Bonjour à tous ! :)

Comme prévu, ce chapitre arrive rapidement, puisqu'il ne me restait qu'une relecture à faire ! J'espère sincèrement qu'il vous plaira.

Un grand merci à tous pour votre soutien. Ca me fait très plaisir de lire vos retours et de voir le nombre de vues augmenter si vite.

Aline ahah, je suis contente si tu as aimé le chapitre, j'imagine que c'est pour Fred/Nerys. J'avais aussi hâte d'arriver à ce passage ;) Pour Gale et Nerys, j'aurais aimé aussi mais Gale n'aurait pas accepté ça ! Il ne peut pas accepter que Nerys fasse ce choix. C'est très dur d'être déçu en amitié, je pense qu'il a le coeur brisé. Pauvre chou ;)

Plys oui il était temps que Nerys prenne une décision pour elle ! Et pour le chapitre "doux", c'est exactement ce que j'ai voulu faire, donc je suis contente que ça soit ton ressenti :D

Flopette pour Nerys qui s'émancipe, j'avais envie d'écrire ça depuis teeeeellement longtemps ! Ca m'a fait plaisir de la faire évoluer pour arriver à ce point. Concernant les conséquences de son choix, c'est pour tout de suite dans ce chapitre ! :)

audelie oui enfin ! Il était temps ahaha. Pour Gale je suis d'accord, mais il a été élevé comme ça toute sa vie et est heureux comme ça donc c'est son choix ^^ Pour Molly ça serait une super idée en effet, surtout pour Nerys qui n'a jamais eu de maman :D J'espère que la suite te plaira !

Ellima black et oui, je suis contente aussi que Nerys se bouge les fesses ! J'espère que cette suite ne te décevra pas :) Merci pour tes compliments :D

Bonne lecture à tous, et exceptionnellement je vous retrouve en bas pour une note de fin de chapitre ;)


CHAPITRE 25 : MARS (1)


Le dimanche avait été un peu pénible mais Nerys était trop soulagée de ses choix pour s'en attrister. Gale refusait de lui parler depuis le vendredi, quand elle avait clairement fait comprendre qu'elle ne comptait pas changer d'avis et qu'elle acceptait le fait qu'elle serait rejetée. Les autres, qui sentaient le malaise entre elle et lui, essayaient de rester neutres autant que possible mais Nerys sentait parfois des regards désapprobateurs se poser sur elle. Rien n'était officiel, alors Nerys avait encore sa place parmi eux, mais elle savait que ça ne durerait pas. Elle avait l'impression que le déshonneur commençait à se voir autour d'elle, trop subtilement pour avoir des conséquences, mais assez pour qu'elle détonne parmi les autres. Seule Briséis semblait assez indifférente à tout ça : elle parlait à Nerys comme si rien ne s'était passé. Nerys n'avait pas osé aborder le sujet Amadeus avec elle : elle connaissait assez Briséis pour savoir qu'elle saurait soulever le sujet si il lui posait un quelconque problème. Son silence signifiait son assentiment.

La pensée de Fred était un grand réconfort pour Nerys. Ils avaient passé la soirée du vendredi ensemble. Après des dizaines de baisers pour tenter de combler leur soif de désir, ils avaient fini par s'installer confortablement et par discuter ensemble. Ils avaient convenu de rester discrets et Nerys ne l'avait pas recroisé depuis. Elle attendait avec impatience les prochains moments où ils pourraient être ensemble.

C'est donc pleine d'espoir qu'elle se leva ce lundi-matin là. Mais son humeur légère ne dura pas très longtemps : la chouette familiale vint l'interrompre au petit-déjeuner.

Une semaine après sa grande décision, les conséquences allaient enfin arriver. Hésitante et pleine d'appréhension, elle avança la main vers la lettre apportée par la chouette. Elle reconnaissait parfaitement l'écriture présente sur l'enveloppe : celle de son père. Elle sentait que Gale la fixait et que Briséis ne pouvait pas s'empêcher de lui jeter des coups d'oeil réguliers, mais elle était trop concentrée sur la lettre de son père pour y faire attention.

Les doigts tremblants à cause de l'appréhension, elle ouvrit l'enveloppe et déplia le parchemin.

Ma chère enfant,

C'est avec un désespoir immense que j'ai découvert ta dernière missive. Il n'y a pas de mots pour exprimer l'amour d'un père pour son enfant unique et pour toutes les attentes et les espoirs qu'il place en elle. Tu m'as déçu d'une façon que je n'aurais jamais pu prévoir.

Nerys poursuivit la lecture de la lettre, le coeur au bord des lèvres. Sans jamais la pointer du doigt, son père lui faisait comprendre à quel point il était révolté face à sa décision. Il n'acceptait et n'accepterait jamais son choix. Ce n'était écrit nul part distinctement mais Nerys comprenait parfaitement ce que son père lui disait : elle était déshonorée et il ne voulait plus la voir.

Les mots de son père lui écorchèrent le coeur et les larmes lui montèrent aux yeux. Elle s'y était attendue, mais le rejet de son père lui brisait le coeur.

