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Coucou les gens, j'espère que vous allez bien !
On se retrouve aujourd'hui pour le dix-huitième chapitre de cette fanfiction ! J'espère qu'il vous plaira !

N'hésitez pas à me laisser une review pour me donner votre avis !

Bonne lecture !

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Chapitre XVIII : Juste un rêve

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PDV Antoine

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Je grognais, la mâchoire crispée, haletant alors que je bougeais dans tous les sens, mes yeux fermés. J'avais un sommeil terriblement agité, je cauchemardais, pourtant j'avais conscience du fait que je dormais, que tout ça n'était pas réel. Mais je me sentais épié, observé, j'avais la sensation d'être en danger, vulnérable alors que je n'arrivais pas à me réveiller. Mathieu lui, dormait à poings fermés : à cause du stress et de l'inquiétude, il ne dormait plus, ainsi le médecin lui avait prescrit des somnifères.

J'ouvrais soudainement les yeux, mon cœur battant dans mes tempes. Noyé dans le noir de la chambre, je déglutis, mes yeux rivés sur le plafond. J'étais immobile depuis plusieurs secondes, effrayé à l'idée de bouger. C'était tellement stupide... Je n'étais plus un gosse, il fallait que je me ressaisisse ! Je m'assis dans le lit, passant une main sur mon visage en soupirant, en sueur. Mes vêtements collaient à ma peau moite.

Je jetais un coup d'oeil à Mathieu endormi. J'avais du mal à le distinguer à cause de l'obscurité de la pièce, mais j'arrivais à voir qu'il était roulé en boule, serrant la couette contre lui, la tirant de son côté comme à son habitude. Je soupirais doucement et m'allongea convenablement dans le lit, un peu plus détendu et rassuré. Je ne me souvenais plus du cauchemar que je venais de faire, c'était peut-être mieux ainsi.

Je déglutis et fermais les yeux avant de me tendre, cessant de respirer pour mieux entendre ce qu'il se passait autour de moi, le coeur battant la chamade. Contre ma joue, je sentais un léger courant d'air frais, et dans le silence de la pièce, je pouvais entendre une respiration lente, à peine audible. C'était mon imagination, ce n'était pas possible...

Lentement, je tournais la tête vers la droite, où se trouvait ma table de nuit ainsi que cette mystérieuse sentation de sentir la respiration d'une autre personne. Juste à côté de moi, à deux centimètres de mon visage, se trouvait un visage gris aux orbites vides, en parti caché par de longs cheveux noirs et secs. Je m'apprêtais à pousser un cri, mais cette chose posa sa main décharnée sur ma tête, et aussitôt je me sentis comme hors de mon corps, incapable de bouger ou de réagir. Je fermais les yeux, secoué par quelques spasmes.

J'ouvrais les yeux, étrangement calme et serein. Je n'avais pas peur, pourtant j'aurais du. J'étais au milieu d'un petit village. J'avais l'impression d'avoir fais un saut dans le temps... Les maisons étaient en pierre et en bois avec un toit de chaume pour les plus pauvres, et de vieilles tuiles pour les plus riches. Ce petit village était assez silencieux, par moment je pouvais voir une calèche traverser une des rues désertes. Je n'étais pas doué en histoire, mais j'aurais situé cet endroit au dix-huitième siècle.

Je déglutis en redevenant inquiet, marchant au centre du petit village. Il y avait un puit en pierre au milieu de la place, et je m'avançais vers une femme habillée d'une modeste robe et d'un tablier, en train de porter un seau d'eau. Je me raclais la gorge et demanda :

« Excusez moi, savez vous où nous sommes ? »

Elle passa devant mon nez, le visage terne sans m'adresser un regard. Soit elle ne me voyait pas, soit elle était terriblement mal poli... je déglutis difficilement et regarda autour de moi , bougeant sur toute la place en agitant les bras : tant pis si j'étais ridicule !

