Voici LA rencontre avec les parents ! Comment va s'en sortir Callen ? Ce chapitre a nourri une partie de mes interrogations sur le physique de la jeune femme. Au niveau vestimentaire en tout cas, elle me parait être un pur produit de la mode londonienne dans le meilleur sens du terme bien évidemment. Je l'imagine également plutôt brune et légèrement typée hispanique. J'adore l'élégance à l'anglaise. Encore une fois vu le peu de détails apportés par l'auteur original, chacun peut penser ce qu'il veut. Le point de vu dominant de ce chapitre sera celui d'Alistair Barrow. Encore un peu de patience pour la révélation à Sam, cela devrait arriver bientôt enfin.
Merci aux lectrices/lecteurs et pour les reviews.
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Alistair vit le couple arriver à travers la fenêtre. Ils avaient arrangé une rencontre dans un restaurant appelé Harry. C'était l'un des endroits préférés de Deja pour déjeuner et également un terrain neutre. L'homme avec qui sa fille se trouvait se tourna, lui fit remonter le menton pour pouvoir ajuster sa cravate. En observant l'homme Alistair constata des cheveux court, une barbe de trois jours, que le père de famille n'était pas sûr d'apprécier. Sa fille était comme à son habitude habillée impeccablement, très calme, le portrait craché de sa mère. Le sourire de la jeune femme était affectueux et elle semblait totalement à l'aise et lançait des regards fréquents à l'homme qui l'accompagnait. De toute évidence, elle essayait de le mettre à l'aise. Le père de famille n'avait pas vu ce regard sur le visage de sa fille depuis longtemps.
L'homme lui rendis un sourire affectueux en l'embrassant sur le front. C'est à ce moment là qu'Alistair nota la présence d'une attelle sur le bras de l'homme. Il y avait peut-être une bonne raison pour cette barbe de trois jours. Sa fille lissa de la paume de sa main la veste de l'homme, son visage sévère mais les yeux rieurs. Elle semblait heureuse. Peut être avait elle raison sur cette demande de conserver un esprit ouvert.
A ses côtés, Maria prit la manche de son mari « Tu as vu à quel point elle est à l'aise ? »
« Oui j'ai vu ça. »
Maria lui tapota le bras « Sois gentil chéri. Cet homme est peut-être la meilleure chose qu'il lui soit arrivé depuis longtemps. »
Alistair n'était pas totalement convaincu. Mais il lui donnerait une chance. Même avec un bras en écharpe, l'homme trouva le moyen d'ouvrir la porte pour laisser passer sa fille, et elle le précéda dans le restaurant. Ses yeux survolèrent les clients jusqu'à trouver ses parents. Prenant la main de l'homme, elle l'emmena en direction de la table où ils se trouvaient. Son regard montrait un homme légèrement sur ses gardes, mais il se tenait droit et regardait le père de famille droit dans les yeux. C'était plutôt bon signe. Alistair se leva alors que Deja faisait les présentations. « Papa, Maman, voici Grisha. Grisha je présente Alistair et Maria Barrow, mes parents. »
« Je suis désolé de vous présenter ma main gauche Monsieur, mais comme vous pouvez le constater, la droite n'est pas opérationnelle pour le moment. Je suis enchanté de vous rencontrer. »
Alistair serra la main tendue du chef d'équipe. « Pas de problème. Vous avez eu un accident ? »
« Oui un accident de voiture sans gravit&. Je me suis fracturé l'épaule. Si tout se passe bien je devrais pouvoir être libéré de cette attelle la semaine prochaine. » en serrant la main de Maria, il sourit « C'est un plaisir de vous rencontrer tous les deux. Deja m'a beaucoup parlé de vous. »
Ils prirent place autour de la table et Alistair commanda du vin. Prudemment, Grisha leva l'écharpe qui maintenait son attelle au dessus de sa tête pour libérer son épaule. « Vous avez fait bon voyage ? Deja m'a dit que vous séjourniez au Bel-Air. »
Maria lui raconta alors leur voyage dans les moindres détails. Il écouta attentivement le récit, les yeux fixés sur la mère de famille et avec une posture assez peu détendue. Deja manœuvra sa chaise pour se rapprocher un peu de son compagnon. Alistair se demanda si cette action résultait d'un acte délibéré ou si la jeune femme avait fait ce geste sans s'en rendre compte. Le couple semblait en totale harmonie l'un avec l'autre.
Le diner arriva sur la table et les parents demandèrent alors la profession de Grisha et se renseignèrent sur son passé. Deja et lui avaient convenu ensemble de ce qu'il devrait dire sur le sujet de sa profession avant de quitter la maison. Cependant en ce qui concerne son enfance la question était plus délicate. Il leur parla donc des foyers d'accueil et des différentes positions qu'il avait occupé avant de véritablement trouver sa voie. Alistair écouta attentivement les explications de l'homme et fut impressionnée. L'homme s'était construit de lui-même. Tout le monde n'avait pas un tel talent. En observant le regard que sa fille portait sur son compagnon, il comprit qu'elle aimait encore plus pour cette facette de sa personnalité.
