Bonjour ! Bonsoir ! Chers lecteurs, ravies de vous retrouver !

Encore un grand merci à Kriistal pour sa review ! C'est toujours une pure joie de recevoir un avis, une réaction !

Nouveau chapitre : quelques nœuds se démêlent, d'autres se nouent… Je n'en dis pas plus !
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Belle lecture à vous. On se retrouve, avec grand plaisir, à la fin.

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Chapitre 22 : Un joyeux Noël…
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Le jeu de la française avait laissé quelques marques sur le groupe de jeunes sorciers. Ronald ne s'était pas attendu à un tel comportement venant de sa partenaire. Elle avait été odieuse envers son ancien professeur de défenses et envers tous ses amis. Ils l'avaient tous dans le nez et il ne savait pas comment la défendre. Elle l'avait bien cherché de toutes façons. Il se demandait même s'il devait intervenir…

Le lendemain, la belle blonde ne manqua pas de remarquer le désarroi de son amant. Il n'était même pas venu lui dire bonjour. Elle le suivit jusque dans la bibliothèque, impatiente de savoir ce qu'il pensait. Elle avait prévenu : elle ne supportait pas les secrets et les non-dit venant des autres. Elle désirait garder un certain contrôle sur ses amis en sachant tout d'eux, sans elle-même en dévoiler plus qu'il n'en fallait.

« Tu ne m'échapperas pas ! Lança-t-elle en entrant. Tu m'as déjà échappé hier soir. Ce n'est pas le genre de comportement que je tolère, ajouta-t-elle d'un ton autoritaire.

« Le genre de comportement…, répéta-t-il, abasourdi. Vu le tien, de comportement, tu croyais vraiment que j'allais finir la soirée avec toi ? Comme si de rien était ?

« Tu ne vas pas me faire de scène ? Demanda-t-elle, toute minaude. Tu sais à quel point ça m'excite quand tu es en colère.

« Bon ! Intervint la douce voix de Luna, derrière l'étagère de gauche. Je crois que je vais vous laisser, maintenant, dit-elle en arrivant à la hauteur de Ron. »

La Serdaigle s'avança vers la porte en sautillant puis se tourna à nouveau vers le couple.

« Ronald n'oublie pas qui tu es vraiment. Tu mérites que l'on se comporte mieux avec toi. Gabrielle ne le sait peut-être pas mais on ne traite pas les gens qu'on aime de cette façon.

« Je suis là, je te signale ! Beugla la blonde.

« Tiens, je vais aller voir Otto dans la serre. Nos plants de Cranson et d'Achillé seront prêts pour les potions d'ici quelques mois, dit Luna d'une voix claironnante. »

Elle ferma la porte derrière elle, laissant Gabrielle et Ron dans la confusion la plus totale. La jeune Delacour se tourna vers le rouquin, l'air désabusé.

« Elle se prend pour qui celle-là ?

« Celle-là, c'est mon amie ! Protesta le jeune Weasley, lui jetant un regard noir. Tu continues… Qu'est-ce que tu cherches à la fin ?

« Seulement à te faire voir mon point de vue extérieur à votre petit groupe d'amis… La façon dont ils te traitent. Toujours à te rabaisser, à…

« C'est faux ! Coupa Ron. Tout ce que j'ai vu, moi, c'est ton vrai visage.

« J'ai toujours été comme ça, affirma-t-elle avant de s'installer confortablement dans un fauteuil. Tu crois que votre petit groupe est soudé ? Regarde les révélations faites hier. Et tu appelles ça, des meilleurs amis ?

« Ce ne sont que des détails. Ça n'entache en rien l'amitié qui nous lie, bien au contraire. Peut-être que par le passé, j'aurais mal réagis mais aujourd'hui, ce n'est pas ça qui compte. Ton plan n'a pas marché, ajouta-t-il, le regard dur. »

Il sortit vivement de la pièce, trop impatient de ne plus la voir. Avait-il bien fait de la chercher alors qu'au final, il ne la connaissait pas vraiment ? Que cachait vraiment ce comportement ? Était-ce de la méchanceté pure ou était-ce un masque derrière lequel elle se cachait ?

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A l'extérieur de la grande demeure de Herr Schwartzwein, l'herbe du terrain avait disparu sous une épaisse couche de neige. Luna arriva, tant bien que mal, jusqu'à la serre, armée de grosses bottes rouges fourrées. Elle fut ravie d'y retrouver Neville et Otto, en plein débat de botanistes.

« Vous avez de la Mimbulus Mimbletonia ?! S'extasia Neville. C'est tellement rare !

« Ja ! Jch'ai heu dü mal hà hen trouver, avoua l'allemand.

« J'ai eu la chance d'en avoir de mon oncle, il y a quelques années. J'ai réussi à les reproduire pour que Poudlard en possède, raconta le jeune Londubat, fier.

« C'est joli, souffla la blondinette, amusée par toutes ses plantes, plus farfelues les unes que les autres.

« Achtung ! Prévint Otto. Les géraniums sont féroces !

« Lu ? Appela une voix à l'extérieur de la serre. T'es là-dedans ? »

Draco entra, sans attendre de réponse. Il avait une grosse écharpe jaune dans la main. Il la fit léviter avec sa baguette et celle-ci alla s'enrouler doucement autour du cou de sa blondinette préférée.

