Bonjour,
Ça fait longtemps que je n'ai pas posté ici, et je suis heureuse de vous proposer une traduction d'un os que j'ai adoré. Je voulais vous le faire découvrir.
Cet os prends place à la fin de la première saison.
Merci à l'auteur Marvelouskatie de m'avoir autorisé à traduire son texte et un immense merci à ma bêta adorée pour son aide et son œil avisé sur cet os. Shinobu24 je t'embrasse très fort.
Bonne lecture.
Digg était là. Il avait traversé des milliers de kilomètres, et contre toute logique il avait atterri sur la plage maudite de Lian Yu pour supplier Oliver de revenir avec lui et d'arrêter son exil imposé après son échec à sauver la ville de Malcolm Merlyn. Après qu'il ait échoué à la sauver, elle.
« Que penses-tu qu'elle dirait si elle était là ? » Exhorta Diggle.
Oliver faisait tourner une flèche dans ses mains. Laissant la tête du triangle capter la lumière ruisselant dans son petit abri.
« Elle me dirait la même chose que ce que tu es en train de me dire. » Répliqua Oliver, son visage ne reflétant aucune émotion.
Diggle fronça les sourcils. « Donc…. » Continua-t-il. «….tu honores son sacrifice en restant ici. La ville a toujours besoin de toi Oliver. Et ta famille a besoin de toi. »
Voilà comment Oliver se retrouvait dans un avion en route pour Starling City. Tout avait été défiguré par le tremblement de terre. Absolument tout. Sa mère faisait face à la prison et il semblait que toutes les responsabilités de Queen Consolidated allaient lui retomber dessus. Sans parler du fait qu'il allait devoir prendre soin de sa sœur adolescente.
Ils avaient roulé à travers les ruines des Glades quand il avait atterri, et Oliver n'y était plus retourné depuis. Il s'était focalisé sur l'entreprise, il s'était assuré que Thea allait bien, et il tentait d'ignorer les nouvelles qui annonçaient toujours d'autres histoires au sujet des Merlyn et du tremblement de terre ainsi que du rôle de sa mère dans cette affaire.
Tommy était venu le voir, mais les choses étaient bizarres entre eux. Il savait ce qu'Oliver avait perdu. Il connaissait aussi ses blessures. Oliver avait besoin de son meilleur ami, mais ce n'était pas Tommy. Plus maintenant. Et cela était le cas depuis un très long moment. Quelque part sur le chemin son meilleur ami était devenu une blonde. Une IT girl avec un amour pour les rouge à lèvres rose et les ballerines panda.
Un matin au petit déjeuner, Thea feuilletait le journal du jour en sirotant son verre de jus d'orange.
« Oh whoa…. » Dit-elle. Le ton de sa voix sortit Oliver de ses sinistres pensées.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » Elle lui tendit le petit livret qui accompagnait le journal.
« Ils ont énuméré tous les noms et les photos des personnes qui sont mortes dans le tremblement de terre. » Thea l'ouvrit et commença à regarder toutes les photos et les noms. Tout était classé par ordre alphabétique. Les photos avaient l'air d'êtres personnelles, certaines ayant dues être données par les familles. « Certaines personnes n'ont pas de photos…. c'est triste. »
Des gens sans famille à Starling ou alors peut-être des gens qui étaient morts avec l'être aimé. Oliver sentit sa gorge se serrer. Elle n'avait pas de famille en ville, elle avait emménagé il y avait seulement deux ans. Elle n'était proche de personne…. à part de lui et de Diggle.
Thea feuilleta les pages et arriva la colonne des S. Il y avait son nom et à côté une photo. Elle était belle, brillante, heureuse…. vivante.
« Hey ! Je me souviens d'elle. » Fit remarquer Thea, son doigt s'arrêtant sur le sourire de Felicity. « C'est ton amie n'est-ce pas ? Elle était venue rendre visite à Walter à l'hôpital. » Oliver déglutit péniblement.
« Ouais…. » Répondit-il. « Je ne la connaissais pas si bien que ça… » C'était dédaigneux et froid. Tout l'opposé de ce qu'il ressentait à l'intérieur.
« Uh, huh….. » Marmonna Thea en lui lançant un regard sceptique. Oliver avala le reste de son café et remisa ses émotions.
« Je dois y aller. » Dit-il rapidement. « On se voit plus tard. » Il sortit de la cuisine et s'enfonça dans le hall d'entrée Diggle sur ses talons.
