Hello à tous !

Je tenais à m'excuser pour ces deux jours de retard mais mon conjoint étant en vacances, j'avoue que j'ai un peu profité :)

Voici le nouveau chapitre !

Attention ! Je pars en vacances à l'étranger demain, et étant entourée d'amis, je ne pourrais pas avoir assez de temps à consacré à la fanfiction comme je l'ai eu récemment. La prochaine publication sera donc le samedi 29 août.

Le rythme des publications, étant donné que je reprends le travail à plein temps à la rentrée, ne sera qu'une fois dans la semaine et le samedi matin.

Merci à tous pour votre compréhension à tous !

Et Enjoy :)


Drago observa la jeune fille qui demeurait aphasique, fixant la page titre de la Gazette. Puis brusquement, les vitres de la Grande Salle se mirent à vibrer sous les glapissements de quelques élèves.

Il tourna la tête et vit la rousse disparaitre dans le Hall d'entrée.

Sans tergiverser, il se leva à son tour.

- Drago, où tu vas ? demanda Daphné en fronçant les sourcils.

Le blond ne répondit pas, et se mit à courir à la suite de la jeune Artwood. Alors qu'il s'engageait dans les grands escaliers, et qu'il apercevait Dorea disparaitre dans le passage menant à la cour de l'horloge, son ennemi de toujours le héla durement.

- Malefoy ! Qu'est-ce que tu fou ? fit Harry Potter en se précipitant à ses côtés.

- Je n'ai pas de compte à te rendre Potter ! cracha Drago.

- Ah ouai ! rétorqua Harry d'un ton agressif en se postant devant lui, pour lui barrer le passage. Pourtant, d'après ce que je vois, tu ne peux pas cesser de la laisser tranquille. Tu vas faire quoi cette fois-ci ? L'humilier et enfoncer le clou.

Drago poussa violemment Harry et se lança dans les escaliers en direction du passage de la cours de l'horloge.

- Je t'ai dit de la laisser tranquille ! se récria Harry avec colère en le poursuivant.

- Va te faire voir le balafré ! invectiva le blond par-dessus son épaule.

Drago traversa le passage pour se retrouver dans la cour et prendre la direction du pont débouchant sur les pierres de Cromlech.

Quand il fut arrivé au centre des monolithes, le jeune Malefoy regarda autour de lui, cherchant des yeux une chevelure rousse ressemblant à Dorea.

- Malefoy ! cria Harry derrière lui.

Ce dernier se retourna, l'air méprisant. Harry le prit subitement par le col de sa robe, son expression des plus menaçante, mais ce qui n'impressionna aucunement le blond.

- Qu'est-ce qu'il y a Potter ? Tu vas toi aussi me taper ? dit-il d'une voix moqueuse. Je suis certain que ta sœur à plus de force que toi.

- Tu la laisse tranquille, O.K ? dit Harry d'un ton fulminant en le secouant par les pans de sa cape.

Drago eut un rictus goguenard puis brusquement un bruit d'enfer résonna dans le parc, comme une explosion suivie de sons de collisions et de heurts.

Harry et Drago tournèrent la tête vers l'origine du tumulte d'un même mouvement lent et ce qu'ils virent les scièrent sur place. Le sourire de Drago se fanât de suite pour laisser place à l'épouvante qu'exprimait son visage tout comme celui du jeune Potter.

Une tempête, plus exactement un cyclone entourait le terrain de Quidditch démolissant les gradins, dans un puissant maelström où les charpentes et les ramures voligeaient autour de de l'aire, s'élevant dans le ciel et prenant peu à peu de la hauteur, semblable à un immeuble de dix étages au moins.

Le serpentard et le gryffondor, ne perdirent pas une minute de plus, et coururent vers le terrain, aussi vite qu'ils pouvaient, chacun priant pour que la genèse de ce chaos ne soit pas du ressors de Dorea.

Quelques minutes plus tard ils arrivèrent en bas des escaliers menant au terrain de Quidditch et ne purent aller plus loin sans risquer de mettre leur vie en danger.

- MALEFOY ! hurla Harry pour se faire entendre du blond, POUSSE-TOI !

Ce dernier lança un regard vers l'entrée du terrain, au bout du tunnel débouchant sur les vestiaires et vit une planche de bois d'un mètre de longueur débouler dans leur direction. Drago et Harry se jetèrent sur le côté de part et d'autre tandis que le planche se planta dans le mur derrière eux.

Le jeune Malefoy se releva difficilement et lança un rapide regard vers le centre de l'aire. Il aperçut Dorea accroupie, les mains au sol, hurlant sa douleur, et entourée du cyclone.