- Nerys, ça va ?

La voix d'Evey brisa le silence pesant. Elle avait remarqué sa détresse.

Et puis il y eut un geste de main de Dylan, discret mais si évocateur. Il attrapa le bras de sa cousine pour qu'elle se détourne de Nerys et se remette à regarder ce qui se trouvait devant elle. Ce n'était rien, un geste complètement anodin et qui aux yeux du monde entier serait passé complètement inaperçu. Mais lorsque Nerys croisa le regard désolé de Briséis, celui perdu d'Evey, les yeux déterminés de Gale et se rendit compte que Dylan refusait de regarder dans sa direction, elle comprit : ça venait de commencer.

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Cette semaine marquait le début de sa nouvelle vie, Nerys le savait. Durant toute la journée de ce lundi, ses amis s'étaient comportés de façon très étrange : ils l'évitaient franchement (même Briséis). Nerys n'était pas idiote et elle comprenait ce qui se tramait. ils étaient maintenant informés que Nerys avait décidé de rompre ses fiançailles avec Amadeus, alors ils commençaient à l'exclure. Ce n'était ni net ni violent; ils étaient trop bien élevés pour ça. Ils commençaient par l'ignorer et bientôt ils la rejetteraient de manière publique et visible. Ils ne lui parleraient plus, murmuraient d'un air déçu et outré sur son passage et pourraient même finir par se moquer ouvertement d'elle. Elle espérait qu'elle n'aurait pas à subir leurs rires - il ne lui restait que quatre mois à tenir !

Si elle était honnête avec elle-même, elle devait reconnaître qu'elle était blessée par la situation mais elle ne regrettait rien. Quand elle avait fait son choix, elle avait été parfaitement consciente de ce qu'elle perdrait. Tout son monde allait se détourner d'elle - ce qui incluait son père. C'était la seule pensée assez douloureuse et sans réconfort qui lui faisait monter les larmes aux yeux. Elle avait espéré que son père l'aimerait assez pour ne pas la renier, mais la lettre reçue le matin même ne laissait plus aucun espoir. Son père se détournait d'elle; il ne la comprenait pas et se sentait déshonoré par ses choix. Il n'avait pas essayé de la raisonner et Nerys avait fini par comprendre que les trois hommes de sa vie - son père, Amadeus et Gale - avaient dû sans cesse s'échanger des informations sur son état d'esprit. Gale avait compris qu'elle était perdue, alors il avait informé les autres. Nerys ne lui en voulait pas : elle le connaissait et l'aimait assez pour le comprendre. Gale adorait leur monde et y collait parfaitement. Elle savait aussi que son meilleur ami souffrait de cet éloignement violent qui s'amorçait entre eux : c'était son seul réconfort.

Ses pensées dévièrent vers Finn et Olivia et elle se sentit un peu plus légère. Elle avait toujours vu la Poufsouffle et le Serdaigle comme des amis passagers car ils détonaient trop avec son univers pour en faire partie. Maintenant que les cartes avaient été redistribuées, elle se rendait compte qu'ils pouvaient avoir une place dans sa vie. Elle comptait bien les garder comme amis même après Poudlard : ils étaient les seuls amis qui lui restait.

Et puis il y avait encore plus, il y avait Fred.

Elle était heureuse de sa décision car son choix d'existence n'avait pas été orienté en fonction de lui mais maintenant qu'elle avait clarifié le chemin qu'elle souhaitait prendre dans sa vie, elle ne voyait aucune raison pour lutter plus longtemps contre les sentiments qui la poussait vers Fred. Elle n'aurait pas tout abandonné pour lui - elle était trop raisonnée et indépendante pour ça - mais maintenant qu'elle avait tout abandonné, elle pouvait l'avoir lui. Elle avait craint le rejet mais Fred n'était pas rancunier et il l'avait facilement accepté.

Tout était simple entre eux, et cette pensée la ravissait.

- Salut Weasley !

Elle venait d'arriver dans la petite salle qui servait de repère aux jumeaux, et Fred était déjà là, penché sur un carnet de notes.

- Hé ! Fit-il en guise de salut, tout sourire.

Elle alla s'installer sur la chaise à côté de lui, et il se pencha aussitôt pour lui voler un baiser. Ses lèvres étaient douces, chaudes, humides. Nerys ne pu s'empêcher de poser ses mains de chaque côté de son visage pour approfondir davantage le baiser. A chaque fois que leurs lèvres se rencontraient, son coeur battait la chamade et son corps entier brûlait de désir. Et puis quand ils se séparaient, ces émotions puissantes et pleines de chaleur laissaient place à un bonheur apaisant. C'était la première fois de sa vie qu'elle ressentait ça et elle espérait que ces sentiments ne disparaîtraient jamais.

Elle laissa l'une de ses mains sur la joue de Fred alors qu'il la regardait en souriant.

- Qu'est-ce que vous manigancez tout le temps ici ? Finit par demander Nerys en observant autour d'eux.

