COUCOUUUUUUUUUUUUUUU
Vous imaginez même pas dans quelles circonstances j'ai écris / publié ce chapitre XD ... mais l'info importante c'est que : JE SUIS EN VACAAANCES ! * danse de la joie * et donc j'ai l'extrême ambition d'essayer de terminer mes vacances avec des chapitres d'avances ! on y croit hein ?!
Donc voilà, avec le titre vous comprenez que c'est finalement celui du bal ENFIN XD ! * comment ça j'ai crié trop fort ? *. Vous savez à peu près déjà ce qu'il va s'y passer mais c'est rigolo de garder des petits détails croustillants au chaud ... mouhhahaha.
Je vous souhaite une bonne lecture et voici le lien pour la musique de la danse entre ... Luna et Edelgard !
watch?v=0QdbeM2JWYE
La review des Reviews :
- Mijocookie : t'es un vrai distributeur de cookie sur pattes ! et un consommateur de popcorn XD * Luna a bien reçu le cookie et te remercie * . Ne t'en fais pas pour la blague d'Alois, personne se comprend ses blagues ... IL A TROUVE CA MIGNOOOOON * émue *.
- Zakamilka : Pauvre Alois XD mais en même temps, je te comprends XD Ooooooh tu voulais voir plus Dimi 3 héhéhé XD. J'espère que ce chapitre te plaira :P * compte le nombre de fois qu'elle a mis "parme" dans son chapitre *.
SOUS LES CENDRES
Chapitre 20 :
Page virevoltante
Nous avons marché jusqu'aux premières lueurs du jour, Dimitri et moi.
Allongée dans mon lit et ensevelie sous des couvertures, je repense à nos échanges, à son rire et à sa présence. Si proches, liés, c'est ce que j'ai ressenti dans ces moments passés avec lui. Lorsque l'on s'est séparés, devant la porte de ma chambre, lorsqu'il est parti vers son antre froide et sinistre, après avoir déposé sur ma joue un autre se des baisers délicats, je me suis sentie vide. Ce matin encore, inerte et décoiffée, je crois … qu'il me manque. Je veux le voir, entendre sa voix, refaire une nouvelle fois le monde avec lui. Peut-être que cette fois, le temps s'arrêtera.
Je remonte l'une des couvertures jusqu'à mon nez et ferme les yeux pour essaye de me souvenir de son odeur.
/tap tap tap/
Oh, on toque à ma porte.
- Dame Arundel ?
Arf, la réalité me rattrape. Un long soupire s'échappe de mes lèvres et je me lève en empilant encore plus les couvertures avant d'ouvrir la porte. C'est un garde, il recule d'un pas et s'ébroue en me voyant. Certes, je porte ma longue chemise de nuit en dentelles blanches, et j'ai les cheveux défaits, mais pas de quoi choquer un garde. Si ?
- Un présent est fait porté pour vous depuis Enbarr.
Il se retourne et pousse un coffre jusqu'à mes pieds puis s'en va en s'inclinant. Un présent … en provenance de la Capitale impériale … peut-être que si je le laisse ici, personne ne pensera que c'est pour moi et que quelqu'un le prendra ? Avec un peu de chance.
- Bonjour Luna ! C'est une bien gros présent que vous avez là !
Sylvain. C'est bien la première fois que je ne suis pas ravie de le voir. Et Felix non plus. Ils s'arrêtent devant la porte de ma chambre, les yeux du garçon de Gautier pétillent de curiosité. Me voici bien obligée d'ouvrir cette satanée malle. Ma chemise en soie tapisse le sol du monastère lorsque je m'abaisse et défais le verrou du coffre. Je bascule le couvercle et me saisi aussitôt de la lettre manuscrite que j'aperçois. Forte heureusement le parchemin est plié, son contenu n'est pas visible mais j'ai tout de suite reconnu la calligraphie de Volkhard.
Puis, tous les trois, nous restons silencieux devant le contenu de la malle. Une robe. Recouverte de dentelles perles, pierres, et autres richesse. Mais surtout, une robe rouge.
Ce rouge sang qui me donnait des horreurs jusqu'à peu, ce rouge impérial, ce rouge passionné. Cette couleur que je déteste.
- Luna, vous serez ravissante pour le bal.
J'attrape le tissu fin et extirpe la robe de son écrin.
- Vous ne la verrez pas au bal Sylvain, ni même jamais. Cette chose, je ne la porterai pas et s'il pense m'avoir avec un tel cadeau d'anniversaire…
Derrière mon épaule, j'entends comme un hoquet. Les sourcils froncés, Felix rougit légèrement et Sylvain a les yeux écarquillés.
- Un cadeau d'anniversaire ? Le vôtre ? Quand est-ce ?