« Il fait froid, railla-t-il en apercevant le regard interloqué de Londubat. »

Le vert et argent fit un sourire en coin au maître des lieux puis ressortit de la serre, Luna sur ses talons.

« Tu sembles contrarié, dit-elle simplement en marchant à côté de lui alors qu'il allait faire une ronde autour du périmètre de sécurité.

« Pas plus que d'habitude, répondit-il, le regard bas.

« Un homme aussi franc que toi, ne devrait pas jouer avec les sentiments. D'autant plus quand ses sentiments sont réciproques. »

Le jeune homme se stoppa net, les yeux plongeant dans ceux de la Serdaigle. Au bout de quelques secondes, il se mit à sourire.

« Tu n'es pas un cadeau, lança-t-il. Tu sais ça ?

« Je sais. C'est surement pour ça que les gens me laissent dans mon coin, ajouta-t-elle, le plus sérieusement du monde.

« Personne ne laisse Luna dans un coin ! Affirma-t-il en souriant plus largement encore. Tu es entourée de tous tes amis. Ils ne te laisseront jamais tomber. Moi le premier, ajouta-t-il avant de la serrer dans ses bras.

« Mais, moi, j'aime bien être dans mon coin, dit-elle, toujours dans les bras de son meilleur ami. »

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Le jour suivant, les invités pour ce grand repas de noël commençaient à s'amasser peu à peu dans la belle maison d'Otto Schwartzwein. Celui-ci était rentré en fin d'après-midi avec Maugrey et Shacklebolt de leur mission de surveillance. Ils n'avaient pas de bonnes nouvelles à voir l'humeur noire de Maugrey. Mais celui-ci avait été sommé de faire bonne figure, par nulle autre que Molly Weasley, au moins le temps de cette soirée.

« Une seule soirée pour oublier tous nos malheurs. C'est tout ce qu'on vous demande ! Avait répliqué Molly face au peu d'engouement de l'Aurore. »

L'homme avait simplement hoché de la tête avant de se servir un verre.

« Das ist eine sehr gute Idee!* Avait alors lancé le maître des lieux, se voulant enjoué. »

Malgré la fatigue qui se lisait sur son visage et surtout la tristesse, l'homme savait rester joyeux pour les autres. Il avait cette faculté d'occulté ses sentiments pour ne pas en affecter ceux qui pouvaient se trouver autour de lui. C'était véritablement un homme bien.

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Alors que les voix, de plus en plus nombreuses en bas, s'élevaient jusqu'au deuxième étage, les jeunes habitants n'étaient pas tous prêts.

Hermione, debout devant son miroir, avait le regard fixé sur son reflet, l'air perturbé. L'ensemble de lingerie qu'elle portait était somptueux et lui allait à merveille. C'est comme si on le lui avait cousu directement sur elle. Le satin vert mêlé à la dentelle noire était du plus bel effet sur sa peau blanche. Mais quelque chose taraudait la jeune femme.

« Je n'aurais jamais cru que je porterais un jour du vert, dit-elle à voix haute.

« Pourtant, tu le portes très bien, fit remarquer Draco alors qu'il se tenait derrière elle. »

La sublime brune sursauta légèrement mais ne bougea pas.

« Tu peux le dire, mais je sais déjà que j'ai bon goût. C'est un don inné chez les Malefoy, continua-t-il alors qu'il s'approchait de la Gryffondor. »

Plus qu'à quelques centimètres d'elle, Hermione pouvait sentir son souffle chaud dans sa nuque. La belle releva alors les yeux vers leur reflet et se noya dans le regard intense du jeune homme.

Les lèvres fines de Draco s'étirèrent en un sourire machiavélique. La sorcière fronça légèrement les sourcils mais ne put se résoudre à l'interrompre.

Le beau blond glissa alors sa main droite sur le ventre nu de sa petite lionne pour l'attirer tout contre lui. Il laissa ses doigts se diriger vers la dentelle de son boxer. Sa main gauche, quant à elle, glissait peu à peu le long de sa fine épaule avant d'arriver au creux de sa poitrine couverte de satin vert.

« J'ai toujours aimé le satin, souffla-t-il lascivement. Il offre une sensation exquise sur la peau. N'as-tu jamais rêvé de t'allonger nue dans des draps de satin ? »

Hermione ne sut quoi répondre, rougissant simplement.

« Tu ne trouves plus tes mots, petite lionne ? Tu n'imagines pas à quel point j'aimerais te faire crier, ajouta-t-il de plus en plus insistant. »

Il prit l'un de ses seins en coupe tout en passant les doigts de son autre main sous la dentelle. La belle se mordit la lèvre inférieur mais ne réagit pas plus à ses avances. Impatient, Draco alla plus loin sur le chemin de sa féminité, légèrement surpris de ne sentir que la douceur de sa peau. Il appuya doucement afin que les fesses de la brunette soient complètement plaquées contre lui. Tous ces gestes firent grimper les hormones d'Hermione en flèche.

