Chapitre 22
Je suis de nouveau réveillé par Katniss, quelques heures plus tard.
- Debout ! Levez-vous ! Il faut qu'on bouge.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? demande Finnick.
- Wiress n'est pas folle, annonce-t-elle avec un regard appuyé vers Johanna. J'ai compris la même chose qu'elle et, malgré son choc, ce qu'elle dit à un sens.
Nous la toisons avec incrédulité.
- Vous vous souvenez des sons de cloche la nuit dernière ? (Elle lance un coup d'œil en direction de Finnick.) Elle avait sonné douze coups. Comme les douze coups de minuit. Puis il y a eu un orage. Eh bien, il y a peu de temps, le soleil était au zénith, il était donc midi. Et il y a de nouveau eu de l'orage. Et vous savez quoi ? Si vous tendez l'oreille, vous entendrez, dans cette partie-là, la pluie de sang.
Elle nous montre du doigt un quart de jungle à notre droite. En effet, un léger crépitement nous indique qu'il doit pleuvoir. Son idée commence à cheminer jusqu'à mon cerveau, mais elle reprend avec des grands gestes de la main :
- La Corne et la roue sont une horloge, qui découpent l'arène en douze quartiers. Chaque heure annonce une nouvelle horreur tandis qu'une autre prend fin. A minuit ou midi, l'orage sur ce grand arbre. Puis la pluie de sang dans le quartier juste à sa droite. Ensuite le brouillard, et les singes. Puis à 10h, la vague. Pour le reste, j'ignore ce qu'il se produit lors des sept autres heures. Mais Wiress a vu juste.
Johanna ne semble pas convaincue mais nous décidons tous de partir, au moins par précaution. Nous ramassons nos affaires, et Wiress parait soulagée que quelqu'un l'ait enfin comprise. Je l'observe boire et manger, ce qu'elle n'avait encore pas fait jusqu'alors. Beetee est encore très faible, je tente donc de le soulever et de le porter, comme Finnick avec moi. Mais il résiste.
- Mon fil, gémit-il
- Quoi ? De quoi est-ce que vous parlez ? je demande
- Mon fil, insiste-t-il.
- Oh, je sais ce qu'il veut, répond Johanna.
Elle longe la plage et ramasse un cylindre qui est couvert de sang. C'est le cylindre que Katniss à retirer de la ceinture de Beetee avant de le mettre dans l'eau. Je me souviens avoir déjà vu ce type d'arme, lors des Jeux que Beetee à gagner.
- Cette saleté de truc, continue Johanna. Une sorte de fil, ou je ne sais quoi. C'est à cause de ça qu'il s'est fait avoir. En courant le rafler à la Corne d'abondance. Je ne sais pas pourquoi il y tient. Je suppose qu'en le déroulant on peut s'en servir comme un garrot. Mais, franchement, vous imaginez Beetee en train de faire un garrot à qui que ce soit ?
- Il a remporté ses Jeux avec un morceau de fil. Grâce au piège électrique qu'il avait installé, j'explique. Pour lui, c'est une arme prodigieuse.
- Bizarre que tu n'aies pas fait le lien. On ne l'appelle pas Volts pour rien, nargue Katniss.
- C'est vrai, où avais-je la tête ? rétorque Johanna. Je devais être trop occupée à sauver tes petits copains. Pendant que toi … tu faisais quoi, au juste ? Ah oui. Tu abandonnais Mags à la mort.
Je vois le poing de Katniss se serrer sur son couteau, prête à riposter.
- Vas-y. Essaie. Je me fiche que tu sois armée, je t'arracherai la gorge à mains nues, lâche Johanna.
Ça aurait été moins effrayant si ces mots n'avaient pas été prononcés par Johanna. Au moment où je souhaite intervenir, Finnick s'interpose entre elles.
- Nous ferions peut-être bien de nous calmer un peu, tous. Tiens, Volts, ton fil, dit-il en lui posant le cylindre sur le torse. Fais attention à ne pas le brancher n'importe où.
