Beta Dray Mione Potter-Malfoy

OoO

PDV BELLA

Il grogna mais ne lâcha pas un mot. Je m'avance, Alice me donne la pince accompagné d'un « amuse-toi ! ».

«Qu'on mette les choses au clair. » grognai-je « Si tu ne parles pas, je te brise les doigts, l'un après l'autre. Et si tu n'as plus de doigts, il restera… » Je songeai quelques secondes « Tout le reste ! » dis-je joyeusement.

J'attends qu'il ouvre la bouche mais rien.

« Tant pis ! » souris-je diaboliquement

Je pris son index et d'un coup sec, je le brise. Il hurla.

« Alors ? »

ooO

Je commençais à perdre patience. Cela faisait plus d'une heure que nous étions ici et ce salop n'avait toujours pas dit qui les avaient employés. Nous savions déjà que c'était l'institution du frère de Wesley qui essayait de tuer Edward mais nous ne savions toujours pas qui les avaient payés. Et bien sûr, sans cela nous n'avancions pas.

Je n'aimais pas tourner en rond.

Pour qu'Edward soit tranquille, nous devions trouver les employeurs pour stopper le contrat. Si jamais il n'y a avait plus personne pour payer à sa mort, il n'y avait plus de soucis. C'est une règle et bien sûr, on ne tue pas sans avoir une bonne raison de le faire.

Je me doute que même si le contrat est annulé, il y aura toujours un risque pour sa vie mais il (même s'il) restera moindre.

« Tu vas parler ! » grognai-je mettant un coup dans son genoux blessé.

Je ne savais plus quoi faire, ce type avait tous les doigts brisés, les pieds brisés par une masse, les tibias et fémurs explosés.

-Tu sais, commença Alice, j'ai un moyen infaillible pour les faire parler.

Je la regarde curieuse et avide d'avoir enfin des réponses à mes questions. Bien sûr nous voulions tous savoir mais même si j'essayais de le cacher, j'étais la plus impatiente. Je crains de n'avoir berné personne.

« Je te laisse faire. » dis-je me reculant pour laisser la place à Alice.

Un sourire sadique installé sur le visage, elle s'approche de l'homme qui, lui, avait toujours son sourire fier* mais, connaissant Alice, cela n'allait pas durer longtemps.

Je vois mon amie se mettre à genoux devant le type.

« Et tu veux me faire quoi chérie ? » se moque-t-il

Elle approche ses mains de la ceinture du type, en quelques secondes, elle avait mit ses bijoux à l'air libre.

« Mais vas-y ma belle ! Te gêne pas ! Soulage-moi, tu n'es bonne qu'à cela ! Même pas foutu de me faire parler ! Pathétique. Alors suce chérie ! » se moque-t-il

J'allais pour lui rentrer dedans mais Alice, qui s'était redressée, me coupait la route.

« Laisse-moi faire. »

Je la regarde attentivement.

« S'il te plait, fait moi confiance. » murmure-t-elle

Je la fixais toujours.

« Je sais ce que cela représente pour toi. » murmure-t-elle toujours.

Je retins un soupir. J'aurais aimé le faire moi-même mais il faut croire que nous avions chacune nos domaines de prédilections et celui-là n'était pas le mien. Bien que cela me coutait, je me reculai pour laisser faire la pro de la torture. Il est vrai que j'avais beaucoup moins d'expérience dans ce domaine, elle a été aux deux places.

Je me rappelle notre première rencontre. J'avais vite compris l'enfer dans lequel elle a grandi. J'avais 17 ans à cette époque et elle, 16 ans.

FLASH BACK

Nous savions tous que Fox avait ramené une ado de sa mission, la maison était en effervescence sauf moi qui était tranquille dans ma chambre, en train de broyer du noir ou faire une quelconque chose peu intéressante.

Wesley m'avait dit qu'avec cette fille à la maison, je me sentirais moins seule et je pourrais m'en faire une amie. Je l'avais regardé en haussant un sourcil l'air de dire : « Tu te fous de moi ? » et là il m'avait dit que je ressemblais à un croc-magnon. Et bien sûr à mon plus grand regret Cela ressortait régulièrement, à mon plus grand regret.

