu veux alors.
- On sera à Red Port dans quelques heures. Tu dois la changer. »
Baby 5 soupira et se leva. Elle passa chercher une de ses robes dans sa cabine et marcha à vive allure à travers le quartier de nuit des passagers. Elle entra sans frapper.
« Tiens, il est l'heure de devenir mon clone », fit Baby 5 en lançant à Ava une robe pourpre semblable à la sienne.
Ava attrapa la tenue au vol tandis que Baby 5 se reculait jusqu'au mur pour se reposer dessus et se rouler une cigarette en attendant. Quand Ava apparut dans sa robe, Baby 5 s'avança et lui passa une paire de chaussures semblable à la sienne. Il ne restait plus à Ava qu'à se coiffer et le tour serait jouer.
Doflamingo les attendait sur le pont de château arrière, un verre de vin à la main, Gladius à quelques pas de lui. Les deux jeunes femmes se plantèrent devant lui. Le corsaire poussa un sifflement admiratif.
« Parfait, à part les cheveux qui sont un peu court, on n'y voit que du feu…
- Il faudrait quelque chose pour sa cicatrice, remarqua Gladius.
- Tu as pris ce qu'il faut Baby 5 ?
- Oui jeune maître. »
Elle sortit de sa poche un petit étui, et tapota du doigt la pâte qu'il contenait et en étala légèrement sur la joue d'Ava qui ne broncha pas.
« Parfait, Baby 5, tu vas aller te changer maintenant. Toi, dit Doflamingo en s'adressant à Ava, tu restes avec moi jusqu'à ce que Gladius lance l'opération. »
Ava hocha de la tête. Il était vrai que l'idée était bonne. La faire passer pour baby 5 avait été évoquer lors d'une réunion à laquelle elle n'avait pas assistée. Les deux femmes avaient à peu près le même âge, la même corpulence, la même couleur de cheveux. Auprès du grand corsaire, personne ne soupçonnerait quoi que ce soit.
Doflamingo eut un petit rire puis se leva, son verre à bout de doigts, il se tourna vers l'avant du navire.
« J'espère que tu es prête Nikolaëvna ! La terre sainte nous attend. »
Ava eut un long frisson à ces paroles. Droit devant eux le port de Red Line se détachait légèrement de l'immense barrière rouge. Émergeant des nuages bas, tels de lourdes formations grises, l'incroyable bondola descendait lentement vers la petite île accrochée au pied de la montagne. Devant elle, Doflamingo observait aussi le spectacle, immobile, mais Ava pouvait entendre son rire sinistre, pareil à un feulement.
