21 : Échec.

-Je voudrais le dossier Emma! S'écria la brune depuis son bureau.

La fin de journée approchait et Regina n'avait comme seule idée de rentrer chez elle auprès de sa femme et ses enfants. Elle était en plus de ça épuisée par les nausées. Elle en était à trois mois de grossesse, et n'avait pas changer son rythme malgré la perturbation hormonale, les nausées à n'importe qu'elle heure et par dessus tout son léger problème avec les odeurs. En tant que parfumeuse, elle sentait des dizaines et des dizaines d'odeurs différentes chaque jour, seulement depuis quelques temps maintenant certaines odeurs lui étaient intolérables, elle ne pouvait pas les sentir sans avoir envie de vomir. En plus de cela, elle était déterminée a cacher sa grossesse le plus longtemps possible à son travail, et de ce fait elle se devait d'user de légères combines pour ne pas avoir à créer de parfums, ne pas sentir trop d'odeurs, et justifier ses fréquentes nausées.

-Le..le dossier sur..sur votre femme? Bégaya sa secrétaire à l'entrée de son bureau.

-Mais non! Le dossier sur le parfum qui porte le nom de ma femme! S'exclama Regina, désabusée par cette remarque idiote, et irascible à cause des hormones. Au passage donnez moi les contrats pour le parfum Adèle qu'on lance la semaine prochaine.

Le parfum Emma avait été une franche réussite dans le pays et le monde entier, devenant sa meilleure vente. Alors elle avait pensé que sa famille lui portait chance. Quand elle avait créer un nouveau parfum -quatre mois auparavant- elle l'avait nommé par évidence Adèle, ce qui faisait la nouvelle fierté de sa fille.

-Oh bien sûr. Je vous l'apporte de suite. Approuva la secrétaire en partant.

Regina soupira lâchant son crayon et se laissa aller dans sa chaise. Quelques minutes après sa secrétaire déposa les deux dossiers sur son bureau et repartit. Regina sourit en regardant les deux noms écrits par elle-même. Elle sortaient avec Emma depuis maintenant presque trois ans et elles étaient mariées depuis plus de sept mois mais elle ne s'y faisait pas. Elle avait toujours l'impression que c'était nouveau, l'impression de redécouvrir Emma à chaque fois qu'elle faisait l'amour. Quand elle rentrait chez elle et trouvait les trois présents, elle ressentait la même chose que la première fois que c'était arrivé. Rien n'avait changé, tout était nouveau pour elle. Adèle. Emma. Henry. Tout était nouveau. Elle ouvrit les dossiers, et se mit à travailler. Sentant quelques douleurs dans son ventre après une petite demie heure à travailler en plus, elle se tortilla sur sa chaise. C'était pas des douleurs de nausées. C'était autre chose. Quelques chose qu'elle ne connaissait pas. La douleur ne passant pas, se montrant de plus en plus forte, elle se leva, mais fut traversée par une douleur encore plus forte, et elle du se rattraper au bord du bureau. Malgré tout elle essaya de contourner se dernier. Une douleur de plus, et elle s'effondra sur le sol, au bord du bureau, adossée à celui ci. Grimaçant et geignant de douleur elle se tint le ventre. De son autre main elle chercha son téléphone à tâtons sur le bureau, et finit par le trouver. Il lui fallut une minute pour composer le numéro d'Emma et porta le combiné à son oreille.

*Emma..*

*Ma puce? Ça va pas?* S'inquiéta de suite la blonde à sa voix tremblante.

*Emma.* Geignit la brune avant de sentir comme une décharge dans son ventre. *J'ai mal. Emma.*

*Ok, j'arrive au plus vite.* Annonça la blonde en entendant les geignement de la jeune femme. *Parle moi Gina. Parle moi. Dis moi ce qu'il se passe.* Réclama-t-elle.

*Emma. Emma j'ai si mal. Je comprends pas. Emma.* Marmonna douloureusement Regina, avant de serrer les dents pour retenir la douleur. Sans savoir pourquoi elle porta sa main entre ses jambes, et quand elle la regarda, elle la vit rouge. *Emma, je saigne. Emma*

*Quoi? Non! J'arrive. Ne bouge pas!* S'écria la blonde. *Je suis pas loin.*

*Le bébé. Emma, notre...notre...bé..*

*Regina? Regina!*

Et pour la brune se fut le silence, le noir, l'absence.