Je porte Beetee puis je demande :
- Où va-t-on ?
- J'aimerai bien retourner à la Corne d'abondance, propose Finnick. Juste pour vérifier cette histoire d'horloge.
C'est un bon plan, malgré qu'une rencontre avec les carrières m'inquiète un peu. Je jette un regard à notre équipe, et même sans compter Beetee et Wiress, nous sommes amplement en mesure de nous défendre, avec Johanna et Finnick dans notre camp. Ça m'aide à me rassurer.
Nous empruntons donc la bande de sable la plus proche de nous qui puisse nous mener à la Corne. Plus nous approchons, plus nous nous montrons prudents, au cas où les carrières nous y attendraient. Nous n'avons rien vu bouger depuis que nous sommes sur la plage, mais ça ne coute rien d'être attentifs.
Je trouve un coin d'ombre pour poser Beetee. Il laisse ensuite le soin à Wiress de nettoyer sa bobine de fil, ce qu'elle fait sans sourciller. Alors qu'elle s'accroupit près de l'eau pour y plonger le fil, elle commence à fredonner une chanson qui ressemble à une comptine.
- Oh, non ! Pas cette chanson ! s'exclame Johanna, exaspérée. Elle l'a fredonné pendant des heures avant de se mettre à dérailler.
Wiress se redresse soudainement et pointe le doigt vers la jungle.
- Deux, dit-elle
- Elle a raison, regardez. Il est 2 heures, et le brouillard se lève, observe Katniss.
Nous tournons la tête dans la direction indiquée pour découvrir la jungle se recouvrir d'un gaz blanc.
- Réglé comme une horloge. Très astucieux de votre part d'avoir remarqué ça, Wiress, j'admets.
Elle sourit alors et s'intéresse de nouveau à sa tâche.
- Oh, c'est plus que de l'astuce, défend Beetee. C'est de l'intuition. Elle sent les choses avant qu'elles n'arrivent. Comme un canari, dans vos mines de charbon.
J'en ai effectivement entendu parler à l'école, même si je ne connais aucun mineur. Beetee semble cependant retrouver son énergie.
- Qu'est-ce que c'est, un canari ? questionne Finnick.
- Un oiseau qu'on emmène dans les mines pour donner l'alerte quand l'air devient irrespirable, répond Katniss.
- Comment fait-il ? Il meurt ? demande Johanna
- D'abord, il arrête de chanter. C'est le signal qu'il vaut mieux remballer sans trainer, explique Katniss. Mais si l'air est trop empoisonné, il meurt, oui. Comme tous ceux qui sont avec lui.
Je vois Katniss grimacer en songeant aux mines, aux canaris et à la mort de son père. A moins que cette explication ne la ramène à Gale, qui doit être en train de s'épuiser au travail, au fond d'une mine. J'essaye de repousser cette idée très loin de moi.
Nous commençons à fouiller ce qu'il reste des armes. Katniss rafle toutes les flèches encore disponibles, et Johanna ressemble à une enfant le matin de Noel. Elle sort deux haches du tas d'armes et en lance une tellement fort qu'elle se loge dans le métal de la Corne d'abondance. Je me demande si elle arrivera à l'en ressortir.
Johanna faisant parti du district Sept, celui de l'industrie forestière, je songe qu'elle doit manier la hache aussi bien que Finnick manie le trident. Aussi bien que Katniss est à l'aise avec son arc. Leur aide sera la bienvenue le plus longtemps possible, mais lorsqu'il ne restera plus qu'une poignée de concurrent, voire lorsqu'il ne restera plus que nous quatre, je ne sais pas comment je pourrais continuer à préserver Katniss. Peut-être pourrais-je feindre une rencontre inopinée avec les carrières, et laisser Finnick et Johanna devant, espérant qu'ils s'entretuent. Sinon, je devrais certainement donner ma vie pour vaincre l'un de nos deux alliés, le moment venu. Et être sûr qu'il ne lui reste plus qu'un ennemi à vaincre, voire personne du tout. Plus qu'elle et moi. Je me donnerai le coup de grâce le plus vite possible.
