Note : Voici un début d'explication. Ce n'est pas encore LA discussion de l'année mais on s'en approche. Je ne remercierai jamais assez les lecteurs qui prennent le temps de lire et d'apprécier cette histoire.

Merci pour les commentaires. A Aurore : Merci pour votre review, ça fait vraiment plaisir.

A Guest : Merci pour ce commentaire. Ne vous en faîte pas je ne fais pas la chasse au review, même si bien sûr j'apprécie ceux qui en écrivent. Je lis beaucoup d'histoires notamment en anglais, et c'est vrai que je ne prends pas forcément le temps de commenter non plus. Je suis ravie que l'histoire vous plaise.

« Que vas-tu faire au bureau ? »

Grisha ne put réprimer le sourire qui vint éclairer son visage « Chérie, cela fait dix jours que je ne suis pas allé au bureau. Dix jours. Si je reste encore une journée de plus à la maison, je vais devenir complètement fou. En plus, j'aurai peut-être une chance d'embêter Hetty sur le fait de venir au bureau un samedi et en même temps j'en profiterai pour rattraper la paperasse que j'ai en retard. »

Les sourcils de la jeune femme se rétrécirent. Promets-moi que tu n'en feras pas trop ? Et tu gardes bien ton écharpe. »

« Je te le promets. »

« Comment tu vas y aller ? »

« Je vais prendre un taxi. »

Elle ne le croyait pas totalement, mais Grisha la prit alors dans ses bras avec son bras valide. « Mon cœur, ne t'en fais pas pour ça. Je n'irai pas au-delà du bureau. Je ne vais pas conduire. Je ne vais pas me mettre dans une situation compliquée où je devrais me battre pour m'en sortir. Je veux juste prendre des nouvelles de mes collègues et voir ce qu'ils font. »

Hochant la tête, elle enveloppa ses bras autour de sa taille. « Je sais. Je suis désolée. C'est juste que je veux éviter d'autres blessures surtout que tu dois enlever ton attelle la semaine prochaine, et je dois avouer que j'aimais bien le fait de te savoir auprès de moi que ce soit à la maison ou au café. »

« J'aime aussi être ici, chérie. Mais j'ai toujours un travail. Et toi tu as toujours le tien, même quand je suis dans les parages. Si je passe encore une journée à me plaindre aux clients ou dans le silence de la maison quand tu n'es pas là… j'espère que tu as le numéro de l'hôpital psychiatrique en numérotation rapide dans ton répertoire. »

Le rire de la jeune femme résonna dans son cou. « Très bien. Je sais bien que tu t'ennuies à ne rien faire. Au moins quand tu es à la maison je sais que tu es en sécurité avec moi. »

« Je peux te promettre que le bureau est une forteresse inviolable. Aucune personne non autorisée ne peut y entrer. Personne ne connait sa localisation sauf ceux qui y travaillent. Donc ne t'inquiète pas ça ira. » sourit l'agent sénior.

« Ok » répondit la jeune femme en l'embrassant d'un chaste baiser sur les lèvres. « Est-ce par hasard sur le chemin du retour, tu pourrais croiser la route d'un barbier ? ou bien t'acheter un rasoir électrique ? ta barbe commence à devenir légèrement envahissante. »

« Jusqu'à présent, tu ne t'en plaignais pas. »

« Et bien, maintenant si. »

« Ha » c'est vrai que cela plusieurs jours qu'ils ne s'était pas rasé. Dee ne voulait pas se charger de cette tâche parce qu'elle avait peur de le blesser, et avec son bras en écharpe, il ne pouvait pas le faire tout seul.

« Je ferai en sorte de revenir rasé de près. »

« Merci. » l'horloge sonna treize heures et elle le laissa partir de mauvaise grâce.

« Est-ce je peux t'emprunter la Mercedes pour aller travailler ? Je dois aller chercher certaines choses en allant au café et ta voiture a plus d'espace que la mienne. »

« Tu sais où sont les clés. » il pianota quelques instants sur son téléphone afin d'appeler un taxi.

