Salut !
Hydrabell-chou : Mais voui, ça va aller mieux ! Midoriya est là pour lui ! J'espère que ce nouveau chapitre va te plaire ^^
Bonne lecture !
Chapitre 23
Je m'étais levé tôt. Shoto dormait encore profondément. Profitant de sa somnolence, j'allais prendre une douche. J'avais prévu de remettre les vêtements de la veille mais à la réflexion, en les voyant roulés en boule au fond du lit, je me disais que c'était une mauvaise idée. Bon, Shoto n'allait pas m'en vouloir si je lui empruntais un t-shirt et un jean.
Je pris une longue douche et sortis quand j'entendis un bruit venant de la chambre. Shoto venait de se réveiller. Je m'emballais dans une serviette et sortais. Shoto regardait dans le congélateur de la cuisine. Le service d'étage était apparemment passé et avait laissé des viennoiseries sur la table.
-Sérieusement, dis-je le ton réprobateur, de l'alcool dès le matin ?
Shoto me regarda à peine. Je m'avançais vers lui et appuyai sur la porte du réfrigérateur pour le refermer. Shoto me laissa docilement faire.
Il soupira puis s'assit à la table. Je lui apportais un verre d'eau. Il but sans un mot. Je retournai dans la cuisine et commençai à jeter les bouteilles vides dans la poubelle. Shoto cessa de me regarder faire le ménage au bout de quelques minutes. Je pris deux minutes pour m'habiller entre temps.
Après m'être occupé des bouteilles vides, je pris les bouteilles pleines.
-Qu'est-ce tu fais, Midoriya ?!
-Il est hors de question que tu te ruines la santé.
-Mais je... ce ne sont que quelques bouteilles.
-Je t'ai laissé seul quelques jours dans ton chagrin et voilà ce que tu deviens quand tu n'a pas d'aides. Fuyumi n'aimerai pas...
-Tu ne peux pas parler en son nom ! Personne ne le peut !
Je restai muet.
-Ne jettes pas ces bouteilles.
J'appuyais sur la pédale de la poubelle pour ouvrir le couvercle.
-Midoriya !
Sa main se retrouva entourée de flammes.
-Tu me menaces ?
Il regarda sa main et éteignit ses flammes. Bon, apparemment c'était juste la colère qui avait réagit et non lui. Il ne me ferai pas de mal. Surtout que là, il était sobre. Je refermai la poubelle.
-Faisons un marché : j'accepte de laisser ces bouteilles à conditions que tu ne les vides pas en trois jours.
-Et en combien de temps tu veux que je les boive ?
J'avais compté environ dix bouteilles dans le frigo et apparemment, c'étaient les seuls.
-Six mois minimum.
Shoto eu un rire nerveux.
-Tu m'en demande trop, Midoriya.
-Sept alors ?
Shoto soupira.
-Cinq ?
-D'accord. cinq mois minimum.
Cela me paraissait plus raisonnable. Je regardais l'heure sur mon téléphone. Bientôt huit heure, je devais aller travailler.
-Et si je ne respecte pas ma promesse ?
-Alors je te quitterai.
Shoto en resta bouche bée. Il était immobile sur sa chaise, le regard emplis d'un sentiment que je n'avais encore pas vu chez lui. Je soupirai.
Je venais vers lui et il me regarda. Je me penchais sur ses lèvres pour l'embrasser.
-Il faut que j'aille travailler.
Shoto attrapa mon bras et me ramena vers lui avant d'enrouler ses bras autour de mes hanches et de fourrer sa tête contre mon ventre.
-Ne pars pas.
-Je n'ai pas vraiment le choix, tu sais.
-Si. Si, tu l'as, Midoriya.
Shoto leva vers moi des yeux pleins d'espoir.
-Je dois y aller, répétais-je, le cœur au bord des lèvres.
Je me dégageais de ses bras et quittais la chambre.
Mon patron me dévisageait durement.
-Pourquoi tu n'es pas venu travailler depuis quatre jours ?
-Je sortais de l'hôpital. Les médecins m'avaient demandé de me ménager.
Je mentais, je ne voulais seulement pas venir.
-Pourquoi ne pas m'en avoir informé ? Tu sais que j'ai fais revenir un de mes meilleurs reporter pour qu'il t'interview. J'ai besoin de ta version avant que l'affaire désintéresse tout le monde !
Ça, ce n'était pas près d'arriver. Les funérailles de Fuyumi n'avait en aucun cas mit fin à tous les mystères qui entouraient encore sa mort. Tout le monde voulait savoir quand la police allait parvenir à arrêter celui qui l'avait tué.
-Bon, tu ira voir ton collègue, il a des questions pour écrire l'article. Et j'ai aussi décidé de te rajouter une semaine de délais pour la biographie. Shoto dois avoir des choses à raconter après le décès de sa sœur.
Il voulait profiter de la mort de Fuyumi pour que le livre se vende encore mieux. Je fermai les yeux et réfléchissais. Il me restait une seule chose à faire compte tenu des événements récents.
