Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.


Yuuri repensa à ces affiches qu'il y avait dans cette ville. Il se demandait encore ce qui était écrit. Il n'avait qu'à se concentrer un moment sur l'image et le texte. Le sort de traduction posé sur lui fonctionnerait. Il semblait vouloir rester, et il trouvait ça mieux. En plus ça lui donnait une avantage certain pour apprendre de nouvelles langues.

« Peut-être que je devrais à nouveau regarder... »

Les enfants proches de lui jouaient avec un clou. Ce même objet fini par se loger près de sa chaussure. Il ramassa ce dernier avant de le tendre aux enfants qui le regardaient avec un drôle d'air, sûrement que son intervention avait arrêté leur jeu.

« Pardon, vous pouvez le récupérer. Mais faites attention à vous. Un clou, c'est dangereux.
- Je sais que c'est dangereux. Plus tard quand je serai grand, je serai un soldat fier et fort. Je protégerai cet endroit et ma maman. Donc je ne me blesserai pas trop.
- Viens ici, cria une femme du village. »

Yuuri se demandait quel lien pouvait avoir cette femme et ce garçon. Peut-être qu'ils faisait partie de la même famille. Il ne pouvait pas deviner grand-chose avec le voile opaque qui recouvrait les cheveux de la dame.

« Viens vite et rentre à la maison. Vous aussi les autres. Ne restez pas ici.
- Je suppose que vous n'aurez plus besoin de ce clou. »

La femme le fixa un moment avant de lui faire un signe de la suivre. Il n'avait rien à perdre à suivre cette personne. Vu que Gwendal était en train de parler avec les gardes. Il pouvait en faire de même avec cette femme. Elle le conduisait dans une espèce de salle d'attente. Sauf qu'il y avait rien pour le distraire, si ce n'est que les murs colorés, pour combler son ennui. L'intérieur de la bâtisse ressemblait à ces bâtiments qu'il avait vu pour une publicité qui encourageait le voyage au Maroc. Devait-il son invitation à ses cheveux et ses yeux ? Il était un peu unique ici. Avait-il raison de suivre une parfaite inconnue. Une voix ressemblant à celle de Gunter lui hurlait que non dans son esprit.

« Vous pourrez attendre votre compagnon de route dans cette église. C'est souvent un endroit relativement calme et sûr.
- D'accord, je l'attendrai ici donc... »

Il fallait dire que dehors, il avait la chaleur qui l'accablait. Ici, ça semblait plus frais. C'était agréable. Il avait été rendu moins sensible à la chaleur. Il la sentait encore. Il rentra dans le bâtiment en espérant réellement que Gwendal le rejoindrait ici.

Yuuri ne vit rien au début, la pièce était sombre. Il pouvait entendre la porte derrière lui se fermer. Puis il s'habitua à la lumière faible. Il distingua d'immense silhouette faite de paille. Dans quel genre d'église était-il arrivé ? Il nageait en plein cauchemar, pas une imitation du vaudou. Par pitié. Il se demandait quelle divinité appelé à l'aide dans ce monde. Faudra vraiment que Gunter lui explique le lore des mythologie Mazoku.

« Les gars, il faut croire en Dieu parfois. Vous ne pensez pas ? »

La voix ne trompait pas Yuuri, c'était un homme et son ton lui faisait croire qu'il avait en face de lui une racaille. Ou un gros bras paré à lui faire sa fête. Quand il vit l'homme, il aperçut qu'il avait raison. Une lance posée négligemment sur son épaule, une armure mettant en valeur ses muscles et la cerise sur le gâteau, le sourire qui n'annonçait rien de bon. Bien entendu, la porte était toujours fermée. Il ne pouvait pas fuir.

« Ne vous en faites pas, on va faire ça rapidement. »

Un autre gars de la même corpulence, cette fois avec une épée sortit l'arme de son fourreau. Yuuri s'approcha du muret tenta de fuir. Il était vite rattrapé par les hommes qui était dans l'église. Il entendit au loin la voix de Gwendal. Alors qu'il allait prononcer le nom du frère aîné de la fratrie, une main se mit devant sa bouche pour l'empêcher de parler. Il voulut la mordre, mais l'homme devinant ses pensées l'avait retiré pour saisir le col. La cape qu'il portait fini par révéler au monde entier ses cheveux sombres. Ceux qu'il avait cachés pour paraître moins suspect. L'homme le fixa un moment et la porte s'ouvrit derrière elle se tenait un Gwendal entouré d'homme qui le menaçait de leurs lances. Dans quelle galère avaient-ils atterri ? Les hommes menèrent Gwendal auprès de Yuuri. Alors que ce dernier se fit emprisonner dans une étreinte bien moins agréable que celle de Wolfram.

