Bonjour à toutes. Merci pour vos lectures et vos messages, c'est toujours intéressant de connaitre vos avis et stimulant de voir que ce que j'écris peut vous plaire. Bienvenue aux nouvelles lectrices.

Un dernier mot pour ma beta irremplaçable Delicity-Unicorn toujours présente. Je t'embrasse fort ma jumelle.

Je vous laisse retrouver nos deux couples. Bonne lecture...


Chapitre 22

Oliver observait autour de lui la petite chambre d'étudiante de Felicity. Elle y avait passé les trois dernières années et elle revenait enfin vivre à Starling, diplômée et prête pour son avenir.

Leur première année éloignée l'un de l'autre avait été très difficile alors qu'ils n'avaient pas pu se voir pendant de longs mois pour la première fois et leurs retrouvailles en avaient pâti. Il avait douté d'elle l'espace d'un instant. Il avait eu peur qu'elle ait replongé et en particulier de ne pas avoir été là pour elle quand elle en avait eu besoin.

L'été qui avait suivi avait été rempli de conversations à cœur ouvert. Ils parlaient souvent de tout et de rien, ils se confiaient maintenant plus facilement sur ce qu'ils ressentaient mais quand le sujet portait sur leur addiction le ton de la conversation devenait plus sérieux. Il lui avait raconté son moment de faiblesse, son appel à Barry et ces remords qu'il avait ressenti à se savoir encore si faible.

Felicity l'avait regardé avec compassion comme toujours quand il partageait ses difficultés, elle avait voulu le réconforter mais il l'avait freinée. Il avait pris un moment pour chercher ses mots et lui avait livré ce qu'il avait sur le cœur. Il lui avait avoué que son inquiétude la concernant pouvait être due à son épisode et qu'il s'excusait d'avoir douté d'elle alors que c'était de lui dont il doutait.

Elle l'avait écouté, rassuré et encouragé. Elle lui avait confié les moments de doutes qu'elle avait dû affronter elle aussi. Ils étaient revenus plusieurs fois sur ces épisodes et ils avaient fait des projets. Ils avaient eu des difficultés à se séparer encore une fois à la rentrée même s'ils avaient convenu qu'il serait mieux pour eux de se voir plus régulièrement. Felicity comprenait maintenant qu'elle n'avait pas à s'enfermer et à arrêter de vivre pour réussir ses études et Oliver savait que ces visites lui redonneraient la motivation nécessaire pour obtenir son diplôme. Même s'il commençait à prendre gout à ces notions de management et de finance, il avait besoin de sa petite amie pour ne pas perdre de vue ses buts et sa motivation.

Felicity laissa tomber un carton sur le sol et grimaça. Elle releva la tête et sourit en croisant le regard d'Oliver qui s'était retourné vers elle.

- « C'est ta façon de me dire que je ne t'aide pas assez ? », en se rapprochant d'elle en passant ses bras autour de sa taille pour la rapprocher de lui.

- « Non ce n'est pas mon genre. Si j'ai quelque chose à te dire je le ferais directement ».

Oliver eut l'impression fugace que l'ambiance se modifiait légèrement mais elle s'effaça aussi vite qu'elle était apparue. Felicity glissa une main sur sa nuque et le rapprocha d'elle pour déposer un baiser léger sur ses lèvres avant de poser son front contre le sien en fermant les yeux.

- « Si on vivait ensemble… »

Felicity se recula pour trouver le regard d'Oliver, il sentit sa prise se défaire légèrement sur lui et posa une main sur son poignet qu'elle retirait de son cou.

- « Tu… ? », Oliver croisa son regard légèrement écarquillé mais il fut rassuré en n'y lisant aucune peur.

- « Tu as fini tes études, j'ai commencé à travailler chez QC, j'ai un appartement… et tu n'es pas très emballée de retourner chez ta mère… », son discours ralentissait au fil de ses mots et il se tut alors qu'elle le regardait sérieusement.

- « Et accessoirement tu m'aimes et tu voudrais vivre avec moi ? », avec un regard joueur et il se remit à respirer en voyant un sourire relever le coin de ses lèvres peu à peu.

- « Oui ça se pourrait », en resserrant ses mains sur sa taille. « Alors ? », demanda-t-il hésitant en sentant son cœur battre un peu plus vite.