Après le diner, Maria proposa une petite promenade sur la plage. Elle resta en arrière avec sa fille en laissant les deux hommes devant.
« Laisse les se débrouiller tout seuls, querida. »
Deja suivit du regard Grisha légèrement inquiète. Elle attrapa et serra la main de sa mère pour se rassurer. « Alors tu en penses quoi ? »
Maria sourit largement « Il n'a rien à voir avec Kevin. Je peux le sentir. » Maria avait remarqué la nervosité du compagnon de sa fille mais elle avait également ressenti une grande beauté et une gentillesse incomparable. Chaque geste, sourire ou regard que l'homme lui portait était imprégné d'amour et d'affection. Sa façon de se comporter avec sa fille, rassura la mère de famille plus qu'elle n'aurait cru.
« Oh si tu savais comme c'est le cas Mamam. Il est tellement merveilleux. »
Voir sa fille unique éperdument amoureuse faisait chaud au cœur à la mère de famille. Le sourire sur le visage de sa fille disait à Maria tout ce dont elle avait besoin de savoir. Maintenant qu'elle avait pu rencontrer cet homme, elle était encore plus convaincue qu'il était la personne idéale pour sa fille. Cependant elle connaissait son mari, et celui-ci ne serait pas convaincu aussi facilement. Il fallait plus qu'une simple intuition.
Quelques mètres devant elle, Grisha et Alistair marchaient côte à côte. Grisha leva son regard vers l'homme. « Vous avez d'autres questions à me poser ? personnellement je sais que j'en aurais des millions pour la personne qui serait avec ma fille. Surtout si vous deviez d'apprendre son existence. »
Alistair respira profondément. « Vous a-t-elle parlé de son ex-mari ? »
« Oui, Monsieur » son visage se durcit à la mention de l'homme en question. « Je n'avais qu'une envie à ce moment-là, c'était d'aller demander au département qui s'occupe des recherches dans mon entreprises d'aller me le trouver afin que je puisse lui faire passer l'envie de faire du mal à une femme. »
Cette réaction fit sourire le père de sa famille. « J'espère que vous n'avez pas fait ça. »
« Non, Monsieur. D'autant plus qu'avec mon bras en écharpe je n'aurais pas vraiment été d'une grande utilité. Elle avait besoin de moi en un seul morceau pour que je puisse écouter toute son histoire. »
Encore un bon point pour le chef d'équipe pensa Alistair. Les réactions de l'homme qui se trouvait à côté de lui étaient admirables. « Qu'en est il de votre famille Grisha ? Nous avons évoqué le fait que vous êtes passé par des foyers d'accueil, mais qu'est-il arrivé à votre famille biologique ? »
Le silence que lui opposa Grisha lui fit penser que l'homme ne répondrait pas à cette question, mais l'agent sénior finit par se lancer.
« Mon père vit en Russie. Ma mère et ma sœur sont malheureusement décédées lorsque j'étais enfant, et mon père n'a jamais fait partie du paysage de ma vie pour des raisons que j'ignore encore aujourd'hui. » il fit une pause dans son explication avant de poursuivre. « Mais depuis plusieurs décennies maintenant, j'ai réussi à me forger une figure maternelle en la personne d'Hetty. Elle est petite mais féroce. Elle m'a pris sous son aile alors que je n'étais qu'un adolescent. Il y a également l'équipe avec laquelle je travaille et aujourd'hui ce sont ces personnes que je considère comme ma famille. »
« Alors vous n'êtes pas complètement seul au monde, de ce que je comprends. »
Il laissa échapper un petit rire. « Non pas complètement. De plus Dee s'assure que je ne ferme pas la porte à tout le monde, donc cela ne risque pas d'arriver. »
Alistair reconnaissait ce trait de caractère hérité directement de sa femme. « Elle tient cela de Maria. »
« Elles se ressemblent beaucoup. »
« Je vous le confirme. A la fois physiquement et sur leurs caractères. Deja tient beaucoup de sa mère et de ma mère. » après un court silence Alistair reprit la parole. « Ne le prenez pas mal, Grisha… » commença il en essayant de mettre de l'ordre dans ses idées, « Pouvez vous me donner plus de précisions sur la profession que vous occupez ? J'ai le sentiment que vous avez omis certains détails pouvant avoir leur importance. »
Se mordant la lèvre Grisha acquiesça à cette affirmation. « Je ne peux malheureusement pas vous en dire plus Monsieur Barrow. Même si j'aimerais pouvoir vous donner plus de détails, je peux juste vous dire que c'est classé secret défense. Je ne peux même pas parler de certains détails à Dee. C'est un travail qui peut parfois s'avérer dangereux, mais qui permet à beaucoup de gens de rester en sécurité, dont votre fille. »