Ils étaient dans la petite salle qui servait de repère aux jumeaux. La salle était assez discrète et éloignée pour qu'ils ne soient pas dérangés.

Fred accrocha instinctivement son carnet, comme sur la défensive.

Ils échangèrent un long regard. Ce n'était pas la première fois qu'ils partageaient un moment d'intimité mais ils n'avaient jamais été tout à fait honnêtes l'un avec l'autre. Nerys avait caché bien des choses à Fred, et l'inverse était vrai. Ce regard semblait être un test : pouvaient-ils se faire confiance ? Ils avaient parlé de bien des choses mais de rien de trop intime ou profond. Nerys sentait que ce sujet là était plus secret pour Fred et qu'il ne l'évoquait pas avec n'importe qui.

Fred sembla trouver une réponse au bout d'un instant et se détendit.

Il ouvrit son carnet et Nerys lu une liste d'ingrédients : certains étaient barrés, d'autres entourés.

- Avec George, on fait des expériences. On veut mettre au point des produits pour ouvrir une boutique de farces et attrapes.

Nerys acquiesça; elle avait déjà une autre question en tête, bien plus intrigante.

- Et c'est quoi vos réunions mystérieuses ? Au cinquième étage.

Fred la dévisagea. Ce que Nerys lui demandait, ce n'était pas de révéler un secret personnel, c'était compromettre une bonne poignée d'élèves.

- C'est un groupe pour apprendre à se défendre. Pour...

Fred hésita, mais Nerys comprit.

- Pour apprendre à combattre les Mangemorts, termina t-elle à sa place.

Il hocha silencieusement la tête. Elle soupira. Ils n'avaient jamais clairement évoqué ce sujet mais les choses semblaient plus simples maintenant. Quelques semaines plus tôt, Nerys aurait été incapable de penser à ce sujet sans avoir une bouffé d'angoisse intense. Désormais elle l'acceptait avec plus de sérénité : c'était une fatalité de l'existence qu'elle ne pouvait pas renier et elle n'était pas du genre à laisser ses émotions la contrôler. Les Mangemorts étaient toujours terrifiants pour elle. Elle comprenait ce qu'ils pouvaient trouver de plaisant dans les idéaux du Seigneur des Ténèbres mais elle réprouvait fermement la violence que cela engendrait. Elle était déçue et peinée que certains de ses amis puissent choisir cette voie. Mais que pouvait-elle faire ? Elle avait fait un choix qui déplaisait à Gale, et l'inverse serait vrai. Elle ne pouvait pas le contrôler. Elle était certaine qu'il se trompait et qu'il s'en mordrait les doigts - Gale n'avait pas une âme violente ou destructrice - mais il l'apprendrait par lui-même.

- Il faut que je te dise quelque chose sur ton père.

Fred glissa ses doigts sur sa nuque, dans une caresse qui se voulait réconfortante.

Le coeur de Nerys se serra. Là encore, elle comprit - mais c'était le cas depuis un moment. Au fond d'elle, ne l'avait-elle pas su depuis des mois ?

- Ne dis rien, souffla t-elle.

Elle n'était pas encore prête à affronter la vérité; celle que Crimson Avery était lui aussi un Mangemort.

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Nerys aperçut ses amis dans la salle commune, installés dans les canapés et fauteuils près de la cheminée. Ils l'ignoraient depuis deux jours mais aucun ne l'avait clairement rejetée. Pouvait-elle se glisser parmi eux ? Elle savait que c'était jouer avec le feu mais elle avait l'impression de ne pas avoir su profiter d'eux lorsqu'elle en avait encore l'occasion. Elle ne se souvenait même pas des derniers instants qu'ils avaient partagé... A l'époque elle avait dû penser qu'il y en aurait des dizaines d'autres, et quand elle avait pris sa décision radicale elle n'avait pas songé à profiter des derniers moments qui lui restaient en tant que fille bien élevée.

Elle ne les appréciait pas tous, mais ils avaient été ses plus proches camarades pendant des années. Ils se connaissaient depuis l'enfance pour la plupart. Elle regrettait même de ne pas avoir passé plus de temps avec Evey et Dylan, malgré tous leurs défauts et l'agacement qu'ils provoquaient chez elle.

Alors elle décida de s'avancer vers eux. Son arrivée ne passa pas inaperçue : ils se tournèrent tous vers elle d'un air curieux. Nerys leur fit un sourire. Elle avisa une petite place libre sur le canapé près d'Evey mais une voix l'arrêta net.

- Tu n'es pas la bienvenue ici.

C'était Dylan. Il la regardait droit dans les yeux, avec un regard qui se voulait ferme et désagréable mais qui ne cachait pas tout à fait sa peine.

Nerys jeta un coup d'oeil à Evey et aux autres, mais ils détournèrent tous le visage vers Dylan. Ils se ralliaient à lui en silence. Elle n'était pas surprise de leur comportement mais leur attitude la blessa en plein coeur.

