Chapitre 19 : Renaissance, Préparation et Visite
Point de vue Emeline
Je suis persuadée que cette nouvelle a fait tourner bien des têtes, néanmoins je suis sûre d'une chose : j'en ai besoin. Je donne davantage de détails sur ce que je compte faire mais pas autant qu'il le faudrait. Tout simplement parce que les principaux protagonistes viennent de connaitre mes intentions.
A la fin de l'interview, il plane plus de mystères qu'autre chose et c'est avec une mine déconfite que je rejoins Grosbosse.
Je suis sincèrement désolée chef.
Sa grande main se pose sur mon crâne puis sur mon dos. Il me pousse sans prononcer un mot. La montée des escaliers, on va éviter les photographes en bas du bâtiment, n'est pas désagréable. Sa main chaude est toujours contre mon dos. J'ai comme l'impression qu'il veut garder le moindre contact avec moi. Ce qui n'est pas pour me déplaire. Une fois arrivés, nous embarquons dans l'hélicoptère.
On va organiser ce concert. Je te promets que cet incident sera vite oublié.
Je me rapproche de lui. Posant ma tête sur son côté, je souris de cette décision. Il passe son bras sur mes épaules. Il est évident que ce concert à deux objectifs : pour me remonter le moral et redonner confiance aux habitants.
Quand nous atterrissons, je suis d'abord septique puis je reconnais le restaurant que Mamie Setsu. Je me précipite à l'intérieur. Les portes s'ouvrent un peu plus fort que je ne l'aurai voulu.
Eh bien qu'est-ce que c'est que tout ce raffut ? N'avez-vous aucune… manière.
Le trésor culinaire est en train de cuisiner dans sa cuisine secondaire.
Mamie Setsu…
Emeline…
Encore une fois, une main me pousse vers une des personnes qui m'a manqué pendant ce séjour impitoyable. Pourtant cette fois-ci, c'est moi qui pose les genoux à terre. Mamie Setsu me rejoint et prend ma tête dans ses mains. Ces dernières caressent mes cheveux dans un rythme régulier. Je n'ose pas l'entourer de mes bras. Quelques secondes s'écoulent avant qu'elle ne s'écarte et me regarde avec son sourire bienveillant. Ce sourire me ferait déplacer des montagnes tel une dose d'adrénaline dans le sang.
Nous discutons de quelques détails sur les derniers jours.
J'espère que cet idiot de Midora n'est pas responsable de tout cela ! dit-elle furieusement.
Je ne l'ai pas vu. Je ne sais même pas s'il était au courant de cette histoire. Je ne pense même pas d'ailleurs.
Bon le principal c'est que tu ailles bien.
Mamie Setsu me désigne son comptoir. Je regarde le chef en me redressant. Il me sourit.
Reste. Laissez-nous organiser ce concert pour toi.
Il commence à partir puis quand il est sur le point de fermer la porte. Il s'adresse de nouveau à moi en souriant.
Nous te laissons le programme quand même.
Je lui souris en acquiesçant. La porte se referme et je m'installe sur le tabouret. Mamie Setsu passe devant les fourneaux et allume son gaz.
Alors donne-moi davantage de détails. J'ai cru comprendre que c'était une épreuve pour toi.
Je crois que c'est un euphémisme Mamie Setsu. C'était à la limite de la maltraitance.
A ce dernier mot, un impressionnant crac résonne dans la pièce.
Misère de misère ! dit-elle en pestant. Si j'attrape ces garnements. Je puis t'assurer que…
La vielle dame se dirige vers son évier et se rince les mains. L'air ambiant devient de plus en plus lourd, littéralement. Je suis presque sûre qu'il y a de la vapeur qui sort de ses cheveux roses.
Mamie Setsu, je suis là et je vais bien. Une araignée s'est occupée de moi.
Une araignée tu dis ?
