Coucou mes louveteaux ! Merci à vous pour vos reviews, elles m'ont vraiment fait super plaisir ! Avec un très léger retard, le chapitre de la semaine ! On s'approche doucement, mais sûrement de la fin, encore 4 chapitres après celui-ci ! Bonne lecture à vous.
Stiles ne va pas à la crosse pour pouvoir ramener Stella et lui donner à manger avant que Jackson et Lydia n'arrivent. Quand ils rentrent, il est content de voir que le van de télé resté devant chez lui tout le week-end est parti. Soit ce ne sont pas des vrais vautours, soit quelque chose de plus sensationnel s'est produit ailleurs. Stiles remercie la capacité réduite d'attention des médias.
Il déverrouille la porte en espérant que Derek ne s'est pas trop ennuyé. Il fait quoi, dans son temps libre, maintenant qu'il n'a plus besoin de se concentrer sur sa survie ? Mentalement, ça doit être difficile de faire la transition. Et c'est un alpha maintenant, ce qui complique peut-être les choses. Ou peut-être pas. Stiles ignore encore tellement de choses sur les loups-garous.
Il ouvre la porte et Stella fonce dans la maison.
« Derek ? », appelle-t-elle en se dirigeant vers la cuisine. « Derek ? »
Le loup-garou descend les escaliers. La troisième marche en partant du bas craque, comme toujours. Il porte un pantalon de jogging et un débardeur blanc et Stiles doit s'arrêter un instant pour ramasser sa mâchoire sur le sol. Wouah. Wouah.
Ses épaules, ses bras, ses clavicules, et, le paquet tout entier. Pas que Stiles regarde son paquet. Enfin –
Derek hausse les sourcils.
« Saluuuuuut. », dit Stiles d'une voix qu'il espère détendue, mais qui ne l'est pas. Il s'éclaircit la gorge. « Du coup, Jackson et Lydia viennent te voir bientôt. Ça te va ? On a encore le temps de s'enfuir à Mexico sinon, parce que je sais pas si tu as remarqué, mais c'est dur de leur dire non. »
« J'ai remarqué. », sourit Derek, et tout son visage s'adoucit. « Oui, ça me va. »
« Qui veut des sandwiches au miel et au beurre de cacahuète ? », hurle Stella depuis la cuisine.
« Au miel ? », demande Derek en haussant les sourcils.
« C'est tellement meilleur qu'avec de la confiture ! Tu vas voir. », répond Stiles.
Sans s'en rendre compte, il prend la main de Derek pour le guider vers la cuisine.
Derek le laisse faire.
OoOoOoOoOoOoO
Lydia et Jackson arrivent après l'entraînement de crosse. Jackson sent le savon et les produits pour cheveux. Stiles les conduit au salon. Stella fait ses devoirs sur la table basse, assise par terre. Derek est derrière elle sur le canapé pour la superviser. Il a l'air un peu confus par les maths, mais qui ne l'est pas ?
« Bon. », dit Stiles en s'asseyant à côté de Derek, ce qui laisse le fauteuil de son père pour Lydia et Jackson. « Lydia a appris que le père de Kate va venir pour son enterrement. »
Les yeux de Derek passent au rouge. Stiles suppose que Chris avait raison quand il disait que ça poserait problème, comme Lydia l'avait deviné. « Quand ? »
Lydia s'assoit dans le fauteuil et Jackson s'installe sur l'accoudoir.
« L'enterrement est samedi, mais il pourrait arriver quelques jours avant. Allison n'en sait pas plus. »
« Peut-être que Chris, si. », suggère Stiles. « Je vais dire à mon père de lui demander. »
Derek acquiesce. « Et tu devrais dire à Scott de ne pas s'approcher d'Allison pour un temps. Si Gérard découvre qu'il est un loup-garou, il s'en prendra à lui. »
« C'est comme demander à la lune de ne pas se lever, mais j'essaierai. »
« Tu devrais faire en sorte qu'il soit privé de sortie. », dit Stella en levant la tête de ses devoirs. « Attire-lui des ennuis et fais-le punir. »
« Calme-toi un peu, petite Miss Machiavel. », répond Stiles. « Je vais finir par croire que j'ai une mauvaise influence sur toi. Je ne sais pas si je dois être fier ou avoir peur. »
Stella lève les yeux au ciel. « Menteur. »
Stiles sourit et tend le poing.
Stella check.
« Ce sera notre plan B. », annonce Stiles.