Il sentit sa gorge se serrer alors qu'il se perdait dans son regard profond et si expressif. Il aimait l'idée de savoir lire ses émotions dans ses yeux clairs et pourtant à cet instant il ne savait pas quoi penser.

- « Je pense… », en baissant la tête. « On a une expérience commune… mais ce n'est pas suffisant pour construire une histoire ». Oliver déglutit en sentant son cœur se serrer et Felicity glissa ses mains sur son torse en relevant la tête. « Heureusement on a plus que ça…, » en glissant une main dans ses cheveux.

- « Qu'est-ce que…? », en fronçant les sourcils. « Ça veut dire… », en ayant peur de se tromper.

- « Que j'aimerais vivre avec toi », en souriant tendrement et Oliver sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine.

Il sourit en relâchant un rire soulagé, se baissa pour embrasser ses lèvres. Le baiser s'approfondit peu à peu et ils délaissèrent les cartons dans un coin pour célébrer leur nouvelle vie.

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Oliver frappa à la porte d'un geste tendu et surveilla les bruits de l'autre côté. N'en percevant aucun, il recommença en appelant son meilleur ami.

- « Tommy ouvre c'est Oliver !

- Je suis pas d'humeur », lui répondit celui-ci d'une voix emportée.

- « Barry a appelé Felicity… il faut qu'on parle ». Il attendit encore un instant et quand il fut sur le point d'appeler une nouvelle fois son ami, il entendit du bruit derrière la porte et celle-ci s'ouvrit.

- « Hé, mon meilleur ami », l'accueillit le brun avec un sourire lasse qui n'atteignit pas ses yeux.

Le brun fit demi-tour et se dirigea vers le fauteuil d'une démarche difficile pour se laisser tomber dessus. Le regard d'Oliver se posa sur le verre d'alcool que Tommy tenait à la main et ce dernier le nota.

- « Je te propose pas un verre… », en articulant difficilement.

- « Non… et je ne suis pas certain que tu doives boire non plus.

- Je suis pas alcoolique moi », se défendit-il en regardant Oliver avant d'éclater de rire.

Tommy sentit une boule remonter dans sa gorge et porta le verre à ses lèvres pour avaler une nouvelle gorgée d'alcool dans l'intention de s'enivrer. Il avait du mal à penser à tout ce qu'il venait de se passer et il avait besoin d'aide pour supporter tout ça au moins pendant quelques heures. S'il perdait connaissance, il n'aurait plus à supporter cette douleur lancinante.

- « Tu devrais plutôt me donner ce verre », en s'approchant et Tommy l'avala d'un trait avant de grimacer en sentant l'alcool lui brûler la gorge.

Oliver lui prit le verre des mains et le posa sur la table avant de s'assoir à côté de lui.

- « Tu veux en parler ?

- J'ai l'air d'en avoir envie », d'une voix perdue qui inquiéta Oliver.

- « Tu as l'air d'en avoir besoin… » Il laissa le temps à son ami pour se décider à parler tout en l'observant.

Tommy d'habitude toujours si plein d'entrain et de joie semblait se noyer dans la tristesse.

- « Tu sais ce qu'il s'est passé ? », demanda le brun d'une voix presque murmurée.

- « Je ne pense pas avoir eu tous les détails. Il a appelé Felicity et elle m'a dit que je devais venir te voir… », en fronçant les sourcils.

Tommy ferma les yeux qu'il frotta d'une main tremblante. Sa gorge se serra et il eut l'impression de suffoquer. Il n'était pas certain d'avoir le courage de tout raconter. Il se força à respirer plus profondément pour alléger le poids qu'il sentait sur sa poitrine et laissa retomber sa main sur l'accoudoir. Il releva la tête pour croiser le regard d'Oliver et nota toute l'inquiétude qu'il avait pour lui.

- « J'ai demandé à Barry de vivre avec moi… », détournant son regard qu'il laissa se perdre au loin.

Il n'arrivait pas à gérer toutes ses émotions, il ne pouvait pas en plus supporter celles d'Oliver et la pitié qu'il lirait dans son regard. Il relâcha un nouveau souffle tremblant en repensant à la réaction de Barry et sa gorge se serra à nouveau.

Oliver restait silencieux, à voir l'état de Tommy il n'avait pas eu la réponse qu'il attendait et il n'y avait sans doute pas que ça.

- « Il t'a donné une raison ? », les mains jointes, accoudé sur ses genoux et Tommy soupira.

