Disclaimer : l'univers principal et la plupart des personnages appartiennent à J.K. Rowling. Je ne fais que m'amuser avec ^^
Bonjour !
Merci à tous ceux qui suivent cette histoire :D
Voilà le chapitre 23, j'espère qu'il vous plaira !
N'hésitez pas me donner votre avis :)
Bonne Lecture à vous !
The Proud Hufflepuff
CHAPITRE 23
1er Janvier 1978
Malgré l'heure tardive, une chambre encore dans la pénombre abritait deux silhouettes enfouies sous les draps. Bien au creux dans la chaleur confortable de son lit, Ethel se retourna et se serra un peu plus contre l'autre corps. Elle poussa un soupir de bien-être savourant doucement la sensation de la peau tiède. Bientôt deux bras se refermèrent sur elle, la châtaine se cala donc contre le torse et respira d'aise en sentant l'odeur de musc.
- Bonjour …
Ethel fronça les sourcils à l'entente de la voix grave. Cette dernière avait réveillée un mal de crâne sous-jacent. Lentement alors qu'elle s'éveillait, la jeune femme retrouvait ses souvenirs de la veille. Prenant peu à peu conscience et la voix encore enrouée du sommeil, elle dit doucement :
- Sirius …
- C'est moi.
Si elle n'avait pas été aussi bien installé, Ethel aurait roulé des yeux. Elle se demandait tout de même comment Sirius pouvait faire de l'humour au réveil. La jeune femme ouvrit lentement ses paupières. Les sourcils froncés, elle affrontait la pénombre douloureuse pour ses yeux et tomba sur le regard gris du Black. Il l'observait avec son air malicieux. Son visage se crispa alors un peu plus en se rappelant le moment où leurs amis les avaient observés depuis le grand salon.
- Ça va ?
Le visage de Sirius s'était fait inquiet. Ethel entreprit alors de détendre son visage et répondit vaguement :
- Hmm oui.
- Tu es sûre ?
- Oui.
- Tu ne regrettes pas ?
Le Gryffondor l'analysait attentif. Il semblait vouloir s'assurer qu'il n'y avait aucun soucis entre eux. Ethel réfléchit alors difficilement. Y avait-il un problème ? Non, évidemment que non. La nuit dernière avait été un moment fabuleux. Ils s'étaient trouvés et ça va été … délivrant. La Doge avait résisté à Sirius suffisamment longtemps, hier elle avait réalisé à quel point elle avait pris sur elle pour le faire. Aussi elle annonça doucement :
- Non, je ne regrette rien.
- Mais ?
- Mais je me demande ce que pensent les autres …
Ethel avoua son inquiétude, dépitée. Elle savait que le jeune homme ne se souciait absolument pas de ça mais elle ne pouvait pas se permettre d'avoir des rumeurs déplacées …
- Ne t'inquiète pas, la rassura Sirius, je ne pense pas qu'ils iraient répandre des rumeurs sur nous. C'est nos amis et puis notre relation est différente de tes anciennes …
Leur relation ? Ethel essaya de rester impassible mais le doute s'insinuait malicieusement en elle. Qu'étaient-ils exactement ? Elle n'en avait aucune idée et elle n'avait pas envie de mettre une étiquette à ce qu'ils vivaient. La jeune femme n'avait pas envie de se prendre la tête. Si elle reconnaissait facilement que leur relation lui importait, elle ne ressentait pas le besoin de la définir.
Ethel embrassa alors Sirius comme en signe d'accord et ce dernier sembla se rendre compte que la conversation était terminée puisqu'il répondit au baiser avec passion. Les baisers se lièrent aux caresses. Leurs peaux nues s'échauffèrent l'une contre l'autre, ils se réveillèrent physiquement avec ardeur.
Quelques minutes plus tard, ils étaient essoufflés mais un grand sourire ornait leurs lèvres. Ethel calma sa respiration avant de se lever. Elle sentait le regard de Sirius mais ne commenta pas alors qu'elle filait dans la douche. La jeune femme ne fut donc pas vraiment surprise quand elle sentit le Gryffondor la rejoindre. Il leur fallut plusieurs minutes pour être propre et un peu plus pour s'habiller.