- IL FAUT FAIRE QUELQUE CHOSE ! cria-t-il au brun à travers le barouf. C'EST ELLE QUI FAIT ÇA !

Le gryffondor acquiesça d'un signe de tête et observa à son tour la scène, puis sortit sa baguette, imité par son ennemi.

Ils tentèrent d'avancer, luttant contre la bourrasque qui les faisait glisser sur le sol en arrière. De leur baguette ils dévièrent plusieurs objets qui fonçaient dans leur direction.

Tandis qu'ils arrivaient aux abords, le cyclone s'évapora brutalement.

- ATTENTION ! hurla Harry.

Les deux élèves sautèrent sur l'herbe, se protégeant la tête de leur bras. Les ramures des gradins chutèrent verticalement dans une collision et secousse au sol avec un vacarme assourdissant.

Quand tout fut terminé et qu'un silence macabre régna sur le terrain, Drago se redressa toussant comme son congénère, les bronches prit par le brouillard de poussière environnant.

Le serpentard regarda le centre de l'aire et vit à travers le smog poudreux, un corps immobile affalé sur le sol tel un pantin. Son cœur s'arrêta soudainement.

- Dott' ! se récria-t-il en se précipitant vers la jeune fille sans vie.

La pâleur de sa peau l'inquiéta aussitôt et il s'agenouilla près d'elle pour prendre ses épaules et les remuer.

- Dorea! Dorea! J't'en prie !

Voyant que la jeune fille ne se réveillait pas, la panique le gagna très vite et il pointa sa baguette vers la rousse.

- LAISSE-LÀ ! hurla Harry en le repoussant.

- ELLE EST INERTE, IL FAUT FAIRE QUELQUE CHOSE !

Harry s'agenouilla à son tour et imita le blond tentant de réveiller sa sœur.

- Sa peau est froide, murmura le brun.

Tout à coup, un liquide mousseux sortit de la bouche de la jeune fille et sans plus réfléchir, Drago passa un bras sous ses genoux et sous ses épaules et se remit de suite debout portant la jeune Artwood en berceuse dans ses bras. Il courut alors vers l'entrée du terrain.

- Où tu vas ?! s'exclama Harry en le suivant.

- A l'infirmerie !

Les deux élèves traversèrent les galeries des vestiaires et remontèrent aussi vite qu'ils le purent les escaliers débouchant sur un chemin neigeux. Ils passèrent devant les serres, sillonnèrent les grottes cheminant vers la volière, descendirent le petit monticule en direction des pierres de Cromlech, longèrent le pont conduisant à la tour de l'horloge, arrivèrent sur le seuil de la tour et prirent chacun un escalier débouchant sur le couloir de l'infirmerie.

Tout deux arrivant d'un côté se joignirent pour courir en ligne droite vers la double porte. Harry leva sa baguette et l'entrée s'ouvrit brutalement sur une Mrs Pomfresh interloquée et le professeur Rogue et McGonagall surgirent à l'autre bout du couloir.

Drago jeta un dernier coup d'œil à sa camarade dans ses bras, et eut une vision d'horreur. Ses bras, sa tête, se balançaient d'un côté et de l'autre, comme si elle était morte, qu'elle n'était qu'une poupée de chiffon et il sentait progressivement le corps de sa camarade se glacer contre lui.

Il donna le corps sans vie de Dorea à Rogue qui la récupéra et se précipita vers un lit pour l'allonger et passer aussitôt sa baguette au-dessus de sa poitrine, tentant de la ranimer à son tour. Rien ne se passa et après plusieurs tentatives, le maitre de potions pressa les paumes de ses mains contre le thorax de la rousse, appuyant à intervalle rythmé.

Minerva McGonagall, déserta l'infirmerie courant à son tour dans les corridors du château.

Mrs Pomfresh se plaça derrière la tête lit et de sa baguette magique, essayait de déboucher les voies aériennes de la fille.

- Ses voies sont obstruées, la magie n'a aucun recours ! dit-elle fébrile. Il me faut du matériel moldu.

L'infirmière courut vers son bureau et revint avec un long tube transparent.

Drago et Harry qui étaient restés immobile mais haletant observèrent Mrs Pomfresh infiltrer le long tube dans la trachée de la rousse.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé … Par Merlin ! s'exclama Hermione en déboulant dans l'infirmerie accompagnée de Ron, Daphné, Blaise et Théo.

