Beta Dray Mione Potter-Malfoy

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PDV BELLA

Je me retournai brusquement pointant mon arme vers lui.

« Andouille. » soufflai-je baissant mon arme « Puis tu ne devrais pas être dans les couloirs toi ? ! » demandai-je

« Euh, je... » commença-t-il

« La grande Swan en personne. » souffla le tueur allongé au sol

J'allais pour lui en remettre une mais je vis juste un pied passer devant moi pour aller s'écraser contre son crâne.

OoO

« Aie ! Nom de dieu ! Ça fait mal ! » grogna Edward

Je le regarde estomaquée. J'avais presque envie de me pincer pour voir si je n'avais pas rêvé. Edward venait vraiment de mettre un coup dans la tête d'un tueur ? Et vu qu'il se tenait le pied avec sa main à sautiller partout, je n'avais pas rêver.

Je soufflai avant de l'emmener s'assoir.

« La prochaine fois, mets des chaussures. » grognai-je levant les yeux aux ciel.

La porte du couloir se fracassa contre le mur laissant apparaitre Emmett. Il avait une arme et regardait partout prêt à tirer. Une fois qu'il nous a trouvé, son visage se décrispa.

« Toujours à se pointer une fois les ennuis finis. » me moquai-je gentiment.

« Que veux-tu Swan, je te laisse les honneurs ! » répondit-il « Ça va Edward ? »

Edward ouvrit la bouche pour répondre mais je le devane, un sourire moqueur accroché aux lèvres.

« Monsieur a voulu jouer les caïds... »

Emmett haussa les sourcils d'incompréhension.

« J'aimisuncoupdepiedautype. » baragouina Edward

Bien sûr Emmett s'était gentiment moqué.

« Et bien Bella, tu as besoin d'aide maintenant ? »

« Heureusement que non parce qu'on ne peut pas dire que tu sois ponctuel. »

« Je m'occupais de la horde d'élèves qui ont été traumatisés par une folle qui s'est mise à tirer en plein cours. »

J'allais pour répondre quand...

« Elle m'a juste sauvé la vie alors fous-lui la paix. » répondit Edward d'un ton mordant.

Nous étions tous les deux choqués de ses paroles. Edward avait vraiment changé depuis le début de la mission, il avait pris du caractère et ne se laissait plus marcher sur les pieds, bien que je doutais qu'avant, il ne devait pas non plus être le genre de gringalet à se faire avoir. Mais je le trouvais différent, peut-être quelque chose dans son regard. De la maturité ? Du sang froid ?

« Bella ? » m'appela Emmett, amusé

Je détache mon regard d'Edward qui avait l'air gêné. Je devais le fixer pendant tout mon monologue interne.

« Oui ? » dis-je cachant ma légère gêne d'un coup de tête remettant mes cheveux en place.

« Il faut qu'on s'occupe du type. »

« J'appelle et tu emmènes Edward. »

Je vis dans le regard d' Edward qu'il était déçu mais que pouvais-je y faire ? J'aurais pu l'accompagner mais j'étais toujours assez gênée de rester près de lui. Je n'arrivais pas à gérer mes sentiments naissant lorsqu'il était là.

Une fois sortie, j'appelai l'institut ils arrivèrent un quart d'heure plus tard. Alice venait me voir.

« Il va bien ? »

« Qui fait l'interrogatoire ? » demandai-je

« Moi. »

« Je peux t'accompagner ? »

Je voulais vraiment savoir qui en voulait à Edward pour leur botter le cul moi-même. Un sentiment de vengeance s'insinuait en moi.

« Je t'appelle si j'ai besoin. » éluda-t-elle

Ce qui signifiait : non.

Déçue, je fis demi-tour mais je n'y pouvais rien. Je n'avais pas à discuter les ordres des chefs, déjà que j'avais quelques passe-droits, je ne pouvais et ne devais pas abuser.

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« Et j'ai loupé ça ? » bouda Rosalie

« Oh oui, c'est tellement excitant de se faire tirer dessus. » grognai-je enlevant mon tee-shirt troué

« Tu lui as sauvé la vie, c'est le principal. » dit-elle rêveuse

Je ne répondis rien, que pouvais-je répondre ? Oui, je lui avais sauvé la vie mais dois-je en tirer une satisfaction personnelle ? Que je m'en serais voulue si je ne l'avais pas fait ? Je me sentirais coupable si jamais il avait été blessé ? Plus que ce que je devrais ?

Que je n'aimais pas la façon dont elle parlait ? Qu'il fallait qu'elle descende de son nuage pour revenir sur terre ?