« Tu ne sais pas l'effet que tu me fais, ronronna-t-il. »

Poussée par un élan de désir, elle se mit à bouger son bassin, frottant ses fesses contre son entre jambe. Mais le jeune Malefoy, remarquant qu'il commençait à perdre ses moyens, se recula. Il retira ses mains, l'air décontenancé. Il voulait la faire plier, la dominer, l'obliger à succomber et en un seul mouvement de sa part, elle avait retourné la situation. Il s'était fait prendre à son propre piège.

« Je sais l'effet que je te fais, nargua-t-elle en se retournant vers lui, une lueur de défi dans les yeux.

« Il serait peut-être temps de descendre rejoindre les invités, bredouilla-t-il. »

Il ne s'attarda pas plus longtemps et sortit de la chambre. Hermione se retourna à nouveau vers le miroir, amusée. Elle contempla son reflet. Quelque chose avait changé. La jeune femme se trouva belle, attirante, sexy.

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Le couple que formait Ron et Gabrielle avait lui aussi finit par sortir de leur chambre, non sans difficulté. Ils avaient passé une bonne partie de la journée à s'ignorer et l'autre, à s'envoyer des piques. La jolie blonde arborait une robe à bustier dorée très courte et des escarpins noirs à hauts talons. Ron avait du mal à ne pas la dévorer des yeux malgré sa rancœur.

Ils commencèrent à descendre les escaliers alors que la jeune fille s'amusait à passer ses doigts dans la nuque du rouquin pour le chatouiller.

« Arrêtes ! Lança-t-il en la repoussant. Tu vas finir par me faire tomber.

« Du moment que tu tombes sur moi, ça me va, susurra-t-elle en ricanant. »

Elle attira le visage de Ron vers le sien et choppa ses lèvres avec les siennes. Leurs langues se mêlèrent avec fougue sans que Ron ne puisse l'en empêcher. Il restait, en dépit de leur désaccord, très attiré par la française et elle le savait.

« Ce n'est ni l'endroit, ni le moment, soupira le jeune Weasley alors qu'il venait de reculer.

« C'est toujours le bon moment, affirma-t-elle, l'air taquin. »

Ron accepta un nouvel échange entre leurs bouches mais l'arrêta assez vite.

« Mais... »

La blondinette voulut protester alors que le rouquin avait descendu plusieurs marches. La suppliant du regard, la belle obtempéra et le suivit. Arrivés au premier étage, la belle continuait à le taquiner mais elle se stoppa net lorsqu'elle entendit une voix familière s'élevant du rez-de-chaussée.

« Attends ! Attends ! S'écria-t-elle, en retenant Ron. Je viens d'entendre ma mère !

« Sérieux ?! Tu dois être ravie ! »

Mais le regard alarmé et dédaigneux de cette dernière le démentit aussi vite. Elle sortit sa baguette de sa pochette de soirée et lança un sort à sa robe qui se rallongea de plusieurs centimètres. Elle sortit ensuite un petit miroir et effaça le surplus de maquillage d'un geste vif.

« Ça va ? Elle n'est plus trop courte ? Demanda-t-elle d'une voix étrangement angoissée.

« Non, mais...

« Et le maquillage ? Coupa sèchement Gabrielle.

« Ça va, mais pourquoi ?

« Tu ne connais pas mes parents, répondit-elle en lui jetant un regard des plus sérieux. »

Elle poursuivit la descente des escaliers, le jeune Weasley sur ses talons, dubitatif.

« La voilà ! S'écria Madame Delacour en voyant sa fille entrer dans la salle de séjour immense, déjà pleine d'invités.

« Maman ! Lança Gabrielle, faussement heureuse. Comme vous m'avez manqué ! Ajouta-t-elle d'un ton exagéré. »

La mère et la fille se prirent dans les bras mais la jolie blonde coupa très vite court à cet échange. Elle fit de même avec son père puis se recula.

« Tu es somptueuse, fit remarquer la mère en contemplant la tenue de sa fille. Je vois que tu continues à te fournir chez ton amie Marie. Ne serait-ce pas plus simple si tu étais sur place. Tu pourrais disposer de ses nouvelles créations.

« J'en dispose très bien ici, assura Gabrielle sur le ton du défi. On vous a présenté Mr Schwartzwein ? Demanda-t-elle, comme pour changer de sujet.

« Mais nous le connaissons, indiqua Monsieur Delacour en souriant.

« Je crois qu'il est temps que tu reviennes chez nous, reprit la française. Nous t'avons laissé le temps de te reconstruire après la mort de ta sœur auprès de tes amis mais...

« Mais quoi ? Vous aviez accepté que je reste ici. Je ne vois pas pourquoi je devrais repartir.

Ron, resté un peu à l'écart, s'avança vers la famille, agacé que Gabrielle ne l'intègre pas à la conversation.

« Bonsoir, Monsieur et Madame Delacour. Je suis Ronald Weasley, le frère cadet de Bill.

« Heureuse de vous revoir, Ronald, lança la mère de Gabrielle.

« Je le suis aussi, dit-il, peu sûr de lui.

« Bon, revenons à nos affaires, répliqua la femme à l'air sévère, comme si l'interruption de Ron n'avait pas eu lieu. Ta place, Gabi, est au sein de ta famille, en France.

« Maman, je vous en prie. Je suis mieux ici que nulle part ailleurs et... »

Elle s'interrompit lorsque Ron se plaça à côté d'elle. Elle s'écarta aussi discrètement que possible et fit mine de soupirer avant de poursuivre.