Dumbledore et McGonagall arriva à leur suite, puis le directeur se stoppa net sur le seuil de l'infirmerie en voyant la scène se dérouler devant lui.

- Que s'est-il passé ? demanda-t-il froidement en regardant Drago.

- On … on l'a trouvé comme ça, expliqua Drago essoufflé. Elle … elle était au milieu du terrain de Quidditch et … elle a comme tout détruit … il y avait un cyclone et … et après elle était inanimée.

Le mage lança un rapide regard au gryffondor qui ne cessait de fixait sa sœur, le regard inexpressif et Rogue, qui lui essayait tout ce qu'il pouvait pour ramener à la vie la rousse. Dumbledore dévia son regard vers cette dernière.

- Minerva, faites appel de suite à un médicomage de Ste Mangouste, ordonna-t-il précipitamment sans cesser de fixer Dorea sans vie sur le lit.

Le professeur de métamorphose quitta à nouveau la pièce.

- Tout le monde sort de cette infirmerie, ajouta Dumbledore.

- Mais professeur …, commença Hermione.

- J'ai dit SORTEZ ! fit-il d'un ton glacial.

Les élèves ne se le firent pas redire deux fois et sortirent de la salle. Harry qui demeurait toujours figé sur place, fut tiré par son amie. Puis les doubles portes se refermèrent sur leur nez dans un grondement sourd.

Drago, se prit la tête entre les mains, agrippant ses cheveux soyeux avec rage. Ses yeux commençaient à s'embuer.

Il n'arrivait pas à y croire, il n'arrivait pas à croire ce qu'il venait de se passer. Il était en colère, paniqué et avait peur et il avait besoin d'extérioriser ses émotions. Sur l'instant.

Drago jeta un regard mauvais à son ennemi qui se faisait consoler par ses deux meilleurs amis. C'était de sa faute. Si Dorea était sur le point de mourir, c'était la faute du balafré. Si lui, était sur le point perdre la seule fille qui le faisait sentir vivant, alors c'était la faute de Harry Potter. Tout était de sa faute.

C'est alors qu'il se jeta brutalement sur Harry, courbé et l'empoignant par la taille pour le balancer au sol et lui coller ses poings au visage.

- DRAGO ! cria Daphné. ARRÊTE !

Mais le garçon n'entendait pas. Il n'entendait plus rien et voyait seulement ses poings heurter le visage de son ennemi.

- C'EST DE TA FAUTE ! hurla-t-il d'une voix tremblante résonnant dans le couloir.

Théo et Blaise se précipitèrent vers leur ami, pour l'éloigner du brun. Drago se débattait comme un dément, essayant de se débarrasser du maintien des deux serpentards.

- C'EST DE TA FAUTE POTTER ! SI ELLE Y PASSE, T'ES UN HOMME MORT ! cria le blond tandis qu'Hermione et Ron aidèrent Harry à se relever.

- Drago ! fit Daphné en se postant devant pour lui barrer le passage. Je t'en prie calmes-toi, dit-elle plus doucement en posant ses mains sur ses épaules.

Le jeune homme, en rencontrant les prunelles azurs de la blonde, se détendit quelque peu. Il se dégagea d'un geste brusque de Théo et Blaise et se retourna non sans jeter un dernier regard menaçant à Harry, puis quitta les lieux.

- Qu'est-ce qu'il lui a pris ? demanda Ron innocemment.

Théo, Daphné et Blaise se lancèrent un coup d'œil entendu, puis la verte et argent se tourna vers le jeune Potter.

- Ça va ? demanda-t-elle.

- Je crois que oui, répondit le brun qui essuyait sa lèvre ensanglantée.

Puis à leur tour, les serpentards partirent en direction des grands escaliers, rejoindre très vite leur ami.

Ce dernier se trouvait sur son lit, pleurant et se balançant d'avant en arrière, laissant transparaitre son désespoir.

Les images du cyclone entourant Dorea qui hurlait ses tripes au centre du terrain lui revinrent en mémoire, ainsi que son corps sans vie.

Était-elle morte ? Il n'en savait rien, et il espérait pour tout l'or du monde que ce ne soit pas le cas.

- Drago ? fit une voix douce à l'entrée de la chambre.

Il leva les yeux et vit ses trois amis se tenir dans l'encadrement de la porte. Daphné pleurait autant que lui et Théo et Blaise avait les yeux brillants, retenant de peu leurs larmes.