« C'est un bon plan. », dit Jackson. « Tu es plus intelligente que ton frère, hein, Stella ? »
« Ne réponds pas. », ordonne Stiles. « C'est un piège. »
Stella l'ignore, cette traîtresse. « Je suis la meilleure lectrice de ma classe. »
« On n'est pas là pour parler de Scott. », intervient Lydia. « Peut-être que Gérard va se rendre compte que c'est un loup-garou, mais peut-être pas. Alors qu'il sait que tu en es un, Derek. Peu importe l'histoire que Chris raconte, il serait un idiot de ne pas comprendre que Kate a été tuée en s'en prenant à Peter et toi. » Elle plisse les lèvres. « Quelles sont les chances qu'il soit du genre indulgent ? »
Derek émet un grondement qui vient de la poitrine.
« Tu as besoin de bêtas. », continue Lydia. « Et tu en as besoin rapidement. Je suppose que ton lien de meute avec Scott est suffisant pour qu'aucun de vous deux ne devienne sauvage, mais ce n'est pas vraiment ton bras droit, pas vrai ? »
Lydia ne plaisantait pas en disant qu'elle avait fait des recherches. Stiles a écumé les profondeurs d'internet pendant des mois. Comment peut-elle savoir tout ça en un week-end ? Il y a quelque chose qu'elle ne dit pas. C'est obligé.
« Non, il ne l'est pas. », acquiesce Derek. « Qu'est-ce que tu suggères ? »
Lydia lance un regard à Jackson.
« Moi. », dit celui-ci. « Je suis jeune et en bonne santé, donc la morsure ne devrait pas me tuer. Et je ferais un bon loup-garou. »
« Non. », répond Derek.
Le visage de Jackson s'assombrit. « Excuse-moi ? »
« Non. » Derek soutient son regard. « Tu ferais un bon loup-garou. Mais si je te mords maintenant et que tu te transformes, je te peindrais une cible dans le dos. »
« J'en suis conscient. » Jackson serre la mâchoire une seconde. « Je suis quand même volontaire. »
Lydia pose une main sur son bras. « Jackson. »
Il la regarde et baisse les épaules.
« Tu ferais un bon loup. », répète Derek. « Et quand toute cette histoire sera réglée, quand les Argent ne seront plus sur mon dos, je t'offrirai la morsure. Mais pas maintenant. Pas quand ça pourrait te tuer. »
Le silence s'abat sur la pièce, brisé seulement par le frottement du stylo de Stella contre le papier alors qu'elle continue ses devoirs.
« Okay. », finit par dire Jackson, même si Stiles sait qu'il n'a pas l'habitude de se voir refuser ce qu'il veut. Si ça l'énerve – et Stiles ne pense pas que ce soit le cas – il le cache bien. « Je comprends. Maintenant la question est, que vas-tu faire pour Gérard ? »
Derek le fixe.
Jackson ne cligne même pas des yeux. « Il va s'en prendre à toi, alors tu dois trouver une meilleure cachette jusqu'à ce qu'il reparte. » Son regard dérive sur Stiles. « Sans vouloir te vexer, Stilinski, mais ici, c'est un des premiers endroits qu'il va chercher. »
« Et s'il vient ici et que je ne suis pas là ? », demande Derek. « Mais que Stiles et Stella, si ? »
L'estomac de Stiles se noue à cette pensée.
« Ma famille possède un chalet près du lac. », dit Lydia. « Rien ne me connecte à toi, Derek. Ou même à Stiles en particulier. Tu peux l'utiliser. Vous le pouvez tous. »
« Mon père ne va pas me laisser partir dans une cabane dans les bois pour me mettre à l'abri. », répond Stiles. « Il a vu des films d'horreur. »
Lydia regarde autour d'elle. « Alors, à quel point peux-tu te défendre, ici ? »
Stiles laisse échapper une respiration tremblante. « Tu crois vraiment qu'il va s'en prendre à nous ? »
Lydia hausse les épaules. « Je crois qu'il faut s'attendre au pire. Pas toi ? »
Stiles regarde Derek, espérant que l'alpha lui dira que Lydia exagère.
Mais Derek se contente de lui rendre son regard. L'inquiétude de Stiles se reflète dans ses yeux.
OoOoOoOoOoOoO
La nuit tombe quand Stiles raccompagne le couple à la voiture de Jackson.
« Où est-ce que tu as trouvé toutes ces infos ? », demande-t-il. « Tu ne peux pas avoir appris tout ça depuis vendredi. »
Lydia hausse les épaules comme si ça n'avait pas d'importance. « J'ai trouvé les bonnes sources. »
« Où ça ? J'ai épluché tout internet pendant des mois ! »
« Un livre. Oui, tu pourras l'emprunter quand j'aurai fini avec. »
« Quel genre de bouquin ? », demande Stiles. « Les loups-garous pour les Nuls ? »
Lydia hausse les sourcils. « Oui, si par 'Les Nuls', tu entends 'ceux qui lisent en latin'. »
Stiles plisse le visage. « Où est-ce que t'as pu trouver une introduction à la lycanthropie, en latin, à Beacon Hills ? Depuis Vendredi ? »
« Aucune importance. » Elle ouvre la porte passager de la Porsche. « Garde un œil sur Derek, okay ? La semaine va être compliquée. »
Stiles la regarde sans comprendre.