- « Je croyais qu'il avait compris… », perdu dans ses pensées et Oliver se demanda s'il s'adressait à lui. « On a été au manoir... il y a longtemps déjà… quand on sortait ensemble depuis quelques mois... et il y avait mon père », sa voix faiblissant à la fin de sa phrase. « Je lui ai présenté Barry. Comme un collègue… c'était un premier pas… mais ça ne me suffisait pas », avec un léger sourire à ce souvenir. « Je voulais qu'il sache que c'était l'homme dont j'étais amoureux. Alors j'ai attrapé sa main mais Barry... il n'a pas réagi comme je m'y attendais », en relâchant un souffle tremblant. « Il m'a… repoussé et s'est éloigné de moi », en croisant le regard d'Oliver, « et ça a été… difficile à supporter », dans un rire triste en détournant son regard blessé.

Celui-ci savait que Barry était amoureux de Tommy. Il s'était rendu compte des gestes de ce dernier, et en ce qui concernait Barry même si ses gestes étaient plus discrets ils étaient bien présents.

- « Je suis désolé… il avait peut-être une raison » en se demandant pourquoi son meilleur ami ne lui avait jamais parlé de cet épisode.« Il n'était peut-être pas à l'aise face à Malcolm, je sais comme il peut être impressionnant. Vous en avez parlé ? », demanda Oliver doucement.

- « Oui », en se levant pour se diriger vers la fenêtre. « Je suis parti, j'avais besoin d'un moment pour… garder mon calme… et il m'a retrouvé dans ma chambre. Je lui ai dit que je l'aimais pour la première fois », en sentant son cœur se serrer à ce souvenir. « Et il m'a avoué ses doutes et ses craintes de ne pas être la personne qu'il me fallait ».

Tommy fit une pause en repensant à ce moment et à la douleur qu'il avait ressentie à se sentir repoussé ainsi. Il avait cru dire les bons mots pour rassurer Barry, lui faire enfin comprendre qu'il l'aimait sincèrement mais il fallait croire qu'il avait échoué et il s'en rendait compte longtemps après.

- « Il m'avait raconté pour sa mère… », reprit le brun, « alors j'ai compris et accepté quand il a réagi ainsi. Je me suis battu contre lui à chaque fois qu'il me repoussait pour les mauvaises raisons », en passant une main dans ses cheveux. « Je pensais qu'il avait fini par comprendre. Et quand tu as demandé à Felicity de vivre avec toi j'ai cru que si je lui proposais d'emménager il comprendrait réellement cette fois-ci que je l'aimais et qu'il comptait pour moi… Mais ça a eu l'effet inverse », d'une voix serrée.

Tommy avait nourri de grands espoirs dans cette proposition. Il y avait cru encore une fois. Barry n'était pas la première personne dont il tombait amoureux mais il était le premier avec qui il voulait vivre et le seul avec qui il se voyait partager sa vie.

Installés l'un contre l'autre dans le canapé, il avait abordé le sujet de l'emménagement de Felicity le cœur battant. Barry était aussi heureux que lui de voir la relation de leurs amis évoluer et l'air de rien Tommy avait ajouté que ce serait bientôt à eux d'un ton léger en posant un baiser dans le cou de son petit-ami. Il l'avait senti se tendre mais il avait préféré ignorer sa réaction et quand il lui avait demandé si ça lui plairait de venir vivre avec lui, Barry s'était levé pour s'éloigner. Tommy l'avait observé et s'était voilé la face encore un instant.

- « Ça va ? Barry ? », l'avait-il appelé en notant les gestes d'anxiété qu'il avait appris à reconnaître.

- « Tu ne le penses pas vraiment…, vivre ensemble, toi et moi…

- Si bien sûr. On est ensemble depuis longtemps, on s'aime et au lieu de passer seulement quelques nuits ici... tu pourrais rester plus longtemps », avec un sourire plein de sous-entendus. « On est prêt », en sentant une appréhension l'envahir.

Tommy s'était levé pour se rapprocher de lui mais quand il avait voulu lui attraper la main, celui-ci lui avait fait face avant de s'éloigner d'un pas.

- « Ce n'est pas possible », alors que Tommy prenait sa main qu'il serra dans la sienne.

- « Je… c'était une idée mais on n'est pas pressés… si tu n'es pas prêt…

- On ne peut pas vivre ensemble. Jamais », en retirant sa main.