« Je veux me rendre utile à l'Ordre et prendre part au combat, moi aussi. Nous allons commencer des séances d'entraînements afin que je me perfectionne.

« C'est hors de question. Tu es la seule enfant qu'il nous reste ! Ta sœur avait les mêmes ambitions et regardes où ça la mené ! »

Le rouquin déglutit difficilement en entendant ces paroles et surtout, en voyant le peu de sentiments que cette mère mettait dans ces mots.

« Tu manques à beaucoup de monde, Gabrielle. Il est temps de rentrer. Louis espère te revoir très vite. »

Le rouge qui était monté aux joues de la jeune fille en raison de son énervement vira au blanc en l'espace d'une seconde. Ron, les sourcils légèrement froncés, ne manqua pas ce changement.

« Louis ? Répéta alors le rouquin, faisant semblant d'être intéressé.

« Oui. Le fiancé de Gabrielle s'inquiète et aimerait la retrouver. »

Le jeune Weasley s'arrêta sur le seul mot « fiancé » et ne put s'empêcher de lancer un regard vers la jeune française, devenue blafarde.

« Le pauvre garçon, reprit le jeune Weasley, sarcastique. Tu devrais aller le retrouver pour mettre fin à sa torture. »

Gabrielle n'osa même pas un simple regard et le jeune Weasley s'éloigna du petit groupe pour aller retrouver ses frères, la mine déconfite, empli de dégoût.

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Draco retrouva une très jolie blonde dans le couloir alors qu'il fermait la porte de la chambre d'Hermione. Luna, arborant une belle chemise d'un rose pâle avec une jupe évasée rose foncé, semblait radieuse. Elle observa le jeune Malefoy et sourit, le regard malicieux. Pas besoin de chercher bien longtemps pour comprendre qu'il était gêné par quelque chose. La demoiselle jeta un regard vers la porte dont il tenait encore la poignée puis croisa à nouveau ses yeux gris.

« Tu lui diras une autre fois, dit-elle d'un ton des plus neutre, comme si cela allait de soi. »

Draco fronça doucement les sourcils avant de lui sourire et de la serrer dans ses bras.

« Plus facile à dire qu'à faire, petite Luna, confessa-t-il avant de déposer un bisou sur sa tempe. »

Les deux amis allaient rejoindre les autres en bas quand Ron se posta devant eux.

« Vous savez où est Hermione ? Elle n'est pas en bas.

« Elle n'est pas encore hab... euh... prête, bafouilla le beau blond. »

Le surnommé "Bilius" haussa les sourcils, mais ne chercha pas à en savoir plus, l'air pressé. Il alla toquer à la porte de sa meilleure amie mais celle-ci ouvrit la porte au même moment.

« Oh, whouah ! Lança Ron en la voyant sortir. »

Draco se tourna vers eux et ne put s'empêcher de dévorer la jeune femme des yeux. Sa robe pourpre en soie épousait ses formes avec une telle légèreté et délicatesse, qu'on aurait dit qu'elle faisait partie d'elle. Luna, accrochait à son bras, le tira doucement.

« Tu pourras la retrouver plus tard. Ça à l'air important, lui glissa-t-elle. »

Le jeune homme acquiesça et tous deux descendirent.

« Je te cherchais. On a besoin de tu sais quoi, chuchota Ron à Hermione.

« Pourquoi ?

« Il est temps de le détruire, expliqua-t-il. Harry a besoin de se libérer de ce poids pour passer une bonne soirée. On en a tous besoin, ajouta-t-il.

« Tu as raison, admit Hermione. On a assez attendu. Elle fouilla dans son petit sac de toile un moment et en sortit l'objet en question.

« Tu le gardais dans ce sac ? Lança Ron, en essayant de rester discret.

« Oui, pourquoi ?

« Imagine qu'on t'ait piqué le sac ou...

« Ne sois pas stupide, Ron. Pour une fois que tu as eu une bonne idée, ne gâche pas tout.

« Très drôle… »

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Tous deux rejoignirent Harry devant la porte d'entrée et, alors qu'ils pensaient être juste tous les trois, Ginny les retrouva.

Hermione et Ron froncèrent les sourcils dans un même mouvement mais Harry leur fit signe de le suivre dehors. Arrivés dans la serre du jardin, le jeune Potter tendit sa main vers sa meilleure amie pour qu'elle lui donne l'Horcruxe.

« Il est temps que Ginny soit au courant de notre mission, commença l'Elu en posant le médaillon sur une pierre. Je n'étais pas pour, mais j'ai compris que tu avais besoin de savoir, que tu avais besoin de faire partie de ma mission, ajouta-t-il sur un ton très doux en passant le bout de ses doigts le long du menton de sa dulcinée. C'est l'amour qui fait notre force et je ne l'ai que trop oublié depuis quelques temps. Hermione, continua-t-il, le croc s'il te plaît. »

La belle brune fouilla à nouveau dans son petit sac tandis que Ron exécutait un sort de dissimulation autour de la serre. Elle tendit le croc à son ami, un peu tendue et tremblante de froid.

« C'est à toi de le détruire, dit-il en le tendant à son tour à l'élue de son cœur. »

La rouquine, les bras croisés, se recula légèrement.