Quand Ethel regarda l'heure, midi était largement dépassé. Cependant la châtaine ne s'inquiéta pas outre mesure puisqu'elle savait que la plupart avait continué à faire la fête bien longtemps après qu'ils se soient endormis. Elle descendit au rez-de-chaussée et suivit les bruits. La Doge trouva alors une tablée quasi complète dans la grande salle à manger. Hinny avait servi un brunch et mit quelques fioles de potion anti gueule de bois à disposition. Elle en but une et elle se sentit instantanément un peu mieux. La jeune femme s'installa ensuite à la table et se servit un petit-déjeuner alors que ses amis discutaient à propos de l'actuel Ministre de la Magie.
- Vous croyez que Harold Minchum va enfin agir intelligemment cette année ? demanda James.
- Apparemment, tenta Peter, il a mis plus de détraqueurs autour d'Azkaban …
- C'est pas ça qui va nous aider, grogna Marlène.
- Ce n'est qu'une mesure pour étouffer le fait qu'il ne sait pas quoi faire, expliqua Frank.
- Ça peut se comprendre, tempéra Lily, personne ne pouvait être préparé à ça.
- S'il écoutait ses conseillers déjà, fit sombrement Ethel, il en saurait plus.
Tous les regards se tournèrent vers elle. Ils étaient tous étonnés. Elle avait l'air de savoir quelque chose qu'ils ignoraient. Ethel analysa un instant les personnes présentes et se dit qu'elle pouvait se permettre de lâcher quelques informations venant de son père.
- Minchum fait la sourde oreille. Il ne veut pas entendre ce qu'on lui dit. Pour lui, ce n'est qu'une passade et Voldemort sera bientôt aux oubliettes. Selon ses dires : "Ce mage noir de pacotille ne représente pas une menace". Minchum n'est qu'un diplomate trop présomptueux pour se rendre compte de ce qu'il a sous le nez.
Un silence accueillit ses propos. Tout le monde l'observait avec hébétement. Evidemment Sirius choisi ce moment-là pour débarquer joyeusement :
- Salut tout le monde !
Silence.
- Qu'est-ce que vous avez ? rigola Sirius. On dirait que quelqu'un est mort …
Ethel soupira avant de tirer sur son bras pour le forcer à s'asseoir à côté d'elle. Il lui servit un regard surpris et elle lui invectiva en chuchotant :
- Tais-toi, et mange idiot.
Sirius ouvrit la bouche comme pour dire quelque chose, mais la ferma en voyant le regard des autres. Il se servit alors et commença à manger avec un air un peu perdu. Ethel se tourna ensuite vers Mary et lança :
- Mary, tu n'a fait pas ta valise j'espère.
- Hmmm … non pas encore.
- Tant mieux, parce que tu restes.
Les conversations autour reprirent mais Mary se pencha vers elle et dit doucement :
- Je ne voudrais pas abuser Ethel …
- Tu n'abuses pas. De toute manière, je ne te laisse pas le choix. Il est hors-de-question que je te laisse aller au Chaudron Baveur dans les circonstances actuelles.
Mary tenta de se justifier mais Ethel la coupa :
- Marlène m'a dit, je sais que tu n'as aucune intention de retourner chez tes grand-parents. Ici, on a plein de places et je suis sûre que mes parents seront d'accord. Tu seras plus en sécurité ici. Si tu ne restais pas et qu'il t'arrivait quelque chose, je m'en voudrais terriblement car j'aurais pu t'aider … Donc tu restes, pour ma conscience.
La blonde eut un sourire et finit par remercier son amie. Le petit-déjeuner continua ainsi dans la bonne humeur. Au fur et à mesure, chacun remonta afin de se préparer à partir tandis qu'Ethel aidait Hinny à ranger. L'elfe de maison avait bien tenté d'empêcher la Doge mais celle-ci ne lui avait pas laissé le choix. Pour elle, il était inenvisageable qu'elle laisse le petit être tout ranger pour tout le monde alors que c'était elle qui avait organisé la soirée.