Il y avait aussi Gale, qui était le seul à oser encore la fixer. Il avait une expression indéchiffrable, l'une de celles que même Nerys n'arrivait pas à percer au grand jour. Deviner les pensées de Gale n'était pourtant pas un exercice compliqué : elle savait qu'il était déçu d'elle et qu'il souffrait de la voir se détourner ainsi. Il devait aussi être vexé de voir qu'elle s'était détournée de leur monde - et donc de lui. Gale et elle ne seraient jamais plus amis. Cette constatation était terrible et terriblement injuste : ils s'éloignaient à cause des règles d'un monde strict, et pas parce qu'ils ne s'aimaient plus. Le coeur de Nerys était brisé : brisé pour Gale, Adrian, Briséis et son père. Mais souffrir de cette façon était la seule solution qu'elle avait trouvé pour avoir la vie qu'elle voulait. Elle aurait été encore plus malheureuse à s'enfermer dans un mariage sans amour et dans une vie sans éclat. Elle était maintenant libre de tous ses choix. Elle voulait Fred, elle voulait des amis, elle voulait un travail. Et si elle se débrouillait bien, elle pourrait avoir tout ça à la fois.

Sa surprise et sa tristesse passées, elle reprit contenance.

- Je... Hum...

Elle voulait dire quelque chose mais les mots mourraient dans sa gorge avant d'avoir été prononcés. Ses pensées n'étaient pas assez claires pour être reflétées en paroles alors elle se contenta de fermer la bouche et de les observer. Certains regards étaient franchement hostiles : pour eux, elle était devenue l'ennemie. Mais d'autres traduisaient de la déception et une certaine tristesse, et elle s'accrocha à ceux-là : au moins son départ de leur monde ne laissait pas tout le monde indifférent.

Au bout de quelques instants, voyant qu'elle ne bougeait pas, Dylan relança la conversation. Ils l'imitèrent tous, reprenant leurs discussions là où elle s'étaient arrêtées. Ils l'ignoraient. Cette ignorance était leur seule façon honorable de se comporter avec elle désormais. Elle n'avait pas d'autres choix que de s'y résoudre. C'était toujours mieux que d'être insulté ou de subir des reproches. Elle savait que quelque part elle les avait trahi, mais aucun d'eux ne semblait lui reprocher.

Elle croisa le regard de Briséis, fière et silencieuse.

Imperceptiblement, le plus discrètement possible, mais de manière certaine - Nerys en aurait mis sa main à couper ! - Briséis lui sourit. Alors peut-être qu'elle n'avait pas perdu tous ses amis.

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Je ne suis pas surpris. Tu n'es plus l'une des nôtres, mais tu auras toujours un ami discret sur qui compter. A.

Nerys souriait bêtement en relisant la note glissée sur un morceau de parchemin. Elle reconnaissait parfaitement l'écriture : le mot venait d'Adrian. Elle l'avait trouvé glissée dans son sac quelques heures plus tôt. Adrian n'avait pas trouvé l'occasion de lui parler en privé, et avait préféré lui témoigner son soutien d'une autre manière. Adrian connaissait ses doutes depuis un moment et il avait sûrement été l'un des premiers informés. Elle l'avait croisé parfois en cours ou dans les couloirs mais il lui était maintenant interdit d'adresser la parole à Nerys. Elle avait cru qu'il la détesterait, comme Gale semblait la détester en partie maintenant. Mais Adrian avait toujours été le plus doux et le plus compréhensif d'entre eux. Elle aurait dû se douter qu'il ne lui tournerait pas le dos : en parlant d'ami discret, il lui faisait comprendre qu'il ne pouvait plus assumer publiquement une amitié avec elle mais que ça ne changeait rien à l'attachement qu'il ressentait pour elle. Peut-être qu'en dehors des murs de Poudlard, ils trouveraient des moments pour se voir. C'était en tout cas l'espoir que Nerys avait.

Ces derniers jours elle avait commencé à prendre l'habitude de traîner dans les couloirs. Sa salle commune ne lui était plus d'aucun réconfort et elle n'avait aucune envie de passer toutes ses soirées enfermée dans le dortoir. Elle préférait des balades solitaires pour profiter au maximum de Poudlard tant qu'il était encore temps.

Malheureusement la solitude des couloirs était parfois troublée par une présence indésirable, et ce soir-là elle en fit les frais. Au coin d'un couloir, elle tomba nez-à-nez avec Doloras Ombrage en personne.

- Ah, miss Avery ! Lui lança la femme en rose (toujours) d'un air princé.

Nerys la regarda. Sa déchéance était quelque chose de particulier et d'incompréhensible pour la plupart des élèves de Poudlard. Toutes les personnes extérieures à son cercle pensaient sûrement qu'elle s'isolait volontairement, ou qu'il y avait eu une dispute. Seuls ceux qui connaissaient le monde des sang-pur pouvaient comprendre que les choses allaient au-delà. Dolores Ombrage faisait partie de ces gens. Nerys pensait que Gale - ou un autre - avait dû également lui fournir quelques explications.

- Bonsoir, professeur.

