Salut ! J'espère que vous allez tous bien !
Je vais vous faire une petite confidence... d'habitude, je publie une fiction quand j'ai fini de rédiger tous les chapitres. Or, je n'ai pas finis d'écrire 2 petits pas sur le tatami. J'ai presque fini, cela dit. J'ai écris jusqu'au chapitre 26 et je pense qu'il y en aura 28 max dans cette histoire. Mais voilà... actuellement je retarde un peu mes parution sur cette fic car je n'ai pas fini la fin et je ne veux pas la mettre sur pause.
La Pomme Verte : C'est pas grave ^^ En effet, la fin d'amnésie chez Inko pose des questions. Elle s'est souvenue de lui parce qu'elle avait des photos de lui, des traces de sa vie et retrouver la mémoire a été moins difficile. Shoto aussi a retrouvé la mémoire d'ailleurs. Et, oui, pauvre Fuyumi... J'espère que ce chapitre a venir va te plaire. Merci de continuer à me lire !
Bonne lecture !
Chapitre 23
Natsuo était assis sur la chaise. On aurait dit un fantôme. Shoto n'osait pas dire un mot. Rei était adossée à la fenêtre. Elle avait obtenu l'autorisation de venir rendre visite à son fils. L'ambiance était pesante et Shoto priait intérieurement pour qu'ils partent vite. Voir sa mère était une torture. Fuyumi lui ressemblait tellement...
Shoto n'arrivait pas à savoir ce que ressentait Natsuo et Rei. Ils étaient aussi tristes que lui, évidement, mais est-ce qu'ils lui en voulait de ne pas avoir sauvé Fuyumi ?
Pour le moment, Endeavor ne s'était pas manifesté. Shoto n'avait jamais réussi à savoir s'il aimait sa fille, elle était son premier enfant après tout. Oui, il devait l'aimer. Oui, il devait le haïr de ne pas avoir su être à la hauteur.
Shoto se haïssais déjà bien assez.
Le silence de sa mère et son frère était insupportable. Shoto avait presque envie de les prendre par le col pour les supplier de lui dire quelque chose. Un simple « je suis désolé », « tu ne pouvais rien faire », « c'est de ta faute ». N'importe quoi pour qu'il puise comprendre ce qui se passait dans leur tête.
Shoto prit son portable pour voir si Midoriya ne lui avait pas envoyé un message depuis la veille. Mais rien. Shoto ne savait pas où il était ni ce qu'il faisait. Il devait être rongé par la culpabilité, au moins autant que lui.
Puis, aussi inattendu que cela pouvait être, Rei prit la parole.
-J'ai pris rendez-vous aux pompes funèbres.
Elle osa regarder son fils.
-Natsuo va m'aider à organiser l'enterrement.
Natsuo baissa les yeux vers le lino du sol.
-D'accord, répondit Shoto, la bouche sèche.
-Si tu souhaite nous aider...
-Je verrai.
-On pensais que... jeudi, ce serai bien.
-Oui.
-Tu sera sortis de l'hôpital, n'est-ce pas ?
-Oui.
Rei se pinça les lèvres. Shoto voyait les larmes au bord de ses yeux. Il ne voulait pas la voir pleurer, c'était un spectacle qu'il avait vu trop souvent dans son enfance.
-Je suis désolé, murmura-t-il en regardant ses mains.
Les premières larmes tombèrent sur les draps. Puis vinrent d'autres. Natsu ne bougea pas mais Rei vint s'asseoir sur le bord du lit et prit Shoto dans ses bras.
-Je sais, Shoto. Mais ce n'était pas ta faute. Tu... tu ne pouvais rien faire.
-Si, j'aurai dû la sauver.
Shoto pleura contre l'épaule de sa mère, comme quand il était petit. Des sanglots digne d'un enfant ce cinq ans. Natsuo resta en retrait mais Shoto savait qu'il était lui aussi en larmes.
-Tu as fait ce que tu pouvais, finit par dire Nastuo. Maintenant il va falloir la venger.
Puis, il quitta la chambre d'un pas rageur.
Je retournai à mon appartement juste cinq petites minutes, le temps de relever le courrier. Puis, je partais en courant pour retourner chez ma mère, là où je logeais depuis quelques jours. Je n'avais aucune nouvelles de Shoto, ce que je comprenais parfaitement. S'il ne m'en donnais pas c'était qu'il n'avait pas besoin de mon soutient pour le moment, il devait rester auprès de sa famille.
J'ouvrais mon courrier dans la cuisine de l'appartement de ma mère. Il y avait deux factures et un faire part de décès. Cela me replongea dans ma tristesse. L'enterrement de Fuyumi était prévu pour jeudi, je comptais m'y rendre.
Jeudi, j'enfilai une tenue noire que j'avais acheté exprès (les vêtements de ma garde-robe chez ma mère étant un peu petits). Il n'y avait pas beaucoup de monde à l'enterrement, quelques collègues de Fuyumi, des parents d'élèves, de la famille, des amis. Je remarquais de loin la présence de Bakugo Katsuki. Il était le héro numéro deux, je comprenais qu'il soit aux obsèques de la sœur du héro numéro un.