« Non... je... Ce n'est pas à moi de le détruire. C'est votre mission.

« Mais c'est grâce à toi qu'on peut le détruire ce soir.

« Il est hors de question que je touche à ce truc, répliqua sèchement Ginny, l'air apeuré. »

Harry entendait les voix coincées à l'intérieur du médaillon l'appelait. Devenant de plus en plus fortes, le jeune fit un mouvement vif de tête, rappelant celui d'un serpent, celui du mage noir... Il attrapa la main de son amoureuse d'un geste brusque et plongea son regard dans le sien.

« Il faut le détruire avant qu'il ne prenne le dessus, siffla-t-il comme l'aurait fait Voldemort. »

La jeune femme resta complètement tétanisée devant l'Elu. Cette voix, ces réactions, c'était tout Lui.

Harry lâcha prise, comprenant soudain la détresse de Ginny. Ces voix continuaient à l'assaillir tandis qu'il essayait de rassembler ses pensées, sans succès. Hermione et Ron s'échangèrent un regard plein d'appréhension face à ce comportement, puis la belle s'approcha de son ami.

« Je vais le faire, dit-elle d'une voix serrée. Peu importe qui le détruit, ça ne change rien.

« Il va se défendre, souffla Harry, les yeux dans le vide. Il ne se laissera pas détruire aussi facilement.

« On prend le risque, non !? S'emballa Hermione d'une voix devenue plus aigüe. On n'a pas fait tout ça pour en rester là !

« Je ne fais que vous prévenir ! Vous n'avez jamais eu à faire à ce genre de magie ! Vociféra le survivant.

« Arrêtez ! S'écria Ron en regardant l'Horcruxe. Stop ! On ne pense pas ce qu'on dit. C'est ce truc qui nous rend mauvais !

« Harry ! Cria la belle brune en l'attrapant par le bras. Ouvre-le ! »

Le jeune Potter ne se fit pas prier plus longtemps et ordonna au médaillon de s'ouvrir en fourche langue.

Un petit clic retentit dans le silence qui était retombé et dans un souffle puissant, une fumée noire en jaillit en explosant, au passage, les vitres de la serre. Le quatuor se vit projeter de quelques mètres en arrière.

Hermione se releva vivement, le croc serré dans sa main et se retrouva seule face au monstre alors que ses trois amis ne purent amorcer le moindre mouvement.

La voix fantôme de l'Horcruxe la transperça de toutes parts.

« J'ai vu dans ton cœur, Hermione Granger. Une Sang impur, une née-moldue, qui ose prétendre être une sorcière ! »

Son souffle se coupa sous le choc. Ses deux amis se matérialisèrent dans les volutes de fumée et la fusillèrent du regard.

« Comment peux-tu croire qu'on soit vraiment ami, commença Ron.

« Toi, une Sang-de-bourbe ! Tu ne devrais même pas être considérée comme une sorcière ! Continua Harry.

« Tu ne mérites pas notre amitié ! »

La Gryffondor s'avança alors vivement vers l'Horcruxe, prête à frapper, quand la fumée se transforma en ses parents. Ceux-ci lui sourirent avant de lui tourner le dos. Ils allaient partir mais un homme leur jeta un sort qui les transperça, tour à tour. L'auteur du crime se tourna alors vers elle, un sourire machiavélique aux lèvres.

« Non, souffla Hermione, la voix éteinte, submergée par l'émotion. »

Draco la transperça de son regard glacial.

« Tout ça, c'est de ta faute. Tu n'avais qu'à rester dans ton monde. Rester à ta place. Sale Sang-de-...

« NON ! Hurla la jeune femme avant de se jeter sur le médaillon. »

Elle planta le croc de Basilic avec force. La fumée explosa alors, expulsant la belle en arrière dans une onde de choc, puis disparue. Le croc, planté dans la pierre, séparait le médaillon en deux.

Sans un mot, Harry releva doucement sa meilleure amie et ramassa l'Horcruxe détruit.

« Merci, souffla-t-il. »

Il s'approcha de sa meilleure amie, encore tremblante, et la serra dans ses bras. Ron et Ginny ne tardèrent pas à les rejoindre, encore sous le choc.

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Tous étaient réunis dans le but de profiter d'une soirée ensemble. Malgré la Guerre et son lot de pertes, il leur fallait se sentir unis. L'esprit libéré et le cœur léger, Harry pouvait profiter et oublier Voldemort le temps de cette soirée.

Otto Schwartzwein attendit que tous soient autour de la table pour lancer un sort à la pyramide de flûtes de champagne qui se remplirent. Il proposa à tout le monde de se servir puis entama son discours, son propre verre dans la main.

« Vfous haccueillir dans ma maison est ein grrrand hhonneurrr ! Jche fvous convies hà houblier la guerre ce soir ! Ce soir, nous sommes tous hensemble ! Ce soir nous fêtons Noël mais haussi notre jchoie d'hêtre hencore hen vfie ! Nous rendons hommage haux gchens queu nous havons perdus. Hà la vfie het hà notrre liberté ! Ajouta-t-il en levant le bras.