« C'est moi qui ai donné sa photo au journal. » Lui dit-il. Oliver se stoppa et le regarda droit dans les yeux. « Je pensais que c'était le moins que je puisse faire. »
« Je prends la moto. Tu restes ici et tu surveilles Thea. » Dit-il quand il retrouva la force de parler.
Il n'avait pas pensé rouler jusqu'au Verdant, mais c'est là qu'il avait fini sa route. La vérité était qu'il ne voulait pas revenir au repaire. Il y avait trop de Felicity dans cet endroit. Même si elle n'avait pas été là dès le départ, elle y avait pris place et tout ce qui concernait le Justicier était associé à sa mémoire dans l'esprit d'Oliver.
Thea lui avait expliqué que le club avait subi des dégâts mineurs, elle avait repris l'affaire avec l'aide de Tommy et ils avaient pu rouvrir il y avait quelques semaines. Il flâna à l'intérieur et vit Tommy au bar, un verre à moitié plein et une pile de papiers à côté. La tête de son ami se tourna rapidement vers lui et il se figea quand il le vit.
« Oh… » Dit Tommy lentement « Je ne t'attendais pas… »
« Je ne pensais pas venir non plus… » Répliqua Oliver.
Une longue et lourde pause s'installa entre eux.
« Le sous-sol est…. hum, hum…et bien c'est un peu…le bazar mais j'ai réussi à maintenir éloigné l'inspecteur des bâtiments pour les assurances. Je n'ai touché à rien. » Les yeux d'Oliver se posèrent sur la porte menant au repaire. « Thea a été d'une grande aide, en fait elle n'est pas une si mauvaise directrice. » Dit Tommy. « C'est une bonne gosse. » Oliver ne répondait pas son regard toujours fixé sur la porte du sous-sol. « Laurel aussi va bien. Son médecin dit que ça prendra encore du temps mais qu'elle marchera à nouveau. Peut-être dans six mois. »
Tommy s'était rué vers le bureau de Laurel au moment où le tremblement de terre avait commencé. Pour la sauver. Il avait été chanceux, il l'avait trouvée sous un bloc de béton. Sa moelle épinière était touchée, mais au moins elle était vivante.
« Tu sais. » Continua Tommy. « Elle a aidé à sauver des gens. Vous l'avez fait tous les deux. Tu devrais te souvenir de ça. »
Oliver entendit la colère dans la voix de son meilleur ami. Tommy se retourna et saisit ses dossiers ainsi que son verre et se dirigea vers le bureau dont il claqua violemment la porte, laissant Oliver seul debout au milieu du bar.
Après un moment ses pieds l'emmenèrent à la porte du repère et il descendit les marches. La poussière et les gravats recouvraient le sol mais la structure principale n'était pas touchée. Il aurait dû en être autrement, tout ce qui était au-dessus de lui aurait dû s'effondrer sur le sol. Chaque pas qu'il faisait était comme un coup de couteau dans son estomac jusqu'à ce qu'il atteigne le fond.
Ses pieds le guidèrent vers le long bureau où les écrans étaient posés. Ils étaient comme vivants, simplement en veille personne n'y ayant touché depuis des semaines. Ses doigts poussèrent la chaise, la faisant tourner à moitié. Une paire de lunettes était posée devant un des grands écrans d'ordinateur.
Ses yeux se fermèrent et il imagina les derniers moments qu'elle avait passé dans cet endroit.
« Il y a une seconde secousse. » Avait-il entendu à travers son oreillette. « Oliver ?! »
« Où ?! » Avait-il demandé en entendant ses doigts furieusement taper sur le clavier. « Felicity, où ça ?! »
« Lance ! » Avait-elle dit s'adressant au détective. « Quelle est votre position ? »
Il avait entendu la réponse de l'inspecteur Lance. Il traversait encore les Glades et il pourrait désactiver la machine.
« Trop loin » Avait dit Felicity. « Je suis plus proche »
Le sang d'Oliver s'était glacé quand il avait réalisé ce qu'elle voulait faire. « Tu ne peux pas… »
« Je suis la plus proche » Avait-elle dit. « On n'a pas le temps d'en débattre… »
« Felicity... »
« Oliver... » Avait-elle dit. Il savait qu'elle avait coupé la communication avec Lance depuis qu'elle avait utilisé son prénom. « Ça va aller. Je dois juste me dépêcher » Oliver avait serré la mâchoire, et avait pris une profonde inspiration.