Mais pouvais-je empêcher les gens de rêver ? Après tout, cela veut dire qu'ils se protègent dans un avenir heureux ? Qu'y a-t-il de mal à cela ? Pourquoi est-ce que la colère monte en moi quand je vois des gens heureux ? Est-ce que je serais jalouse ?

Absurde.

« Je voudrais bien qu'on me sauve la vie. » dit-elle rêveuse

« Et Emmett ? » grognai-je « Il ne t'a pas sauvé le cul ? »

« Oui mais c'est pas pareil. » se défendit-elle, rouge

« Et en quoi ? Il ne te fait plus mouiller ta culotte ? » dis-je fouillant dans mon placard

Tout le monde savait qu'Emmett n'était pas insensible aux charmes de la nouvelle recrue, il n'était pas discret et ne voulait pas l'être de toute façon. Rosalie l'avait vite compris et même si au début elle ne s'en occupait pas, elle avait vite compris qu' Emmett était plus qu'un tas de muscle et qu'il avait un cerveau, c'est d'ailleurs cette partie de lui qui avait fait craquer la jolie blonde. Mais jusqu'aux dernières nouvelles - qui ne m'intéressait pas plus que cela - ils ne faisaient rien.

Vu qu'elle ne me répondait pas, je me retournai pour voir Jasper, Emmett et Edward, qui lui, regardait ma poitrine.

« Oh merde Bella ! Habille-toi avant qu' Edward te saute dessus ! » avait dit Emmett une main sur ses yeux faisant pouffer Jasper.

Je fis un sourire en coin avant de prendre le premier truc qui me passait sous la main et l'enfilai. Jasper s'installa sur mon lit à coté de Rosalie, Edward alla s'assoir, en boitant, dans mon fauteuil. Emmett restait là à contempler Rosalie qui, elle, faisait tout pour ne pas croiser son regard.

« Oh merde ! » lâchai-je les regardant tour à tour.

Je n'avais rien ajouté de plus, après tout ce n'était pas mes affaires et s'ils ne voulaient pas en parler, cela ne me regardait pas. Après tout, je ne supportais pas qu'ils s'occupent de ma vie sentimentale, pourquoi en ferais-je autant ?

Les frères Cullen n'avaient pas l'air de comprendre.

« Je peux savoir ce que vous foutez tous dans ma chambre ? » demandai-je

Mais aucun n'eut le temps de répondre que mon téléphone sonnait.

« Oui ? »

« Viens t'amuser ! » avait dit Alice un sourire dans la voix.

Je raccrochai mon téléphone et sortis rapidement, laissant les autres en plan.

Quelques minutes plus tard, j'étais prête. Alice était la seule qui restait avec moi. Elle adorait torturer les gens, un règlement de compte avec son père. Chaque homme en face d'elle lui faisait se souvenir de son passé et toute sa colère ressortait.

« Tu ne l'as pas trop amoché ? » demandai-je

Je la connaissais et souvent même s'ils voulaient parler, ils n'y arrivaient plus. Alice souriait mais je voyais au fond de ses yeux - et pour la première fois - qu'elle souffrait, malgré elle, de la situation.

C'était Fox qui avait trouvé Alice lors d'une mission à Miami.

FLASH BACK

Fox devait assassiner un sénateur pourri jusqu'à la moelle.

Après être sortie du bâtiment où le meurtre a eu lieu, elle se dirigea tranquillement vers une voiture qu'elle s'apprêtait à voler quand une mini-tornade aux longs cheveux noirs la percuta de plein fouet. Sous l'impact, Fox recula de quelques pas et la petite chose tomba lourdement au sol.

Alice repoussa ses cheveux de devant son visage pour voir qui elle avait percuté, bien qu'elle ne voyait pas grand-chose à cause de son œil au beurre noir et des larmes qui s'échappaient de ses yeux. Fox vit les bleus qui couvraient le corps de la jeune adolescente.

Mais la tueuse n'eut pas le temps de trop s'attarder sur son corps qu'un homme essoufflé arriva en courant en hurlant :

« JE VAIS TE TUER SALE GARCE ! »

Fox avait comprit vite qu'il en avait après la jeune fille. Elle s'apprêtait à sortir son arme pour défendre Alice mais l'arme ne la trouva plus sur elle mais plutôt dans les mains de la jeune fille qui la pointait vers l'homme.

On pouvait voir qu'elle était déterminée à ne plus se laisser faire mais bien sûr, quand les passants virent l'arme ils se mirent tous à crier comme des idiots.

L'homme, essoufflé, était quasiment sur elles quand Fox reprit les choses en main. Elle agrippa la taille de la fille pour la cacher entre deux voitures et reprit l'arme.

