La rage au cœur
Chapitre XXXI:
L'horreur crépitait instinctivement le long de la colonne vertébrale de John, mais cela ne faisait que alimenter sa colère. "Je n'ai pas eu de problème avec vos agissements jusqu'à ce que ça aille trop loin !Vas-y ! pense que tu es meilleur que moi. Tue-moi. Je m'en fiche. Tu ne veux rien dire pour moi. "
"Oh, mais ce n'est pas tout à fait vrai pour ta dernière remarque. N'insulte pas mon intelligence en me mentant." Sherlock relâcha sa prise, permettant enfin à John de poser ses pieds à plat sur le sol, mais ensuite il commença à le pousser, forçant John à reculer le long de la table basse. Les bras l'entourant semblable à des barres d'aciers le forçant à reculer. "J'ai vu le regard sur ton visage lors de notre première rencontre, la façon dont tes yeux s'attardaient sur moi et tes joues se coloraient ce soir là dans la piscine. J'ai dit danger, et tu es venu en courant, non pas parce que tu étais intéressé par le travail que je faisais mais parce que tu étais intéressé par moi. Tu as passé des mois à combattre tes sentiments envers moi, et pourtant tu savais presque rien sur moi. Je me suis juste présenté, beau et intelligent et passionnant, et tu as plonger droit dans mes griffes. "
Ils frappèrent durement le mur du fond et la tête de John cogna contre la vitre de la fenêtre. Il lui fallut un moment pour se rendre compte que c'était la vitre qui tremblait et non son cerveau encore sonné. Sherlock était à quelques centimètres de lui, assez proche pour que John puisse sentir à quel point son corps était étrangement frais, même s'il pouvait à peine se concentrer sur autre chose que ses yeux orageux. Le cœur de John battait la chamade, et son souffle devenait irrégulier, et il était probablement baisé au-delà de toute croyance, et il se sentait vivant.
Comme si la réalité de sa situation entrait dans son cerveau à travers une mer de mélasse, John réalisa qu'il était dur. Cette pensée était si bizarre qu'elle s'envola presque aussi vite qu'elle était venue.
" Tu dois te remettre en question, Sherlock," mordit John, étonné de voir à quel point sa voix sonnait calme alors que c'était tout ce qu'il pouvait faire pour ne pas trembler. Des taches noires nageaient au bord de sa vision, et si Holmes ne l'avait pas maintenu en place, ses genoux auraient pu fléchir. L'effet enivrant de la présence de Sherlock était encore plus fort maintenant qu'ils étaient si proches.
John fut soudainement frappé par la folle impulsion de rire. "Tu agis comme un petit-ami inquiet. Malgré tout ce que tu dit sur l'inutilité des sentiments, tu semble avoir pris la fin de notre amitié plutôt assez mal. Tu m'a suivi jusque chez moi comme un chiot abandonné, me suppliant de rentrer à la maison. "
Sherlock grogna, et ses lèvres se repliè rappelait à John les serpents qu'il avait vus dans les champs étant jeunes, ceux qu'ils attrapaient et tuaient pour protéger les éventuels enfants comme lui. C'était une analogie extrêmement appropriée à sa situation actuelle.
John lutta contre la prise de Holmes, ses instincts d'auto-préservation hurlant dans ses oreilles de s'en fuir ou de se battre. Il savait que c'était inutile, mais il ne pouvait pas s'empêcher de se tortiller comme un lapin piégé.
Sherlock le repoussa plus fort, le plaquant solidement en place d'une seule main. "tu pense connaitre mes sentiments ?" Sa voix était une faible promesse qui résonnait dans les oreilles de John. "Je vais te montrer mes sentiments."
John a fait la seule chose à laquelle il pouvait penser. Holmes avait l'avantage, mais le sang coulait dans leurs veines comme n'importe quel autre mammifère. Avant que la peur ne puisse le paralyser, John tendit la main et enroula une main forte autour du cou du bouclé, serrant fort pour couper le sang à travers sa jugulaire.
S'il avait assez de temps, le brun serait désorienté par le manque de sang atteignant son cerveau et finirait par s'évanouir...Maintenant, si Sherlock affirmait que c'était de la légitime défense, il ne mentirait même pas.
John ferma les yeux et commença à se préparer mentalement à sa mort.
Sherlock était au courant de l'effet qu'avaient sa famille sur les autres depuis qu'il était enfant. Il avait passé assez de temps autour d'eux pour le voir presque quotidiennement. Les autres devenaient facilement obéissants, attiré par leurs rang, ils représentaient de bons partis et connaissances pour ceux qui voulaient monter au sommet ou prendre leurs revanches.
Tous sauf John Watson. John le regardait dans les yeux en lui crachant son venin en plein visage.
Le brun le tenait en place depuis plus de trois minutes maintenant, et même si le blond était clairement désorienté, il n'avait jamais reculé une seule fois. Même maintenant, face à un prédateur évident, John serrait une main autour de sa gorge. Il savait clairement que c'était inutile le brun avait l'avantage, mais il refusait toujours de céder sans se battre. C'était encore une autre raison pour laquelle Sherlock, un homme qui n'avait jamais eu de connaissances sociales sans contre partis, et encore moins quelqu'un capable de lui tenir tête aussi durement, avait choisit de s'attacher à John.
John Watson était un casse-tête, et s'il y avait une chose qu'il aimait par-dessus tout, c'était des puzzles.
Sherlock pouvait sentir la peur de John - le bourdonnement d'adrénaline dans ses veines contre sa main - et c'était tout aussi sombre et capiteux que le désir qui montait en lui. Le brun ne voulait pas que John ait peur de lui, mais il adorait le voir à sa merci. John était la définition parfaite de l'action et d'une promesse d'aventure.
Holmes pencha la tête en avant, alors même que John luttait sous sa prise. Les yeux de Sherlock se fermèrent alors qu'il le respirait. Il s'assurait normalement d'éviter de laisser les émotions des autres autour de lui l'affecter, mais c'était juste délicieux. À en juger par la main qui se resserrait autour de sa gorge, John n'en était même pas conscient. Il était trop concentré sur ses nerfs et ses instincts de combat ou de fuite peu importe.
Sherlock était plus que disposé à élucider sa situation.
Il referma la dernière distance entre eux, utilisant son corps pour piéger John en place. Avant que celui-ci ne puisse réagir, il attrapa les poignets de John, libérant sa gorge, et les tira par-dessus sa tête d'une seule main, étirant le corps de John en une longue ligne nerveuse. John respirait fort, ses halètements audibles, mais il ne dit rien. Il était trop ivre de ses propres sentiments confus pour faire plus qu'attendre que Sherlock agisse, quoi que cela puisse impliquer. Holmes eut un sourire.
Sherlock réussit à peine à se retenir de frissonner. Il ne fera ça à personne d'autre que lui. Aucune autre personne ne serait jamais autorisé à ramper sous sa peau comme ça. Il voulait dévorer John, sentir chaque centimètre carré de lui et le goûter sur sa langue. Si les réactions venant de l'autre homme étaient une indication, John voulait à peu près la même chose.
à suivre...