Cela dit, sa présence me rendait nerveux. Je me souvenais désormais de mes altercations avec Katchan, ce n'était jamais une partie de plaisir.
Shoto se tenait entre sa mère et son frère. Touya n'était pas là. Et Endeavor était à côté de Natsuo, dans un fauteuil. Cela faisait des années que je ne l'avais pas vu, il ressemblait encore au héro qu'il était. Ses bras et son torse étaient encore musclés, contrairement à ses jambes qui avaient maigries.
Shoto me vit et j'eus droit à un rapide sourire. Ma mère était venue avec moi, elle se tenait juste à côté de moi, elle voulait me soutenir. Je lui avais raconté que j'avais connus Fuyumi, qu'elle était adorable et que je l'aimais beaucoup.
La cérémonie fut particulièrement émouvante. Je pleurais et même ma mère lâcha une larme. Une fois la cérémonie terminée, ma mère me prit la main.
-C'était ma plus grande crainte, tu sais... quand tu as disparu, j'avais peur qu'un jour on vienne m'annoncer que tu étais mort. Enterrer son enfant... il n'y a rien de pire.
Je regardai ma mère. Oui, elle avait perdu son fils unique pendant plusieurs années. Elle savait ce que ressentais Rei et Enji Todoroki.
Je serrai la main de ma mère.
-Je vais t'attendre dans la voiture, si tu veux parler à Todoroki-kun.
Tout le monde retournait à sa voiture, ma mère se mêla à la foule. Je restai seul dans le cimetière avec la famille Todoroki qui se recueillait devant la tombe fraîche.
Shoto me vit. Il salua sa famille et vint me voir. Il me serra contre lui, sa tête dans mon cou.
-Midoriya...
Je fermai les yeux et savourai sa chaleur. Puis, il s'éloigna et essuya ses yeux.
-Merci d'être venu.
-Je lui devais bien ça.
Il hocha la tête et regarda derrière lui sa famille. Endeavor nous fusillait du regard.
Shoto prit ma main.
-Allons-nous en.
Shoto me conduisit à sa voiture (je ne savais même pas qu'il avait son permis...). Dans la voiture, je m'attendais à ce que nous restions silencieux, mais non.
-Elle me manque, dit-il.
-Je sais.
-Mon père me hait.
Je lui glissai un petit regard. Shoto essuya de nouveau ses yeux.
-Il m'a dit que j'ai préféré m'amuser avec un petit merdeux puis me battre comme un gamin comme je sais si bien faire alors que ma sœur était en danger et que je le savais.
Par dessus le levier de vitesse, je pris la main de Shoto. Mon soutiens était la seule chose que je pouvais lui apporter. Il me remercia.
Nous arrivâmes devant la chambre d'hôtel que Shoto louait depuis qu'il était sortit de l'hôpital. Il ne voulait pas vivre avec l'un de ses frères et ses parents n'avaient pas de chez eux à proprement parler. Et sa grand-mère refusait de le voir.
Je me retrouvais collé contre la porte de la chambre. Shoto pressait son corps contre le mien et m'embrassais furieusement. Sans pouvoir l'expliquer, j'étais persuadé que ça allait se passer ainsi.
Si c'était ce que Shoto désirait et ce dons il avait besoin, alors je le laisserai me faire l'amour. Peut-être que cela lui donnait l'impression de contrer la mort.
Il m'allongea sur le lit et me déshabilla tout en posant des baisers sur ma peau. Même si les circonstances étaient particulières, c'était incroyablement bon.
Nous avons fait l'amour plusieurs fois, jusqu'à ce que Shoto tombe de sommeil. J'étais moi-même fatigué mais je voulais le regarder un peu dormir avant de m'effondrer à mon tour. Dans le sommeil, il semblait si serein...
Assoiffé par nos activités, je me rendai vers le réfrigérateur de la chambre. Mes yeux s'écarquillèrent. Il y avait des bouteilles d'alcool, beaucoup était à moitié vide. Par curiosité, je regardais le contenu du minibar de la chambre : vide. Pourtant, Shoto ne bois pas beaucoup en temps normal. Bien qu'il ait déjà fait quelques excès...
Shoto avait donc noyé son chagrin dans l'alcool. Cette nouvelle était très loin de me réjouir. Il allait falloir que je le sorte de là. Connaissant Shoto, je me disais que ce n'était qu'une période et qu'il allait vite reprendre son ancienne hygiène de vie (très saine d'après tout ce qu'il m'avait raconté).
J'allais l'aider.
Je retournais sur le lit de la chambre et caressais ses cheveux blancs et doux.
-Je serai toujours là, Todoroki-kun.
J'embrassai ses cheveux et me glissai dans son dos avant de m'endormir.
Voilà ! J'espère que vous avez aimé ce chapitre sans trop d'action.
Reviews ?