« Je te tiens au courant de l'heure à laquelle je rentre ? »

« Tu as plutôt intérêt. » récupérant son sac et les clés, elle se retourna pour l'embrasser une dernière fois. « A tout à l'heure. Je t'aime. »

« Je t'aime aussi. » il lui fit un signe de la maison tandis qu'elle passait la porte. Une heure plus tard, il était au bureau.

Hetty leva les yeux de son bureau. « Monsieur Callen. J'espérais sincèrement que pour une fois vous prendriez votre arrêt maladie au sérieux. »

S'asseyant en face du bureau de la chef des opérations, il secoua la tête. « Vous n'y avez pas totalement cru n'est-ce pas ? Je sais que maintenant, je ne rentre plus dans une maison vide, mais cela ne veut pas dire que je ne m'ennuie pas à mourir quand elle travaille. »

« Voilà donc la raison de votre présence. » sourit elle « Dans ce cas, voudriez-vous une tasse de thé ? Ses parents sont-il déjà arrivés ? »

« Un thé serait parfait. Oui j'ai rencontré ses parents mardi dernier. »

« Et » demanda la chef des opérations afin d'obtenir un peu plus de détails sur cette rencontre.

Il haussa les épaules, et ensuite se souvint que l'une d'elle était endolorie, il grimaça. « C'est une copie conforme de sa mère. Maria est très sympathique. Son père quant à lui représente à lui seul tout l'attirail du parfait anglais, une politesse et une réserve exacerbées. »

Posant sa tasse de thé devant lui, Hetty se rassis à son bureau. « Vous avez été vous-même avec eux ? »

« Oui j'ai fait de mon mieux. Je ne suis pas sûr d'avoir passer le test cependant. J'étais tellement nerveux. À l'entente de ses dernières paroles, les yeux de Grisha s'agrandirent de surprise. « Je viens de parler à voix haute n'est-ce pas ? »

« Oui en effet. » Hetty pouvait tout à fait imaginer qu'il nerveux. Il voulait donner une bonne impression. Il voulait prouver qu'il était digne de leur fille.

« Nerveux vous ? Je n'aurais pas imaginé cet adjectif pouvant un jour vous qualifier. »

« Et si, qui l'eu crut ? Vous savez que je ne suis pas doué avec les parents. D'ailleurs je n'ai jamais rencontré ceux de Tracy et encore moins ceux de Joelle. Les parents ce n'est absolument pas mon fort. »

« Dois-je vous rappeler qu'il y a quelques mois, les meubles non plus ce n'était pas votre fort. » rappela Hetty.

« Rencontrer les parents c'est une étape importante et naturelle. J'en déduis alors que les choses deviennent sérieuses. »

« Si cela n'était pas le cas auparavant, c'est définitivement le cas maintenant. » il prit une gorgée de son thé, ne sachant pas vraiment comment aborder le sujet qui lui brulait les lèvres. « Seriez-vous choquée si je vous disais que je veux l'épouser ? » finit il par déballer. L'espace d'un instant il crût voir un éclat particulier de joie et de fierté dans les yeux de la petite femme. Ce mirage ne dura qu'un instant et il se demanda s'il avait imaginé la réaction de sa patronne.

Hetty posa sa tasse sur la soucoupe, cherchant comment répondre à ce dernier aveu. Le fait que son chef d'équipe parle de façon spontanée de mariage voulait dire qu'il avait vraiment passé un cap. Cela voulait dire qu'il avait confiance en l'engagement de la jeune femme. Que celle-ci ne partirait pas à la première occasion. Il se laissait aimer par la jeune femme. Deja était la personne qui lui avait fait comprendre que tout le monde n'était pas forcément là pour le quitter.

