Une semaine plus tard, les recherches d'Harry et de ses amis n'avaient pourtant rien donné.

Au petit déjeuner, le directeur annonça la première sortie à Pré-Au-Lard, le 31 octobre.
Harry- Et alors, je ne vois pas pourquoi cette date a fait sortir White de ses gonds, ce jour ou un autre, il n'y a pas plus de risque.
Fred, George, Hermione et Ron le regardèrent abasourdi. Hermione se risqua à lui expliquer.
Hermione- Harry... c'est le 31 octobre que Tu-sais-qui t'a fait cette cicatrice.
Harry- Et alors ? Dumbledore ne mettrait quand même pas sciemment nos vies en danger ?
Fred- White a raison. Dans le genre date anniversaire, c'est plutôt risqué.

En réalité, Harry s'en fichait un peu. Il n'avait pas la signature des Dursley pour la sortie. Il n'avait donc aucune chance de pouvoir y participer. Voldemort ne tenterait rien sans lui. Il eut un pincement au cœur en pensant que Sirius aurait signé son autorisation avec plaisir. Si Rogue n'avait pas été aussi lâche quinze ans auparavant, ses parents seraient peut-être encore en vie et ils seraient tous les trois. Peut-être dans un autre pays... Peut-être n'aurait-il jamais connu Ron et Hermione. Mais au moins il aurait grandi dans une vraie famille, avec des parents, pas des tortionnaires.
D'un autre côté, Neville aurait pu connaître son sort... Mais n'est-ce pas pire de savoir que vos parents ne vous reconnaissent pas ?

Il fut tiré de ses pensées par l'arrivée du courrier. Erol, le hiboux des Weasley se scratcha dans son bol de lait.
George- Ce hibou est un danger public !
Ron prit sa lettre. Elle venait de sa mère qui l'informait que, comme pour chaque vacances de Noël, Harry était invité au Terrier. Un post-scriptum figurait en bas, disant à Ron d'informer Dumbledore que les membres de l'Ordre en place chez elle assureraient la sécurité d'Harry. Il n'était donc pas utile à la personne en charge de sa protection de venir.
Harry remercia mentalement Mme Weasley de l'avoir invité. Cela lui changerait un peu les idées. Et surtout, ça le sortirait de Poudlard où il avait l'impression d'être surveillé dans ses moindre faits et gestes.

Un patronus d'aigle royal déposa une lettre dans la main de Drago. Il était le seul à pouvoir la lire. Il la parcourut alors que le patronus s'évaporait.
Harry- Il est à qui ?
Ginny- Autre question, depuis quand ce sont les patronus qui livrent le courrier ?
Ron- Hermione, une idée ?
La jeune femme sortit de des pensées.
Fred- Et ben! Merci de nous écouter !
Hermione- Désolée, je n'ai pas suivi. Vous disiez ?
Ginny- Je sens que tes pensées étaient destinées à un jeune homme en particulier.
Ron émit un grognement ressemblant étrangement à "Krum".
Hermione- Rien à voir avec lui ! Bon sang Ron, quand comprendras-tu que pour moi ce n'est pas lui qui compte ! Tu devrais le savoir depuis le temps, mon cœur ne bat que pour toi !
Mesurant la portée de ses paroles, et le fait de les avoir hurlées dans toute la Grande Salle, Hermione sortit en courant. Ginny envoya un rapide coup d'œil à Harry. Ce dernier donna un coup dans les côtes de son meilleur ami.
Harry- Vas-y, suis la ! Ne perds pas ta chance une nouvelle fois !

Le roux démarra en trombe. Il rattrapa Hermione dans les couloirs menant à la tour d'Astronomie. Il prit sa main dans la sienne et la força à se retourner. Au plus profond d'elle-même, le jeune femme était heureuse. Elle savait que ce qui allait suivre changerait une partie de sa vie, et ce certainement pour le meilleur. Elle était heureuse parce que l'homme qu'elle aimait l'avait suivie quand elle lui avait tout avoué. Elle plongea son regard dans ses yeux bleus, attendant qu'il parle le premier.
Ron- Je n'aurais pas dû dire ça... mais je n'en peux plus d'entendre parler de Krum...
Il ne prit pas la peine de continuer. Chaque mot, chaque idée se lisait dans ses yeux. Hermione était la seule à pouvoir lire en lui comme dans un livre ouvert.

Et à ce moment, elle sut que jamais il ne la laisserait, malgré la guerre, malgré leurs disputes continuelles. Jamais il ne lui ferait de mal... c'était impossible pour lui. Hermione n'était pas seulement sa meilleure amie, mais aussi la femme qui faisait chavirer son cœur quand elle passait près de lui ou elle lui parlait.
Ron- Tu m'as toujours dit que des amis doivent tout se dire. On s'est menti sur ce point là... On a tous les deux garder ce secret. Pourquoi ? J'aimerais tant le savoir. Mais ça n'a tellement plus d'importance, pas vrai ?
Elle acquiesça silencieusement tout en augmentant la pression sur sa main, l'invitant à la placer dans son dos. Ron se rapprocha encore plus d'elle. Pour la première fois dans sa vie, il écouta vraiment ce que lui dictait son cœur. Il s'approcha davantage jusqu'à ce que leurs lèvres se frôlent. Il lui laissa le temps de se reculer, mais il savait qu'elle ne le ferait pas. Elle partageait ses sentiments, elle venait de lui dire à demi mots. N'ayant plus aucune crainte, il joignit ses lèvres aux siennes et l'embrassa. Ce baiser était tendre. Il était le premier d'une longue liste à venir.
Hermione- Je t'aime.
Ron sourit contre ses lèvres.
Ron- Redis moi ça encore et encore... ma belle Hermione.
Elle lui offrit un rire qu'elle ne réservait qu'à lui, discret, mais attentionné.
Hermione- On va finir par être en retard en cours.
Ron rit franchement.
Ron- Tu ne changeras vraiment jamais ! Je t'aime.