- Aujourd'hui même …
Puis je balance la robe par terre, le coffre est un bien largement plus intéressant. Je traine du pied les pans de tissus et lorsque je relève les yeux, les deux Lions ont déjà disparu. Ils m'ont faussé compagnie ! Tsss… eh dire que j'étais pleine de bonne énergie ce matin en repensant à Dimitri, il a fallu que Volkhard se rappèle encore à ma mémoire pour me donner des maux de coeur. Je froisse sa lettre contre ma poitrine, j'ai déjà mal rien qu'en ayant vu les lettres tracées par sa main.
- Bonj… quelle est cette chose qui traine ?
La voix de Dorothea me tire de mon hésitation. Elle est en haut des escaliers, probablement à la recherche de la chambre de sa déléguée, de l'autre coté. Pourtant, elle s'avance vers moi et considère avec étonnement cette amas de tissu qui tapisse le sol.
- Ce n'est …. Rien qu'une robe.
Les pierres et les perles luisent et scintillent sous les rayons du soleil froid de cette interminable Lune des Etoiles. Dorothea et Volkhard, j'ai comme une sensation de déjà-vu, la dernière fois j'ai changé sciemment de direction malgré l'aide qu'elle pouvait m'apporter. J'avais trop peur qu'il s'en prenne à elle, il ne supporte pas qu'une femme se refuse à lui ou même, qu'elle le regarde avec autre chose que l'admiration due à son rang. Telle qu'elle est, que je l'avais déjà vu et que je la vois aujourd'hui, je sais que Dorothea n'est pas une de celle qui se jetterai au pieds du Régent contre quelques faveurs et attention. Elle était même prête à s'opposer à lui. Savait-elle au moins ce qu'elle encourrait ?
- Prenez-la.
La diva arque un sourcil puis se penche vers cette étole riche et soyeuse. Je me précipite pour l'empêcher de le faire et ramasse moi le tissu pour le lui donner.
- Vous n'êtes pas femme à vous mettre à terre pour les présents d'un homme.
Dorothea me regarde, son air est plus doux, elle me sourit tandis que je ramasse le vêtement, le replie et lui tend. Elle laisse échapper un petit rire et me tend les bars pour réceptionner le présent.
- Faites en ce que vous voulez, des torchons ou n'importe quoi d'autres ….
D'un geste de la main, je salur Dorothea et je vois bien qu'elle s'amuse de la situation et ne m'en tient pas rigueur. Par deux fois désormais j'ai étais un peu rustre avec elle, mais je me réjouis intérieurement de la voir, toujours souriante et surtout, bien en dehors du regard de Volkhard.
Une fois la porte de ma chambre refermée, je m'affale sur mon lit et mes doigts retrouvent instinctivement le chemin du parchemin écrit par le Régent. Mon coeur bat la chamade, je ne sais pas ce que je redoute le plus, son désamour ou bien … Je soupire et balance ma tête en arrière, dans la montagne de duvets et couvertures. La cire qui cachetait l'enveloppe se décolle rapidement, le sceau de l'empire n'est pas brisé tandis que je déplie le parchemin noirci par la plume délicate de Volkhard.
« Ma tendre Luna,
Comme les années ont ainsi passé. Lorsque je repense au premier jour où je t'ai vu, rien ne laissait présager que je puisse un jour devoir me languir que tu fêtes tes seize ans. Nous avons, toi et moi, tellement vécu que c'est une vie entière qu'il me semble avoir passé, avec toi à mes côtés. Tu as été mon enfant, grandissant sous mes yeux. Tu as ensuite été la jeune femme qui dansait dans ma main. Toujours étincelante, jamais je n'aurais pensé que tu puisses un jour, détourner tes yeux de moi.
Ce jour que j'ai tant attendu, tes seize ans, pardonne-moi de regretter de ne pouvoir te le souhaiter que de loin, en simple souvenir.
A l'heure où je t'écris ces mots, dans le jardin du Palais que tu aimes tant, là où tu as dansé. Là où nous nous retrouvions, sache que j'ai beau chercher, je ne lui trouve aucun attrait.
C'est la plume lourde de ton absence et l'encre vide de ta présence que je voulais te souhaiter, ma très tendre Luna, un bon anniversaire.
Il me tarde désormais de te rappeler près de moi. Car je le sais, ce lien qui nous unis ne s'éteindra pas ainsi, tu es mienne et j'attends avec envie, de pouvoir te le rappeler. Ton absence me meurtrie car il n'y a qu'à toi que je voue :
Mon attention.
Mes affections.
Tout ceci n'attend qu'un pas, le tien.
A très vite mon enfant. A très vite ma douce.
A toi.
Volkhard. »
Je tremble.
Mes yeux dévalent les mots en cascade de plus en plus vite. Jusqu'à connaitre déjà par coeur ces phrases tracées à l'encre. Puis je boue à l'intérieur. Je boue d'envie de me jeter dans ses bras. De répondre à son appel et d'accourir m'enquérir de sa peine. De la faire mienne, comme chaque chose qui le compose. Avant même le besoin de respirer, j'ai besoin de voir ses yeux, de sentir ses cheveux et son souffle contre ma peau. Ces souvenirs, ceux de cette vie à deux, ils reviennent et me perforent le crâne. Me trouent le coeur.