Pendant son rangement, elle fit parfois quelques pauses pour faire quelques aurevoirs. Tout le monde était parti sauf les septièmes années de Gryffondor. Ce qui était tout à fait normal vu qu'ils étaient arrivés plus tôt pour l'aider. Ethel les laissa donc tranquille et remit tranquillement tous les objets de décoration à leur place. Alors qu'elle plaçait une petite sculpture russe représentant une danseuse, elle entendit quelqu'un la rejoindre. Lentement elle se tourna et trouva sans surprise Sirius.
- Je ne te dérange pas ?
- Non, c'était le dernier objet …
Elle soupira désignant l'objet de décoration. Le Black s'approcha d'elle pour la prendre dans ses bras et demanda malicieusement :
- Elle coûte combien ? Savoir si je me tente à la faire tomber ou pas ?
- 26 Gallions (environ 200 euros), avoua Ethel en roulant des yeux.
- Oh, ça irait encore ! fit le Black nonchalant.
- Sirius … avertit la jeune femme.
- Relax, je vais pas le faire ! rigola le Maraudeur.
- Je ne sais pas comment tu fais pour être aussi léger en matière d'argent … Jamais je ne pourrais être ainsi et pourtant je ne manque de rien … Tu t'es fait déshérité Sirius et tu es là à faire le malin …
- Ethel …
La jeune femme soupira et tourna la tête. Sirius attrapa son menton la forçant à le regarder et indiqua sérieusement :
- Je ne manque de rien, Ethel. J'ai hérité de mon oncle Alphard à l'automne dernier.
- Tu … quoi ? Mais pourquoi tu ne m'as rien dit ?
- On était pas encore très proche, les moments où on se parlait calmement étaient rares. Je ne voulais pas les gâcher en te parlant du décès de mon oncle.
- Je vois … Le plus important, c'est que je sois au courant maintenant et que si tu ressens le besoin d'en parler … je suis là.
- Je sais.
Sirius eut un fin sourire avant de se pencher vers elle. Délicatement il posa ses lèvres sur celles de la jeune femme. Les yeux fermés, Ethel savoura l'instant avant qu'ils ne s'éloignent l'un de l'autre.
- En fait, j'étais venue te chercher parce qu'on va rentrer avec les autres.
- Hmm, j'aurais dû m'en douter.
- On pourrait se revoir avant de retourner à Poudlard, tu sais ? fit Sirius amusé.
- On verra … Mes parents reviennent demain, ça risque d'être compliqué.
Sirius hocha la tête en signe de compréhension, puis il l'embrassa une dernière fois avant de l'emmener dans le petit salon où tous les septièmes années étaient réunis. Ethel et Mary les saluèrent tous avant qu'ils ne repartent par la cheminée. Alors qu'elle observait la fumée verte disparaître, la châtaine se dit que finalement elle avait bien fait de s'ouvrir à eux.
Oooo0oooO
2 Janvier 1978
Ce jour-là, Ethel se leva très tôt. Elle avait très peu dormi, elle n'avait pas pu s'empêcher de ressasser la disparition de son oncle. Sirius n'était plus là et elle n'avait donc pas pu compter sur lui pour la réconforter.
La châtaine s'était réfugiée dans la bibliothèque. Recroquevillée dans un fauteuil près de la fenêtre feuilletant, elle feuilletait des vieux ouvrages de sa grand-mère. C'est comme ça que son père la trouva aux premières lueurs du jour.
- Ta grand-mère n'aurait pas voulu que tu sois défaitiste.
- Je sais Papa, soupira la jeune femme, mais Oncle Ernest … et toi qui cède à Albus, ça ne me rassure pas.
- C'est naturel Ethel, je comprends très bien. Cela va être une période très compliquée, il va falloir qu'on reste soudé et je compte sur toi. Je sais que tu es une battante, souviens-toi de comment A… elle t'appelais.
- … ma lionne.
Le silence accueillit sa réponse. Son père l'observait tendrement. Il savait très bien que sa défunte mère avait été très proche de sa fille et que lui rappeler ses mots était le meilleur moyen de remotiver Ethel. Ana Doge avait eu une très grosse influence sur elle.