« A la vie et la liberté ! Lancèrent les invités en chœur. »

Tous burent leur champagne et purent retrouver leurs sièges. Harry retrouva le sien aux côtés de Ginny. Celle-ci avait l'air encore sous le choc de ce qu'elle avait vu. Elle posa sa main sur les genoux de son amoureux, cherchant le contact et le réconfort. Une larme coula sur sa joue, comprenant toute la dangerosité de sa mission. Le jeune Potter se pencha vers elle et lui déposa un baiser sur la joue, interceptant la larme avec ses lèvres. La belle rousse tourna son visage vers celui d'Harry et lui rendit son baiser, joignant leurs lèvres.

« Je n'aurais pas dû t'en demander autant. J'ai compris ta réaction et j'espère que tu ne m'en veux pas, souffla le jeune Potter en se séparant d'elle. »

La rouquine allait lui répondre lorsqu'elle aperçut le jeune Zabini en compagnie de la jeune Aurore bulgare. Celle-ci buvait ses paroles alors qu'il lui caressait le bras. Ils s'échangèrent un regard plein de fougue et allèrent s'asseoir, non loin de Ginny, l'air étrangement perturbé par ce rapprochement.

Harry remarqua ce regard mais n'eut pas le temps de le suivre, interrompu par Fred.

« Alors, les amoureux ! Vous comptez vous marier un jour ?

« Vue la situation actuelle, ce n'est pas à l'ordre du jour, répondit Ginny alors qu'elle venait enfin de détourner les yeux de Blaise. »

Quelle situation actuelle ? La Guerre ? Ou son attirance pour un autre malgré la réconciliation avec son cher et tendre ?

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Séverus Rogue fût accueilli avec joie par Otto. Affichant toujours une mine sinistre, il esquissa un simple sourire.

« Séverus, nous avions pensé que vous déclineriez l'invitation, s'exclama Tonks, aussi surprise que la plupart des gens présents.

« C'est ce que je comptais faire quand je suis tombé sur...

« Bill ! Hurla Molly en voyant son fils derrière Rogue. »

La petite femme poussa négligemment l'homme pour atteindre Bill. Elle l'attrapa par les épaules et le serra contre elle aussi fort qu'elle le pouvait.

« Où étais-tu passé !? »

Le jeune homme voulut répondre mais déjà ses frères l'entouraient, lui posant des questions, lui faisant des tapes dans le dos. Ginny se leva de table et alla rejoindre sa fratrie. Harry était heureux de voir autant de têtes rousses réunies.

Rogue en avait profité pour s'éloigner et fut rejoint par nul autre que son filleul. L'homme le regarda d'un air interrogatif.

« Où étiez-vous ? Demanda alors Draco.

« Là où je devais être, répondit Rogue d'une voix morne. »

Il venait de croiser le regard de Maugrey et il y eut comme de l'électricité entre eux. Le jeune Malefoy le remarqua.

« Que s'est-il passé ?

« Vous en serez tous informé bien assez tôt. Place à la fête, ajouta l'homme, sans aucune conviction.

« Il continue à croire que je suis à la recherche du QG et j'ose espérer qu'il continuera à y croire longtemps.

« N'espère rien du Maître. Je pensais que tu aimerais l'oublier, au moins le temps d'un noël, avoua Séverus, déçu par l'attitude de son filleul.

« Je ne comprends pas l'intérêt de le fêter, soupira Draco. Le Seigneur ne fera pas de pause le temps d'une soirée.

« J'ai un cadeau pour toi, coupa Rogue.

« Un cadeau ? »

Le beau blond écarquilla les yeux, épaté par l'attitude de son parrain. Lui qui avait toujours rejeté le moindre amusement, la moindre occasion de montrer, ne serait-ce qu'un peu de joie. En avait-il d'ailleurs déjà ressenti ? Il haïssait et répudiait ce genre de fête, où les gens débordaient d'attentions, criant et chantant leur bonheur.

Y avait-il eu un jour du bonheur dans la vie de Séverus Rogue ?

L'ancien maître des potions tendit un paquet à Draco, celui-ci accompagné d'une lettre. Ce dernier les prit mais ne les ouvrit pas. Il les rangea simplement dans une poche intérieure de sa veste de costume. Le fait de recevoir un cadeau de son parrain le soir de noël était déjà assez étrange en soi sans qu'il ait besoin d'y ajouter de l'émotion. Il adressa un sourire à Rogue et hocha la tête en signe de remerciement puis alla rejoindre sa place à table, entre Blaise et Luna.

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Les plats, remplis de mets succulents, lévitaient dans les airs autour de la table et chacun pouvait se servir aisément. Des exclamations de joie parcouraient toute la pièce et les discussions allaient bon train. Harry en oublia de se servir, trop occupé à observer ses amis. Il s'était rendu compte que sans eux, il ne pourrait pas gagner. Ces moments de bonheur, il fallait les choyer tant que la Guerre n'était pas finie.

L'Elu se tourna vers son meilleur ami, assis à sa gauche.

« T'as laissé tomber la blonde ? Demanda-t-il, en regardant cette place prise par Bill.

« On n'est plus ensemble, grommela-t-il. Elle a un fiancé. »

Harry lui lança un regard surpris mais cette situation n'avait pas l'air de le miner tant que ça. Ron attrapa trois cuisses de poulet frit et se mit à manger avec engouement.

« Quoi ? Demanda ce dernier en voyant le regard insistant de son pote.