Chacune de ses caresse me revient en mémoire et la sensation de manque envahit mon corps. Je claque des dents et réalisant ma solitude, ce vide.
- Il faut que j'y aille. Je …
Une gifle s'abat sur ma joue. De ma propre main. J'attrape le premier flacon venu et l'explose contre le mur à côté de mon lit. Non ! Je ne dois pas céder aussi facilement. Non !
Non !
Mes jambes flageolent et très vite je me retrouve les fesses sur le sol. Le froid me réveille. J'ai décidé de ne plus accourir au premier rappel. Ni même au second ou à aucun autre. Allongée sur le sol du monastère, j'attrape une pièce dans la bourse qui traine sous mon lit et jette mon destin à pile ou face, comme Balthus joue ses dettes, ou Shamir qui joue ses cartes, je joue mon coeur.
Pile
Face.
La pièce tourne en l'air et je la plaque contre le dos de ma main. J'écarte mes doigts et … ris.
- Ainsi donc, nous verrons bien.
Puis j'essuie mes larmes et me relève pour me vêtir.
/
Personne.
Ni dans la serre, ni dans les allées du monastère. Pourtant j'ai besoin de compagnie… même la mine fermée d'Ingrid serait tel un soleil pour moi en cet instant. Ma cape de velours vert traine sur les dalles, ses pans sont élimés, il me faudra bientôt la repriser. Cela pourra bien attendre que j'ai mangé. La solitude cramponnée au ventre, je fais de mon mieux pour ne pas me répéter sans cesse les mots de Volkhard, je veux jusqu'à oublier son existence.
- Luna !
Je lève la tête et me retrouve face à des tâches de rousseurs.
- Ashe ?
Il hoche la tête et rougit en m'invitant à le suivre. A vrai dire, même sans l'intervention d'Ashe, je l'aurai remarqué cette énorme tablée bruyant. Mais je saisis la main du jeun archer qui me conduit jusqu'à une chaise vide. Ma place.
- Vous êtes une petite cachotière ! Comment se fait-il qu'il n'y ait que Dimitri qui connaisse la date de votre anniversaire ?
C'est vrai, nous avons fêté chacun des autres de la même manière, attablés tous ensemble, et pourtant je n'ai confié à personne cette fameuse date. Sans doute que je pensais ne plus être dans la classe pour cette Lune. Et pourtant me voici bien, pour la première fois depuis dix ans, à fêter cette année de vie ailleurs que sur les genoux de Volkhard… le revoilà encore. Je tape du poing sur la table et me lève, ma chaise bascule en arrière et je me mords les lèvres.
- Je suis majeure désormais ! C'est à moi de décider !
Le silence de mon assemblée est vite brisé par le rire de Sylvain et une remarque bien placée d'Ingrid. Un sourire vient se dessiner sur mes lèvres lorsque je croise le regard parme de la déléguée des aigles de jais. Elle est loin, accompagnée d'Hubert l'éternel et pourtant j'ai l'impression d'entendre les mots que ses lèvres fines prononcent. C'est un souffle, la plus petite des incantation, mais elle me parvient. Mon sourire s'agrandit et Edelgard s'est retournée avant que je ne puisse lui répondre.
Mais cela ne fait qu'attendre.
Je me rassieds avec les Lions et savoure chacune des bouchées, des phrase, regards et rires échangés avec eux. Je me nourris de leurs visages et m'abreuve de leurs voix. Et, puis, plus pur entre tous les tourments qui l'agitent, le regard de Dimitri se pose sur moi. Comme à son habitude, il est à l'extrémité de la table des Lions tandis que je suis entre Annette et Mercedes. L'espace de quelques secondes, c'est comme si le temps ne fait que nous effleurer. Ses yeux balayent des kilos de poids sur mon coeur, pour ne me laisser que l'attraction de sa présence. Je réalise seulement à quel point il est devenu mon astre lunaire, celui qui règne en silence dans les noirceurs de mon coeur.
Une lune azurée.
- C'était une idée de Sylvain, sachez-le.
C'est l'odeur de Felix qui me tire des yeux de Dimitri, puis le contact du métal froid et lourd. Immédiatement je baisse les yeux pour réaliser que je tiens…
- Une faucille ?
Mercedes est à la fois gênée et amusée. Ashe prend le temps de passer en revue l'arme lourde et Dedue l'empêche juste à temps de se blesser avec la lame très aiguisée.
- Il ne faudra pas la laisser trainer n'importe ou !
Le rire d'Annette m'arrache la première larme. Et leur voeux collectif appelle les autres. Mon regard glisse sur chacun d'entre eux et je peux dire que j'ai désormais, les mains et le coeur plein.
- Allons nous entrainer !