Je me félicite d'avoir changé de sujet et suis ravie de son intérêt pour ma sauveuse. Lui racontant mon sauvetage un peu particulier, Mamie Setsu se remet à la cuisson de ses œufs. Je n'omets aucun détail.
Je vois. Tu sembles avoir rencontrer une Mother Spider.
Elle ne peut voir mes gros yeux étant de dos. Franchement, je suis un peu dépitée. Un nom aussi bateau pour une araignée ?!
J'aurai pu le deviner.
La cuisinière rigole à mon commentaire puis se retourne pour me tendre le bol de nourriture. Je rends hommage aux ingrédients et attaque mon repas. Ce repas me remplit l'estomac et le cœur. Au milieu de ma bouchée, une explosion de saveurs se repend dans mon gosier. Je ne peux y croire ! Je finis ma bouche et crie presque sur mon interlocutrice.
Mamie Setsu !
Quoi tu t'es brulée ?! Tu as mal ?!
Non c'est… incroyablement délicieux.
Tu tu sens ce que j'ai préparé.
Je secoue la tête positivement. Je lui décris ce que je ressens. Cela ne se limite plus aux saveurs, c'est plus profond que ça.
C'est inespéré. Je suis heureuse pour toi ma petite.
Moi aussi ! Même si c'est ironique dans le fond.
Ho qu'importe ! dit-elle en balayant l'air de sa main. Il y a tellement de chose que je veux t'apprendre…
Attendez Mamie Setsu. Je n'ai pas l'estomac de Toriko ou un des 4 empereurs.
Uhuhu.
Je la supplie de ne pas en faire de trop. Quelques assiettes passe et à chaque fois que la nourriture atteint ma langue, je suis capable de l'identifier. A croire que pendant tout ce temps, mes sens on continuait de faire le travail et de tout stocker dans la partie de mon cerveau consacré aux goûts. Seulement au bout d'une heure de dégustation, mon estomac est sur le point d'exploser. Je ne mets pas longtemps à prendre congés au moment où je tombe sur Grosbosse.
Heureux de voir que tu es prête à partir.
Oui plus ou moins.
Bien tu as retrouvé le sourire. Viens, on retourne au Biotope, je vais en profiter pour te dire ce qu'il est prévu. Evidemment, nous attendons ton feu vert.
Nous ?
Oui le président participe aux préparatifs.
J'ouvre mes yeux en grands, surprise par cette révélation. J'ai bien peur que ça ne soit pas la seule chose qui va me surprendre jusqu'au Jour J.
A près de 3 semaines plus tard, le soir du concert est plus proche que jamais. Pour cause, c'est demain. Installée sur le lit dans ma chambre Biotopique, je ne suis même pas sûre que cet adjectif existe, je révise pour la centième fois mon programme. Mes yeux sont fatigués mes jambes récupèrent encore de mes séances d'enregistrements. Selon les dires des hommes les plus forts de l'IGO, aucun danseur ne pourra me suivre et donc je dois divertir seule le public. Pour cela, avec l'aide de plusieurs scientifiques, des hologrammes de ma personne vont être générés pendant le spectacle. Les premières images m'ont figé sur le moment. Je n'en revenais pas des capacités technologiques qu'offrent ces experts. Je m'en doutais un peu mais ce n'est rien à côté de ce que j'ai vu.
Bon c'est fini pour ce soir.
Voulant me changer les idées, je quitte mon lit et m'installe sur le balcon. Prenant une grande inspiration, mes douleurs commencent à se dissiper.
Cette vue m'avait manqué. On a l'impression que l'eau brille comme des diamants.