Les bip incessants. Le flou. La douleur. Les paupières qui papillonnèrent. Et puis le blanc aveuglant, la lumière éblouissante, le bip un peu plus fort. Et d'un coup une voix, une voix qui apaisa tout, une voix qui rassura.

-Regina? Regina, ma puce? Tu m'entends?

-Emma..Marmonna la la jeune femme.

-Je suis là, tout va bien. C'est fini. Assura la blonde assise sur le bord du lit, tenant sa main.

Regina déglutit, sa gorge était sèche. Elle eut besoin d'une longue minute mais fini par ouvrir les yeux. Elle reconnu alors une chambre d'hôpital.

-Emma, où je suis? Paniqua la brune.

-À l'hôpital. Répondit la blonde. Tu te souviens de quoi mon amour?

-Mon bureau. Je me suis effondrée, j'avais mal. Se souvint doucement Regina. J'ai...j'ai perdu du sang. Le.. le bébé, Emma? Dis moi que notre bébé va bien?

-Je suis désolée mon amour, vraiment désolée, on a perdu le bébé. Souffla Emma, en caressant sa tête de sa main libre.

-Non. Non. Non. Non. Emma, non. Non. Répéta la brune, refusant catégoriquement cette idée.

-Je suis désolée, je suis désolée. Répéta la blonde, les larmes aux yeux. S'il te plaît calme toi, c'est pas bon pour ta santé que tu t'agites. Réclama-t-elle en attrapant ses mains, pour l'empêcher de trop bouger.

Regina prit quelques minutes, et finit par cesser tout mouvement. Puis elle posa une main sur son ventre, avant de lâcher toutes les larmes qu'elle avait, dans un long sanglot. Emma se rapprocha un peu plus, et se colla à la jeune femme, l'enlaçant, assise à ses côtés.

-Pardon. Pardon. Murmura Regina.

-Je suis là. Tout va s'arranger. Je te le promets. Je laisserai plus rien t'arriver. Souffla Emma. Tu n'y es pour rien. Berça-t-elle en la serrant.

-J'ai tué notre bébé. Marmonna la brune.

-Non, Regina, vous n'y êtes pour rien. Intervint leur doctoresse en entrant dans la chambre. Une grossesse à quarante ans passé c'est un risque je vous l'avais dit, mais nous pensons surtout que le problème venait de l'embryon inséminé.

-Quoi? Interrogea Regina.

-Nous avons fait des tests, vous êtes en bonne santé, vous n'avez rien prit d'illicite depuis le jour où vous et votre femme avez décidé d'avoir un bébé, tout comme elle. Vous n'avez pas de maladie génétique dans votre arbre généalogique. Donc je pense que l'embryon était ou mal placé, ou infecté. Mais vous n'êtes responsable de rien Regina.

-Je suis trop vieille, c'était un risque et vous nous l'aviez dit docteur, mais j'ai rien voulu écouter, parce que depuis ma rencontre avec Emma tout est idyllique, j'ai pris l'habitude d'avoir de la chance, j'ai pris l'habitude que tout aille bien. Je ne pensais pas perdre notre bébé. Expliqua la brune, les larmes dévalant les joues.

-Je comprends, et c'est normal de ne pas imaginer le pire, surtout que vous êtes entouré par des êtres chers. Sachez en tout cas, que cette fausse couche n'a pas de conséquence sur vous et votre santé. Vous pourrez avoir de nouveau un bébé si vous le souhaitez.

-Je..je..je ne..

-Eh. On te demande pas de choisir là maintenant, détends toi. On va prendre notre temps. Souffla Emma en embrassant sa tête. Docteur, ma femme va bien, je veux dire, physiquement parlant? Sa santé et tout, elle va bien hein? Parce que là je peux plus, perdre mon bébé c'est suffisant, je veux garder me femme.

-Votre femme va très bien du point de vue santé physique. Assura la femme. Je vais vous laisser, appeler au moindre soucis.

-Merci. Répondit Emma. Elle serra la brune un peu plus. J'ai eu si peur ma puce.

-J'ai perdu notre bébé. Marmonna Regina.

-On a perdu le bébé. Ensemble. Rappelles toi, tu n'es jamais seule, plus jamais tu ne le seras. Assura la blonde.

-Et nos enfants? Demanda la brune.

-Ils sont partis se chercher à manger aux distributeurs. Ils reviennent. Répondit la blonde. Comment tu te sens?

-Vide. Souffla Regina. Comme si on m'avait enlevé une grande part de moi. Ce qui est vrai.

