Ciel travaillait toujours au maid café.

Son patron lui avait proposé de le mettre en congé le temps d'avoir son enfant mais il avait refusé.

Il voulait assumer son enfant autant que Sebastian.

-Ciel, si tu veux arrêter, je comprendrais, lui avait dit Sebastian.

-Non je veux assumer, vous n'avez pas à assumer seul, c'est moi qui vous ai imposez ce bébé après tout.

-On est deux à assumer. Je t'ai dit de ne pas t'en faire pour l'argent, répondit Sebastian.

-J'ai demandé plus d'horaires.

-Ciel, tu en fais déjà assez, pense à ta santé et au bébé.

-Je veux assumer le bébé.

Ciel travaillait donc beaucoup plus tout en continuant ses cours apportés par ses amis du lycée.

Il ne pensait pas retourner dans ce lycée et ne savait pas s'il reprendrait directement ses études après la naissance de son enfant ou ferait une pause le temps de s'en occuper.

Il était sûr en tout cas de ne pas abandonner pour aller à la fac après.

Ce jour-là, il travaillait et servait les clients.

-Ciel, tout va bien ? Tu es sûr que tu devrais encore travailler ? demanda Claude son patron.

-Oui je peux tout assumer. Je vais bien, merci de vous en inquiéter, patron.

Des heures passèrent et Ciel qui demandait à un client senti soudain une douleur.

-Je vais prendre un milkshake fraise, deux cupcakes et un thé.

-Bien, je vous apporte cela.

La douleur se calma mais revenue plus tard, au point que Ciel se plia en deux.

Claude, le voyant mal alla vers lui.

-Tout va bien ? Tu ne vas pas accoucher dans le café ? Ce serait une première ici.

-Non je ne dois pas l'avoir maintenant, c'est trop tôt.

-Tu as encore un mois non ? Je vais appeler le samu, on ne sait jamais.

Claude appela le samu et Ciel fut emmené à l'hôpital.

Sebastian fut prévenu par Claude et se précipita pour le rejoindre.

Il le trouva dans une chambre.

-Mon dieu, j'ai eu peur. Tu vas avoir le bébé maintenant ? demanda Sebastian.

-Non ne t'en fait pas mais le médecin m'a dit d'arrêter tout effort physique jusqu'à la naissance. C'est terrible.

-Tu pourras reprendre après la naissance. Je t'ai dit de ne pas trop en faire par contre l'hôpital a appelé tes parents, comme tu es mineur. Je leur ai dit de ne pas les laisser rentrer.

-Merci, je ne veux pas les voir.

-Ils sont dans le couloir, tu es sûr de ne pas vouloir discuter avec eux ? demanda Sebastian.

-Non, je leur en veux toujours. Tu peux leur dire de s'en aller ?

-Oui mais je peux leur dire que tu vas bien et le bébé aussi ?

-Oui.

Sebastian sorti alla vers les parents de Ciel.

-Il ne veut pas nous voir, je suppose, dit la mère de Ciel.

-Oui, mais il va bien et le bébé aussi. Ciel doit juste faire attention et ne plus travailler.

-Nous serons patient. Je sais que nous sommes fautifs et que son rejet de nous voir est justifié, dit son père.

-Il semble plus proche de vos parents que de vous, répondit Sebastian.

-Vous êtes au courant de beaucoup de chose, j'espère qu'il nous pardonnera.

-Ne vous en faites pas, laissez faire le temps, dit Sebastian.

Ils s'en allèrent Sebastian reparti dans la chambre ou était Ciel.

-Je peux repartir, Sebastian, à condition que je reste tranquille à la maison. Je me sens inutile d'un coup. Je ne pourrais plus vous aider.

-Tu es utile, ne pense l'inverse et ne t'en fait pas. Je m'occuperai de tout et toi tu ne feras rien jusqu'à la naissance. D'ailleurs, nous devrions commencer à penser des prénoms masculins. Tu as une idée, toi ?

-Pas vraiment, je ne sais pas du tout comment l'appeler. Cela fera beaucoup, je me sens coupable, répondit Ciel.

-Je suis un adulte, Ciel. Ne te sens pas obligé de faire les choses parce que tu me dois quelque chose. Tu ne me dois rien et en plus tu dois protéger notre enfant.

-J'ai l'impression de m'imposer encore plus. Vous devez aussi vous occuper de moi, dit Ciel.

Sebastian prit la main de Ciel.

-Ce n'est pas une contrainte car je t'aime. Alors je prends soin de toi et de notre enfant.

-J'aimerais bien rentrer, on peut ? demanda Ciel.

-Oui rentrons.

Ciel avait eu des recommandations du médecin et Sebastian comptait bien les suivre.