Je ferme les yeux et profite du son relaxant des vagues. Je somnole presque sur la rambarde quand un autre bruit brise le son environnement. Au début, je n'y prête pas attention puis le son se rapproche de plus en plus. Je peine à ouvrir les yeux. Quand soudain je les ouvre en grand pour distinguer une masse noire énorme. Soudain des coups résonnent sur la porte. Je me retourne en sursautant puis me retourne vers l'extérieur. Rien. Perplexe je pars vers la porte et accueille mon visiteur. Il s'agit de la personne qui s'occupe des repas. Je le laisse rentrer avec son chariot. Maintenant que j'ai retrouvé mon palais, les repas sont plus complexes. Je pense que le chef ne voulait pas que je me rende coupable de ne pas ressentir tout ce qu'on m'offrait. Il dépose tout sur la table et me salue. Je lui envoie un sourire et le remercie chaleureusement.
Le chef vous transmet ses excuses de ne pas ses moments avec vous.
Et à chaque fois je dis que ce n'est pas grave. Il a tellement à faire !
Il me sourit et repart. Il doit en avoir marre de me répéter la même chose depuis au moins une semaine. La chambre est de nouveau silencieuse. Je m'installe à table et commence mon repas. Chaque plat est délicieux. Je le savoure pour une vingtaine de minutes puis de nouveau des coups frappent la porte. Plus vite que le vent, tout est débarrassé. Ils ne laissent vraiment pas le temps de faire quoique ce soit.
J'ai parfois l'impression qu'ils guettent mes mouvements ou que je mets toujours le même temps pour manger.
Je rigole de la situation et pars me laver les dents. Quand j'arrive dans l'encadrement de la porte j'entends un bruit lourd. Accrochant le battant de la porte, je regarde le balcon pendant presque une minute. Rien d'anormal ne se manifeste.
Mon imagination me joue des tours ? Ou peut-être le stress ?
Finalement je franchi la porte et me lave tranquillement. Je me sens plus détendue. J'atteins mon lit mais une bourrasque s'engouffre dans la chambre. Mes cheveux me couvrent le visage. Quand j'arrive à les extraire de ma bouche. Une ombre se tient devant la porte fenêtre. Elle est imposante, plus de 2 mètres de hauteur.
Qu'est-ce que… ? Commencé-je
Avant que je ne puisse finir ma phrase, une main gantée et gigantesque me couvre la bouche. La personne me tient la taille par le dos puis me couche violemment sur le lit. Le choc me fait d'abord fermer les yeux mais quand je reprends mes esprits et regarde de nouveau devant moi. Le visage masqué que je connais et pourtant qui est plus qu'inhabituel me fixe. Starjun.
Point de vue global :
Depuis plusieurs jours, la Gourmet Society a été mis au courant d'un des plus grands événements du moment, unique en son genre. Plusieurs membres sont étonnés du divertissement que peut offrir cette jeune femme. Pourtant un nombre bien précis de personnes connaissent ses capacités. Pourtant personne n'a fait le moindre commentaire à ce sujet, oral en tout cas. Ce qui n'empêche pas une personne, le second de la société, d'éprouver un sentiment étrange. Une boule de chaleur qui lui remplit le cœur. Il est heureux tout simplement. L'habituel masque ne montre rien et cache ce sourire simple sans arrière-pensée. Pourtant ce sourire est le début d'une décision prise à la va-vite avec une motivation supplémentaire.
Et si j'allais l'encourager moi-même.
Ainsi soit-il. Il prend congé et décolle quelques minutes plus tard sur son dragon. Il a décidé qu'il n'irait pas avec un Robot GT. Aucun plan ne s'est manifesté dans sa tête mais il a conscience qu'il devra miser sur sa chance pour ne pas alerter les mauvaises personnes, dans le sens de le contrarier. Ses informations ont bon être de bonne qualité, la probabilité de réussite n'est pas de 100%.