« Dépêche-toi alors... »
Il s'effondra sur sa chaise, se tordant d'avant en arrière. Ce mouvement bougea les ordinateurs et les ramena à la vie, les écrans affichant toujours ce qu'elle avait laissé quand elle avait dû partir le jour du tremblement de terre. Les programmes de traçages affichaient tous signal perdu. Il saisit la souris et ferma chacune des fenêtres.
Qu'allait-il pouvoir faire sans elle ? Oublier le Justicier, oublier tout ce sur quoi ils avaient travaillé, de même qu'avec Diggle ? Qu'allait-il faire, lui Oliver Queen, sans Felicity Smoak ?
Il était assis le regard perdu sur le bureau, quand il remarqua une petite icône sur l'écran. Une paire de lunettes noires marquée en dessous Felicity's Ghost.
C'était certainement une des applications qu'elle avait créées. Ce nom piqua sa curiosité. Avait-elle eu des signes avant-coureurs de sa propre mort ? Malgré qu'il sût que cela ne rimait à rien, il fit rouler la souris et cliqua sur l'icône, allant probablement se torturer lui-même.
« Accès interdit » Lui indiqua la voix de l'ordinateur. « Identification vocale. Veuillez décliner votre nom. »
Il fit glisser sa langue sur ses dents, sa curiosité étant piquée à nouveau. Si l'application était sur l'ordinateur cela devait certainement avoir un rapport avec le Justicier. Enfin le pensait-il. Il se demandait si Felicity lui en avait laissé l'accès.
« Oliver Queen. » Il tressaillit à la tension de sa propre voix.
« Répétez s'il vous plait. »
Il s'éclaircit la gorge et essaya une nouvelle fois. Plus clairement cette fois-ci. « Oliver Queen. »
« Accès autorisé. » L'écran cligna et différentes fenêtres commencèrent à s'ouvrir rapidement. Bien trop vite pour lui pour qu'il essaie de décrypter ce qu'il se passait.
« Oliver ? » Son souffle se coupa. C'était sa voix, la voix de Felicity, qui sortait à travers les enceintes de l'ordinateur.
« Oliver ? C'est toi n'est-ce pas ? Je veux dire…c'est forcément toi. Personne d'autre ne pourrait avoir accès. Excepté Digg. Mais alors l'ordinateur m'aurait dit que c'était Digg qui parlait et non toi. Sauf si Digg a compris comment faire pour avoir le même timbre de voix que toi. Je veux dire…tous les deux vous avez des regards sérieux, même s'ils sont un tout petit peu intimidants…écoute moi, je babille même en ordinateur. Je vais me taire dans 3, 2, 1… »
Oliver était confus. Avait-elle laissé en quelques sortes des messages pour lui…juste au cas où ? Il s'assit en silence attendant que la voix continue.
« Oliver ? Tu es là ? »
Oui…dit-il pour lui-même. « Je suis là Felicity. »
« Oh…tu es confus, n'est-ce pas ? Tu penses probablement que ce sont des sortes de messages d'adieu pré enregistrés si je vous laisse Digg et toi…tu sais….juste au cas où.. » Elle fit un petit cri. « Je travaillais sur quelque chose depuis quelques mois. Je ne l'avais jamais vraiment testé mais fondamentalement je m'étais programmée moi-même sur cet ordinateur. L'application que j'avais développée m'a étudiée, a appris mes habitudes, ma voix, mes discours ennuyeux…a observé comment je travaillais et à être…moi, même si je ne suis plus là. » Oliver tressaillit n'étant pas vraiment certain de ce que Felicity ou du moins l'ordinateur essayait de lui dire.
« Tu peux me parler Oliver. Je peux te répondre. »
Ses sourcils se froncèrent en considérant ce qu'il voulait dire, se sentant un peu idiot. Oliver n'était pas le genre qui parlait à haute voix aux morts même s'ils écoutaient. « Felicity ? »
« Oliver ! » Il put entendre son sourire dans sa réponse. « Je sais que c'est un peu perturbant mais tu pourrais l'utiliser. Cela serait comme si j'étais là… »
« Comment ? »
« Super génie, tu te souviens ? » Rigola-t-elle. « Alors…combien de temps es-tu parti ? »
« Quoi !? »
« Le tremblement de terre….c'était la dernière chose sur laquelle je travaillais. Je suppose que les choses ne se sont pas bien passées. »
« Non » Répondit-il. « Elles ne sont pas bien passées. »
« Si tu ne veux pas en parler, je peux juste faire une recherche. Mes fonctions sont définies afin que je puisse faire des mises à jour journalières avec les nouvelles. Mais l'ordinateur doit être en veille… »
« C'était… » Il s'arrêta, cherchant le juste mot pour décrire la situation.