« Oh ?! Quelqu'un peut m'aider ?! »

Ils m'ignorèrent tous. Désespéré, je poussais un soupir et baissais la tête, le ventre tordu par l'angoisse. J'étais dans un lieu inconnu, personne ne me répondait, qu'est ce que je faisais maintenant ? Soudain, un homme arriva en brandissant une fourche, paniqué et l'air féroce. Il s'exclama haut et fort :

« C'est elle qui a fait disparaitre les petiots ! »

Je fronçais les sourcils et observais tous les habitants délaisser leurs occupations pour suivre cet homme chauve en salopette. La femme qui tenait son seau dos lâcha ce dernier avant de partir en courant, hurlant comme une furie. Aussitôt et sans vraiment réfléchir, je suivis cette foule en colère. On s'enfonça un peu plus dans la forêt, avant d'arriver dans une petite clairière avec une petite cabane en bois.

« SORT DE LÀ ! » hurla un des villageois.

Une jeune femme sorti de la petite bicoque. Elle devait avoir la vingtaine, un peu plus, et avait de longs cheveux noirs soyeux, ainsi que des yeux gris. Un peu perdu, elle les regarda et demanda avec son fort accent russe :

« Y-a-t-il problème avec moi ?

-On sait que c'est toi qui a capturé les enfants disparus !

-Quoi ? »

Elle regarda ces villageois avec incompréhension, inquiète en reculant dans sa cabane. Elle tentait tant bien que mal de se défendre mais les villageois ne l'écoutaient pas, persuadés d'avoir trouvé la grande criminel qui, à ce que j'avais compris, avait fait disparaitre plusieurs enfants. Un grand homme baraqué lui attrapa le bras et la força à sortir de sa maison en l'immobilisant. Bon sang... quelle civilisation agissait ainsi, sans mettre l'accusé face à un juge, faisant justice eux même ?! Je grognais et m'avançais vers eux à grands pas.

« Arrêtez ! Vous ne pouvez pas faire ça sans preuve ! Même avec preuve, d'ailleurs ! »

Mais ils ne me voyaient pas. Évidemment Cette pauvre femme était condamné. La suite de cette scène fut horrible... Ils la violèrent, lui arrachèrent les yeux, avant de la brûler à vif. Je ne voulais pas être là, je ne voulais pas voir ça, bon sang ! C'était perturbant, choquant, et plus que jamais je voulais retourner dans mon lit et me blottir dans les bras de Mathieu. C'était un rêve, forcément un rêve...

Les flammes dansaient devant mes yeux, embrasant la petite cabane et cette pauvre femme. Sa peau fondaient, dégoulinant le long de son corps carbonisé, laissant voir ses os, alors que l'odeur de porc grillé arriva jusqu'à mes narines et que ses hurlements résonnaient dans ma tête. J'entendis distinctement ces quelques mots à travers ses cris de souffrance :

« Moi viendra prendre enfant à vous tous vingt-cinq ans pour vengeance ! »

Je poussais un cri rauque en me redressant brusquement, en sueur. Les larmes aux yeux, le corps luisant de sueur et mes vêtements humides, je regardais autour de moi en sentant une poigne faible se poser sur mon épaule, me faisant sursauter.

« Antoine, ça va ? » me demanda une voix mal réveillée.

Je tournais la tête vers Mathieu, encore à moitié endormi, mon coeur battant si fort que j'avais l'impression qu'il allait sortir de ma poitrine. Les images de ce cauchemar tournaient encore dans ma tête tout comme les hurlements, et par réflexe, je tournais le regard vers ma table de nuit pour être sûr qu'aucun visage aux orbites vides ne m'observait.

« Rien rien... juste un cauchemar... » murmurais-je, essoufflé.

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Voilà, c'était le chapitre dix-huit, j'espère qu'il vous aura plu ! Que pensez-vous de ce rêve ? Juste un rêve ? Une illusion ? Un saut dans le passé ?

Encore une fois, je serais ravi d'avoir vos avis !

Passez une bonne semaine, on se retrouve le week-end prochain !

Amour et licorne *^*

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