Sebastian avait exceptionnellement autorisé Ciel à aller voir ses amis.

Ciel avait dû beaucoup insister. Sebastian lui avait finalement cédé de se déplacer alors qu'il ne devait faire aucun effort.

Sebastian lui avait même proposer de les faire venir comme d'habitude mais rien n'y faisait.

Au fond, Sebastian comprenait Ciel, ce n'était pas vraiment une situation facile pour une adolescent.

Ils revenaient chez eux et prirent l'ascenseur.

Ciel était plutôt content.

-Je te l'ai accordé mais maintenant plus d'effort jusqu'à la naissance.

-Je sais, merci Sebastian.

Puis Ciel prit la main de Sebastian.

-Tu crois que tu serais capable de me tutoyer maintenant ? Tu arrives à m'appeler par mon prénom mais on est toujours au « vous ».

-C'est compliqué. Vous n'êtes plus mon directeur mais on a une sacrée différence d'âge. Mes parents m'ont dit de ne jamais tutoyer les adultes, répondit Ciel.

-Tu n'as pas vraiment écouté tes parents.

-Je sais. Je vous tutoierai un jour, Sebastian.

-Tu ne veux toujours pas leur reparler ? demanda Sebastian.

-Non je ne sais pas si je pourrais leur pardonner un jour.

-On fait tous des erreurs, Ciel.

-Sebastian, si l'on n'avait pas concu de bébé involontairement, vous seriez toujours avec moi ?

Sebastian réfléchit et la réponse lui paraissait évidente.

-On en aurait concu un sur le long terme peut-être.

-Vous ne vouliez pas d'enfant de base, répondit Ciel.

-Oui mais on peut changer d'avis.

Puis il embrassa Ciel.

-Je t'aime et je suis très heureux qu'il y est eu un hasard non prévu.

-Vous parlez du bébé ?

-Oui un heureux hasard, dit Sebastian.

-Je vous aime aussi.

Ils arrivèrent à leur étage et Ciel senti qu'il avait perdu les eaux.

Puis il paniqua.

-Sebastian, le bébé va arriver, que fait-on ?

-Ne paniques pas, on va aux urgences.

Sebastian arriva en moins de temps qu'il en fallait et Ciel fut prise en charge rapidement.

Sebastian le soutenu pendant l'accouchement et Ciel donna naissance à un bébé en bonne santé et sans problème.

Ciel épuisé après son accouchement contemplait son enfant.

-Il est petit, si je le faisais tomber ?

-Ne t'en fait pas. Il ne risque rien avec toi ni avec moi. Mais le plus important, son prénom ?

-Makio, tu ne penses quoi ?

Puis Ciel se rendit compte que pour la première fois, il avait tutoyé Sebastian sans s'en rendre compte.

-J'aime bien. Je suis content, tu as dit « tu ». On est en bonne voie pour le tutoiement.

Puis on frappa à la porte de la chambre de Ciel.

-Ils ont dû prévenir tes parents, je pense. Je sais que tu ne veux pas les voir, tu peux refuser.

-Je veux bien qu'ils rentrent pour voir leur petit-fils.

Sebastian ouvrit donc la porte et dit :

-Ciel est d'accord pour vous voir et pour que vous voyez le bébé.

Ils rentrèrent donc mais se sentaient toujours coupable de leur attitude envers leur fils.

-On est désolé, on sait que l'on a mal agis.

-Je ne compte pas vous pardonner pour l'instant mais je ne veux pas qu'il ne vous connaisse pas.

-On mérité colère, on le sait, répondit sa mère.

-Mais on fera tout pour que tu nous pardonnes un jour, dit son père.

-Ma foi, laissons faire les choses. L'important est qu'il soit là. Nous l'avons appelé « Makio ».

Sebastian avait aussi prévenu les amis du Ciel, de son lycée d'avant et ou il enseignait avant d'être licencié.

-Coucou, Ciel.

Puis à la vue du bébé, Elisabeth fonca vers lui.

-Qu'il est mignon.

Alois était venu avec Elisabeth.

-Tu les as prévenus, Sebastian ?

-Oui, ils étaient impatients de le voir alors.

-Il a plus de toi que de vous, sans vous vexer, dit Alois.

-Ne t'en fait pas, c'est vrai, qu'il a pris plus de Ciel que de moi, répondit Sebastian.

Une semaine après, Ciel rentra chez eux, et avec le temps, il avait de meilleures relations avec ses parents.

Ciel finit le lycée et entra en fac, fière d'être ce qu'il était.

Sebastian enseignait toujours et ils avaient déménagés pour un appartement plus grand.

Ciel travaillait toujours dans le maid café et participait comme il pouvait.

A ses 29 ans, Makio ayant déjà 15 ans, Ciel envisagea de faire un autre enfant avec Sebastian.

Il l'invita au restaurant.

-Que me vaux, cette invitation ? demanda Sebastian qui avait désormais 45 ans.

-Eh bien, je voulais te demander quelque chose, on est ensemble depuis un moment Makio est grand maintenant.

-Tu veux un autre enfant avec moi ?

-Oui mais si tu n'en veux plus. Tu n'es plus vraiment si jeune que quand on l'a eu. Je comprendrais que tu refuses.

Sebastian lui prit la main et lui répondit :

-Ce sera un plaisir. Commençons les essais en rentrant.