- Elle a toujours su que tu es une Gryffondor. Elle a deviné ce que j'étais incapable de voir. Et alors que le monde sorcier est en danger, on va d'autant plus avoir besoin de toi.
- Comment ça ?
Ethel releva la tête vers son père en fronçant les sourcils. Que voulait-il dire ? Bien sûr, elle savait qu'elle devrait être là pour sa famille. Chacun avait son rôle à jouer. Jusque là Ethel s'était contentée de suivre les règles établies dans la discrétion habituelle. Pourquoi avait-elle la sensation que ça allait bientôt changer ?
- Ne nous en préoccupons pas pour le moment, Hinny t'a préparé le petit-déjeuner.
- Très bien …
La jeune femme suivit son père jusqu'à la salle à manger. Sa mère y était déjà et prenait un thé tout en discutant avec Hinny. En voyant sa fille, elle se leva pour l'enlacer :
- Ethel, je suis fière de toi. Hinny m'a dit que tu avais été une hôte exemplaire. Après la disparition d'Ernest, ça fait du bien à entendre.
Sa mère étouffa un sanglot et Ethel la serra un peu plus contre elle. Doucement, elle lui indiqua :
- Ernest ne voudrait pas qu'on se morfonde, Maman.
- Je sais bien, fit-elle émue.
Ethel claqua une bise sur la joue de sa mère avant de s'installer à table. Elle dégusta son tranquillement son petit-déjeuner avec ses parents tout en discutant. Comme elle s'y attendait, ces derniers ne virent aucune opposition à la présence prolongée de Mary. La née-moldue arriva d'ailleurs quelques minutes plus tard et Margareth entama gaiement la conversation alors que Elphias emmenait sa fille dans son bureau. Il l'ouvrit avec habitude, réalisant le petit rituel.
Alors qu'il soignait sa main de l'habituelle coupure nécessaire pour ouvrir la pièce, il déclara sérieusement :
- Le week-end prochain, il y aura une réunion. Toute la famille sera présente même ton frère. Cette réunion est très importante pour notre famille. Il y aura certains de tes anciens camarades, je compte donc sur toi pour t'impliquer et réunir le plus d'informations possibles.
- Quelle réunion ? Laisse-moi deviner, Albus l'a organisé.
- C'est exact, fit Elphias surpris, tu as entendu des choses ?
- On m'a posé des questions, oui … mais je n'ai rien dit. Je suppose que c'est à propos de Voldemort.
- Oui, Albus veut organiser une résistance étant donné que le Ministère n'arrive à rien.
- Et tu le laisses utiliser nos contacts sans vergogne ? questionna sombrement Ethel.
- Ethel, soupira le patriarche, Albus est mon protégé, par extension celui de la famille. Il a fait une demande en bonne et dûe forme. Lui-même a amené ses propres contacts. Si on veut s'en sortir, il faut bien agir. Je me posais des questions depuis longtemps, la disparition de ton oncle n'a fait que confirmer ce que je pensais.
Ethel resta silencieuse. Elle réfléchissait. Bien sûr, elle savait que son père avait raison. Seulement elle avait du mal à réaliser que tout ça arrivait. Petit à petit, elle voyait son monde changer et la jeune femme ne se sentait aucunement prête à faire face à tout ça.
- D'ailleurs, j'ai une question par rapport à ton amie Mary. Son emménagement est-il définitif ? Devons-nous faire d'elle notre protégée ?
- Non, répondit sèchement Ethel, ça ne l'est pas. Pas besoin d'en venir à de telles extrémités, on a assez d'un protégé avec Albus.
- Ethel …
- Non ! s'exclama la jeune femme en se relevant. Mary n'est pas au courant de telles procédures et je refuse de lui proposer ! Elle a assez souffert comme ça ! Je ne veux pas qu'elle soit embarquée dans nos histoires !
- Je comprends, c'est ta décision.
Ethel fut immobile un moment, le souffle coupé. Sidérée de ce qu'elle avait laissé échapper, elle hocha vaguement la tête avant de partir du bureau. Cette discussion avait bien trop durée. La jeune femme avait besoin de digérer un peu tout ça. Cela faisait beaucoup d'un seul coup. La Gryffondor était encore loin d'être prête à vivre cette réunion …