Malgré mon désintérêt pour cette nouvelle, j'étais tout de même curieuse de savoir qui allait occuper la chambre à mes côtés. Et surtout, je voulais savoir avec qui j'allais bosser. Est-ce que cette personne était digne de confiance ? Est-ce qu'elle aurait les tripes pour survivre dans ce monde ?

Je me levai de mon lit et partis voir la nouvelle. C'était sans frapper que j'entre dans sa chambre. Je la voyais de dos, elle n'était pas très grande et ses cheveux étaient d'un noir comme je n'en avais jamais vu mais ce qui m'avait le plus choquée, c'était les bleus sur sa peau, certains étaient presque aussi noirs que ses cheveux.

Je n'avais pas vu qu'elle avait légèrement tourné la tête pour me regarder. Même son visage avait quelques marques.

« Tu dois être Bella ? Alice, le phénomène du moment. » grimace-t-elle

Elle enfila un tee-shirt. Je la fixai toujours aussi impoliment comme si je pouvais voir à travers ses vêtements.

Ok. Cette fille avait dû vivre un enfer, elle allait survivre. Mais ce qui était sûr, c'est qu'elle avait déjà obtenu mon respect. Certaines marques lui prenaient un tiers de son dos. Même ses bras étaient marqués.

« Ils m'avaient dit que tu n'étais pas très sociable mais je ne te savais pas muette. » dit-elle me détaillant.

Égale à moi-même, je n'avais rien répondu, je n'étais pas très bavarde à cette époque. Je l'observais et elle, Alice avait continué ses affaires comme si je n'étais pas là.

« Bienvenue parmi nous. » avais-je simplement dit avant de tourner les talons.

FIN du FLASH BACK

Malgré sa petite carrure, cette fille imposait le respect.

Je la voyais chercher quelque chose sur la table. Ce fut avec un cri de victoire qu' Alice nous avait informa qu'elle avait trouvé sa pince.

« A nous deux mon pote ! » avait-elle dit.

Je pense qu'à ce moment, le type avait compris où voulait en venir Alice et ce n'était surement pas pour le sucer ou un truc du genre.

Comme si c'était le genre de fille à se mettre à genou devant n'importe qui...

Elle s'approcha doucement du type. On pouvait voir dans ses yeux la peur qui montait, de la sueur perlait même sur son front.

« Alors ? Tu n'as toujours rien à nous dire ? » demande-t-elle faisant passer le pointe de ses cisailles sur son torse pour finir par descendre plus au sud.

Il ne ricana pas comme les fois précédentes, il fit juste non de la tête en fixant les cisailles près de ses bijoux. Par contre, je ne pus me retenir de ricaner. De plus, mon impatience me gagnait à chaque seconde. Nous savions tous les trois qu'il allait parler. Il ne pouvait pas en être autrement.

« Tu es sûr ? » rajoute Alice mutine.

Pour montrer qu'elle allait vraiment les lui couper, elle faisait claquer ses cisailles en l'air. Il refit non de la tête mais avec encore moins de vigueur que la dernière fois.

Je me retenais de ne pas me trémousser sur place. Je n'étais qu'impatience et joie à l'idée qu'il parle et que, bien sûr, je sauve les fesses d'Edward.

« Très bien ! » dit-elle dans un sourire

Elle ouvrit son arme de torture et la fit glisser sur la peau délicate du type pour arriver à la base. Je suivais tous les mouvements d'Alice avec attention. L'homme, qui était prêt à se faire dessus, était de plus en inquiet. Il se rendait compte qu'Alice était VRAIMENT sérieuse et moi, je jubilais.

« C'est ton dernier mot ? »

Je pouvais voir dans le regard d'Alice qu'elle voulait qu'il dise non. Je pense qu'au fond d'elle, elle aurait aimé faire cela à son père si elle en avait eu l'occasion. Mais à ma connaissance, elle n'avait jamais revu son père.

Bien sûr, nous attendions qu'il ouvre la bouche.

« Je... Je vais parler... » bafouille-t-il

Je relâchai mon souffle et Alice se reculait en boudant.

« Pourquoi ils disent tout ça ! » bouda Alice en balançant ce qu'elle avait dans les mains.