« Je sais… » Souffla-t-elle. « Ça fait longtemps… »
« Deux mois... » Admit-il.
« Wow… » Il l'imaginait bien avec sa bouche ouverte formant un O. « Et donc Digg a été te chercher. Où es-tu allé ? »
« Lian Yu. »
« C'était donc si mauvais ? »
Oliver secoua sa tête, posa ses coudes sur ses genoux et se tourna vers l'ordinateur. « Tu es morte. »
« Ok…vraiment mauvais… » Une longue pause envahit le repaire. « Ça veut donc dire qu'il doit y avoir beaucoup de travail pour le Justicier. »
« Felicity… »
« Tu ne peux pas arrêter. » Le coupa-t-elle, comme la vraie Felicity l'aurait fait. « Écoute…si le tremblement de terre est arrivé, cette ville a besoin de toi encore plus qu'avant. »
« Cette ville n'a pas besoin d'un Justicier qui barre au fur et à mesure des noms d'une liste. » Se moqua-t-il. « Elle n'a pas besoin d'un autre tueur. »
« Alors, oublie la liste. » Suggéra-t-elle. « Trouve un autre moyen, deviens quelque chose d'autre. »
« Comme quoi ? »
« Un héros… » C'était l'ordinateur de Felicity qui lui donna cette simple réponse. Un petit sourire s'étira sur son visage. Même en ordinateur elle arrivait à le pousser.
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Oliver présenta Diggle à Felicity l'ordinateur. Digg avait eu à peu près la même réaction que lui, remplie de perplexité. Mais il s'adapta un peu plus vite que le jeune homme. Felicity semblait interagir aussi bien avec l'un qu'avec l'autre capable d'entretenir une conversation et d'assister dans l'élaboration de leurs plans. Mais elle leur avait laissé savoir qu'elle ne savait pas si elle serait capable de réagir si quelqu'un de nouveau s'ajoutait à l'équipe.
« L'ordinateur a observé nos réactions pendant que nous travaillions et quand vous étiez sur le terrain. » Expliqua-t-elle. « Donc il connaît bien nos relations. Il sait comment nous réagissons l'un avec l'autre." Diggle avait juste rigolé avec un fier sourire sur son visage.
« Notre Felicity a toujours été un génie. »
Oliver ignora l'utilisation du passé à parler d'elle, son esprit se focalisant déjà sur son retour sur le terrain, avec l'aide de Felicity.
Quelques nuits plus tard ils décidèrent d'effectuer un test. Elle était toujours excellente à faire des recherches ou pour hacker des dossiers ou des sites. Elle pouvait toujours tracer, même si elle était fragile avec des réactions parfois de nervosité. Elle pouvait toujours sortir Oliver de situations d'urgence, l'aider à trouver des routes alternatives durant une chasse ou des évacuations rapides quand cela devenait dangereux.
Quand il fut sur le terrain sa voix sortie à travers son oreillette et c'était comme si elle était toujours là. C'était comme si elle n'avait jamais été perdue dans ce tremblement de terre qui avait dévasté la moitié de la ville.
Mais il se figea cette première nuit quand il revint au repaire, s'attendant à la voir sur sa chaise. Diggle ne manqua pas de remarquer le voile noir qui avait recouvert les yeux d'Oliver à ce moment-là. C'était un triste rappel de la réalité de la mort de Felicity. Il ne la verrait plus jamais.
« Je sais Oliver. » Dit-il en serrant son épaule. « J'avais oublié aussi. »
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« Oliver ! »
L'ordinateur Felicity interpella son attention une nuit après un entraînement intensif. Diggle avait pris sa soirée il avait alors vu ce répit comme une opportunité pour faire sortir cette rage qui semblait être sa compagne depuis un moment.
« Tout va bien ? » Demanda-t-il anxieux. Ce n'était pas comme si l'ordinateur pouvait avoir des soucis. Mais il était toujours inquiet que des virus ou des hackers arrivent à rentrer dans le système. Mais Felicity l'avait rassuré qu'elle était programmée pour palier à ce genre de choses et à faire des mises à jour régulières.