Quand le biotope est en vue, il observe la façade. La chance est peut-être de son côté finalement car il la voit sur un balcon. A cette distance, il pense qu'elle n'a pas une assez bonne vue pour le reconnaitre pourtant elle retourne trop rapidement à l'intérieur. A partir de ce moment Starjun agit vite. Son dragon le « dépose » sur un rebord proche du balcon puis part aussitôt. Ensuite c'est le calme plat. Il distingue à peine le moindre son. Celui des vagues couvent presque tout. Plusieurs minutes passent sans que personne ne se manifestent. Avec ses muscles à l'épreuve de beaucoup de choses, il se hisse par le bas de la rambarde puis voit Emeline se diriger vers une pièce adjacente. Il en profite pour passer la rambarde.
Jeune femme insouciante.
Cela le fit rire. Emeline sort finalement de la pièce sans regarder la fenêtre. Cette dernière porte une robe blanche volanté. Ses épaules sont dénudées et descend jusqu'à la moitié de ses cuisses. Quelques gouttes coulent le long de sa gorge. Plus il l'admire plus son envie de la toucher augmente comme quand il lui a touché la joue et sentit par la même occasion son parfum. Il n'attend plus et ouvre la porte fenêtre à peine fermée.
C'est à ce moment que bourrasque d'air froid longe la façade du bâtiment et s'engouffre dans la chambre. Il doit d'abord retenir la porte, et éviter qu'elle ne s'écrase sur le reste de la baie et n'avertisse les occupants. Avant que Emeline ne parle Starjun pose sa main sur sa bouche et la porte au lit. Ses jambes pendent dans le vide à seulement quelques centimètres du sol. Elle ne peut donc pas s'enfuir sans que Starjun n'intervienne. Son emprise est plus forte qu'elle ne devrait l'être. Il sent à travers sa main qu'elle est paniquée et peine à respirer. Il lui demande de rester silencieuse sans un mot. Emeline secoue la tête positivement rapidement. Starjun décide de relâcher sa prise mais garde son regard sérieux.
La bouche de Emeline est libre de nouveau et cette dernière reprend de grandes respirations. Starjun se redresse attendant que la jeune femme se calme. Quand cette dernière parvient à reprendre contenance, ses mots lui manque, à part un seul.
Impossible.
A ce mot, Starjun croise les bras et lève un sourcil.
Vraiment, dit-il.
A son tour Emeline réagit à ce mot. Sur la surprise, elle recule comme si c'était un véritable exploit qu'il soit capable de parler ou de lui parler plus précisément. Puis une chose se produit sans que Starjun ne puisse comprendre pourquoi, Emeline se met à rire. Il est évident qu'il s'agisse d'un rire nerveux. Quand elle n'a plus de souffle, elle peut parler distinctivement.
Non ce n'est pas possible. Le second de la Gourmet Society ne peut pas être dans cette chambre et encore moins dans un biotope protégé par l'IGO…
Plus elle énonce la situation plus elle se rend compte que ce n'est pas une blague. C'est la réalité pure et dure. Pendant que Emeline assimile la réalité, Starjun fait une rapide visite de la dites chambre. Il constate qu'elle n'est pas mal logée.
Tu sembles être gâter.
Oui ce n'est pas faute de leur dire. Ne changer pas de sujet !
Quel sujet ?
Il est certain qu'il n'avait pas de sujet à proprement parler mais de nombreuses questions trônent dans la tête de la jeune femme. Pourtant le fait que Starjun fasse de l'ironie, l'amuse.
D'accord dans ce cas, que faites-vous là ?
Des encouragements.
Pardon, dit-elle étonnée.
Serais-tu sourde ? Ce n'est clairement pas idéal pour faire un concert.
Ce n'est pas…
Inutile que tu connaisses les détails.
Eh comment je veux connaitre les détails, dit-elle en haussant un peu trop fort le ton.
Starjun s'est arrêté au niveau de la porte mais quand Emeline commence à hausser le ton, il se précipite au-dessus d'elle.
Ne m'oblige pas à te couper ton apport air une nouvelle fois.
Son visage sérieux oblige Emeline à se taire. Quand ce fût fait, il se redresse en soufflant. Il n'a clairement pas aimé lui faire peur.
Vous êtes vraiment venu pour m'encourager.