Je souris, elle se retenait mais une lueur dans ses yeux m'indiquait qu'elle était contente.

« Ce sont les Volturi. »

Ce non me disait quelque chose. Emmett l'avait employé à plusieurs reprises mais j'avais oublié tout le reste.

« Vous allez me planquer ? » demande-t-il toujours peu rassuré.

« T'en fais pas chéri. » dit Alice avant de lui planter une aiguille dans le cou.

Je la regarde, étonnée, alors que sa tête partait en avant.

« Morphine. » dit-elle simplement.

OoO

« Alors ? » demandait Emmett

Nous n'avions pas fait un pas dans ma chambre qu'Emmett nous sautait dessus.

« Alors ? » redemanda-t-il

Je regarde Jasper et Edward qui étaient là aussi. Ni Alice ni moi ne voulions parler devant eux. Ils n'avaient pas à savoir. Mais avant qu'on ait pu leur demander de sortir, Edward tenait ma main dans la sienne. Je n'avais pas fait attention mais ma main était égratignée.

« Alors ? » demanda Jasper à son tour.

« Alors ? » répondis-je un sourire ironique sur le visage. « Si tu restes avec Alice, fais attention à ton service trois pièces. » me moquai-je

Il avait déglutit difficilement en jetant un coup d' œil inquiet à sa future ? Copine, qui elle souriait fière d'elle. mais Je ne vis pas la suite des évènements puisqu'Edward m'emmena dans ma salle de bain et qu'il fouillait partout.

« Je peux savoir ce que tu fais ? » demandai-je amusée

Il sortit tout le contenu de mes tiroirs y compris mes armes et mes gadgets d'espionnage. Je le regardai amusée.

« Ah ! J'ai trouvé ! » dit-il fièrement.

Il tenait du désinfectant et une bande.

« Rassure-moi, tu vas ranger ? » demandai-je toujours amusée.

Je n'arrivais pas à enlever mon sourire de son visage. Nous savions qui lui en voulait. C'était une grande avancée pour nous. J'avais l'impression qu'un poids s'était enlevé de mes épaules.

Edward s'approcha de moi, ses deux mains s'étaient posées sur mes hanches. Il me souleva pour me poser sur le meuble. Je le laissai faire. Il soigna ma main. Je le regarde faire, ne disant rien.

« Voila ! » dit-il fier de lui.

« Tu as l'air heureux. » constatai-je

« Tu es là. » dit-il en baissant le regard.

Ses trois mots avaient énormément d'impact sur moi et beaucoup plus de significations qu'ils n'en avaient l'air. Il me montrait qu'il tenait à moi. Je savais que je devais faire un signe que, moi aussi, je tenais à lui mais les mots n'étaient pas mes plus grands amis. J'aurais été maladroite. Et puis, rien ne vaut les gestes.

Alors qu'il allait pour se retourner, je l'attrapai par la chemise et le tirai vers moi. Je ne lui laissai pas le temps de faire quoi que ce soit et posai mes lèvres sur les siennes. Choqué par mon geste, il n'osa pas bouger mais se reprit quand je demande l'accès de sa bouche, qu'il m'accorde rapidement. Il me tira vers lui. Rien n'aurait pu passer entre nos deux corps. Nos langues se caressent, s'apprivoisent doucement, nous savourons tous les deux ce baiser.

A bout de souffle, nous nous détachons.

« Je suis là. » murmurai-je

Il avait un sourire idiot et je pense que je ne devais pas être mieux que lui. Je repris mes esprits.

« Maintenant, dehors. On doit parler affaires. »

« Je ne peux savoir ? »

« Non. » dis-je ferme.

Il sortit les épaules voutées. Son frère le suivit. Une fois la porte fermée, nous parlons de choses sérieuses.

« Volturi. » dis-je

« Eh bien, on est pas dans la merde. » grogna Emmett

« Pourquoi ? »

Alice et moi avons parlé en même temps.

« Ce sont JUSTE les personnes les plus introuvables au monde. »

OoO

A suivre...

Alors ce baiser ?

Il fallait bien un premier non ?

J'espère que vous n'êtes pas déçu.e.s ?

On sait enfin qui en veut à Edward. Enfin, vous avez le nom, c'est déjà pas mal, non ?

Bises