« Oui…et toi ? Ça été plutôt intense ce soir. »
Ses sourcils se froncèrent « Tu as entendu ? »
« Tes coups de poings devaient s'entendre au bout de la rue. » Le taquina-t-elle. « Besoin de parler ? »
Il considéra cette offre un moment. Il se souvenait qu'il y avait longtemps quand Felicity avait rejoint l'équipe, il lui avait dit que si elle avait besoin de parler de sa journée, elle pouvait le faire avec lui. Peu importe si les choses semblaient aller trop loin, il était là pour écouter. Ils étaient alors devenus le confident l'un de l'autre. Il avait pris l'habitude en revenant d'une mission de décompresser avec elle en parlant avant de se changer et de redevenir Oliver Queen.
C'était difficile de mener de front deux vies mais c'était agréable d'avoir quelqu'un à ses côtés dans le même bateau. Et ça lui manquait.
« Ça peut marcher ? » Demanda-t-il.
« Cela devrait, tu te souviens ? Je suis programmée pour savoir comment réagir à toute une variété de situations. Sans compter que l'ordinateur nous a déjà entendu discuter auparavant. Pas dans un sens…bizarre….je n'ai jamais enregistré nos conversations pour ensuite les réécouter. » Elle arrêta de babiller. « Ok…peut-être cela serait-il moins bizarre si tu ne parlais pas dans l'air. »
« Qu'est-ce que tu veux dire ? »
« Au-dessus de toi il y a un projecteur. Troisième tiroir…il y a un interrupteur. Appuie dessus. »
Oliver s'avança et ouvrit le tiroir, effectivement il y avait un petit bouton. Il regarda le projecteur au-dessus de sa tête et appuya sur le bouton.
« Je me suis toujours demandé ce que c'était… » Dit-il en regardant le projecteur.
« Je ne suis pas certaine de comment cela va fonctionner, mais donne-moi une seconde. » Oliver appuya à plusieurs reprises sur le bouton et regarda au-dessus.
« Et….voilà ! » Une intense lumière s'échappa du projecteur et se refléta sur le sol. Sa bouche s'ouvrit sous le choc de ce qu'il vit. Une version transparente de Felicity était debout devant lui. Ses cheveux blonds étaient rassemblés en une queue de cheval, son visage encadré par ses lunettes. Elle portait un simple gilet et sa paire de jean's favorite.
« Est-ce que c'est bizarre ? » Demanda-t-elle.
Oliver était perdu devant ce qui s'offrait à lui. Ce n'était pas seulement le fait qu'il pouvait voir sa collection de flèches à travers elle, mais il pourrait jurer que Felicity était réellement devant lui. En chair et en os. Il avait envie de l'attraper et de ne plus jamais la laisser partir.
« C'est juste que… »
« Écoute, je sais que je suis morte. » Répondit-elle. « Je t'ai entendu avec Diggle. Vous parliez de moi au passé et c'est probablement terrible pour le travail de deuil mais…..c'est une des raisons pour laquelle j'ai programmé tout ça, crois le ou non. » Sa bouche s'ouvrit à plusieurs reprises, de la même façon dont la vraie Felicity aurait agi quand elle était nerveuse.
« Je ne sais pas si c'est mieux ou pire. » Admit finalement Oliver.
« Mieux que rien peut-être ? » S'aventura-t-elle. « Hey ! Quand je commence à babiller au moins tu peux me couper. » Eclata-t-elle de rire, ce qui le fit rire également. En dépit de l'étrangeté de la situation elle haussa un sourcil. « Alors ? Tu veux parler ? »
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Felicity ne s'était jamais projetée devant Diggle. Elle venait seulement lorsqu'Oliver était seul. Cela aurait été trop dangereux.
Au début c'était juste après les missions, il se plia facilement à se laisser tomber dans ces discussions avec elle, il laissait son humour, sa légèreté et sa lumière pousser au loin les ombres qu'il pouvait ressentir. C'était étrange la façon dont l'ordinateur avait été programmé pour répondre. Elle était toujours là avec ses sages conseils ou avec une blague ou encore pour lui dire de se sortir la tête du sable et d'arrêter d'être un idiot.
Après un moment, il se surpris à venir traîner avec elle au repaire même si cela ne concernait pas leur travail. Il voulait lui parler de sa vie à l'extérieur, de ce qu'il se passait chez QC. Il lui parlait de la reine de glace, Isabel Rochev, qui était constamment sur son dos et qui ne voulait que lui voler la compagnie de sa famille. Il lui parlait de Thea et de comment elle se débrouillait avec le club et de comment il était tenté de réparer les choses avec Tommy.
Il voyait son sourire, l'entendait rire, il voyait l'éclat dans ses yeux. C'était comme si elle n'était jamais partie.