Une fois la politesse respectée, Nerys comptait bien s'éclipser mais Ombrage ne comptait pas laisser s'en tirer à si bon compte. Avant qu'elle n'ait eu le temps de la dépasser pour s'éloigner, Ombrage se posta devant elle, l'air soudain sévère. Il n'était plus question de faire semblant.

- Je sais tout, miss Avery. Votre père est extrêmement déçu, naturellement. Je dois dire que je le comprends.

Nerys resta de marbre.

- Comment une jeune fille telle que vous peut s'acoquiner avec de la racaille ?

Cette fois, pas de doute : Ombrage avait été informée par quelqu'un. Comment sinon aurait-elle pu savoir que Nerys fréquentait Fred ? Ils étaient discrets et personne à Poudlard ne savait... Ou presque. Il n'y avait que Gale pour s'en douter. A priori il avait eu la décence de ne pas partager l'information avec tous ses camarades mais Ombrage semblait avoir le privilège de l'information. Nerys était déçue d'avoir été trahie ainsi mais elle savait que Gale ne lui devait plus rien.

- On dit souvent que les femmes sont facilement manipulables par leurs sentiments, mais c'est faux. Nous sommes plus intelligentes que ça. J'espérais que vous feriez honneur à l'intelligence féminine, miss Avery.

Nerys resta silencieuse face à l'attaque d'Ombrage. Elle n'avait aucune envie de discuter ou d'argumenter avec elle.

Par bien des aspects, elle avait pensé que Dolorès Ombrage était une femme indépendante et qui servait très justement la cause féminine. Elle n'était pas très agréable et personne ne l'appréciait au château mais elle avait su se hisser à une place de choix sans renier ses qualités de femme. Et pourtant en la regardant ce soir-là, Nerys sentit qu'elle n'était pas un soutien. Ombrage se distinguait en écrasant les autres. Elle n'était pas une femme indépendante et exemplaire; elle était quelqu'un d'ambitieux et d'égoïste. Sa seule qualité était sûrement sa force de caractère.

Voyant que Nerys ne réagissait pas, Ombrage sembla se lasser de la conversation.

- Si vous vous décidez à suivre une voie plus honorable, vous pourrez toujours revenir vers moi. Bonsoir, miss Avery.

Et elle s'éloigna, laissant Nerys de nouveau tranquille.

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Watson avait demandé à ce que les préfets se réunissent, et Nerys avait été tentée de louper le rendez-vous. Elle n'avait aucune envie d'affronter sa principale rivale (Watson occupait toujours ce poste, malgré le moment de réconfort qu'elle lui avait donné) et aucune envie de faire semblant de s'intéresser encore à son rôle. Elle ne prenait plus la peine de faire des rondes régulières; elle y allait comme bon lui plaisait, plus par plaisir personnel que par désir de faire son devoir. A une autre époque elle aurait été angoissée à l'idée de voir son tire honorifique lui être retiré mais ce n'était plus le cas : quelle importance d'être préfète ?

Mais finalement, elle s'était présentée à l'heure et au lieu indiqués; elle n'avait rien de mieux à faire.

Elle était arrivée juste à temps : la réunion venait de commencer. Elle se glissa donc dans un coin de la salle de classe (réquisitionnée pour l'occasion) et écouta la préfète-en-chef les assommer d'un discours sans saveur. Watson commença par évoquer la fierté d'avoir ce rôle de préfets, invitant les générations plus jeunes à toujours prendre leur rôle à coeur et se lança finalement dans un discours pour expliquer que leurs pouvoirs de préfets avaient été réduits.

- C'est bien sûr le professeur Ombrage qui a souhaité limiter le rôle de préfet, puisqu'il s'agit d'un honneur personnel fait sans avis du Ministère.

Le ton de Watson était un peu sec et son sourire s'était fané. Elle ne portait pas Ombrage dans son coeur et elle semblait en colère d'avoir vu son rôle être minimisé de la sorte.

Nerys écouta le reste du discours d'une oreille distraite. Tout ça ne l'intéressait plus vraiment mais elle réalisait que l'emprise du Ministère sur Poudlard était un peu plus forte chaque jour. Et elle commençait à songer que cela n'augurait rien de bon. Elle savait que la position officielle du Ministère de la Magie était un rejet total et sans réserve du discours d'Harry Potter annonçant le retour du Seigneur des Ténèbres. Lorsqu'ils réaliseraient qu'Il était bien de retour, personne ne serait préparé. Les dommages seraient considérables. Cependant une petite voix au fond de Nerys s'en réjouissait égoïstement : elle craignait trop pour la vie des gens qu'elle aimait et qui avaient fait le choix de la violence.

La réunion toucha à sa fin et Nerys entendit un ricanement à sa droite.

- Tu n'as pas honte de te montrer en public, Avery ?