« Des guerriers mazoku dans une église, vous ne pouvez pas faire appel à la magie ici, cet endroit est sacré. Vous êtes bien obligé de faire confiance à votre propre puissance physique.
- Que voulez-vous ? De l'argent, je pourrais vous en donner si vous nous lâchez. Nous serons récompensés vos actions.
- Bien entendu, on pourrait demander de l'argent, mais ce qui nous intéresse actuellement n'a rien à voir. Voyez-vous. Il y a cette affiche en ville. »

Un des hommes sortit de son armure une feuille qu'il présenta aux deux mazokus l'affiche que Yuuri avait vu. Il put lire qu'il s'agissait d'un avis de recherche. Il avala sa salive. En quoi cette affiche avait en commun avec eux.

« Est-ce vous ? C'est bien dit clairement qu'on cherche un grand Mazoku et une femme. »

La maoh ne savait pas en quoi il ressemblait à une femme. Il avait une voix certes moins grave que certaines personnes. Mais il n'était pas une femme.

« Ces personnes on kidnapper des gens, il est normal qu'on vous soupçonne…. »

N'attendant pas qu'on lui demande la permission, un homme profita du fait qu'il était immobile pour toucher la poitrine inexistante de Yuuri. Le souverain était en train de se dire qu'il avait bel et bien un souci ici. L'homme était vraiment en train de le palper. Comme s'il était vraiment une femme.

« Elle est plate, mais ça peut encore grandir. Son visage est vraiment mignon, cette personne va sûrement devenir une belle mazoku dans les années à venir. »

Il sentait la colère monter en lui. Bien qu'il ne pouvait pas frapper, il pourrait attaquer verbalement sur ce qui se passait.

« J'aimerais que vous cessiez de toucher mon torse. Je suis un homme jusqu'à preuve du contraire. Et je vous interdis de toucher plus bas pour vérifier. Le consentement ? C'est pour les chiens ?
- C'est ridicule, cet avis de recherche nous ressemble pas du tout, protestait Gwendal. »

L'homme qui le touchait sortit sa main de ses vêtements, il prit ensuite sa main où était apposé le tampon de l'aquarium.

« Regardez cette marque qu'il ou elle a sur la main. Cette personne a été marquée par les Elopers. C'est bien une preuve que vous êtes ces personnes que nous cherchons. Je ne peux pas lire ce qui est écrit, mais généralement les élopers marque leur criminel de cette façon surtout quand il s'agit de crime grave. Si j'en juge sur le dessin, il s'agit sûrement d'une infidélité contre un seigneur auquel vous êtes marié. »

Il n'était pas encore marié, ces gens délirait complètement, ce n'était qu'un tampon comme il y en avait des milliers sur terre. Il était puceau, comment pouvait-il tromper qui que ce soit ? Les hommes avaient fini par pousser Gwendal vers lui.

« Tuez ce criminel, montrez votre bonne foi en privant de cette terre cette personne qui brise les cœurs. »

Le seul cœur qu'il avait brisé, c'était celui de Gunter, et à la limite celui de Wolfram en le fuyant la dernière fois. Il vit que l'homme aux cheveux bruns était clairement menacé par les lances alors qu'il s'avançait vers lui. Le regard fixé sur le sol. Yuuri ne lui voulait pas s'il faisait quelque chose. Même aussi solide qu'il pouvait l'être cet homme, contre une demi-douzaine d'hommes, il ne faisait sûrement pas le poids. Le souverain sentit qu'une main solide sur ses poignets. Il avait en main des menottes anciennes. Il sentit le poids autour de son poignet gauche. Il était innocent, mais devait-il se laisser faire ? Absolument pas. Il devait se défendre. N'écoutant que son courage. Il se souvenait de ces fils où les prisonniers se rebellait contre les policiers en frappant ces derniers avec tout ce qui pouvait servir. Là, c'était son corps qui était son arme. Il devait s'en servir. Les hommes s'en prendraient à lui, pas à Gwendal qui avait suivi leurs ordres. Il utilisa la proximité forcé avec son geôlier pour lui mettre un coup de tête. Utilisant l'egffet de surprise, il s'échappa de ses bars pour accrocher l'autre menotte sur le bras de Gwendal. Il ne partirait pas sans lui. Il savait qu'il agissait sur le coup de l'émotion. Mais il ne pouvait pas rester sans rien faire. En un instant, il saisit une des hautes figures de paille.

