Zbioum,

Je suis tellement désolée de ne pas pouvoir poursuivre le rythme de la semaine passée. J'ai moins de temps pour écrire et une petite vie qui recommence à se charger après toutes ces histoires sanitaires.

Merci pour vos mots,

De l'amour sur vous,

Ingénue

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– Eh bien Lucius, vous avez eu d'excellents réflexes. Cette petite a besoin de repos maintenant, beaucoup de repos avec quelques potions.

– Parfait. Nous parlerons des frais plus tard. Je passerai vous voir après les fêtes. Merci de vous être déplacé, Lawrence.

– Je vous devais bien ça, Lucius. Ne vous inquiétez pas pour les frais. Passez donc boire le thé pour la nouvelle année avec votre femme, cela me fera plaisir et à Margareth aussi.

– Je vous recontacte par hibou, joyeuses fêtes de Noël Lawrence.

– A vous de même Lucius.

Rose était endormie dans les bras de sa mère, Scorpius se tenait lui aussi sur le lit, il avait sa tête contre l'épaule d'Hermione, son pouce entre ses lèvres et le lapin blanc contre sa poitrine. Il regardait Rose avec le regard d'un grand frère, protecteur et tendre. Ils étaient rentrés le matin même. Lucius avait pris les devants, réservant un portauloin dès que 8h avaient sonné sur la capitale ensommeillée. John les avait accompagnés avec Temperence. Il avait déposé un baiser sur le front de sa fille avant de tourner les talons, sans un regard pour le reste du groupe. Temperence avait pris Hermione dans ses bras avant de déposer un baiser sur la joue d'Harry, elle avait chaleureusement remercié les Malfoy puis elle s'était retournée pour transplaner avec John.

A peine avaient-ils passé le pas de l'appartement de Draco que Narcissa s'était jeté sur eux, oubliant toute son éducation pour étreindre son époux et déposer un tendre baiser sur la joue de Rose. Elle n'était pas coiffée et ses robes étaient froissées. On voyait sur son visage qu'elle n'avait que peu dormi et le silence attestait du fait que Scorpius, Albus et James dormaient encore. Si les Malfoy se gardèrent de toutes remarques, Hermione et Harry se regardèrent un sourire dans le fond des yeux. Dans l'intimité, cette famille n'avait plus rien à voir avec l'image qu'elle renvoyait en société.

– Hermione ? Harry vient de partir avec les deux garçons. Ils t'embrassent tous et il espère que tu ne vas pas lui en vouloir qu'ils n'aient pris le temps de t'embrasser.

– Oh, Draco. Non, ce n'est rien. Je lui enverrai un hibou.

Draco prit son fils dans ses bras pendant qu'Hermione recouchait Rose dans le lit de la chambre d'ami. Elle lui embrassa le front et Draco l'imita, déposant un tendre baiser sur le front brûlant de fièvre. Scorpius en profita pour y laisser le lapin aux côtés du sombral.

– Comme ça Rose elle va pas être toute seule et avec Mamie Cissa on a mis ses cadeaux dans la chambre comme ça elle saura que le Père-Noël il l'a pas oublié.

– C'est très gentil, Scorpius.

Hermione sourit avant de les suivre, prenant soin de tirer la porte alors que l'enfant se promenait dans le monde des rêves. En bas, il n'y avait plus le moindre bruit. Lucius et Narcissa étaient partis aussitôt le médicomage appelé par Lucius parti. Ils étaient seuls et, arrivés en bas, Draco laissa Scorpius descendre de ses bras pour aller préparer trois chocolats chauds.

– Hermione ? Tu veux venir me lire mon livre ? Le Père-Noël il m'a apporté un livre et il est un peu trop dur à lire parce que dedans il y a plein de grands mots.

Hermione se mit à rire doucement avant de prendre la main de petit bonhomme qui la tirait déjà avec lui au plus proche de la cheminé. La femme choisit de s'asseoir à même le sol et Scorpius trouva naturellement sa place, bien installé entre ses jambes, son dos posé contre la poitrine féminine. Il tenait le livre dans ses petites mains, attendant qu'Hermione le prenne pour le lui lire. Il était à peine 10h.