Les hostilités commençaient. Le regard de Nerys croisa celui de Pansy Parkinson, la petite peste qui venait de l'interpeller. Elles se connaissaient depuis l'enfance mais toutes ces années avaient été balayées par le déshonneur. Nerys s'était douté que les autres Serpentards ne seraient pas aussi complaisants que ses anciens amis. Là où Gale et les autres se contentaient de l'ignorance, d'autres choisiraient la voie des moqueries et des provocations. Elle n'avait pas pensé que la guerre commencerait avec Parkinson, mais pourquoi pas.

Elle croisa le regard de Drago, qui se tenait juste à côté de Pansy. Il avait un air ennuyé plus que moqueur ou provocateur; la scène ne l'intéressait pas. Nerys lui en fut secrètement reconnaissante. Voir ses anciens camarades se détourner d'elle, même si ils n'avaient pas été proches, était très désagréable.

- Tu es une honte pour nous. Je plains ce pauvre Amadeus qui a été éconduit par un être aussi misérable que toi.

Quelque part au fond d'elle, Nerys savait que la haine de Pansy ne lui était pas destinée. Ce que Pansy détestait, ce n'était pas elle en tant que personne, c'était ce qu'elle représentait. En brisant ses fiançailles avec Amadeus, elle avait été déshonorée. Et elle savait que les conséquences de ce geste seraient l'exclusion et le rejet de la bonne société. Chez les gens bien élevés, on ne rompait pas des fiançailles et on se conformait aux décisions prises et publiques. Si ils avaient commencé à accepter des ruptures d'engagement, cela aurait signé la fin de leur petit monde (notamment parce qu'il existait encore beaucoup de mariages arrangés). Et en brisant son engagement, Nerys s'était détournée et était devenue une traîtresse. Et il n'y avait qu'une seule chose qu'un sang-pur détestait plus qu'un né-moldu : un traître-à-son-sang. C'était précisément la voie que venait de prendre Nerys.

L'attaque de Pansy envers Nerys attira l'attention de toute l'assemblée sur elles. La salle était trop petite et le silence trop grand pour que les autres fassent mine de l'ignorer. Nerys se sentit rougir, incapable de savoir comment réagir dans une telle situation. Son éducation lui avait appris à ne pas se donner en spectacle; mais elle avait aussi parfaitement conscience qu'accepter les attaques de Parkinson sans se défendre ferait d'elle une cible idéale.

Elle n'eut pas à prendre de décision, puisque la voie autoritaire de Watson se fit entendre.

- Parkinson, Avery, un peu de tenue s'il vous plait. Si vous avez des différends personnels, vous les réglerez en-dehors de cette salle.

Nerys croisa le regard sévère de Watson. Elle était incapable de dire si la Poufsouffle venait de prendre sa défense de manière déguisée, ou si elle était juste agacée d'entendre des attaques personnelles à la fin de sa réunion.

Parkinson resta tranquille et tous commencèrent à sortir de la salle en silence.

Mais une fois dans le couloir, les hostilités reprirent de plus belle.

- Je me demande comment tu fais pour te supporter. Tu vas vite regretter de t'être si mal comportée, mais ce sera trop tard. On accepte pas les lâches et les faibles.

- Par contre l'idiotie et la méchanceté n'ont pas l'air d'être rédhibitoire, répondit une autre voix.

L'occasion était trop belle et Hermione Granger ne la rata pas. Elle se plaça à côté de Nerys, comme si elles formaient soudain un groupe soudé. Nerys lui jeta un regard curieux mais la Lionne avait toute son attention dirigée sur la Vipère. Ces deux-là se détestaient cordialement.

- Alors en plus tu es l'amie des sang-de-bourge ?

Pansy semblait être à son maximum d'agacement et de haine. Nerys s'étonna d'être la cause et la cible de toutes ces émotions violentes et négatives. Elle n'aspirait qu'à vivre sa vie tranquillement.

Drago Malefoy, plus intelligent que sa camarade, attrapa Pansy par le bras.

- Allez Pansy, on y va.

La vipère se laissa entraîner, sans doute désireuse de ne pas froisser l'héritier Malefoy. Drago ne lui avait pas jeté le moindre regard et Nerys était convaincue qu'il était mal à l'aise avec son déshonneur soudain. Drago Malefoy était prétentieux et arrogant mais il n'était pas aussi idiot qu'il le laissait paraître. Nerys était convaincue qu'il avait plus de mal que Pansy à détester quelqu'un qui avait toujours été dans son environnement.

- Quelle peste, murmura Granger.

Son regard croisa celui de Nerys qui, d'un hochement de tête, la remercia silencieusement. Elle n'avait besoin de personne et certainement pas besoin que quelqu'un prenne sa défense. Mais elle s'était sentit si seule ces derniers jours que le soutien de Granger apparaissait comme une bénédiction. Nerys était d'autant plus convaincue qu'elle avait une place dans ce monde. Elle avait encore des tas de choses à apprendre et un univers entier à découvrir, mais au moins le monde entier ne semblait pas la détester.

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- Tadam !