« Est-ce ce travail vous permettra de subvenir à vos besoins, ceux de ma fille ainsi que ceux de potentiels enfants à venir ? »
« Oui Monsieur. Bien sûr ce ne sera pas au même niveau que vous, mais je peux vous assurer que nous aurons tout ce dont nous pourrions avoir besoin. C'est une de mes priorités. »
« Bien. » Répondit Alistair en joignant ses mains dans son dos alors qu'ils continuaient leur promenade. « Aimez-vous ma fille ? »
« Oui Monsieur. »
« Avez-vous l'intention de l'épouser ? »
Cette simple éventualité fit sourire le chef d'équipe « Si elle veut bien de moi rien ne me ferait plus plaisir. »
Les femmes les avaient rejoints. Maria posa sa main sur celle de son mari. « As-tu fini d'interroger le pauvre homme ? » dit elle en regardant Grisha. « J'espère qu'il ne vous a pas trop embêté ? »
« Je suis sûre que j'aurais les mêmes questions à poser, si il s'agissait de ma fille, Madame. » lui assura Grisha. « Non il ne m'a pas du tout embêté. »
Alistair fixa du regard le chef d'équipe quelques instants avant de sourire à sa femme. « Je lui ai juste posé des questions sur ses intentions. N'importe quel père aurait fait la même chose. »
« Je suis soulagée qu'il soit toujours en vie, mon cher. » ajouta Maria en riant. « Et si nous en restions là pour ce soir, qu'en pensez vous ? Vous nous raccompagnez à la voiture ? »
« Bien sûr » Deja prit la main mobile de Grisha dans la sienne, en faisant reposer son menton sur l'épaule du chef d'équipe, murmurant quelque chose dans son oreille qui le fit sourire.
Alistair observait attentivement le jeune couple qui se trouvait avec sa femme. Ils parlaient avec elle en riant. Il devait bien admettre que sa fille n'avait pas choisis le pire des hommes. Il sentait que cet homme serait prêt à se battre pour les êtres qui lui étaient chers. Il ferait en sorte de les garder en sécurité. Ils arrivèrent au niveau de la voiture de couple Barrow et saluèrent le chauffeur.
Maria leva son regard vers l'Indulge. « De toute évidence vous allez être chez vous avant nous. »
Deja secoua la tête. « Non on rentre à la maison. »
Alistair haussa un sourcil à cette remarque. « Ce n'est pas ici chez vous ? »
« Pas avec son épaule en écharpe. » répondit la jeune femme avant d'étreindre sa mère. « On va rentrer à la maison. »
Il y avait une maison ? cela voulait dire assez de place pour de potentiels enfants. Grisha serra la main d'Alistair. « Et si vous veniez déjeuner samedi ? Je suis certain que Dee adorerait vous faire visiter, et vous pourrez rencontrer Hetty. »
Maria sourit à cette proposition. « Cette idée est merveilleuse. Ma chérie dis mois si nous devons apporter quelque chose et envoie moi l'adresse par message. »
« Oui maman, je le ferai. »
Une dernière étreinte entre la mère et la fille plus tard, et la porte de la voiture se ferma sur le couple. Maria baissa sa vitre. « Soyez prudent sur la route. On se voit samedi. » quelques instants plus tard, Grisha et Deja n'étaient plus dans le champ de vision des époux. Maria se tourna vers son mari. « Alors dis-moi, tu ne l'as pas fait fuir ? »
« J'espère que non. Il a l'air honnête sur ses sentiments envers notre fille. Je suis certain qu'il la rendra heureuse. Je veux juste m'en assurer. »
Elle lui tapota le genoux. « Bien sûr, c'est normal mon chéri. Mais ne le pousse pas trop. Je sais qu'il est complètement différent de Kevin je peux le ressentir. De plus c'est son travail de s'assurer de la sécurité des gens. Je suis certaine que cet état d'esprit se transpose également lorsqu'il est à la maison. »
« Il veut l'épouser. »
« Je l'espère bien. Je ne suis pas très confortable avec l'idée de leur concubinage. »
« Je te reconnais bien là ma chère catholique.» dit il en se moquant gentiment de sa femme. Il enveloppa son bras autour de Maria. « Il était nerveux, mais ses réponses étaient franches et honnêtes. Je vais devoir apprendre à le connaître mieux pour le cerner. Mais ma première impression sur lui est positive. »
« C'est tout ce que nous pouvons espérer. »
Alistair hocha la tête et regarda la route depuis la fenêtre. Malheureusement il savait aussi par expériences que les première impressions pouvaient s'avérer fausses.