« Plus un geste, sinon je détruis cette chose qui doit rendre honneur à votre divinité. »

Les hommes restèrent immobiles. Ils ne savaient pas quoi faire face à ce qui se passait. Ça se voyait. Gwendal se mit à courir. Il frappa le premier homme à portée, la confusion régnant toujours autour d'eux. L'homme profita de ce moment pour se diriger vers la sortie.

« Courez, maintenant. »

Utilisant ses réflexes du base-ball. Yuuri se mit à courir vers la sortie. Les coups de pieds de Gwendal touchant toutes les personnes qui se trouvaient dans le chemin. Ils finirent par sortir, mais ils étaient attachés. Ils courraient aussi vite qui le pouvait. Le grand frère de Conrad étant plus grand que lui, il avait du mal à suivre parfois. Mais il devait fuir, l'église était donc un endroit où la magie était inutile, car bloqué. Il devait avoir des protections anciennes contre les mazokus. Comme l'église sur terre, ça devait une question purement rhétorique. Il y avait une manière d'apprendre la magie. Devait-il s'appuyer sur des incantations pour apprendre. Il en savait rien. Absolument rien.

Ils coururent ainsi jusqu'à la nuit tombe. Ils étaient en plein désert et il faisait froid. Il avait entendu que c'était la même chose sur terre. Qu'une fois le soleil couché, le désert était glacé alors que des heures avant, c'était une fournaise.

« Il n'y a pas une incantation que vous pourriez m'apprendre pour mieux comprendre la magie Mazoku, Gwendal ? Ou quelque chose qui pourrait m'aider à maîtriser au plus vite. Je sais, c'est le rôle de Gunter, mais s'il vous plaît. J'en ai assez d'être un gamin sans défense... »

Seul le silence lui répondit. Il savait bien que cet homme était peu causant. Mais là, ils étaient seuls et en fuite. Il devait dire quelque chose. N'importe quoi… Mais rien, juste le silence, il posa un regard sur le ciel, la lune était bleue et les étoiles blanches. Ce n'était pas les mêmes étoiles que sur terres. C'était vraiment un autre monde. C'est avec ce genre de vue qu'il voyait la différence. Gwendal fi ni par faire du feu, il commençait à s'endormir doucement. Quand il entendit un bruissement, comme si quelque chose bougeait. Animal ou c'était juste son compagnon de galère qui bougeait. Il fallait dire qu'ils étaient attaché l'un à l'autre. C'était un peu gênant. Mais il opta pour la créature. Il ouvrit les yeux, paré à hurler devant l'animal pour le faire fuir.

Il fit face à Gwendal qui était au-dessus de lui. Il avait regard de convoitise. Il avait vu une fois ce genre de regard chez Wolfram. Il ne savait pas ce qu'il avait fait à cette famille pour qu'elle soit si attirée par lui. Il recula, la chaîne cliquetant sous son geste.

« Je suis fiancé à votre frère, je ne peux rien faire avec vous Gwendal.
- Je sais, mais vous avez quelque chose dans vos vêtements. Je dois vérifier que ces bandits ne nous ont pas laissé quelque chose qui permettrait de nous faire repérer par leur moyen de recherche. Genre une bouteille de parfum ou quelque chose du genre. Avec une odeur, on peut suivre quelqu'un. Je sais que vous êtes fiancé à mon frère. Je veux juste vérifier ça. S'il vous plaît. »

Yuuri glissa sa main libre dans son vêtement pour en sortir le porte-clé dauphin que la dame lui avait donné. Il ne savait même pas qu'il avait pris avec. Il était surpris de le revoir, surtout à cet endroit. Il y avait aucune poche intérieure. Il aurait pu tomber n'importe quand. Mais non. il était là. Il tendit l'objet à Gwendal. Ce dernier le prit et l'examina sur toutes ses coutures. Avant de sourire. Le souverain se souvint que Conrad lui disait qu'il aimait beaucoup les animaux, surtout ces derniers étaient mignons. Les dauphins étaient qualifiés de ce genre de compliments. Il sourit.