Comme je l'ai dit.
Eh bien… Merci.
Starjun acquiesce puis se dirige vers la fenêtre. Il avait fait ce qu'il voulait et ne pouvait pas prendre plus de risque. Pourtant Emeline, pendant une seconde, veut le retenir.
Starjun
Il se retourne surpris par son appel.
Vous… vous ne…
Laissez-moi lui souhaitez bon courage !
Alors que Emeline veut demander à Starjun de rester plus longtemps. Des voix familières résonnent près de sa porte, trop près.
Monsieur Sunny, Mademoiselle Emeline a été clair ce soir pas de visite.
Absurdité.
Dites que c'est une blague, dit-elle en se retenant. Vous devez vous cacher.
Qu'est-ce…
Dans la salle de bain !
Quoi ?!
Vite
Emeline ouvre la porte adjacente précipitamment. Starjun se contente de partir de la pièce. Il n'a pas trouvé d'autre solution. La porte de la salle de bain se ferme et celle de la chambre s'ouvre simultanément. Emeline crie de surprise.
Non mais ça va pas ! Sunny !
Pardonnez-moi mademoiselle, j'ai essayé de…
Ce n'est rien Hanaé.
Quelle outrance !
C'est toi qui es outrant Sunny. On te donne des consignes, non seulement tu ne les respectes pas mais en plus tu entres en trombe dans mes appartements. Ça manque clairement d'élégance ça.
Les deux protagonistes se taisent et Starjun laisse échapper un sourire amusé.
Bon sortez maintenant.
Sunny franchement tu…
Emeline ne peut continuer sa phrase car un doigt délicat se presse sur ses lèvres. Deux hommes ont touché ses lèvres en moins de 10 minutes. Du jamais vu pour elle. Quand elle regarde le visage de l'homme en face d'elle, un sourire arpente son visage, d'un genre nouveau.
Sans que Emeline ne s'en rende compte, Sunny est de plus en plus aux aguets de ses succès. Elle semble briller de plus en plus à ses yeux mais il n'est pas près de l'admettre. Malheureusement pour lui, la jeune femme s'amuse à le faire tourner en bourrique et n'est plus autant impressionner qu'avant.
Je suis venu pour te souhaiter bonne chance pour demain et voilà comment tu m'accueilles ?
Sunny malin comme il est veut que Emeline culpabilise mais ça ne fonctionne pas. Cependant elle décide de jouer le jeu sans savoir qu'une personne commence à perdre patience et à fulminer.
Ho vraiment eh bien tu m'envoies navrée, dit-elle en se rapprochant doucement.
Le regard de Emeline se fait de plus en plus moqueur. Ce qui rend mal à l'aise l'homme au multi-couleur capillaire et une légère rougeur apparait sur ses joues. Emeline se rapproche doucement, pose sa main sur le bras de Sunny. D'un coup, elle l'oblige à se mettre à sa hauteur et pose un baiser sur sa joue.
Merci, dit-elle doucement à son oreille.
Comme suspendu, le moment semble durer longtemps. Pourtant quelques secondes plus tard, Sunny se redresse et sans dire un mot, quitte la pièce. Emeline est heureuse de la blague qu'elle a faite. Elle n'a pas le temps de se remettre de celle-ci que la porte s'est ouverte et Starjun se dresse dans son dos.
Pendant ces 8 dernières minutes, Starjun a aperçu ce que l'un des 4 empereurs peut potentiellement ressentir pour elle. Il s'est retenu pendant tellement longtemps, tout est relatif, que maintenant il a besoin de faire quelque chose sur Emeline. Starjun a beau se concentrer majoritairement sur son travaille de cuisiner, cela ne l'empêche pas d'avoir le sens d'un chasseur. C'est pourquoi il prend la taille de Emeline la pose, ventre contre le lit, et malgré ses ébats plaque ses lèvres contre la nuque de la jeune femme.