Je reviens à la réalité brutalement, en songeant que je n'ai pas besoin de plus d'armes que mes couteaux. Je trouve une grande feuille plate dans mes affaires personnelles et la déplie. Je l'installe sur le sol puis commence à dessiner à l'aide de la pointe de mon couteau. D'abord, un grand cercle qui prend la place de la feuille en entier, que j'identifie comme l'arène. A l'intérieur, un autre rond qui délimite la jungle et la mer. Puis, dedans, encore un dernier cercle évoquant la Corne d'abondance. Je trace les douze rayons partant du centre jusqu'aux bord. On dirait que je viens de couper des parts de gâteau. Katniss se penche au-dessus de moi pour examiner mon œuvre.
- Regarde l'orientation de la Corne, je lui suggère.
- La queue pointe en direction de 12 heures ?
- Exact, ce qui nous donne le sommet de l'horloge, je réponds.
Je note donc les chiffres entre un et douze sur chaque partie du cadran. Puis j'y inscris les premières informations :
- Entre douze et un, c'est la zone où frappe la foudre. Entre un et deux, le sang, puis à deux heures, le brouillard. Et enfin, entre trois et quatre, les singes.
- Entre dix et onze, c'est la vague, précise-t-elle.
J'inscris aussi son indication. Finnick et Johanna nous rejoignent une fois qu'ils ont trouvé toutes les armes dont ils avaient besoin.
- Avez-vous remarqué quoi que ce soit d'étrange dans les autres quartiers ? demande Katniss à Johanna et à Beetee.
- Non, répond Johanna. Nous n'avons vu que le flot de sang.
- Je vais indiquer ceux dont l'effet s'étend au-delà de la jungle, dis-je, soucieux que la carte soit le plus réaliste possible. Qu'on se souvienne de les éviter à tout prix.
Je trace de grandes diagonales au niveau de la vague et du brouillard, puis je me redresse.
- Eh bien, nous voilà quand même un peu plus avancés que ce matin, j'avoue.
Tout le monde hoche la tête en signe d'approbation, mais nous réalisons la même chose au même moment : notre canari, Wiress, a cessé de chanter.
Katniss encoche une flèche, se tourne dans la direction de Wiress, mais à sa place nous découvrons Gloss, ensanglanté, notre alliée gisante à ses pieds, la gorge tranchée. La flèche de Katniss se plante instantanément dans sa tête, tandis que Johanna envoie sa hache en plein dans le torse de Cashmere, avec la même force que tout à l'heure.
Je n'ai pas encore eu le temps de réagir que Finnick s'élance devant moi pour me protéger de ce qui me semble être un épieu, envoyé par Brutus dans ma direction. Cependant, il ne peut pas détourner le couteau d'Enobaria qui se loge dans sa cuisse. Trois coups de canon nous indiquent qu'il n'y a plus rien à espérer de Wiress, Cashmere et Gloss. Katniss s'élance à la poursuite des tributs du Deux, et je la suis de près, Finnick sur mes talons, disposé à la protéger, à nous défendre, mais ils s'enfuient trop rapidement en direction de la jungle, par l'une des bandes de sable.
C'est alors que le sol se met à trembler sous nos pieds. Je m'écrase lourdement par terre, déséquilibré, avant de m'apercevoir que le sol sous la Corne se met à tourner, de plus en plus vite, nous emportant avec lui. La jungle défile à toute vitesse derrière la mer, et je mets toutes mes forces à me maintenir sur la terre ferme. Mais ma jambe artificielle ne me fait pas un bon appui et j'ai toutes les peines du monde à résister à la force centrifuge. Je sens alors Finnick m'attraper le poignet droit lorsque mes pieds ne tiennent plus au sol.