– En l'année 1872, la maison portant le numéro 7 de Saville-row, …

Lorsque Draco apparut dans le salon, il ne put s'empêcher de sourire face à cette scène tendre. Il y avait Hermione sur le sol, son fils contre elle qui avait son pouce fermement coincé entre ses lèvres et il buvait les mots qu'elle lui lisait à haute voix. Il s'installa non pas en face d'eux mais sur le canapé, dans le dos de la femme. Les tasses se posèrent d'elles-mêmes sur la table basse mais aucun ne fit le moindre mouvement pour venir se saisir d'une si bien que, lorsque l'heure du déjeuner arriva, les chocolats n'avaient pas bougé d'un pouce. Ils étaient maintenant froids et les trois personnes n'avaient pas énormément bougé. Seul Draco avait changé de place, il s'était glissé sur le sol, dans le dos d'Hermione et il avait son menton posé sur son épaule. Ils étaient tellement pris dans la lecture du livre par Hermione qu'aucun n'avait entendu les petits pas à l'étage ni les pieds nus martelant doucement les marches. Ce fut Scorpius qui réagit le premier, faisant sursauter les deux adultes.

– Rose !

Rapidement, tous se levèrent et la petite vint se nicher dans les bras de sa mère. Sa fièvre n'avait pas énormément baissé et elle sanglotait doucement. Hermione et Draco ne réussir qu'à comprendre peu de chose mais l'essentiel avait été saisi. Elle pleurait car elle n'était pas bien et aussi parce qu'elle s'en voulait. Elle avait vomi dans le lit et elle avait peur que Draco la gronde d'avoir ainsi souillé les draps de l'un de ses lits. Il avait souri avant de déposer un baiser sur la tempe de Rose, lui assurant qu'elle n'avait pas à s'en vouloir et qu'il allait s'occuper de nettoyer tout cela pour qu'elle puisse retourner s'allonger après avoir essayé de manger quelque chose.

Hermione avait choisi d'accompagner Draco pour débarbouiller Rose et elle avait rigolé en entendant le blond appeler un des elfes du manoir Malfoy pour qu'il s'occupe du changement des draps. Elles ne restèrent pas longtemps dans la salle de bain, juste le temps de passer un coup d'eau sur le visage de l'enfant et de troquer son pyjama contre un des nombreux pyjamas de Scorpius.

– Maman, tu crois qu'il m'en veut Draco ?

– Bien sûr que non mon cœur. Il ne va pas t'en vouloir parce que tu es malade.

– Et Maman, tu crois que Temperence m'en veut d'avoir essayé de venir te voir sans la prévenir ?

– Non mais tu sais, elle a été très inquiète. Quand tu la reverras, je veux que tu t'excuses. D'accord ?

– Je veux pas y retourner. Je veux pas voir Papa parce qu'il m'aime pas et qu'il est pas gentil.

– Rose… Tu sais, ton papa il t'aime mais il n'est pas très doué pour le montrer parce qu'il est comme ça. Je ne vais pas t'obliger à aller le voir et on va rester un peu ici, avec Draco et Scorpius. Juste le temps que je nous trouve une nouvelle maison rien que pour toutes les deux.

– C'est vrai ? Rien que pour nous deux ? Mais j'aime bien moi quand il y a Scorpius et Draco. On pourra aller voir Papi Lucius aussi ? Je veux lui dire merci parce que il m'a donné sa veste quand j'avais froid et c'est lui qui m'a retrouvé et j'ai pas pu lui faire un bisou tout à l'heure.

– On ira ma puce, je te le promets mais avant, tu dois guérir. Tu as encore de la fièvre alors tu vas manger un peu puis retourner au lit. D'accord ?

– Oui Maman.

Elles se sourirent et, quand elles arrivèrent en bas, les deux garçons étaient attablés. Hermione sourit et laissa Rose s'installer à côté de Scorpius pour aller elle-même prendre la chaise non loin de Draco.

Scorpius s'amusait dans sa chambre et Rose dormait. Confortablement installés dans le salon, Draco jouait avec les mèches d'une Hermione au regard dans le lointain. Elle était perdue dans ses pensées et Draco en profitait pour faire rebondir ses boucles brunes entre ses doigts. Il trouvait amusant de voir l'effet ressort de cette crinière soyeuse.

– Hermione ?

– Mmhh ?

– Je viens d'avoir une idée stupide et totalement folle.

– Comme quand tu m'as demandé en mariage entre une gorgée de whisky et deux cacahuètes ?

– Tu t'en souviens encore ?