Le souvenir de la suite de la conversation se diluait dans son esprit. Il savait qu'il avait haussé le ton. Il s'était mis en colère en voulant lui expliquer que c'était la peur qui parlait mais Barry n'avait pas cédé.

- « Je l'ai supplié de m'écouter, de me faire confiance mais il ne changeait pas d'avis alors je me suis mis en colère contre lui, je lui ai dit des mots que je ne pensais pas. Que s'il passait cette porte je ne voulais plus le voir ici. Je lui ai crié après, je voulais qu'il réagisse… Mais il a attrapé sa veste et il est parti ».

Il était resté le regard fixé sur cette porte fermée avant de se laisser tomber en ayant encore du mal à croire ce qu'il venait de se passer. Barry était parti sans se retourner et il s'était servi un premier verre.

Quand Oliver rentra chez lui, il trouva Felicity assoupie devant la télévision éclairée et il s'assit à côté d'elle sans bruit. Il la regarda dormir tendrement et posa une main sur sa jambe qu'il caressa lentement.

Felicity se réveilla doucement et se redressa sans ouvrir les yeux pour se nicher contre le torse d'Oliver. Ce dernier referma les bras sur elle pour la serrer contre lui et savourer sa présence en pensant à leurs amis. Elle lui demanda des nouvelles de Tommy et il posa un baiser dans ses cheveux avant de lui répondre que Tommy et Barry avaient besoin de parler tous les deux.

- « Barry peut être têtu quand il veut », en glissant une main sur le ventre d'Oliver en se resserrant contre lui. « Il faut lui laisser un moment et il reviendra à la raison… »

Oliver acquiesça, pour l'instant il ne pouvait rien faire mais il surveillerait ses deux amis. Il passa la nuit avec Felicity serrée dans ses bras en remerciant sa chance d'avoir mis cette jeune femme sur son chemin et quand il se réveilla seul le lendemain matin, il partit à sa recherche.

Il la retrouva à la cuisine en train de préparer le petit-déjeuner. En short et débardeur, elle chantonnait en se trémoussant et il profita du spectacle.

- « Déjà debout ? », demanda-t-elle sans se retourner. Oliver sourit en coin et s'avança pour glisser ses mains sur sa taille.

- « Tu me manquais dans le lit », en se baissant pour murmurer à son oreille, « je n'aime pas me réveiller seul », d'une voix plus basse avant de déposer un baiser dans son cou.

Il sentit Felicity se tendre sous ses gestes et ses paroles et se serra un peu plus contre son dos. Il se recula pour la laisser se tourner entre ses bras et elle enroula les siens autour de son cou pour s'y pendre.

- « Tu as l'air de très bonne humeur… », en fronçant les sourcils alors qu'il s'attendait à la voir plutôt affectée par ce qui arrivait à leurs amis.

- « Une nouvelle journée, une nouvelle chance », avant de l'embrasser.

Oliver se laissa entraîner par ce baiser en se disant qu'un peu d'espoir ne leur ferait pas de mal. Il la souleva de terre pour la porter et l'asseoir sur la table. Elle resserra ses cuisses autour lui pour le garder contre elle tout en lui retirant son teeshirt. Elle s'accrocha à lui avec force alors que les mains d'Oliver découvraient son corps. Leur baiser s'enfiévra alors qu'ils avaient besoin de se retrouver et de se montrer l'amour qu'ils ressentaient l'un pour l'autre.


Barry entra dans le petit café, passa commande et s'installa à une table éloignée des autres pour attendre Nyssa. Les mains serrées autour de sa tasse, il avait l'esprit perdu dans ses pensées qui n'arrêtaient pas de tourbillonner pour en revenir toujours au même point.

La lassitude avait remplacé la tristesse, l'apathie l'agitation, et il savait où ça allait le mener. Il souffrait mais il ne pouvait pas échouer encore une fois. Pourtant… ça lui ferait tellement de bien d'oublier, de se perdre pendant quelques heures. Il y avait surement un moyen de consommer pour oublier sans devenir dépendant.

- « Bonsoir »

La voix de Nyssa le fit sursauter et en croisant son regard profond il eut l'impression qu'elle pouvait lire dans son esprit. Elle le faisait surement, il l'appelait au milieu de la nuit pour la voir elle savait déjà qu'il était sur le point de craquer.