-Je suis désolée mon amour, je suis vraiment désolée. Souffla Emma. Je ferais n'importe quoi pour toi, demande moi.

-Serre moi plus fort. Réclama la brune.

Et Emma n'hésita pas, elle la serra un peu plus. Elle voulait prendre sa douleur si elle pouvait, elle voulait lui arracher, lui rendre son sourire, elle était prête à souffrir deux fois plus si ça pouvait faire sourire la brune. Elle ferait n'importe quoi pour elle, ça avait toujours été et depuis le mariage elle avait réalisé une chose, elle était prête à tout pour Regina, Adèle et Henry, mais depuis trois mois, elle était aussi prête à tout pour ce petit bébé qu'elle venait de perdre.

-J'ai perdu connaissance combien de temps? Demanda Regina.

-Huit heures, ma puce. Souffla la blonde embrassant son front.

-Mais...mais ça veut dire qu'il est deux heures du matin? Réalisa la brune.

-Oui, mais impossible de faire comprendre aux enfants qu'ils doivent dormir. Alors je me suis dis que je pouvais bien les laisser faire ce qu'ils voulaient cette nuit, puisqu'elle est bien particulière. Expliqua-t-elle. Tu m'en veux de pas les avoir couchés?

-Non, je peux pas t'en vouloir. J'ai pas la force d'être vexée ou frustrée, je ressens juste...juste de la tristesse. Marmonna Regina.

-Maman? Les deux femmes se tournèrent vers la porte pour voir Adèle. Mama va bien?

-Je vais bien ma chérie. Assura Regina, en tentant de sourire. Allez, viens, je ne vais pas casser parce que tu me fais un câlin. Assura-t-elle en la voyant hésitante.

Adèle ne chercha pas et se précipita sur le lit pour se serrer contre la brune, la tête posée sur sa poitrine. Regina la serra fortement, tentant de la rassurer. Emma en la serrant lui avait donner un peu de courage, un peu de force et de l'amour, l'aidant à remonter un peu la pente. Adèle faisait de même maintenant. Elle se sentait vide d'avoir perdu son bébé, mais sa famille, ceux qu'elle aimait, la rendait plus forte, elle devait se relever, ne pas sombrer pour eux.

-Je suis désolé mama. On a pas pris assez soin de toi. Marmonna la jeune fille, toujours serrée contre la brune, Emma sur le bord du lit derrière elle.

-Tu n'y es pour rien. Aucun de vous n'y est pour quelque chose. Assura Regina en attrapant son menton avec son pouce et son index. Vous avez été parfaits, par-faits, tout le temps, ok Adèle? Je ne veux pas que tu en doutes. Tu n'y es pour rien dans ma fausse couche.

Le sentiment de peine avait été remplacé par la colère de penser que sa femme mais aussi sa fille se sentait responsable.

-Mais si je m'étais pas disputée avec Henry hier matin peut-être que tu aurais pas été stressée. Avec Henry on a cherché pendant que tu étais endormie, et les fausses couches ça peut-être à cause du stress. C'est ma faute du coup. Expliqua Adèle.

-Chérie, non, tu n'y es pour rien. Le médecin nous a dis que ça venait de l'embryon du bébé, une infection ou alors il était mal placé. Toi, Henry et Emma n'y êtes pour rien, je vous le jure. D'accord? Appuya Regina.

-Tu promets que personne de nous toi non plus y est pour quelque chose? Demanda la blondinette.

-Je...Ok, je te le promets. Assura la brune. Je t'aime chérie.

-Moi aussi mama. Et toi aussi maman. Souffla Adèle collée à la brune.

Emma s'allongea elle aussi, contre les deux, les enfermant dans ses bras.

-Où est Henry? Demanda la blonde.

-Caca. Répondit la petite.

-On dit, il est aux toilettes. Rectifia Emma.

-C'est pareil. Gloussa Adèle, faisant sourire Regina.

-Maman? T'es réveillée? Demanda Henry en s'approchant du lit.

-Oui mon petit prince. Viens. Sourit doucement la brune en le serrant dans ses bras quand il se dandina vers elle.