Le jeune homme se rendit alors compte qu'il donnerait tout pour voir Dorea apparaitre à leur côté, le regard brillant de malice avec son sourire espiègle. Il donnerait tout pour à nouveau se cacher dans une salle de classe ou un placard à balai et l'enlaçait fortement dans bras, goûtant à nouveau à ses lèvres. Il prit conscience, que tous les sentiments qu'il avait éprouvé à l'égard de la rousse avant de la détester pour ce qu'elle était, le submergeait. Il se rendit compte qu'avec son orgueil mal placé, et son méprit naturel pour tout ce qui avait attrait au sang ou à un seul nom n'avait plus d'importance. Car à cause de cela il avait tout fichu en l'air avec la seule fille qui ne l'avait pas jugé pour ce qu'il était lui.

Daphné s'avança vers lui et le prit tendrement dans ses bras, se joignant à sa douleur. Aujourd'hui, ils avaient peut-être tous perdu, non pas une camarade, ou une ennemie, mais bien une amie. Le regret, l'amertume et la tristesse les gagnèrent, chacun culpabilisant de ne peut-être pas avoir plus de temps.

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Le soir même

Dumbledore était assit dans son bureau, l'air exténué, les yeux fermés et la tête plongé dans l'une de ses mains. Le médicomage envoyé de Ste Mangouste était arrivé depuis plusieurs heures et il attendait instamment de ses nouvelles.

Lorsqu'on frappa à la porte quelques minutes plus tard, Dumbledore reprit contenance, remettant ses lunettes en demi-lune sur le nez.

- Entrez, invita-t-il d'une voix lasse.

Un jeune homme d'une trentaine d'année, habillé d'une tenue verte, pénétra la pièce et s'avança avec un pas hésitant vers la table du directeur.

- Alors ? demanda impatiemment ce dernier en se redressant sur sa chaise.

- Elle est stable, annonça le médicomage.

Dumbledore soupira de soulagement et lança un regard au tableau qui se trouvait à sa droite. Phineas Nigellus sortit du portrait.

- Nous allons pouvoir la transférer à Ste Mangouste, donc, dit Dumbledore en prenant un parchemin et une plume.

- Avec tout le respect que je vous dois, professeur, dit le médicomage, transférer Miss Artwood à Ste Mangouste reviendrait à lui planter un coup de couteau dans le cœur. On ne peut pas la déplacer.

- Que voulez-vous dire ?

- Miss Artwood, a fait une hémorragie interne. Chacun de ses organes s'est mis à saigner, sans que je puisse comprendre la raison. Seule une certaine forme de magie, et je dirai plutôt une magie obscure, très obscure, peut produire ce genre de chose. Je n'ai jamais vu ça auparavant. Elle est maintenue par sonde artificielle, qui pour le moment la maintient en vie, mais j'ai bien peur que ça ne soit une solution à long terme.

- Alors que pouvons-nous faire pour pallier cela ?

- Rien, professeur. Soit il faut la laisser brancher et cela peut durer interminablement, soit on la débranche et on nous voyons ce qu'il se passe. Plus elle reste brancher à la sonde, plus elle souffre …

- Vous voulez dire qu'il n'y a plus aucune chance de sauver Dorea ? dit Dumbledore gravement.

- C'est bien cela, professeur. Si vous la débranchait, elle va peut-être continuer à respirer d'elle-même pendant quelques jours, mais petit à petit ses organes lâcheront et …

Le médicomage ne finit pas sa phrase, laissant imaginer la suite au professeur Dumbledore.

- Et ces marques sur les bras ? demanda Dumbledore.

- Des morsures qu'elle s'est certainement infligée, répondit le médicomage calmement.

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Le lendemain

- Non ! Il en est hors de question ! s'écria Sirius dans la cuisine. On ne la débranchera pas ! S'il reste l'infime chance qu'elle peut s'en sortir, alors on ne la débranchera pas !

- Tu as entendu Dumbledore, soupira Molly. Dorea souffre, il faut la laisser partir en pa…

- ELLE EST DANS LE COMA ! PAS MORTE ! hurla Sirius.

Le tableau de sa mère se mit à hurler à son tour dans le couloir du rez-de-chaussée.

- Sirius, intervint Lupin d'une voix douce. La débrancher ne revient pas à la tuer. Il y a des personnes qui sont dans le coma et que l'on débranche et qui continue à se raccrocher à la vie. Le médicomage n'a fait qu'exposer la pire des réalités, pour que l'on ne se fasse pas de faux espoir.

- Il est hors de question que je prenne une telle décision, dit-il en se levant de sa chaise et commençant à faire les cent pas d'une démarche fébrile. Qu'en dit Harry ? demanda-t-il en se tournant vers les membres de l'ordre.