– Tu n'as pas oublié non plus à ce que je vois.

Ils se mirent à rire doucement et il lui vola un baiser. Ses joues s'empourprèrent sous le geste de l'homme. Ils avaient convenu de garder cette relation secrète aux yeux des enfants pour ne pas les perturber mais en 24h à peine ils avaient déjà l'impression que la Terre entière savait.

– Non pas aussi folle. La prochaine fois que je te poserai la question, ce sera pour entendre un oui de ta part.

– C'est que tu–

– Oh ne fait pas ta mijaurée Hermione. Je ne me mets pas en couple avec la première venue et tu n'es pas un coup d'un soir.

– C'est étrange cette façon de me dire que tu m'apprécies.

– Installe toi ici avec Rose.

– Quoi ?

–Tu as parfaitement bien compris. Laisse tomber cette idée de te trouver un nouveau logement. Rends ton studio d'étudiant et viens vivre ici.

– Je… Mais… Non enfin si mais je ne peux pas. Ce n'est pas bien et on n'est même pas vraiment ensemble puisq-

– Hermione Granger, voulez-vous me faire l'honneur devenir ma petite amie ?

– Oui mais-

– Parfait. Alors accepte. On se tourne autour depuis des mois, mes deux meilleurs amis t'ont adopté et mes parents t'apprécient. Je ne vais pas dire qu'ils t'adorent parce qu'ils ont une fierté mal placée mais tu saisis ce que je veux dire.

– Mais c'est tellement… précipité, ce n'est pas conventionnel puis-

– Oh s'il te plait, il n'y a rien de conventionnel entre nous. A quel moment c'était écrit que la grande héroïne, Miss Hermione Granger allait mettre à genoux deux Malfoy avec sa fille ? On a passé notre vie à nous haïr pour finir par nous aimer-

– Tu m'aimes ?

– Bien évidemment que je t'aime, même mon père l'a vu mais ce n'est pas la question. Est-ce que tu te rends compte que tu as été plus présente dans ma vie et dans celle de Scorpius que toutes les femmes réunies avec qui j'ai pu avoir une- Qu'est-ce qui te fait sourire comme ça ?

– Tu as avoué que tu m'aimais.

– Non.

– Si.

– Non.

Hermione n'eut le temps de répondre que les lèvres de Draco s'écrasèrent contre les siennes dans un baiser tendre et passionné. Au départ, si leurs lèvres ne faisaient que s'effleurer, leurs langues avaient trouvé le chemin pour venir se caresser et ils s'écartèrent vivement lorsque la petite voix de Scorpius se fit entendre dans l'entrée de la bibliothèque.

– Pourquoi tu fais un bisou comme ça à Hermione, Papa ? C'est beurk.

– Parce que je l'aime voyons.

Hermione se mit à rougir fortement, frappant le bras du blond qui lui planta un baiser sur la joue pour toute réponse. Au fond des yeux de Scorpius, des étoiles se mirent à briller et sa bouche forma un cercle de stupeur.

– Ca veut dire qu'Hermione elle va rester avec nous ?

– Alors ça mon grand, il faut la convaincre. Tu viens m'aider ?

– Oh Hermione s'il te plait, s'il te plait, s'il te plait. Je veux que tu restes moi. Comme ça tu vas pouvoir me lire tout plein d'histoire à moi et à Rose et comme ça en plus Papa il sera plus tout seul et en plus tu es gentille et je t'aime et-

Hermione avait envie de rire. Scorpius débitait des mots à toutes vitesses et la fixait d'un regard suppliant. Elle crut ne pas tenir lorsque que Draco se plaça derrière son fils pour lui faire le même regard. Voir Scorpius faire était une chose mais voir le grand Draco Malfoy la regarder de cette manière valait certainement tout l'or du monde.

– C'est bon. Je capitule.

– Ca veut dire que tu restes ? Et Rose aussi ?

– Oui.

– Ouiiii ! On a réussi Papa !

Scorpius leva son petit bras pour venir frapper sa main contre celle de son père.

– Mais Papa, même si tu m'aimes je veux pas que tu me fasses des bisous comme tu fais à Hermione hein. C'est trop beurk beurk.

C'en était trop pour Hermione qui se mit à rire franchement. Draco la suivit rapidement, passant son bras autours de sa taille alors que Scorpius riait lui aussi sans réellement comprendre pourquoi.