Felix est déjà debout et bientôt l'intégralité de la classe l'est également.
- Je vous rejoins !
Pas le temps de leur dire quoi que ce soit que j'ai déjà quitté le réfectoire et me suis élancé vers les dortoirs. Les gens se décalent, il faut dire qu'une fille qui court armée d'une faucille, ce n'est pas la rencontre la plus rassurante. Je fais fis de leurs remarques et continue ma route jusqu'en haut des escaliers. Je veux brûler cette lettre, pour ne plus jamais relire ces mots.
Devant ma porte, mes bottes butent devant un petit paquet.
Je m'abaisse pour le ramasser et découvre que c'est un pochon contenant des beignets sucrés. La petite poudre blanche se répand dans l'air et se dépose sur mes mains. Il n'y a qu'une seule personne ici qui pourrait avoir déposé ces délices de cette manière.
Mes pas me guident jusque devant la porte de sa chambre même si je sais qu'elle n'y est pas.
En sera-t-il toujours ainsi entre nous désormais ? Des rendez-vous manqués et de simples murmures esseulés par le vent ? J'ai renoncé à être son adversaire, mais je ne l'ai pas fait pour me défaire d'elle. Dans ma main, la poigne autour des beignets sucrés se resserre et je trépigne à ne pas savoir quoi faire. Cela m'étonnerait fortement qu'elle apprécie que j'attende devant sa porte, et de toute manière, ce cher Hubert me flanquerait à la niche en moins de temps qu'il en faudrait à Ferdinand pour épeler son nom…
Soudain, derrière moi, j'entends le bruit de ses talons qui gravissent les marches. Je me mords la lèvre et m'ordonne intérieurement d'ordonner mes pensées, je déteste avoir l'air bête face à elle. Son parfum envahit le couloir avant même que j'aperçoive ses premières mèches blanches. Chacun de ses aspect éveille des myriades de souvenirs qui m'ont longtemps bloqué la vue. Désormais je fais de mon mieux pour la voir et il me semble que ses traits sont tirés. Malgré ses épaules inébranlables, je devine des cernes sous ses yeux. Mais pas autant qu'Hubert, toujours collé à ses basques.
- Vous me cherchiez Luna.
Sa voix la rend réelle et me fait sursauter.
- Euh ? Vous chercher … Oui !
Par réflexe, je glisse le pochons de douceurs sucrées dans mon dos et agrippe ma faucille sous le regard glacé d'Hubert.
- C'est un peu tard mais … je n'ai pas eu l'occasion de vous offrir un présent pour votre anniversaire.
Elle croise les bras et arque un sourcils.
- En quoi est-ce dérangeant Luna, il n'est pas dans nos habitudes de nous faire des cadeaux.
Je serre les doigts sur les beignets et j'ai vraiment l'étrange sensation d'avoir en face de moi l'Aigle aux deux visages. Je sais pourtant, que c'est elle qui m'a déposé ces beignets. Ou plutôt, c'est Edelgard qui l'a fait, tandis que j'ai en face de moi, la future impératrice et son laquais sinistre.
- Certes, mais je souhaiterai y remédier. Si vous me l'accordez, Edelgard, je souhaiterai vous offrir une danse durant le bal.
Elle décroise ses bras et je sais pertinemment à quoi elle pense. Danser, je ne le faisais que pour un homme. Jamais de toutes ces fêtes, nous n'avons dansé elle et moi. Je resserre encore plus la main sur le manche de ma faucille et suis cramponnée à ses lèvres.
- Si cela vous amuse …
Edelgard balaye sa chevelure d'un revers de la main et lorsqu'elle me dépasse, je vois ses lèvres s'étirer en un sourire.
Cela semble vous amuser aussi.
/
Le bal …
Je savais qu'il arrivait, je le savais. Mais il est peut-être venu plus vite que ce que je pensais. Plus vite que mes doigts on pu coudre mon jupon. Il faudrait que je puisse apprendre à animer les objets pour qu'ils travaillent à ma place. Coudre les gants de Dimitri m'a fait perdre du temps sur ma robe. Tant pis, dans tous les cas elle sera portable et surtout, elle sera à mes couleurs. Pas de rouge voyant, mais un vert tendre et chaud. J'ai brodé le tissu épais sur l'un de mes corsets en utilisant les fils d'or que j'ai récupéré sur d'autres robes que je ne porterai plus.
Je lasse le noeuds des cordons dans mon dos et et réajuste ma petite poitrine pour qu'elle soit à son aise du mieux possible, engoncée dans le tissu tiré. Ce corset est serré, je l'ai choisi ainsi pour qu'il marque les faibles formes de mon corps et me donne de l'allure, du mieux possible. Je réajuste le bas de la robe et fait en sorte de cacher l'un des jupons inachevé. Le mouvement est joli, large et lent. Alourdie par le velours vert, cette robe danse avec moi.