« Rien ne peut entamer ton appétit. »

Le jeune Weasley fit une moue dédaigneuse et continua son repas.

En face du rouquin, Viktor jetait des regards noirs vers Draco. Le bulgare n'arrivait pas à croire qu'une fille comme Hermione ait choisi un mec comme lui. Ce même mec, qui n'arrêtait pas d'embêter la jolie Hermione. Il jeta un sort au plat qu'elle tenait et celui-ci s'éleva dans les airs, lui échappant des mains. La belle brune remarqua très vite le jeu du Serpentard et, sortit elle aussi sa baguette. Les petits poids qu'il avait dans son assiette se retrouvèrent très vite sur ses genoux.

« Bravo, lança-t-il. »

La belle lui répondit par un rire qu'elle étouffa très vite en rencontrant le regard sombre de Rogue, pas très loin d'eux. Elle allait mettre sa fourchette à la bouche quand celle-ci lui résista. Draco, en face d'elle, ne comptait pas la laisser tranquille. Ses yeux noisettes lui lancèrent des éclairs mais le jeune homme était hilare et ne se souciait guère des regards autour d'eux.

« Arrêtes ça ! Gronda Hermione, agacée mais également amusée. »

A nouveau, sa fourchette refusa d'aller dans sa bouche et la purée qui était dessus vola dans les cheveux de la jolie Aria.

« Draco ! S'écria Hermione.

« Hum, intéressant, dit-il en enlevant la purée qu'Aria avait reçu. On s'appelle par nos prénoms, maintenant ? »

Rogue n'avait pas cessé de les observer et ses épais sourcils s'étaient froncés. La jeune Granger l'avait bien remarqué et se perdit dans ses pensées. Elle parcourut la table du regard et vit que tous étaient entourés de leur famille. Les parents de Tonks étaient venus. Ceux de Gabrielle aussi. Tous les Weasley étaient ensemble.

Mais elle, qui avait-elle ? Elle croisa les yeux émeraudes de son meilleur ami et compris soudain qu'elle vivait la même chose que lui. Elle aussi n'avait plus de famille. Elle repensa à l'Horcruxe et à ce qu'il lui avait montré. N'y tenant plus, la belle se leva de table et sortit de la pièce.

Draco avait suivi son changement soudain d'humeur et ne put s'empêcher de la suivre.

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Le couple Potter-Weasley n'avait cessé d'être tendre l'un envers l'autre tout au long du repas. Cependant, la jeune femme ne pouvait s'empêcher de zyeuter en direction de Blaise. Ce dernier n'arrêtait pas de taquiner la jolie bulgare. Tous les deux, désireux de faire plus ample connaissance, décidèrent de quitter la table. Cette fois, le jeune Potter vit qui elle observait. Il relâcha sa main presque instantanément.

« C'était de lui que tu parlais quand tu as admis être attiré par quelqu'un d'autre ? Chuchota Harry. Visiblement, c'est toujours le cas, ajouta-t-il en la regardant. »

Cette phrase eut l'effet d'un électrochoc pour la jeune femme. Elle rencontra son regard. Elle était dépassée par ses émotions et ne se comprenait plus elle-même. Elle jeta sa serviette dans son assiette et se leva pour partir.

Harry la suivit du regard jusqu'à ce que celui-ci se trouble soudainement. Une vague de chaleur lui monta à la tête et une douleur fulgurante lui tailla le front. Sans même avoir le temps de plaquer sa main contre sa cicatrice, comme il le faisait à son habitude, il tomba de sa chaise.

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Hermione, après avoir quitté précipitamment la table, se retrouva dans la bibliothèque. La porte à peine fermée, un lourd silence l'entoura. Ce silence fut vivement brisé quand Draco entra dans la pièce mais revint presque aussitôt. Elle soutint le regard qu'il lui lança mais ses pensées la submergèrent à nouveau.

« Je n'ai plus envie de jouer, déclara-t-elle avant de se tourner vers la fenêtre.

« Oh, mince ! J'avais pris ça pour une invitation ! Railla-t-il, l'air faussement déçu.

« Tu t'es trompé, alors va-t'en.

« Tu devrais éviter certain mot avec moi. Tu me dis "va-t'en" et ça me donne encore plus envie de rester.

« Malefoy, arrêtes ! S'écria la jolie brune, des larmes lui montant aux yeux.

« On est déjà repassé aux noms ? Continua ledit Malefoy.

« Mais qu'est-ce que tu veux à la fin ? Demanda-t-elle, la gorge serrée.

« Il ne s'agit pas de ce que je veux. Dis-moi ce que tu as, répondit-il en s'approchant d'elle.

« Rien qui ne t'intéresse, dit-elle, renfrognée.

« Ne te défausse pas, Hermione, lâcha-t-il en accentuant bien sur son prénom. Soit tu me parles de ce qui ne va pas. »

Il attrapa ses épaules pour qu'elle lui fasse front.

« Soit j'irais chercher les infos moi-même, avertit-il. »

La jeune femme croisa les bras, l'air désabusé. Croyait-il vraiment qu'elle allait se laisser faire comme ça ? Qu'elle plierait sous la menace ? Elle s'écarta largement de lui et s'assit lourdement sur l'un des fauteuils. Elle remonta ses jambes et posa sa tête sur ses genoux, ses muscles contractés.