- Tu ne vas pas laisser Harry prendre une décision pareille ! s'offusqua Molly. Il a quinze ans, c'est un enfant !

- Sirius, tu es son plus proche parent à présent, dit Tonks.

- C'est à toi de prendre une décision, ajouta Maugrey dans un grognement. Nous avons essayé de prendre contact avec la sœur de Lord Artwood, mais elle est en mission humanitaire en Afrique.

- La cracmole ? demanda à mi-voix Arthur Weasley. C'est quoi déjà son nom ? Deirdre ?

- C'est bien ça, affirma l'ancien auror.

Sirius expira se pinçant l'arête du nez.

- Elle souffre Sirius, dit Molly. Ça ne peut pas continuer …

- Ok, ok, coupa-t-il tâchant de reprendre son calme.

Il releva le visage et tous virent une larme couler sur la joue de l'héritier des Blacks.

- On la débranche, décida-t-il fermement.

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L'après-midi même

- Harry ? demanda doucement Hermione en secouant l'épaule du jeune homme allongé sur son lit. Harry, Mr et Mrs Weasley sont là …

Harry ne répondit pas.

- Harry, ils aimeraient te voir et te parler d'une chose importante.

Le jeune homme resta muet, fixant le dessus de son lit à baldaquin.

- Harry, je t'en prie, c'est important, supplia Hermione. Il s'agit de la vie de Dor…

- Laisse-moi tranquille, Hermione, dit-il d'une voix enrouée.

Hermione se redressa, puis quitta la chambre pour redescendre dans la salle commune.

- Alors ? demanda Ron.

La brune remua la tête.

- Tu lui as dit que mes parents étaient là, et que Sirius prenait la décision de la débrancher ? insista le roux.

- Je lui ai dit que tes parents étaient présents, mais je n'allais certainement pas lui déclarer que Sirius débranchait sa sœur et après advienne que pourra, Ronald. Il est en état de choc !

Ron haussa les épaules et retourna à son devoir de métamorphose l'air quelque peu bougon.

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Deux jours plus tard

- Alors Dumbledore ? Toujours pas d'évolution ? demanda Fudge en tournant d'un mouvement agité son chapeau melon.

- Non, elle respire toujours, mais ne se réveille pas.

- Vous rendez-vous compte que c'est Dolores qui m'a prévenu hier de ce qu'il s'est passé ?! s'énerva Fudge. Je ne comprends pas que vous ne l'ayez pas fait dans la minute Dumbledore.

- Je ne vois pas en quoi cela vous regarde, de savoir si Dorea Artwood va vivre ou non, Cornelius, répondit Dumbledore calmement. Et d'ailleurs ni le professeur Ombrage.

- Je vous rappel qu'il y a une succession a réglé ! dit Fudge en postillonnant.

- Je ne comprends pas … dit Dumbledore en fronçant les sourcils. Dorea, si elle se réveille, elle hérite de tout ainsi que tu titre de Lady …

- Elle n'a aucun droit sur cet héritage, Dumbledore, répondit Fudge méprisant. Dorea Artwood est une enfant adoptée. Et je vous rappelle que Lord Artwood à une sœur. L'héritage devrait lui revenir. Même si …

- C'est une cracmol, acheva Dumbledore sèchement.

- J'allais dire plutôt qu'elle reste introuvable.

- Goderic n'as pas eu de contact avec sa sœur depuis que cette dernière a quitté la maison à la majorité c'est-à-dire il a plus de vingt ans. Et je peux vous assurer qu'elle n'en aura rien à faire de cet héritage.

- Dorea Artwood n'y aura pas accès, répondit fermement le ministre. D'ailleurs, le ministère a bloqué la succession des Artwood et a vidé le coffre de lord Goderic, pour qu'elle n'y ait pas accès. Nous avons mis, le peux qui restait de ce coffre en sûreté …

- Vous avez fait quoi ? souffla Dumbledore.

- C'est Lucius Malefoy qui nous a conseillé de le faire.

- Votre capacité de jugement est de plus en plus faible Cornelius, répondit froidement Dumbledore. J'imagine, que les vautours du ministère n'ont pas plus accès à Highclere ? Connaissant Goderic, il a dû rajouter des protections au cas où il lui arriverait quelque chose …

- Je vous interdis de nous traiter de vautours Dumbledore, s'agaça Fudge.

- C'est ce que vous êtes, pourtant, rétorqua le directeur d'un ton inébranlable.