-Je n'écrirai pas la biographie de Todoroki Shoto.
-Pardon ?
-Je refuse de l'écrire. J'ai risqué ma vie dans cette maison pour interviewer Shoto.
Officiellement, c'était en temps que journaliste qui avait travaillé trop tard que je dormais dans cette maison cette nuit-là. Ce n'était pas parce que j'étais le petit ami de Shoto. Alors c'était un accident du travail.
-Je ne compte pas le torturer en lui demandant ce qu'il ressent après le mort de sa sœur. Et je ne compte pas révéler toutes ses souffrances à tout le monde. Ce sont ces secrets et ils doivent le rester.
-Tu te fous de moi, Midoriya ?
-Non monsieur. D'ailleurs je... je compte démissionner. Je ne suis pas fait pour ce boulot.
-Ça c'est clair ! Mais j'ai misé sur toi. J'ai misé sur ton expérience pour que tu écrive cette biographie. Tu ne peux pas lâcher le projet et me laisser me démerder pour trouver un repreneur. Alors écoutes-moi bien : avant de partir de cette boîte, parce que je te renvois volontiers, tu vas finir d'écrire cette putain de biographie.
Je souris, un peu insolent.
-Vous devrez envoyer quelqu'un d'autre sur ce projet : l'ordinateur m'a lâché. Il était vieux vous savez. Toutes les données, tout ce que j'avais écris, a été perdu.
-Mais tu avais bien ça sur une clé USB ou...
-Elle a brûlé dans l'incendie.
Mon patron était vert. Dans mon fort intérieur, je rigolais bien. Il explosa de rage contre moi mais je me sentais invincible et même, libéré. Libéré de ce boulot que Shimura m'avait imposé. J'allais pouvoir reprendre là où All Might m'avait laissé.
Je suis sortis du bureau du patron et je suis allé récupérer mes affaires. Je donnais un coup dans le vieil ordinateur. Il cracha un peu de fumée. Les données, tout ce que j'avais écris pendant ma carrière de journaliste venait de disparaître.
Tout ce que j'avais appris sur Shoto, j'allais le garder pour moi. Personne d'autres n'avait à savoir. Quand a l'opinion du public sur Shoto, depuis le décès de sa sœur, tout le monde avait de la peine pour lui. Cet evenement lui avait apporté un capital sympathie indéniable. De plus, Shoto avait manifesté son désarrois, sa souffrance, là où Endeavor se serai seulement relevé, impassible. Shoto était plus humain que son père, ou du moins, il le montrait plus facilement.
Je retournai à l'hôtel où logeait Shoto. Je savais qu'il ne fermait pas sa chambre à clé quand il y était, aussi, j'entrai sans frapper.
Shoto était assis en tailleur sur le lit. La chambre était propre, les rideaux et les fenêtres ouvertes. J'allais m'asseoir sur le lit.
-Je croyais que tu allais travailler.
-J'ai démissionné.
Shoto cligna plusieurs fois des yeux avant de les écarquiller, comme s'il ne comprenait pas.
-Pourquoi ?
-Je n'aimais pas y travailler. Shoto, j'ai retrouvé mes souvenirs. Je sais qui j'étais maintenant. J'étais un gamin qui rêvait de devenir un super héro mais n'avait pas d'alter. J'avais une mère adorable et un père tout le temps absent. J'avais un ami qui avait un alter super et dons j'étais un peu jaloux. J'étais un élève anonyme de UA qui s'est révélé dans son combat contre toi. Or, quelqu'un de très important m'a remarqué ce jour-là. Quelqu'un qui cherchait sa relève. Après le championnat, cette personne est venue me voir et m'a dit que je pouvais devenir un héro. Elle m'a légué son alter. Je ne suis pas fait pour être un journaliste, je suis fait pour être un héro et j'en ais aussi le devoir. Shoto, je ne te laisserai plus jamais seul. Si tu le veux bien, j'aimerai devenir ton partenaire.
Il restait muet, occupé à m'observer de bas en haut comme s'il n'arrivait pas à comprendre ce que je lui disais. Je commençais à me demander s'il était sobre.
-Bien sûr, tu as le temps de réfléchir. Je me suis renseigné sur le chemin, il existe des instituts de formation pour héro. Ils proposent des formations pour avoir la licence en un an. Ce n'est pas UA, mais c'est déjà ça.
-Je... oui, laisses-moi réfléchir. Je sais ce que ça fait de faire équipe avec son petit ami. Je n'ai pas envie de penser à ça alors que je viens de perdre ma sœur. Les vies sont trop précieuses et je ne veux pas te perdre, Midoriya.
-Je sais. Mais c'est réciproque, tu sais.
Il eu un maigre sourire.
-Oui, je sais.
Shoto prit ma main et se pencha pour m'embrasser.
J'espère que vous avez aimé ce chapitre ^^ Shoto remonte la pente.
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