« Personne ne sait, souffla-t-elle. Comment pourrais-tu le découvrir. Je n'en ai pas parlé à mes meilleurs amis... Pourquoi j'en parlerais avec toi ?

« Parce que je ne suis pas eux, justement, dit-il plus calmement en s'accroupissant prêt d'elle. »

Arrivé à hauteur de son visage, il lui décroisa les bras qu'elle avait placé autour de ses genoux comme pour les serrés plus étroitement contre sa poitrine. Il voulait la pousser à se libérer, à ne pas se recroqueviller sur elle-même. Lui, l'avait toujours fait. Il était le champion de l'esquive. Esquiver ses sentiments.

« Qu'est-ce que tu as fait ? Demanda-t-il, plongé dans les yeux noisettes de la Gryffondor alors qu'elle avait redressé la tête. »

Elle culpabilisait terriblement et il le voyait bien.

« J'ai... J'ai effacé la mémoire de mes parents. J'ai modifié irrémédiablement leur vie... Ce sont deux moldus qui n'ont jamais eu d'enfant et qui sont partis réaliser leur rêve en Australie, dit-elle d'une traite, ne pouvant retenir ses larmes. »

Le dire à voix haute était bien pire qu'elle ne l'aurait cru. C'était bien réel. Elle s'était effacée de la vie de ses parents. Des parents qui ne l'étaient plus, puisque leur fille n'avait, pour eux, jamais existée.

« Ils devaient être mis en sécurité et ils n'auraient jamais accepté de partir en me laissant dans cette Guerre si je leur avais demandé. Je n'ai même pas pu leur dire adieu... »

La voix de la née-moldue se brisa.

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Tom Jédusor, de son côté, loin de ses fidèles, avait ressenti la destruction d'une partie de son âme. S'était comme s'arracher un membre. Il savait ce que cela signifiait. Quelqu'un était à la recherche de ses Horcruxes pour les détruire. Était-ce le Garçon-qui-a-survécu ? Il devait en être certain. Il savait la connexion avec le jeune Potter difficile mais il fallait qu'il essaye.

Le Seigneur des ténèbres rouvrit ses yeux sans pupilles, tels ceux d'un serpent. Ce qu'il avait obtenu, c'était une révélation à laquelle, même Voldemort, ne s'était pas attendu.

Il pointa son poignet de sa baguette et entama les cents pas, impatient d'avoir en face de lui le traître.

Celui-ci ne tarda pas à arriver. Se tenant droit comme un piquet à l'entrée de la pièce, il attendit que son Maître lui fasse signe.

« Tu as fait vite, siffla Voldemort.

« Vous m'avez appelé, Maître.

« Sais-tu pourquoi je te convoque ?

« Une urgence... Le garçon ? »

Le rire puissant et angoissant du Seigneur des ténèbres s'éleva dans les airs sans que Rogue ne le comprenne. C'est le regard que Voldemort posa ensuite sur lui qui lui indiqua la raison de son invitation.

« Où est-il ?

« Je ne mourrais finalement pas en traître, répondit l'interrogé, plus pour lui-même.

« Pourquoi, Séverus ?

« Vous savez très bien pourquoi. »

Voldemort siffla avec dédain. L'homme à qui il avait fait confiance se trouvait être un faussaire.

« Comment as-tu pu renier ton Maître pour cette Sang-de-bourbe !? Cracha-t-il avant de lui lancer un doloris féroce. Tu vas pouvoir la rejoindre Séverus ! Déclara le sorcier maléfique avant d'appeler ses adeptes. »

Les Mangemorts vinrent rapidement tour à tour...

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Des voix lointaines l'entouraient et devenaient de plus en plus présentes. S'agglutinant autour de Harry, Lupin et Otto durent demander aux invités de quitter la pièce. Luna prit la tête du jeune homme sur ses genoux et se mit à lui caresser les cheveux. Ron l'appelait mais son ami restait inconscient. Hermione se précipita vers eux et attrapa sa main pour la serrer.

Quelques secondes passèrent, paressant aussi longues que des minutes, et Harry ouvrit les yeux.

« Où sont-ils ? Demanda-t-il en trouvant les yeux d'Hermione. Où sont Malefoy et Zabini ?

« Ils sont partis, répondit la jeune femme, la voix tremblante. Pourquoi ?

« Alors, c'est trop tard...

« Trop tard ? Répéta Ron alors qu'il échangeait un regard plus qu'angoissé avec Hermione.

« Il ne s'en sortira pas vivant, lâcha l'Elu. »

Luna serra ses cheveux dans sa main sans le vouloir. Hermione recula, une main devant la bouche. Un lourd silence s'insinua entre eux.

La fête avait pourtant bien débuté...

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Trad : « C'est une très bonne idée ! » (Otto)

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Oui… Le récit s'assombrit…
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Avez-vous capté le clin d'œil à un film culte ?! Le clin d'œil que je voulais tant placer ?!

Je ne sais pas si vous l'avez remarqué mais nous aimons placer des citations de films ou de séries dans notre histoire. Nous avons, comme tout à chacun, notre liste de films favoris.

En avez-vous repéré d'autres ? On attend vos commentaires, vos remarques (constructives), vos réactions !
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A très vite alors…