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Quelques jours plus tard

Daphné, Théo et Blaise, étaient assis autour du lit de Dorea, pouvant lui rendre enfin visite. Il la regardait tous les trois avec tristesse.

Mrs Pomfresh leur avait expliqué avec le plus grand soin que Dorea respirait seule, mais que ses organes lâchaient progressivement.

Ils avaient alors compris que c'était la fin, et depuis se demandaient comment ils allaient l'annoncer à Drago.

Ce dernier, n'avait pas adressé un mot depuis des jours. Il avait repris son flegme habituel mais les trois serpentards le connaissait suffisamment pour savoir que le blond, tout comme eux, souffrait en silence.

Ils lui avaient proposé de venir avec eux, rendre visite à la rousse, mais ce dernier avait catégoriquement refusé, prétextant le surplus de devoir qui l'accablait. Cependant ils n'étaient pas dupes. Voir Dorea inerte et sans vie comme elle l'était en ce moment même n'était pas supportable pour le jeune Malefoy.

Un bruit leur firent tourner la tête et ils virent Harry Potter, accompagné de ses deux meilleurs amis : Ron Weasley et Hermione Granger, se tenir à l'entrée de l'infirmerie.

Après deux jours où il n'avait pas quitté son dortoir, le brun avait repris les cours, non sans affliction et tristesse.

Les gryffondors s'avancèrent vers le lit, Harry fit un imperceptible signe de tête aux serpentards, puis prit une chaise et s'installa à son tour pour observer sa sœur.

Daphné qui tenait la main froide de son amie, vit le survivant, prendre son autre main, tout aussi froide.

- C'est quoi ces marques ? demanda soudainement Harry en apercevant des traces bleus et violacés sur les bras nus de la jeune fille.

- On ne sait pas, murmura Daphné. Mais on se posait la même question.

- On dirait … des morsures … chuchota Hermione.

- Qui aurait pu faire ça ? questionna Théo en fronçant les sourcils

- Tu ne pose pas la bonne question Nott, dit la jeune Granger. C'est « Pourquoi elle s'est infligée cela ? »

Tous se jetèrent un regard intrigué et soupçonneux

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Au même moment dans le bureau de Dumbledore

- Nous avons rapatrié le corps de Lord Goderic et nous l'avons enterré dans le parc du château, annonça Kingsley de sa voix grave et calme. Nous n'avons pas pu approcher la demeure de plus près.

- Bien, dit Dumbledore. Avez-vous trouvé quel genre de protection cela ait ?

- Seul l'héritier ou l'héritière peut débloquer l'entrée du château. C'est très commun chez les familles nobles de sorcier.

- Et Deirdre Artwood ? Toujours rien ?

- Non monsieur.

Dumbledore acquiesça pensivement.

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Trois semaines plus tard.

Drago mangeait distraitement ses pommes de terre sautée, écoutant à moitié la conversation de ses amis.

Trois semaines … Trois semaines étaient passés depuis l'incident et à partir de ce moment cela allait de mal en pis.

Le jeune homme n'était pas allé voir Dorea. Pas une seule fois. Il n'en avait pas eu la force. Mais Daphné, qui était passé rendre visite tous les jours à leur amie avec de temps à autre Théo et Blaise, le tenait informé de son état. A présent ils étaient proche de la fin, et ce n'était plus qu'une question de jours ou même d'heures.

Drago n'avait cessé de repenser à l'image de Dorea, entouré de ce cyclone qui détruisait tout sur son passage. Il n'en avait parlé à personne, pas même à ses amis. Mais le garçon se doutait bien que ce n'était pas simplement un accès de magie incontrôlé. C'était beaucoup plus que cela. Il avait tenté de chercher à la bibliothèque, dans des livres obscurs, pouvant traiter de ce genre de magie, mais sans succès.

Après le choc passé des premiers jours, le blond s'était totalement renfermé sur lui-même, reprenant son masque froid et impassible. Et durant tout ce temps, il avait compris une chose : qu'il ressentait des sentiments pour la jeune Artwood. Et ce depuis un bon bout de temps déjà, seulement, jusqu'ici, il s'était voilé la face, préférant la détester pour ce qu'elle était car s'il y avait bien un domaine où il était doué c'était de haïr et de se faire haïr.

A présent, il donnerait tout pour qu'elle se réveille, même pour l'injurier ou le frapper, mais cela prouverait que Dorea Artwood était bien vivante.

Il se sentait si impuissant, ne pouvant rien contrôler et c'est ce qu'il détestait le plus.