« Si vous le voulez, je vous le donne sans aucun souci. Je vous confie la réplique de Bando-kun.
- Vous êtes sûr.
- Oui, bien entendu. Je n'aime pas vraiment les dauphins, donc c'est presque avec soulagement que vous le cède.
- Quel est son nom ?
- Bando ou Eiji, comme tu veux.
- Eiji Bando, quel nom adorablement mignon. »

Il avait un sourire doux. Il pouvait voir en cet instant ce côté de la personnalité de cet homme qui jouait le rôle de ministre dans son royaume. Il était bien content de l'avoir pour sûr. Il savait que son porte-clé avait à présent un propriétaire bien plus soigneux que lui-même. Il avait peur, non seulement pour eux, mais aussi pour les deux autres frères.

« J'espère que vous frères s'en sortiront avec cet ours des sables qui avait les couleurs d'un panda dans mon monde.
- Sa tête est mignonne, mais faut s'en méfier, c'est ça qui piège les plus crédules. Ils attirent les gens à eux. Mais c'est un piège. Je sais que mes frères sont forts, mais cet animal est puissant. Avec un nombre d'abris où il cache les choses qu'il piège. Les gens de cet endroit ont trouvé un tunnel de cet animal vide. Il était rempli de pierres. Cette grotte était à Svelera. Comme tu t'imagines, ça mené à des conflits. Car ces pierres en plus d'être belles, sont magiques. Du coup humains comme mazokus convoite cette richesse. Cette découverte a déclenché une guerre. Comme tu t'en doutes. »

Yuuri hocha la tête.

« Si j'ai bien compris, le monde où vous vivez quand vous n'êtes pas là a eu des conflits. Les mazokus et humains ne sont pas le seul conflit. Ces pierres offrent un avantage certains pour ceux qui les possède. Avec ça, n'importe quel humain sensible à la magie peut devenir plus puissant qu'un maoh. Si la magie des mazokus est lié à sa naissance. Les humains eux, ont une forme de magie différente. La sorcellerie peut être pratiquée par tout le monde un peu près. Enfin, si tu suis les enseignements humains. Les pierres permettent aux humains de facilité leur apprentissage de ces forces qui les dépassent parfois. Certains s'appuie sur un dieu pour obtenir un peu de leur puissance. Nos prêtresses sont plus en lien avec nos ancêtres, les mazokus morts et les démons dont nous sommes les descendants. Certains diront que la technologie est une forme de magie, mais je ne suis pas le mieux placé pour en parler. Le fait que vous avez vu l'ours des sable avant tout le monde est peut-être dû à vos pouvoirs dormants. Comme ce sort que vous a lancé ce sorcier humain qui reste actif. Ça doit être le fait que dans les faits, vous êtes un semi-mazoku qui possède des pouvoirs. Votre partie humaine a fixé le sort en vous. Je suis que peu de chose sur la magie humaine. Désolé…
- Ne vous excusez pas. C'est déjà pas mal ce que vous en dites. La magie humaine est si différente ?
- Comme vous le savez, nous avons plus d'affinité pour un élément, voir deux dans votre cas. Les humains peuvent imiter ce don, mais jamais l'égaler. Pour ce qui est de mes frères. L'ours qui nous a attaquées ne sait pas à qui s'est attaqué. Conrad et Wolfram sont de fier guerriers en plus d'être les fils de Cecilia. Le peuple parlera un bon moment s'il venait à périr aussi stupidement. Cet ours deviendrait une légende. »

Yuuri pouvait sentir la fatigue venir à lui. Il était rassuré, il y avait de forte de chances de revoir les deux hommes vivant de ce combat contre cette bête sauvage.

« Merci Gwendal de me rassurer et de m'expliquer du mieux que vous pouvez. Alors que ce n'est pas votre travail.
- J'officie depuis un moment comme suppléant du maoh. C'est pour moi un honneur de vous servir. »

Il n'eut pas le temps d'en dire plus, Yuuri s'était endormi. Sa tête reposant sur l'épaule de Gwendal qui caressa les cheveux de son souverain. Il espérait vraiment que ces frères s'en sortaient…

De leur côté, l'expérience d'Anissina fut un véritable échec. Malgré la magie mise dans cette machine. La magie et la technologie avaient du mal à s'entendre. C'était une vérité que la jeune scientifique voulait reverser. Mais elle était encore loin de trouver le bon équilibre pour que ça fonctionne.