Fox ne savait pas quoi faire d'elle, mais quand elle vit la flamme de haine aux fonds de ses yeux, elle décida de la ramener à l'institut. Alice avait 16 ans.

FIN du FLASH BACK

Et l'homme qui la pourchassait était son père, son père qui la battait elle et sa mère.

« Même si tu ne l'avouera jamais, cette mission te tient à cœur et j'avais pour ordre de te faire venir que si je n'y arrivais pas. »

« Mais tu arrives toujours à tes f... Oh. » dis-je comprenant. « Merci. »

« De rien ! » sourit-elle

Nous entrons dans la salle où l'homme était attaché sur une chaise. Il avait l'air à moitié mort mais son torse bougeait toujours. Quand il entendit nos pas, il releva la tête, un sourire ironique sur le visage.

« La cavalerie est là. » se moque-t-il nous détaillant de la tête aux pieds

Je m'arrête à quelques pas du type alors qu'Alice continue d'avancer.

« Joli tir. » dit-elle en mettant un coup de basket dans le genoux blessé du tueur.

Il avait hurla de douleur.

« Oh milles excuses ! » se moque Alice les deux mains sur la bouche « J'ai pas fait exprès ! » dit-elle beaucoup moins gentiment en enfonçant deux de ses doigts dans la plaie.

Il hurla des insanités à son encontre alors qu'elle se reculait.

« Tu disais ? » se moque-t-elle

« Qui ? » demandai-je

« Ta mère ! »

Je m'avance brusquement vers lui pour lui mettre une droite de toute mes forces. J'avance mon visage près du sien.

« Elle est morte. » grognai-je énervée

Je lui en remis une.

« Et tu sais quoi ? »

Je frappe de la main gauche cette fois et approche ma bouche de son oreille.

« C'est moi qui l'ait tuée. » murmurai-je

« Tu es une folle furieuse ! » dit-il légèrement choqué

Ce que je n'allais pas lui dire, c'est que je ne savais pas qui elle était à ce moment-là, mais on verra ça plus tard...

« Qui vous a employé ? » demanda Alice sans vraiment attendre de réponse.

Il ricana juste.

« On passe aux choses sérieuses ? Je m'ennuie. » demande Alice.

J'acquiesce.

« Tu sais. » dis-je au type « On peut t'épargner de souffrir si tu nous dis qui vous emploie. »

« A quoi bon ? Si je ne parle pas, vous finirez par me tuer et si je parle, ce sont EUX qui vont me tuer. »

« Sauf si on te donne la possibilité de fuir loin de tout. » propose Alice, un doux sourire sur le visage

Elle était assise sur la table, les jambes qui se balançaient dans le vide, les mains croisées sur ses cuisses, un regard tendre et un sourire angélique sur le visage. On pourrait presque voir une auréole sur sa tête...

On pouvait le voir considérer sa réponse mais bien sûr, il avait stupidement dit non.

« Très bien, comme tu veux ! » avait sourit sadiquement Alice.

Elle pris une pince et s'avança vers lui.

« Par quoi allons-nous commencer ? » se demanda-t-elle un doigt sur la bouche.

« Par ses couilles. » grognai-je

Je voulais qu'il parle. Il devait parler. Cela devenait de plus en plus important pour moi, je devais protéger Edward, je me rendais compte que c'était devenu plus qu'une mission et que, par conséquent, j'acceptais mes sentiments pour lui. Je devais le faire parler, je devais protéger Edward, quoi qu'il arrive. Je pense que j'avais besoin de lui. J'ai besoin de lui.

Pourquoi à ce moment ? Parce que j'avais le danger juste en face de moi, il prenait - à chaque minutes qui passait - de plus en plus d'ampleur, il était vraiment réel, bien que les fusillades et tout le reste le soient mais enfermés dans cette salle tout était différent.

« Oula, fais attention mon pote, elle n'est pas très patiente ma copine. » se moque Alice faisant claquer dans l'air la pince.

Il grogna mais ne lâcha pas un mot. Je m'avance, Alice me donne la pince accompagné d'un « amuse-toi ! ».

«Qu'on mette les choses au clair. » grognai-je « Si tu ne parles pas, je te brise les doigts, l'un après l'autre. Et si tu n'as plus de doigts, il restera… » Je songeai quelques secondes « Tout le reste ! » dis-je joyeusement.

J'attends qu'il ouvre la bouche mais rien.

« Tant pis ! » souris-je diaboliquement

Je pris son index et d'un coup sec, je le brise. Il hurla.

« Alors ? »

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A suivre...

Va t'il parler ?

A bientôt.