Fred ouvrit la porte et ils pénétrèrent dans une petite pièce confortable avec deux grands canapés, plusieurs poufs, des fauteuils et même une étagère pleine d'objets loufoques. Nerys regarda tout autour d'elle, charmée par l'ambiance féerique qui se dégageait de la décoration sans queue ni tête. Les couleurs principales étaient le rouge et l'or - le digne repère d'un fier Gryffondor - mais il y avait quelques touches de vert et d'argent, comme pour prouver à Nerys qu'elle avait aussi sa place ici. Si Nerys avait dû se représenter l'intérieur de l'esprit de Fred, il aurait ressemblé à ça; et pour cause : tout venait de lui ! Le rouquin avait fini par tout lui révéler sur l'Armée de Dumbledore et la Salle sur Demande. Nerys avait été surprise et émerveillée à la fois. Elle ne comptait pas s'approcher de ce groupe rebelle (sa vie était assez bouleversée, nul besoin de rajouter des troubles supplémentaires) mais elle admirait leur courage et leur ténacité.

- Qu'est-ce que tu en penses ? Demanda Fred en refermant la porte derrière eux.

Nerys fit un sourire et alla s'installer sur l'un des canapés. Fred la rejoignit aussitôt, glissant son bras autour de ses épaules de manière nonchalante.

- C'est parfait, comme toi.

- Vous ne devriez pas me complimenter autant jeune fille, vous allez me faire rougir.

Après un rire franc, Nerys se pencha pour embrasser Fred, dans un contact bref et léger. Fred se recula ensuite pour l'observer.

- Comment tu vas ?

Sa question n'était pas innocente. Ron avait probablement raconté à son frère que la petite Parkinson avait été extrêmement désagréable avec Nerys. Elle sentait que les regards s'attardaient davantage sur elle et que les gens étaient curieux de son isolement. Ils avaient probablement soupçonné une dispute au départ mais Nerys était si distante avec tout le monde que n'importe quel élève un peu observateur pouvait deviner que le problème allait au-delà.

- Ca va. Je suis officiellement indésirable auprès de tous mes amis, mais ça devait arriver.

Nerys haussa les épaules, comme pour donner l'impression que c'était sans importance. C'était faux bien sûr, mais elle ne voulait pas laisser ces pensées négatives la miner.

- Ce sont des crétins. Et ton père n'a pas changé d'avis ? S'inquiéta Fred.

Il glissa une main réconfortante dans son dos car il savait le sujet sensible. C'était la pensée la plus pénible pour Nerys, celle à laquelle elle avait du mal à trouver du réconfort.

- Non, il ne changera pas d'avis.

Son ton était un peu froid même si ce n'était pas dirigé contre Fred; elle n'avait juste pas envie de parler de ça. Elle savait que son père ne lu pardonnerait pas son écart de conduite. Il ne pouvait pas, car si il l'avait pardonné, il aurait été lui-même exclu. Et sans les bonnes grâces des sang-pur, Crimson Avery aurait perdu ses amis, sa carrière et tout son prestige. Il n'aurait pas perdu tout ça pour elle, et Nerys n'aurait pas voulu qu'il se sacrifie ainsi. Elle espérait juste qu'un jour ils pourraient discuter et s'expliquer, et que son père pourrait comprendre son choix. Elle avait trop eu envie de liberté, trop envie de s'émanciper. Ca n'avait pas été une décision facile mais c'était la bonne décision.

- Ne parlons plus de ça, rajouta Nerys pour éviter toute question indiscrète de Fred.

Il la dévisagea.

- A vos ordres.

Et il se pencha vers elle pour l'embrasser, les entraînant dans une occupation beaucoup moins déprimante et beaucoup plus prenante.

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Finn relisait le devoir de métamorphose d'Olivia, qui elle-même avait les yeux perdus dans le vide. Ils étaient à la bibliothèque depuis plusieurs heures déjà et la petite Poufsouffle venait de terminer la rédaction d'un devoir extrêmement compliqué. Nerys avait travaillé sur le même sujet et l'avait terminé la veille. A part les devoirs, elle n'avait plus grand chose à faire ! Et maintenant qu'elle avait de réelles perspectives d'avenir, elle voulait s'appliquer.

- Je ne savais pas que tu étais si brillante, commenta Finn en terminant la lecture.

Olivia se mit à rougir face au compliment, mais haussa le menton dans un air fier.

- Tu me connais si mal.

Nerys les observa. Ils échangèrent un sourire, avec cette complicité qui n'appartenait qu'à eux. Elle était un peu jalouse de les voir si proches parce qu'elle sentait qu'une telle amitié n'arrivait qu'une fois dans une vie - et elle avait déjà eu sa chance.

- Hé au fait, mes parents partent en France cet été. Je vais avoir le maison pour moi tout seul, si ça vous dit de me tenir compagnie.

Nerys sourit. Ses plans pour l'été étaient complètements flous. C'était un de ces aspects pratiques qu'elle avait négligé et qui parfois l'inquiétait un peu : qu'allait-elle devenir en sortant de Poudlard ? Il était peu probable que son père la laisse revenir à la demeure familiale (au risque de voir la honte se répandre sur lui également); elle devrait sûrement se trouver un petit logement. Heureusement que l'héritage de sa mère lui avait laissé un tas d'or assez conséquent à Gringotts : ce serait sûrement suffisant jusqu'à ce qu'elle puisse devenir apprentie Médicomage. Car elle était bien décidée à poursuivre son rêve de carrière.