J'ai nettoyé mes bottes à talons avant de les chausser, mis des perles à mes oreilles et un peu de fard gris à mes yeux. Le plus délicat est de parvenir à rougir mes lèvres convenablement. Je trempe le pinceau fin dans l'huile pigmentée et dessine les contours de ma bouche charnue, comme si je les avais trempé dans le sang chaud d'une proie, de celle que j'étais.
Me voici prête, j'ai noué en chignon mes cheveux non sans mal, à cause des boucles, il ne me reste plus qu'à attraper une épais veston blanc pour traverser le monastère.
/ toc toc /
Tient ? Il me semblait que la majorité des étudiants étaient déjà au bal. J'attrape la clenche et ouvre la porte. Pour découvrir Dimitri en tenue d'apparat. Le pantalon noir court sur ses longues jambes, il m'a l'air encore plus grand, plus élancé. Les cheveux légèrement gominés en arrière, le bleu de ses yeux ressort encore plus. Il porte sa cape, noué avec la broche des Lions qu'il porte sur sa poitrine et les main gantées du cuir que je lui ai offert. Dans ses mains, un petit pochon de soie violette.
J'ai pris le temps de le détailler cette vision me ravie. Je le trouve si beau. Ses joues qui rougissent lorsque ses yeux se posent sur moi, pleins de pudeur mais dont le désir débordant me comble de joie. Il s'ébroue et passe ses mains dans ses cheveux, oubliant qu'il est coiffé et se ravisant aussitôt.
- Tu … tu es ravissante.
J'accepte poliment le compliment et m'incline en laissant au passage, mes yeux lui dévoiler les torrents de sentiments qui m'assaillent.
- Et toi tu es très beau ce soir.
Le fard déjà bien entamé est à présent complet. Il est rouge jusqu'aux oreilles et je me mords la langue pour ne pas en rire. Non pas par moquerie, mais parce qu'il est un Prince, un monstre, si adorable.
- Hum … je … je n'ai pas eu l'occasion de te le donner pour le bon jour, il y avait …Voici pour toi Luna.
Il y avait ? Je saisis le petit pochon et défais les lanières. A l'intérieur, je trouve un ruban de dentelle et de satin bleu. Le tissu soyeux glisse sur ma peau et me rappelle la douceur de la sienne.
- J'ai entendu que certaines dames en nouaient dans leurs chevelures. Je ne savais pas quelle couleur choisir alors je comprendrais s'il ne te plaisait pas.
Il a déjà fait un pas en arrière avant que j'ai pu dire quoique ce soit mais je l'attrape par le bras avant qu'il s'en aille pour de bon.
- ça risque d'être compliqué pour moi de le nouer dans mon chignon… est-ce que tu veux bien m'aider ?
Je le vois déglutir et hésiter. Les choses fragiles sont sa hantise, mais justement. Sans être brusque, je noue mes doigts dans les siens et l'attire à l'intérieur de ma chambre. Je dépose ma veste sur mon bureau et délasse le ruban bleu. Le satin coulisse dans mes cheveux et fait plusieurs tours avant que Dimitri fasse le noeud. J'enfonce alors une épingle ornée d'une perle et les franges du ruban tombent et caressent mes épaules nues. A chaque fois que je bouge la tête, c'est comme si c'étaient ses doigts que je sentais sur ma peau.
Il pousse un profond soupire de soulagement et je laisse échapper un petit rire.
- Tu vois, je ne suis pas fragile.
Dimitri arque un sourcil, un peu gêné puis il prend ma main dans les siennes.
- Non, c'est le moins que l'on puisse dire.
Grâce à mes talons, je n'ai qu'à tendre le cou pour que mes lèvres carmin effleurent sa mâchoire. Je remonte jusqu'au lobe de son oreille et frotte doucement mon nez contre sa joue.
- Allons danser.
Dimitri hoche la tête et dépose ma main sur son bras en nouant ses doigts dans les miens. Je réajuste mon jupon et nous partons tous les deux en direction de la salle de bal. Il y a de l'effervescence, de l'agitation et de la joie qui court partout dans le monastère. Des frou-frous, des dentelles et des couleurs pétillent dans les couloirs de pierres d'ordinaire arpentés par les religieux.
Nous arrivons devant les portes et déjà la musique résonne et chante. Les tables ont été poussées pour laisser les étudiants danser à leur guise. Dimitri et moi prenons un instant pour admirer le travail de décoration qui a été fait. Certains couples dansent déjà lorsque Dimitri se penche pour me glisser à l'oreille.
- Il y a une règle ce soir, sans doute la connais-tu mais nous n'avons le droit que de danser une seule fois avec le même partenaire.
J'hoche la tête et m'apprête à lui répondre mais on me saisit la main.
- Luna ! Vous êtes parfaitement adorable !
Lui aussi en habits d'apparat, Sylvain baise ma main avec toute la courtoisie de son rang. C'est amusant car à force de batailles, j'en avais oublié leur noblesse à tous.