« Je dirais que c'est une grande étape. Etes-vous vraiment sérieux sur cette histoire de mariage ? »

Grisha se repositionna sur le bord de la chaise tout en avalant sa salive avant de prendre la parole. « Allez-y, dîtes le. C'est énorme, parce que Callen votre loup solitaire, celui qui est une « tribu d'une seul », considère l'éventualité de se marier. J'en suis bien conscient. Mais vous savez quoi ? Dee m'a appris que je ne suis plus une tribu d'un seul dorénavant. Je dirais même qu'elle m'aidé à réaliser que cela fait un moment. Parce que vous êtes là, l'équipe, Sam, Kensi, Deeks, Eric et Nell et vous. Et le plus important j'ai Dee. C'est la meilleure chose qui me soit jamais arrivé, après votre intervention pour me sortir de mes mauvaises décisions de jeunesse, et je serais fou de laisser tout cela me filer en les doigts. »

« En effet » acquiesça Hetty. « Vous êtes vraiment déterminé à vous établir quelque part n'est-ce pas ? »

« Oui totalement. »

Cette affirmation amena une autre question. « Avez-vous parlé à Monsieur Hanna ? »

Grisha secoua la tête. « Il ne sait même pas qu'elle existe. »

« Pourquoi ? »

Prenant une profonde respiration, il commença son explication. « Il y a beaucoup de raisons. Vous vous souvenez de ce rendez-vous arrangé avec Joelle, que vous aviez organisé avec le concours de Sam ? Il était sans arrêt derrière mon dos sur cette idée fixe de me « caser » avec quelqu'un. J'apprécie de l'avoir pour moi tout seul. Je sais bien que Sam agit avec les meilleures intentions du monde, Hetty ce n'est pas cela. Mais il a une tendance à trop en faire et j'en ai un peu un peu assez de ses empiétements sur ma vie privée. Mais j'ai peut-être eu tort de garder tout cela pour moi pendant si longtemps. »

« Vous en avez parlé à Monsieur Deeks et à Mademoiselle Blye. »

« Bien, je ne pouvais pas le cacher à Deeks, il avait deviné par lui-même. Et Kens… c'est comme une sœur pour moi. Cela me paraissait normal de lui en parler. »

« Et Monsieur Hanna, cela ne vous semble pas normal de lui en parler ? »

« Peut-être. Je vais finir de toute façon par lui raconter. Je vais devoir passer un peu de temps avec lui avant de lui expliquer quoi ce soit. »

« Il ne veut que votre bonheur. »

Hochant la tête, il se leva. « Je sais. C'est pour cela que je lui ai acheté des billets pour le match de dimanche. Ils sont à l'étage ? »

Hetty confirma avec un hochement de tête. « Oui. Eric et Nell vérifient certaines pistes. C'est calme depuis que vous êtes en arrêt maladie. »

Il sourit largement et fit un clin d'œil. « Ils attendent que je revienne. » il commença à se diriger vers les escaliers avant de changer d'avis et de faire demi-tour.

« Avant que j'oublie. Déjeuner ? Chez nous ? Samedi prochain ? J'aimerais vous présenter Alistair et Maria. »

Cette question lui fit presque recracher son thé « Pardon ? »

Grisha roula des yeux « Oui vous m'avez entendu. Vous aurez besoin d'une couverture. Je vous présenterai en tant que ma mère adoptive, alors soyez gentille Hetty. »

Sur ces dernières paroles il se dirigea enfin vers le centre opérationnel laissant une Hetty complètement perdue avec des yeux aussi grands que des soucoupes de tasse, avec un sentiment de bonheur grandissant pour son agent.

Grisha avait rejoint les autres à l'étage où il espérait pouvoir se rendre utile à chercher des pistes.

A la fin de la journée, il donna des billets à Sam « Le match de dimanche ça te dit ? »

« Tu es sûr que tu as le temps d'aller au match ? » Sam était légèrement sur la défensive et Callen ne pouvait pas lui en vouloir.