Sa marraine s'installa face à lui sans le lâcher des yeux et il jeta un regard à la salle. L'endroit était pratiquement désert à cette heure avancée. Il avait choisi un café loin de chez lui et loin du lieu où se tenait le groupe de soutien, un quartier anonyme, sans rien de particulier, des gens transparents et il sentit de façon aiguë qu'il y avait sa place en sentant un poids un peu plus lourd au fond de lui.

Il devait parler avant de se laisser noyer par ce sentiment envahissant, il devait parler pour résister mais se livrer allait raviver sa douleur et il n'était pas certain de réussir à le gérer encore longtemps.

- « Raconte ».

Il reposa son regard sur Nyssa. Celle qui l'impressionnait au début par sa froideur et sa distance était devenue son point d'ancrage. Elle était toujours là, solide et à l'écoute. Elle était sa conscience qui avait de l'expérience et il suivait ses conseils sérieusement et respectait son avis.

Barry prit une inspiration et se mit à lui raconter tout ce qu'il venait de se passer d'une voix faible. La demande de Tommy d'emménager avec lui, son refus, alors que sa voix se faisait plus claire, les éclats de voix, sa décision de rompre, les appels de Tommy, ses visites à son appartement. La dernière, plus tôt dans la soirée, il avait tambouriné à la porte pendant longtemps en lui demandant des explications, il s'était énervé face à son silence avant de l'appeler une dernière fois.

En racontant tout ça, Barry se revoyait assis et immobile, chaque coup à la porte le secouant mais il était resté prostré, l'esprit focalisé sur le moyen d'oublier cette tristesse qui l'asphyxiait. Puis il y avait eu le silence. Un silence lourd qui résonnait douloureusement.

- « Je suis sur le point de replonger… », avoua-t-il enfin et il plongea son regard dans celui de Nyssa pour trouver la réponse qui réglerait tous ses problèmes.

- « Pourquoi tu n'as pas accepté de vivre avec Tommy ? Tu ne l'aimes pas ? » Il se tendit à la question directe et baissa les yeux.

- « Non je l'aime mais… mais il ne me connait pas encore totalement. Il ne connait que mes bons côtés, il n'a pas vu mes crises d'angoisse, il n'a pas vécu mes moments de dépression…

- C'est lui qui t'a accompagné après ta rechute, tu penses réellement qu'il te repousserait à cause de ton addiction ? »

Nyssa n'était pas son ami ou sa confidente, elle était sa marraine et elle prenait son rôle très au sérieux. Elle ne s'embarrassait pas des formes et posait toujours les questions importantes de façon brutales.

- « Il pense peut-être qu'il pourra y faire face et vivre avec, mais il a un travail important qui lui demande du temps et je ne veux pas être un poids pour lui.

- Il te l'a déjà reproché ?

- Non jamais… », en soupirant, « mais en vivant ensemble ça sera différent… il va se rendre compte de celui que je suis vraiment et... de ce que ça implique.

- Tu lui as dit ce que tu ressentais ? » Barry lâcha un petit rire.

- Non… je lui ai dit qu'on était trop différents… Il fait partie d'une grande famille, il a un poste à responsabilités et je n'ai même pas fini le lycée.

- Les études ne font pas tout, tu as un travail.

- Un travail qu'il m'a donné », en riant tristement. Il baissa la tête sur sa tasse de café maintenant froid qu'il n'avait pas touché. « Je ne suis pas à la hauteur…

- Alors fais ce qu'il faut pour changer ». Le jeune homme releva la tête pour trouver le regard de Nyssa calme et confiant. « Tu rejettes la faute sur l'extérieur… tu ne peux pas être avec Tommy car tu ne te sens pas à la hauteur alors change. Tommy t'aime tel que tu es, c'est toi qui ne t'aimes pas. Trouve ce qui te permettra de regagner ton estime de toi, deviens celui que tu aspires à être. Et tes relations avec les autres évolueront ».

Barry lui sourit tristement, il avait envie d'y croire, ça avait l'air tellement simple face à la conviction de Nyssa.


Le olicity s'est retrouvé avec encore plus de force après cet épisode où Oliver a craint une rechute de Felicity... en revanche Barry prend peur quand son histoire avec Tommy se fait plus sérieuse.

Merci pour votre lecture. Je vous embrasse et prenez soin de vous.