Henry ne dit pas un mot et se serra dans le bras de ses mères. Il ne voulait pas poser de questions, pas maintenant. Il en aurait plus tard, aujourd'hui son petit frère ou soeur était mort et ses mères étaient pas au top, il ne voulait pas en rajouter.
Regina sortit de l'hôpital quarante huit heures après, soutenue par sa femme et ses enfants. Son père et ses beaux parents étaient venus lui rendre visite la veille de sa sortie et elles s'étaient montrée forte. En fait depuis le câlin avec les enfants après son réveil, elle n'avait pas craqué, et se montrait très forte. En rentrant dans l'appartement, toujours fragilisé, Emma l'installa dans le canapé, avant de demander aux enfants d'aller dans leurs chambres pour les laisser un peu toute seules, au calme. Quand la blonde rejoignit sa femme, elle la trouva repliée dans le canapé, le chat dans ses bras.

-Glouton, t'es vraiment tout mignon. Murmura la brune en caressant le chat.

-Gina? Interrogea la blonde en s'asseyant à ses côtés.

-T'as bien fait de nous faire prendre un chat, je l'adore, il est adorable. Souffla Regina. T'avais pas parlé de prendre un chien?

-Regina, on va pas prendre un chien maintenant. Refusa Emma, en glissant une main sur sa tête. En tout cas pas temps que tu continueras à faire semblant même devant moi, pas temps que tu me parleras pas. Souffla-t-elle, se collant à la jeune femme dans le canapé.

Regina enferma le chat dans ses bras, serrant les mâchoires, retenant comme elle pouvait ses larmes. Emma la tenait contre elle, la berçant, attendant ses mots. Une minute, puis deux et trois, et Regina craqua.

-Je veux mon bébé. Marmonna-t-elle entre ses larmes. Je le voulais tellement Emma. Je voulais notre bébé. Je voulais tellement, Emma. Ajouta-t-elle en laissant tomber sa tête sur l'épaule de sa femme, le visage dans son cou.

-Je sais mon amour. Je sais. Berça la blonde, en la serrant. J'ai mal aussi, je le voulais aussi ce bébé, mais je crois pas que se soit une fatalité. Regarde, Henry et Adèle nous aiment plus que tout, on a assuré comme mamans, et je sais qu'on peut assurer encore. Ensemble on peut tout assurer. Elle embrassa son front. On va se prendre du temps pour remonter la pente, et quand on sera prêtes on réessaiera, parce que je sais qu'un jour on sera cinq dans cette appartement.

-Tu le penses? Demanda Regina en relevant la tête vers elle.

-J'en suis sûre. Sourit tendrement Emma. Et le jour où on apprendra qu'on attend un bébé, on adoptera un chien peut-être, mais pas avant.

-D'accord. Acquiesça la brune avec un léger sourire d'espoir. Mais toi, je t'interdis de me quitter, c'est clair?

-Je suis pas assez folle pour te laisser filer. Assura la blonde. Pour ton entreprise, Belle va la faire tourner, donc tu te prends des jours de pause, et je vais m'occuper de toi le plus possible.

-Emma, toi, ton amour et celui des enfants c'est tout ce dont j'ai besoin, c'est la seule chose qui m'aidera à remonter la pente. Je vais déjà mieux que quand je me suis réveillée, parce que je ne suis pas seule et ne le serait jamais plu. Assura Regina.

-Jamais, jamais, promis. Sourit Emma. Bon, j'envoie les enfants à la douche, toi tu mets un film, et moi je vais préparer un bouillon et du vermicelle, ça fera du bien à tout le monde après les repas dégeu de l'hôpital. Gloussa-t-elle.

Elle lui offrit un long baiser, très long et tendre, exactement comme Regina en avait besoin. Puis elle se leva et alla rapidement à la cuisine après avoir demandé aux enfants de passer à la douche avant de venir les rejoindre au salon. Quand le repas fut près elle prépara quatre bols et les apporta au salon, où elle trouva sa fille allongée entre les jambes de Regina, sa tête sur son torse la serrant. La brune avait un bras autour d'elle, l'autre autour d'Henry qui était à côté d'elle, les deux enfants prenant soin d'elle à leurs manière en regardant la télé. Le chat en boule contre eux.

-J'ai le repas mes amours. Lança-t-elle en posant le plateau avec les bols sur la table basse.

-Oh yess! Enfin un vrai repas. Je comprends pas qu'ils essayent de soigner des gens avec de la bouffe aussi dégeu! S'exclama Henry en s'asseyant.

-T'as qu'à devenir cuisto pour hôpital. Se moqua Adèle faisant rire ses mères.

-Non, moi j'écrirais des livres pour occuper les patients coincé dans leurs lit, et leurs redonner le sourire après les pépins de la vie. Sourit le jeune homme.

-T'es un amour mon petit prince. Souffla Regina en embrassant sa tête. Allez mangeons le bouillon et les pâtes faites par Emma.