Puis, aussi brusquement que le sol s'est mis à tourner, la rotation s'arrête et le sol retrouve toute sa stabilité. Je remercie d'un regard Finnick, trop essoufflé pour pouvoir parler. J'ai du mal à me relever tant ma tête me tourne. Ma bouche est remplie d'eau salée et de sable. Johanna et Katniss sont vivantes, dans le même état de Finnick et moi. Les trois cadavres, eux, ont roulé jusqu'à la mer.
- Où est Volts ? demande Johanna.
Nous nous remettons rapidement sur pied pour examiner des yeux la Corne d'abondance. Je ne le vois pas. Finnick le remarque au loin, dans l'eau, essayant à grand peine de flotter et plonge pour aller le chercher. En même temps, Katniss nous crie :
- Couvrez-moi.
Je la vois laisser tomber ses armes pour courir sur la bande de sable. Elle plonge dans l'eau quand l'hovercraft apparait. Sa griffe descend déjà en direction de Wiress, la même direction que prend Katniss. Je me demande un instant ce qu'elle fait. Et puis je comprends alors qu'elle essaye de récupérer le fil de Beetee que Wiress tient toujours. Elle lui ferme les yeux une seconde avant que la griffe n'emporte le corps de la tribut du Trois. Et puis l'hovercraft disparait.
Finnick est de retour avec un Beetee en vie mais sonné, assis sur le sable à cracher toute l'eau de mer accumulée dans son nez, et Katniss arrive en lui posant la bobine sur les genoux. Il a l'air rassuré d'avoir son fil, mais abattu d'avoir perdu son alliée.
Je balaye la scène du regard : tout le monde à l'air grave, chacun a perdu son partenaire de district. Ne reste plus que Katniss et moi. Elle s'avance vers moi et me prends dans ses bras. C'est un tel soulagement, de l'avoir à nouveau près de moi.
Ici, toute mon énergie est mise à contribution pour la survie. Je n'ai plus le temps d'être moi-même et de prendre en compte mes sentiments. Tout ce qui compte se ramène à se nourrir, s'abreuver, et avoir assez de force pour se défendre. Nous restons comme ça un moment avant que Johanna ne nous ramène à la réalité :
- Fichons le camp de cet ilot pourri.
Heureusement, les couteaux que j'ai glissé dans mes habits sont toujours là. Katniss a toujours le bec et la pommade coincés dans la liane accrochée à sa ceinture. La plaie à la cuisse de Finnick n'est pas profonde, si bien qu'il l'a guérie en la recouvrant de son maillot pour éponger le sang. Katniss aide Beetee à se lever, ce dernier nous assurant qu'il peut marcher si nous n'allons pas trop vite. Enfin, nous décidons de regagner la plage de 12 heures afin d'avoir quelques heures de tranquillité devant nous. Je commence à partir d'un pas certains mais Finnick et Johanna empruntent une autre direction.
- On a dit 12 heures, non ? je demande. C'est là où pointe le bout de la corne.
- Avant qu'ils nous fassent pivoter, corrige Finnick. Je me basais plutôt sur la position du soleil.
- Le soleil t'indique seulement qu'il est 4 heures, Finnick, rétorque Katniss.
- Je crois que Katniss insinue que savoir l'heure ne veut pas nécessairement dire qu'on sait la trouver sur l'horloge, lance Beetee. Ça donne simplement une vague idée de la direction. A moins de considérer qu'ils ont aussi fait pivoter le cercle extérieur de la jungle.
Avec ma vision brouillée, impossible de savoir si la jungle tournait en même temps que la Corne d'abondance.
- Donc, n'importe lequel de ces rayons peut correspondre à 12 heures, conclu Katniss d'un hochement de tête.
Un tour de la Corne nous suffit pour qu'on s'aperçoive de l'uniformité de la jungle. Chaque quartier comporte un grand arbre susceptible d'être foudroyé à 12 heures. Johanna souhaiterait se fier aux traces laissées par Brutus et Enobaria, mais quand bien même n'ont-elles pas été dévastées par le tourbillon de la Corne, aucune idée de l'heure vers laquelle ils sont partis.