- Dimitri, permettez que je vous ravisse cette jeune femme !?
Son clin d'oeil m'amuse et je sens ma langue glisser surs mes crocs. Dimitri ne perd pas une miette du sourire en coin de Sylvain et je sens son regard glisser le long de mon dos lorsque nos mains se séparent tout doucement et que je m'en vais.
La musique entrainante fait sonner des accords de valse rapide. Sylvain dépose sa main sur ma taille tandis que j'attrape ses épaules.
- Je ne mentais pas tout à l'heure, Luna vous êtes ravisante. Cette robe vous sied, et, je n'osais pas le dire, mais je vous préfère en vert plutôt qu'en rouge.
J'éclate de rire et me laisse entrainer avec plus d'ardeur dans cette valse virevoltante que les musiciens nous offrent.
- Vous n'êtes pas mal non plus Sylvain, à en croire le regard courroucé de Felix, il y a quelque chose en vous qu'il voudrait croquer.
C'est au tour du garçon de Gautier de rire, sans pour autant démentir quoi que ce soit. Au contraire, il m'attire encore plus près de lui. Ses yeux dardent des éclairs à chaque fois qu'ils croisent ceux du bretteur. A chaque tour, il me tient avec plus d'intensité. Dans ce sinistre monastère, les garçons ne peuvent pas danser entre eux. Si cela ne tenait qu'à moi, j'accepterai volontiers à tango à trois.
Puis il se penche à mon oreille et ouvre un peu plus sa paume sur ma taille.
- Et faites attention, vous êtes si désirable, le Lion risquerait de vouloir vous croquer.
J'ai senti le foudroiement azuré et le courroux de Dimitri lorsque Sylvain a délibérément posé son menton dans mes cheveux. Croquée par le Lion ? Quelle idée amusante. Alléchante, même.
La musique s'arrête et nous nous quittons Sylvain et moi. Qui de nous deux croquera ou sera croqué ? Je me le demande, j'ai hâte de le savoir.
En parlant de croquer.
Le jeune Ashe et ses adorables tâches de rousseurs oscille, perdu pour aller rejoindre un groupe dans lequel je devine la crinière de la Sauvage. Elle s'est vêtue, enfin, plus qu'à l'ordinaire. Ses cheveux noués ressemble beaucoup à ceux de l'autre brigiliènne. Je la préfère ébouriffée et prête à me tuer.
La musique s'est un peu adoucie et les élèves peuplent les buffets. Je cherche Edelgard parmi la foule et me demande ce qu'elle pourrait bien porter ce soir. Son uniforme ? Cela ne m'étonnerait guère, il est si rare de la voir arborer autre chose que sa cape rouge. Après tout, de quoi aurait-elle besoin d'autre ? Son nom et son regard suffisent à habiller sa fierté. Depuis toujours, lors des bals, elle n'arbore pas les tenues les plus voyantes. Peu importe où elle se trouve, tout le monde la voit. Ce qui n'était évidement pas mon cas, il m'a toujours fallu lutter pour ne pas être un flot dans la marée de ses suivants.
L'Aigle est là.
Je n'ai pas eu à porter mon regard sur toute la salle pour la trouver, je sais presque toujours où elle se trouve. Réflexe de chasse sans doute. Mes doigts se crispent les uns dans les autres et mon coeur tambourine dans ma poitrine. Et si elle refusait ? La mélodie reprend et j'hésite à la rejoindre. Pour une fois qu'elle est seule, que son ombre sinistre lui laisse un peu de répit. Ce serait le moment parfait, d'ailleurs, une des mèches de son chignon va se défaire.
Je tends la main et rencontre le coude de Byleth.
Il me faut bien une seconde pour réaliser qu'il danse… qui plus est avec Riegan ! Je n'aurais pas parié un écu sur ce duo, mais ils s'élancent à deux sur la piste au plus grand mépris de l'interdit. Des murmures se soulèvent dans l'assemblée et j'en viens à pouffer de rire. Moquons-nous donc des règles et des craintes.
Je me retourne et attrape le premier bras que je rencontre.
- Ferdinand Von Aegir.
La Déesse et son sadisme légendaire. Il m'avait semblé que le fils Aegir avait un certain attrait pour la danse, cela se confirme puisqu'il ne résiste pas à la mélodie et ma main tendue. Nous entrons sur la piste et faisons claquer nos talons. Oui, il connait donc les danses de l'Empire et même si la mélodie n'est pas tout à fait d'Enbarr, les tonalités nous font chavirer comme si nous étions dans l'Empire.
Il est agile, rapide et souple même si sa main ne fait que m'effleurer au son des cors et des cuivres. Mon jupon claque contre son pantalon et sa main tourbillonne autour de ma tête. L'espace d'une seconde je réalise et j'attrape son poignet avant que ses doigts ne tirent sur mon ruban.