-Et laissez moi une place près de ma femme. Réclama la blonde en les poussant pour s'asseoir à ses côtés, alors qu'ils riaient. Film à l'eau de rose? Demanda-t-elle.

-Oui, j'avais besoin de douceur. Murmura Regina en se lovant contre elle. C'est mes médicaments? Demanda-t-elle en voyant les pilules sur le plateau.

-Tu dois les prendre encore quelque jours, pour...Sous entendit Emma.

-Je sais. Pour arrivé à la fin de cette fausse couche. Souffla la brune. Em', je ne veux pas que ça devienne un sujet tabou. Je veux que si les enfants veulent en parler, poser des questions ils n'aient pas peur. Je dis pas qu'on doit en parler tout les jours, mais on doit pourvoir en parler, pour avancer, pour pas se laisser détruire par ça. Tu es d'accord?

-Bien sur, c'est tout ce que je veux. Avancer sans se faire ronger. Souffla Emma en venant l'embrasser, avant de lui donner ses médicaments. Aller avale ça vite fait et prends ton bouillon de pâtes avec, se sera mieux.

Câlés dans le canapé, ils mangèrent en regardant le film avant que les enfants ne reviennent se blottir dans les bras de leurs mères.
Un mois durant la blonde prit soin de toute sa famille, gérant au mieux et aidant la brune à aller mieux. Ensemble, les deux femmes arrivaient à retrouver le sourire, elles avançaient en s'aidant, allégeant lentement la douleur de la perte. Elles ne prenaient pas cela comme une fatalité, et allait ensemble au rendez vous avez la psychologue. Elles remontaient la pente, avec les enfants aussi. Quant à leurs vie sexuelle elle reprenait doucement, Regina ayant inciter les premiers contacts charnels entre elles, puisque Emma ne faisait rien, lui laissant le temps. Ce matin là, elles étaient en rendez vous avec leurs psy depuis une longue heure, et arrivaient sur la fin.

-Je dois vous dire mesdames que j'ai vu beaucoup de couples suite à des fausses couches, mais rares sont ceux qui s'en remettent aussi bien. Vous ne guérissez pas en apparence mais pour de vrai. Ensemble, vous remontez bien la pente, vous êtes fortes et ne cachez pas ce qui s'est passé. Je pense, mais ce n'est que mon avis, que permettre la discussion autour d'un sujet aussi douloureux est l'une des meilleures manières de guérir. Et si vous vous soutenez encore à l'avenir mesdames, je ne vois pas ce qui pourrait échouer pour vous.

-On va se soutenir très longtemps, je la lâcherais jamais. Et on a les enfants, ils sont fantastiques. Et très très protecteurs. Sourit fièrement Emma. Est ce qu'on pourrait ralentir le nombre de séances? Pas qu'on aime pas vous voir, mais on aimerait bien vous voir moins.

-Emma n'est pas douée avec les pincettes. Rit la brune en caressant la cuisse de sa femme. Mais elle essaye de vous dire, que vous avez été d'une grande aide, et qu'on voudrais vous voir moins, parce qu'on pense être prêtes.

-Jusque là je vous voyais deux fois par semaine, mais on pourrait passer à une fois toutes les deux semaines, puis une fois par mois. Proposa la femme.

-Une fois par mois nous irait bien, et si on ressent le besoin de venir plus on vous appellera. Sourit Regina.

-Avec plaisir, faisons ça. Accepta la psychologue.

Elles planifièrent le prochain rendez vous ensemble, puis le couple salua la doctoresse, avant de quitter son bureau. Une fois dehors, dans la rue, Regina passa un bras autour des hanches de sa femme.

-Je vais au travail, je ne rentre pas tard normalement. Promit-elle.

-Je vais à la boutique et je gère les enfants à la sortie de l'école. Par contre demain je suis à un mariage toute la journée, donc faudra que tu gères les enfants, possible? Demanda Emma.

-Bien sûr, ce n'est pas la première fois que ça arrive. Ne t'inquiète pas. Assura la brune en venant l'embrasser du bout des lèvres. Tu as entendu notre psy, nous remontons admirablement la pente. Et je me sens bien Emma.

-Je t'aime. Souffla la blonde.

-Et moi aussi. Alors à ce soir mon amour, très envie de très trouver nue dans notre lit, après mangé. Souffla-t-elle au creux de son oreille.

Un dernier baiser et elle laissa Emma pour retourner travailler, pendant que celle ci se rendait à la boutique.