« Je sais, j'ai été légèrement distant ces derniers temps. J'en suis désolé. Prend ces billets comme une offre de paix et comme moyen de me faire pardonner de ne pas avoir été présent ces derniers mois. » offrit il en haussant les épaules. « Mais seulement si tu en as envie. »

« Alors maintenant il trouve le temps. » répondit Sam en lui lançant un regard noir, une réaction prévisible pensa Callen. « Tu n'a pas de grille-pain à démonter, ou un autre langage à apprendre ? Ou je ne sais pas moi, un rendez-vous avec une copine non existante ? »

Callen roula des yeux « Le grille-pain fonctionne à merveille. J'ai passé les dix derniers jours à perfectionner mes talents linguistiques. Si la copine dont tu parles est toujours inexistante, alors je n'ai pas de rendez-vous à prévoir. »

Secouant la tête, il soupira avant de poursuivre : « Ecoute, je sais que je n'ai pas été le meilleur ami du monde ces derniers temps et j'en suis désolé. J'essaie de réparer mes erreurs. Je viendrais dire bonjour aux enfants et à Michelle. »

Sam regarda l'agent sénior en plissant des yeux. « Tu me caches quelque chose. »

« Oui, j'ai acquis une certaine maturité. J'essaie de m'installer quelque part. j'ai eu pour cela beaucoup d'aide. Depuis que Nate n'est plus dans les parages j'ai dû trouver un autre moyen. ». Cette réponse assez proche de la vérité était tout ce que Callen était prêt à dévoiler à son ami pour le moment.

Sam grogna légèrement avant d'étudier le comportement de son ami. « Tu essaies de t'installer quelque part ? Sérieusement ? »

« Il était temps que je fasse quelque chose sur ma peur de l'engagement. La maison c'est un bon début. »

« Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ? »

« Parce que tu ne m'aurais pas laissé tranquille. Tu m'aurais donné des conseils sur quoi dire et comment changer. Je t'adore mec, mais j'avais besoin de me débrouiller seul. »

Sam se mordit la lèvre inférieure, en essayant de savoir quoi répondre à cette confession. « Je me sens un peu laisse pour compte. »

« Oui tu as les tous les droits de te sentir négligé. »

« Il n'y a pas que moi, tu manques aussi à Michelle et aux enfants. Mon ami me manque. »

Callen hocha la tête. Dans sa quête de devenir l'homme que Dee méritait, et dans l'unique but de préserver leur relation, il s'était comporté assez mal avec son ami.

« Je suis désolé. Je vais me rattraper. Mais tu vas devoir comprendre que les choses vont changer. »

« C'est déjà le cas. »

Et voilà c'était la minute de vérité. « Est-ce que si je te disais que ce nouveau moi amélioré a rencontré quelqu'un qu'il aimait vraiment beaucoup, est ce que ça irait mieux ? La dynamique de groupe changera forcément. »

Riant Sam hocha la tête. « Oui, mais les choses changeraient en positif. Ça voudrait dire des barbecues en famille dans le jardin et des Noëls tous ensemble, des anniversaires pour tes enfants quand tu en aura. Mais mince à la fin G, je veux juste que tu sois heureux. »

« Oui maman. Je le suis. » il tendit les deux billets. « Maintenant que c'est réglé, tu es partant pour le match dimanche ? »

« Absolument. »

« Super » Callen était soulagé. Même s'il n'avait pas encore tout avoué à Sam sur son histoire avec Dee, il finirait par tout lui raconter en détails, il n'avait pas été le meilleur des amis. Sur le chemin du retour, ils croisèrent Deeks et Kensi et Callen proposa d'aller boire un verre.

Plus tard dans la soirée, Callen réalisa alors que cela faisait des mois qu'il n'était pas sorti avec l'équipe au complet. Ses priorités avaient certes changé mais il avait certainement des progrès à faire en matière d'équilibre.