« C'est la pleine lune, crétin. », explique Jackson. « Mercredi. »
« C'est vrai. » Stiles se mordille brièvement la lèvre inférieure. « Sa première pleine lune en tant qu'alpha. »
« Ce n'est pas n'importe quelle pleine lune. », ajoute Lydia en montant dans la voiture. « C'est la lune des vers. »
« Est-ce que tu as trouvé ça dans ton livre de latin aussi ? », demande Stiles.
« Non. » Elle fait un petit rictus qu'elle a dû apprendre de Jackson. « J'ai cherché ça sur Google. »
Stiles s'éloigne de la voiture qui recule dans l'allée.
Qu'est-ce que ça peut bien être, une lune des vers ?
OoOoOoOoOoOoO
« Bon. », s'exclame Stiles au dîner ce soir-là, essayant de paraître désinvolte. Ça ne marche pas. « Papa, on fait quoi quand Gérard Argent arrive à Beacon Hills ? »
Le shérif soupire et repose sa fourchette. Il fixe Stiles, puis Stella, puis Derek. « Le plan, c'est que vous trois, vous restez ici et vous m'appelez immédiatement si quiconque approche de la maison et que je ne suis pas là. »
Derek relève le menton. « Est-ce que Chris sait combien de temps Gérard va rester ? »
« Non. » John pianote sur la table avec ses doigts. « Écoute, Derek, je n'aime pas ce plan plus que toi, mais c'est tout ce qu'on peut faire. Attendre et voir. Il n'a commis aucun crime. »
« Pas encore. », ajoute Stiles avec obligeance.
« Pas encore. », répète son père. « D'ailleurs, Stiles, la combinaison du coffre dans lequel j'ai rangé mon arme, et que tu ne connais pas ? »
Stiles prend un air coupable.
« C'est ce que je pensais. », continue le shérif. « Il y a un nouveau Glock dans ce coffre, tu n'as pas intérêt à y toucher, sauf en cas d'urgence. »
Stiles hoche la tête.
« Ooooooh. », dit Stella. « Je peux - »
« Non ! », s'écrient Stiles et John en même temps.
Elle grogne comme un phacochère en colère.
OoOoOoOoOoOoO
« Ta première pleine lune en tant qu'alpha est mercredi. », dit Stiles, plus tard cette nuit. Il est appuyé contre le chambranle de la porte de la salle de bain alors que Derek se lave les dents.
Le loup-garou crache dans le lavabo. « Oui. »
« Ça va aller ? », lui demande Stiles. « Avec tes trucs de loup ? »
« Mes trucs de loup ? »
« Ouaip. » Stiles recourbe ses doigts comme pour imiter des griffes. « Grrr. Il faut que tu te souviennes que ma seule expérience d'un alpha, c'était Peter et, eh bien, ce n'était pas un modèle de lucidité et de pensée rationnelle, tu comprends ? Je sais que ça n'avait pas de rapport avec son statut d'alpha, mais bon. »
Derek se redresse. « Ma mère était un alpha. Laura aussi. Je ne vais pas devenir soudainement une bête vorace, Stiles. »
Stiles ne devrait probablement pas devenir tout excité à la pensée de Derek et de 'bête vorace' dans la même phrase. Quoi ? Ce n'est pas de sa faute si ça lui fait penser au résumé d'une romance historique à deux balles où la vierge innocente aux lolos bien gonflés est enlevée par un duc licencieux.
« Okay. Du coup, c'est quoi, une lune des vers ? Parce que ça a l'air bien flippant. »
« Oh. », dit Derek. « C'est vrai, c'est la lune des vers. » Son expression s'adoucit. « Ça n'a rien d'effrayant, en vrai. On l'appelle la lune des vers parce que c'est la fin de l'hiver et la neige commence à fondre. Les lombrics reviennent. On l'appelle aussi la lune de sève, parce que c'est le moment de l'année où la sève des érables à sucre commence à couler. Ou encore lune des corbeaux, parce que les corbeaux signalent la fin de l'hiver. »
« Tous ces noms sont flippants sans contexte. », répond Stiles. « Mais je comprends. La fin de l'hiver, le changement de saison. Une vie nouvelle. »
« Exactement. » Un petit sourire étire les lèvres de Derek. « C'est une nouvelle vie, des nouveaux départs, et... de l'espoir, je suppose. »
« De l'espoir. », répète doucement Stiles ; une chaleur montant en lui.
Derek mérite de l'espoir, décide Stiles. Ils le méritent tous.