Le blond leva les yeux et lança un regard à la table des gryffondors. Ce qu'il vit, lui convulsa les entrailles. Potter était là, certes l'expression attristée et peinée, mais mangeait et discutait avec ses deux meilleurs amis.

Drago était en colère contre Harry, car voir le gryffondor reprendre une vie quasi normale, comme sortir avec Chang lors de la Saint-Valentin pendant que sa sœur luttait contre la mort, le dégoutait. Ce jour-là, après que Drago est insulté son ennemi de tous les noms d'oiseaux, possible et inimaginable, Daphné lui avait déclaré qu'elle comprenait en un sens le jeune Potter.

- Mais enfin Drago, soupirait-elle alors qu'elle se délestait de son écharpe et de son bonnet pour s'asseoir dans la salle commune. Qu'est-ce que tu veux faire ? Je comprends Potter, il essaye de rebondir !

- Tu me chantes quoi, là ?! cracha le blond en faisant les cent pas. Sa sœur est en train de mourir, lui il déambule tranquillement à Pré-Au-Lard pour bécoter Chang !

- Si tu veux tout savoir, le rendez-vous s'est très mal passé, c'est Colin qui me l'a dit. Il était lui aussi chez Piedodu. Potter n'était pas dans son assiette et il devait aller rejoindre Granger, alors Chang lui a fait une scène.

Drago eut un petit rire sans joie.

- C'est bien fait pour le balafré, dit-il méprisant.

- Drago, dit Daphné en reprenant un peu de verve. Il faut vraiment que tu arrêtes de te morfondre … attends laisse-moi parler, dit-elle en levant les deux mains face à son ami qui allait répliquer durement. Je sais que c'est dur, et je peux t'assurer que ça l'est pour moi, pour Théo, pour Blaise, pour Potter et pour tous ceux qui ont côtoyé Dorea. Ça l'est même pour Pansy. Mais Drago … il faut que tu essayes d'émerger la tête de l'eau. Tu n'es même pas venu te changer les idées à Pré-Au-Lard avec nous. On s'inquiète pour toi. On aimerait que tu sois un peu plus …

- Un peu plus quoi ? coupa Drago hargneux. Heureux ? dit-il avec une moue rebutée. La seule fille que j'appréciais un tant soit peu, va mourir, alors fiches moi la paix, Greengrass !

- Que tu appréciais un tant soit peu …, répéta doucement Daphné désabusée. Tu veux dire pour qui tu avais des sentiments … Je me demande même si tu n'en étais pas amoureux, pour te rentre malade à ce point ?

- Ne parle pas d'elle au passé ! rétorqua Drago d'un ton agressif

Quelques jours après, un article dans le chicaneur était apparu. Son père, ainsi que les pères de Théo, Crabbe et Goyle avaient été cités comme mangemorts. Et même s'il s'agissait de la vérité, sa colère et sa hargne contre Potter grandirent un peu plus. Les autres élèves, à part quelques serpentards, le toisait avec indifférence à présent, ce qu'il ne pouvait accepter.

Ils s'étaient alors retrouvés à la bibliothèque, débriefant l'article, chacun ne sachant que faire.

- Je vais vraiment lui coller mon poing dans la gueule ! cracha Drago.

- Ouai t'as raison Drago ! Nous aussi on veut l'assommer, assura Crabbe en serrant ses poings.

Harry Potter passa devant, accompagné de Granger et Goyle fit craquer ses jointures. Les trois serpentards le regardèrent d'un œil mauvais tandis que Théo, lui, l'ignora superbement. Drago se pencha et chuchota à Crabbe :

- Je vais lui faire bouffer ses lunettes au balafré. Il va me le payer très cher.

Puis les deux gryffondors quittèrent la bibliothèque sans un regard en arrière.

- Franchement Drago, je me demande si tu lui en veux vraiment pour ça ? demanda Théo d'un ton lassé.

- De toute manière, tout est de sa faute ! Ça ne te fait rien à toi, de savoir que tout le monde considère ton père comme un mangemort ?

- Non. Tu sais très bien que mon paternel et moi on ne peut pas se blairer depuis la mort de ma mère, dit Théo en haussant les épaules. Et s'il est trainé dans la boue, ça me fait le plus grand bien.

- Je ne comprendrai jamais la relation que tu as avec lui …, murmura Drago.

- Dis-toi que toi tu as de la chance que ton père, même si ce n'est pas rose avec lui, se préoccupe au moins de ta sécurité et que tu aies un semblant d'adolescence, rétorqua Théo durement. Moi, j'ai dû subir son interrogatoire à coup de doloris à Noël pour savoir où était Artwood.