Olivia répondit à la positive et Nerys l'imita. Ils discutaient des activités qu'ils pourraient faire, lorsqu'une nouvelle présence les interrompit.

- Je peux m'asseoir ? Demanda Briséis en arrivant à la table.

Elle était debout à côté de Nerys et lui jetait un regard perçant : c'était à elle qu'elle s'adressait.

Pendant une longue minute, Nerys et Brisière se dévisagèrent. Il y avait d'un côté l'hésitante qui avait su s'affirmer au monde entier, et de l'autre l'esprit sûr qui se cachait des jugements. Elles étaient différentes et elles l'avaient toujours été. Briséis voulait terminer sa scolarité sans encombre et prendre son envol ensuite, alors que Nerys n'avait pas eu le coeur à se cacher davantage. Et pour ne pas être elle-même rejetée, Briséis avait choisi la voie du silence et de l'ignorance. Elle ne pouvait pas se rallier à Nerys; les autres l'auraient rejetée. Et pourtant elle était là... Nerys lui fit un sourire.

- Oui, ben sûr !

Et Briséis s'installa à la table, comme ils l'avaient fait de nombreuses fois auparavant. Mais cette fois, les choses étaient différentes. L'acte de Briséis était un témoignage de soutien. Elle venait de se rallier à Nerys, malgré les conséquences.

Cette pensée réchauffa le coeur de Nerys d'une affection sans limite pour Briséis.

Un peu plus loin, installés à une table, Fred et George Weasley troublaient le silence de la bibliothèque en faisant rire Angelina Johnson et Katie Bell. Nerys laissa son regard glisser jusqu'à eux. Fred avait un grand sourire, qui s'étira encore davantage lorsque leurs regards se croisèrent. Il était beau, indomptable, un traître-à-son-sang qu'elle n'aurait jamais dû regarder de cette façon et qui lui apparaissait pourtant comme l'aspect le plus délicieux de sa vie. Elle se languissait de leurs prochains moments à deux; le secret avait cela d'excitant qu'ils profitaient davantage de leurs instants privilégiés.

Elle ne pu s'empêcher de lui faire un sourire.

Sa vie n'était pas parfaite, mais pour la première fois depuis une éternité, Nerys se sentait enfin heureuse.

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F I N

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Note d'auteur : Voilà, c'est terminé !

Peut-être que vous allez être surpris de cette fin, très ouverte : je laisse Nerys à un instant de sa vie où rien n'est définitivement déterminé. A vous d'imaginer la suite : Gale pourra t-il la pardonner et revenir vers elle ? Son père va t-il vraiment la délaisser ? Briséis et elle seront-elles toujours copines ? Fred et Nerys vont-ils vivre ensemble après Poudlard ? Taaaant de choses qui restent en suspens. Mais je n'écarte pas la possibilité de poster quelques bonus par ici un jour ;)

J'espère que ce choix ne vous décevra pas ! Je n'ai rien annoncé dans les chapitres précédents car je voulais que la fin arrive presque "par surprise". C'est comme regarder un film, quand on est dedans on ne sait pas quand la fin va arriver :) C'est le sentiment que j'ai voulu retranscrire. Mais Nerys et Fred se sont enfin trouvés, et surtout Nerys a enfin fait ses choix, donc j'ai raconté ce que je voulais raconter !

Je suis très émue de poser un point final à cette histoire. Ca a été une grosse aventure. Alors bien sûr, il y a plein de défauts dans cette histoire (je vous épargne la liste des défauts que j'ai relevé moi-même) mais je suis déjà très contente d'avoir été jusqu'au bout.

En toute honnêteté, je pensais faire une histoire plus longue à l'origine (dans mon idée de base, l'histoire se terminait avec le départ des jumeaux de Poudlard début mai) mais finalement les choses sont venues naturellement à une conclusion plus rapide. Certaines intrigues secondaires ont été un peu moins développées que ce que j'avais prévu (je pense notamment à Ombrage, aux Mangemorts, à l'Armée de Dumbledore, à la relation avec son père etc) mais je ne crois pas que cela affecte l'histoire générale.

Si vous souhaitez me lire ailleurs, sachez que j'ai d'autres histoires en cours sur ce site, que vous pouvez retrouver sur mon profil. Elles sont néanmoins très différentes de celle-ci.

Je vais maintenant réfléchir à la suite de mes aventures d'écriture - j'ai plein de projets en tête et il va falloir se décider !

Je vous remercie tous pour votre soutien au cours de cette histoire, pour toutes vos reviews et même vos follows/favorites. Si je poste ici c'est justement pour vos retours et dans l'espoir d'apporter un peu de plaisir de lecture à quelques personnes.

A bientôt peut-être ! ;)

Merci pour tout !