- Je n'aurais pas dû mentionner cette histoire d'horloge, se désole Katniss. Maintenant, nous avons perdu même cet avantage.
- Ce n'est que temporaire, rassure Beetee. A 10 heures, la vague reviendra et nous remettra sur les rails.
« En espérant que nous ne soyons pas sur son chemin », je pense.
- Oui, ils ne peuvent pas redessiner toute l'arène, dis-je cependant.
- On s'en fiche, tranche Johanna. Il fallait bien que tu nous expliques, sinon nous n'aurions jamais levé le camp, abrutie. Allez, j'ai besoin d'eau. Quelqu'un a une préférence ?
Les manières de Johanna commence à faire baisser mon taux de patience. Cependant, par instinct de survie, je ne relève pas ses paroles.
Nous nous dirigeons vers la jungle par une bande de sable au hasard. Arrivés à l'orée des arbres, nous nous montrons prudents, examinant les traces d'une éventuelle menace. Passé cinq minutes, il faut bien que quelqu'un de nous avance et je me décide à y aller.
- Ca devrait être l'heure des singes. Et je n'en vois aucun dans les parages, dis-je. Je vais mettre un arbre en perce.
- Non, c'est mon tour, rétorque Finnick.
- Très bien, je couvre tes arrières.
- Katniss peut s'en occuper, me coupe Johanna. Il faut surtout que tu nous dessines une nouvelle carte. L'autre a été emportée par les eaux.
Elle arrache la même grande feuille plate que celle qui m'a servie pour la précédente carte et me la tend. Pourquoi ne veut-elle pas que j'aille avec Finnick dans la jungle ? Je serai totalement capable de défendre Finnick en cas d'attaque. Quand bien même elle essayerait de me séparer de Katniss pour me tuer, je suis plus fort qu'elle.
A moins qu'elle essaie simplement d'éviter de m'exposer aux dangers de la jungle. Dans quel but au juste ? Ça me parait encore bien surprenant, mais n'ai-je pas été témoins de choses bien plus étonnantes encore, depuis mon arrivée dans l'arène ? Je tente de toutes les lister.
D'abord, Finnick qui vient me secourir sur ma plaque de métal lors du bain de sang. Ça, encore, ça peut s'expliquer par le fait qu'une alliance se jouait. Puis il m'a ramené à la vie suite à ma rencontre avec le champ de force. Beaucoup moins logique. Ensuite, Mags s'est jeté dans le brouillard pour permettre à Finnick de me porter et ainsi, de nous sauver tous les trois. Après, la femme du Six a fait rempart de son corps pour me protéger de l'attaque d'un singe et y a laissé la vie. Et je n'ai pas rêvé, lorsque Finnick s'est mis devant moi pour détourner l'épieu lancé par Brutus, au risque de se prendre un couteau dans la jambe. Et pour finir, lorsque le sol s'est mis à tourner, il aurait très bien pu me laisser sombrer dans l'eau comme Beetee. Mais non. Il m'a aidé à me maintenir afin de ne pas être projeté dans la mer au risque de m'y noyer.
Encore une fois : rien n'a de sens. Et c'est contre mes plans : seule Katniss doit survivre. Je ne veux pas qu'ils laissent sa survie de côté au profit de la mienne. Enfin, jusqu'ici, elle s'en est plutôt très bien sortie. Comme toujours.
Un peu perdu, je vois que Katniss ne bronche pas et s'enfonce dans les bois à la suite de Finnick. Donc je me remets à dessiner le plan de l'arène, sans préciser cette fois la direction dans laquelle pointe la Corne. Je rajouterai cette information quand on en saura plus.
Soudain, un cri lointain nous parvient. Un cri familier, un hurlement d'horreur et de souffrance. Je ne reconnais cette voix que lorsque j'entends mon alliée hurler son prénom :
- Prim ! Prim !