- En même temps je t'avais prévenu et je t'avais dit de rester à Poudlard ou de venir avec moi au manoir, répondit Drago avec dédain. Tu croyais quoi ? Que t'allais pouvoir affronter un mangemort, sans retour de flammes ?

Théo baissa les yeux, sans répondre et préféra reprendre sa dissertation de potion.

Le lendemain fut suivi d'un décret numéro vingt-sept interdisant les élèves de se tenir en possession du journal du père Lovegood et d'une semaine de retenue ainsi qu'une interdiction de sortie à Pré-Au-Lard pour Potter. Ce qui avait mis un peu de baume au cœur au blond.

A la fin du repas Drago et ses amis se dirigèrent vers la salle commune. Le blond ne cessait de penser à Dorea.

- Drago, tu m'entends ? demanda Daphné d'une voix douce en posant avec douceur sa main sur l'avant-bras du blond.

Le blond releva la tête et regarda Daphné comme si c'était la première fois qu'il l'apercevait.

- On disait avec Blaise et Théo qu'on irait bien rendre visite à Dorea ce soir. Tu … tu viens avec nous ?

Drago secoua le chef par la négative.

- Drago, tu vas amèrement le regretter, intervint Blaise. Tu devrais au moins lui faire tes adieux correctement.

Drago, sentant ses yeux s'embuer partit en direction des grands escaliers, cheminant vers les cachots, sous les regards affligés de ses amis.

Quelques heures plus tard, alors qu'il était dans son lit, le jeune homme ressassait les paroles du noir : « Drago, tu vas amèrement le regretter. Tu devrais au moins lui faire tes adieux correctement »

Sachant très bien que le jeune Zabini avait raison, le serpentard se résolut et se débarrassa de ses couvertures pour se lever du lit. Un ronflement sonore provint du côté de Crabbe et Drago prit sa robe de chambre suspendue sur sa chaise, puis quitta le dortoir, fermant la porte d'un claquement léger.

Une poignée de minutes plus tard, il arriva près de l'infirmerie, par chance sans avoir été surpris par aucun professeur ou Rusard, dans le couloir de l'infirmerie. Sa baguette à la main où apparaissait une boule de lumière en son bout, lui éclairé le chemin jusqu'à la double porte.

Il entendit alors un miaulement à ses pieds et vit la chatte de Rusard le fixer de ses yeux persans.

- Dégage sale bête ! chuchota Drago.

Il donna un coup de pied à la Miss Teigne qui siffla menaçante puis s'en alla dans la direction opposée. Drago se précipita dans l'infirmerie et ferma la porte avant d'entendre Rusard souffler comme un bœuf dans le couloir.

Sachant très bien que cet idiot de concierge de cracmol ne pouvait ouvrir une porte fermer magiquement, Drago lança un sort sur la poignée ou un cliquetis légèrement sonore se fit entendre. Enfin, l'oreille collé contre le panneau de bois, Drago perçut Rusard déserter le couloir, n'ayant trouvé aucun intrus indésirable. Le garçon souffla de soulagement et se retourna pour distinguer à travers les rayons de lune trois paravents entourer un lit.

Drago, s'avança d'un pas hésitant vers le corps inerte de Dorea et la vit enfin. La bile lui monta alors à la gorge en discernant le contraste de ses cheveux roux avec sa peau blanchâtre. Elle était comme morte, sans vie.

Ses yeux était fermé, dissimulant le vert émeraude brillant tels deux joyaux, ses joues, qui avaient habituellement une couleur vermeille quelques peu rondes s'étaient creusées. Ses lèvres qu'il aimerait à nouveau goûter dont la couleur rosée après s'être mordillée le rendant fébrile étaient devenues bleutés.

Il descendit son regard et vit sur les bras nus de l'adolescente des hématomes en demi-lune d'une couleur violacée.

Drago s'approcha, une larme coulant sur sa joue puis se pencha au-dessus de Dorea et l'embrassa tendrement sur le front. Une bourrasque éveilla alors tout Poudlard.


NON CE N'EST PAS LA FIN ! NE PARTEZ PAS !

Bon là, autant dire, j'attends vos impressions, vos reviews avec impatience, je prendrai le temps d'y répondre entre deux bêtises que l'un de mes amis auront faites (genre quasiment mettre la voiture dans un ravin ... oui, oui, c'est pas des bêtises, c'est déjà arriver ou ... brûler le repas de midi ... c'est folklo, mais j'adore !)

Profitez de vos vacances !

Et on se dit au samedi 29 août !