La situation bascule au moins autant que moi lorsque mon talon ripe et glisse sur le parquet. Ferdinand me rattrape à la hâte et saisi ma taille pour bloquer ma chute avec son corps. Le bras tendu et les agrippés à son poignet, ma tête bascule en arrière et mes épaules se renversent.
C'est alors que j'entends un « crac ». J'ai d'abord pensé qu'il s'agissait de l'une de mes vertèbres, mais il me semble que c'est davantage le pauvre gobelet broyé dans la paume de Dimitri. Les convives nous regardent tandis que Ferdinand me redresse doucement contre lui. Mon regard langoureux laisse sous mes cils une trainée opaline. Les mâchoires de Dimitri se serrent et sa poitrine se soulève lorsque la mienne retrouve le corps de Ferdinand.
La musique s'arrêtent et les instruments se taisent.
- Il semblerait que le parquet ait été un peu trop lustré, faites attention à vos pas.
J'accepte poliment la bienveillance du fils Aegir et quitte la piste pour me désaltérer.
Des jeunes filles viennent m'accoster et discuter chiffon. Je ne suis pas dupe et j'ai reconnu chacun d'entre elles, celles qui lorgnaient sur le Prince en ville. J'écoute leurs jacassements sans chercher à comprendre et profite à la place de voir Ashe et Caspar prendre place sur la piste déserte. Il semblerait que ce cher combattant ait décider de briser les codes ce soir. Un entrain que je lui reconnais bien le pousse à tenir fermement le corps du jeune Ashe et de le guider au son d'une mélodie silencieuse qu'eux seuls apprennent.
Plusieurs musiques ont résonné dans la salle de bal et j'ai même pu voir danser la Sauvage en compagnie de Ferdinand. Qu'elle se ne fatigue pas trop, de ce que j'ai pu comprendre, il y aura une série de musiques indigènes, j'ai hâte de voir ça. D'ailleurs, il me semble que les musiciens changent à nouveau. Les cuivres du Royaume sont enlevés et je reconnais immédiatement les violons de l'Empire. Je dépose mon gobelet sur l'une des tables du buffet pour traverser la foule et m'en aller rejoindre Edelgard. J'évite des coudes et des talons balancés et veille à ne pas achever mon jupon. Il me reste au moins une danse encore à mener !
Le nez au-dessus des beignets, Edelgard discute avec la Sauvage et très franchement j'hésite à lui coller une droite, ça me déstresserait de devoir inviter ma cousine à danser. Mais je me retiens, la musique impériale a déjà commencé et je récite les pas dans ma tête.
- Bonsoir, chère cousine.
Il m'a fallut la force des tambours pour me planter devant elle de la sorte. Je fais fis des yeux scrutateurs de la Sauvage pour ne donner d'attention qu'à Edelgard. Elle me salut, c'est déjà ça. Peut-être qu'elle a oublié ma proposition ? Oh, voyons Luna, il ne faut jamais la sous-estimer. Je me reprends et lui souris avant de lui tendre la main.
- M'accorderiez-vous cette danse ?
« Avez-vous perdu la raison », c'est ce qu'elle m'aurait répondu d'ordinaire, et comment lui en vouloir ? Je ne me suis pas illustré par de la bienveillance auprès d'elle. Qu'elle refuse, je n'en prendrai pas ombrage.
- Avec plaisir.
Je sursaute presque en sentant le tissu fin de son gant plonger dans ma main. C'est à peine si j'ai la force de la serrer dans la mienne et de l'attirer dans le cercle de danse. La musique impériale tonne encore, ces accords pionniers, des conquérants. Pas de valse sur les tambours, à ce rythme il faut taper des talons. L'une face à l'autre, nous attrapons les pans de nos jupons d'une main tandis que nos paumes se retrouvent. Nous avançons et reculons au rythme des tambours.
- Je ne pensais pas que vous accepteriez.
Ses yeux parmes ne vacillent pas même si ses lèvres s'étirent en un sourire.
- Pour tout vous dire, moi non plus.
Evidemment. Je ris, fort et clair.
- Sur ce point Edelgard, je ne peux pas vous en vouloir.
La mélodie s'accélère et nous tournons l'une contre l'autre pour changer de mains. C'est étrange d'être si proche d'elle et de n'avoir ni arme à la main, ni envie de la tuer.
- Il vous reste un peu de sucre sur la joue.
Elle arque un sourcil et je comprends que ma feinte ne prend pas. Edelgard me connait sans doute trop, elle sait déjà quand je mens avant même que les mots ne sortent de ma bouche. Son esprit à elle est plus nébuleux, il est si rare de savoir ce qu'elle pense.
- Je me demande quel goût ces beignets doivent avoir pour vous plaire autant.
Edelgard s'éloigne, puis revient vers moi.
- Vous ne les avez pas mangé ?
- Non, c'est votre cadeau. Si je les mange, ils vont disparaitre.
Ses yeux parmes battent des cils et elle manque un temps avant de se rattraper aussitôt. Sa main saisi un peu plus la mienne et nous tournons à nouveau.
- Vous devriez les manger, il vont pourrir si vous ne le faites pas.
Je baisse les yeux et termine de compter les temps.
- Sans doute.
Encore deux portées et le rythme va changer. Du coin de l'oeil je vois les archers des violons se lever. Alors j'attrape la main d'Edelgard et la dépose dans le creux de mon dos avant de déposer mes doigts sur son épaule. Elle se fige et je lui tend mon autre main.
- Je vous laisse mon guider ce soir.
Le voici mon présent.
L'éclat des violons retentit et la poussée mélodique noue nos mains. Elle n'attend pas une seconde, elle qui est née pour diriger, et prend le commandement de cette danse. Je marche à son rythme, fais de son pas le mien et me confonds dans ses mouvements. Jamais encore je ne l'avais laissé me maîtriser, c'était mon ambition ce soir. Voir ce que cela aurait pu donner, nous deux au même tempo, à sa cadence. Elle me fait tournoyer et j'accompagne chacun de ses mouvements. Nos esprits se disputent et pourtant nos corps se connaissent, pour s'être tant affrontés. Si j'appuie trop à gauche, c'est parce qu'elle oublie sa droite.
La musique diminue et pourtant elle ne lâche pas ma main. L'avez-vous vu vous aussi ? Ce que nos vie auraient pu être, si nos rêves étaient sur la même mesure ?
Les violons de l'Empire se sont tus à présent. La réalité reprend sa place tout comme l'espace qu'il y a entre nous. Mais juste avant que nos rôles ne nous rattrapent, je m'avance et réajuste une mèche dans son chignon. Elle ne vacille pas et a déjà repris sa stature impériale. Quant à moi, je m'en vais au son de la fugue qui s'élève et me dirige vers les balcons.
/
Dehors, l'air frais empli mes poumons. J'ai marché sans but particulier après m'être faite bousculer par un individu en capuche, me voici à présent près d'une tour. C'est amusant, il me semble qu'il s'agit de la « Tour de la Déesse », cette sadique céleste ne cesse de jouer avec moi. La Légende raconte qu'il faut y être à deux pour vivre un amour éternel. Je m'y dirige seule et me…
- Tu es là.
Je plaque mes mains sur mes lèvres en reconnaissant la silhouette de Byleth. Il est de profil, dans l'embrasure de l'ouverture et simplement éclairé par les rayons de la lune, mais je le reconnais. Son bras se tend et, en face, une autre apparait. Leurs doigts se frôlent et très vite s'agrippent. Byleth le saisi et l'attire contre lui. L'individu qui apparait est celui qui m'a bousculé juste avant. Sa capuche tombe sous l'impact de son corps sur celui de Byleth.
Ma gorge se serre et mes jambes vacillent lorsque je découvre la chevelure crème de Jeritza. Il ne porte pas son masque mais son visage se dérobe à mes yeux lorsqu'il effondre ses lèvres sur celles de mon professeur. Mes professeurs.
Ils s'embrassent et se disent « je t'aime » de tant de manières que mon coeur vibre de ce déferlement de sentiments. Ils s'attirent, se repoussent et s'agrippent avec encore plus d'ardeur. Comme s'ils pouvaient mourir, dans la seconde. Comme si leurs vies n'avaient de saveur que sous les impacts de l'autre.
Je sais que je suis de trop, mais je ne parviens pas à détourner mes yeux. Et si quelqu'un les voyait ? Et si quelqu'un s'en prenait à Jeritza ? Ou à Byleth ?
Pourtant, vu l'appétit de l'ancien mercenaire, je vais très vite être véritablement une voyeuse si je persiste à vouloir rester plantée là…
Les mains toujours vissées sur les lèvres et les joues bouillantes, je fais au mieux pour les quitter dans le silence. Je ramperai s'il le fallait, tant qu'ils peuvent se consumer en toute impunité. Ce n'est qu'une fois près de l'étang que je peux souffler. Par toutes les chaussettes de la Déesse ! Mon visage est en ébullition et je parierai que non maquillage est en train de fondre. Quelle vision !
Leur relation est si intense ! Oh là … c'est bien trop dangereux pour le feu qui circule déjà dans mon corps.
Je pousse machinalement les portes du terrain d'entrainement et m'en vais m'asseoir sur les marches en riant. Byleth est peut-être un taiseux, mais il sait s'exprimer autrement ! L'or à mes oreilles à déjà dû fondre tellement j'ai rougis.
- Hahahah !
Il est plus que certain que la Tour de la Déesse penchera demain.
- Qu'est-ce qui te fais rire ainsi ?
Oh, décidément, la Déesse s'amuse de moi.
Les portes du terrain se referment et je ne saurai dire qui de Dimitri ou de moi à ce soir, le plus le feu au corps.