Un lundi soir, Oliver se retrouva à ne rien faire. Diggle était à la maison, il se reposait d'une blessure qu'il avait eu le week-end précédent. Thea était avec son petit ami Roy, sa mère était toujours en prison et Tommy était avec Laurel. Il se souvenait que Felicity était une fan de film, il décida alors de lui proposer une soirée cinéma. Diggle et elle l'avaient toujours pressé afin qu'il fasse des choses normales, et une soirée cinéma était faire une chose normale pour lui.
Il s'installa sur le canapé du repaire et devant l'écran géant de l'ordinateur.
« Qu'est-ce que c'est ? » Demanda Felicity quand elle apparue.
« Soirée cinéma ? »
« Ok…tu as trouvé quelque chose qui pourrait te plaire et que tu n'as pas encore vu ? »
Oliver se décala sur le canapé posa son bras sur le dossier et lui indiqua la place à ses côtés, lui demandant de s'installer. Elle s'avança et s'installa face à l'écran.
Après 10 minutes de film Oliver nota que Felicity ne répondait à rien. Elle ne rigolait pas aux blagues ni aux répliques.
« Tu n'aimes pas ? »
« Honnêtement ? » Demanda-t-elle. « Je ne sais pas. Je ne comprends pas. »
« Qu'est-ce que tu veux dire ? »
« Je n'étais pas programmée pour des choses personnelles comme ça. »
« Oh.. » Répondit Oliver en haussant les épaules. « Je pensais que tu aimerais. Tu as toujours dis que tu adorais les films de science-fiction comme celui-là. »
« Si c'est quelque chose que j'ai déjà vu je peux répondre correctement. Comme je sais que ma couleur favorite est le violet ou que j'aime ma mère. » Dit-elle avec un léger sourire. « Mais si tu penses que j'aimerai, alors je vais l'aimer. »
Il lui offrit un sourire gêné en retour et ils se tournèrent de nouveau vers l'écran. Cela ne l'avait pas fait se sentir mieux, c'était juste une nouvelle façon de lui rappeler son illusion.
##
« Tu sais » Dit Diggle un jour dans la voiture en route pour le bureau. « Je pensais que ce soir nous pourrions y aller à l'aveugle. »
« Y aller à l'aveugle ? » Demanda Oliver.
« Oui sans nos yeux et nos oreilles. » Expliqua-t-il. « Je pourrais essayer, ça pourrait être une bonne idée d'y aller sans avoir encore cet avantage. »
« Pourquoi ? On a Felicity. On va faire comme d'habitude. »
« Mais peut-être devrions-nous commencer à apprendre à travailler sans elle… »
« Diggle… » Au ton d'Oliver, Diggle compris qu'il n'était pas d'accord. « Il n'y a aucune raison pour qu'on ne l'utilise pas. Et en plus tu veux vraiment lui dire qu'elle est virée ? »
C'était une blague mais Diggle ne voyait aucun humour dans cette réflexion. Oliver ne faisait pas son deuil et Diggle se promis de garder un œil sur son ami.
La mission avait mal tourné, Oliver avait été stupide. Il était allé sur le terrain sans Diggle en couverture et il avait presque faillit se faire tuer. Ils s'étaient affrontés sur ce point un peu plus tôt et Oliver n'avait rien voulu entendre. Il était descendu de sa moto difficilement son épaule saignant. Il s'était traîné jusqu'au repaire et jusqu'à l'armoire à pharmacie. Felicity avait été là. Elle avait été dans son oreillette tout le temps et l'avait entendu gémir sous la douleur.
« Je t'avais dit de ne pas y aller sans Diggle. » Cria-t-elle le temps qu'il fasse son chemin des escaliers à la table médicale. Il se débarrassa de son costume en cuir comme il le pouvait sous la douleur.
« Tu pourras me crier dessus après quand je ne me viderai plus de mon sang, ok Felicity ? » Elle se pinça les lèvres et son image se flouta.
« Je devrais appeler Diggle. Laisse le te recoudre. »
« Non ! » Dit Oliver. « Je peux le faire. »
« Il peut t'aider. Tu n'as pas à faire ça tout seul. »
« Je me reparais déjà moi-même avant que vous ne…. »
« Oui, mais… » Oliver se tourna vers elle, ses yeux bleus lançant des éclairs.
« Mais quoi !? » Marmonna-t-il. « Mais tu es là ? Mais je ne suis pas seul ? Tu n'es pas là Felicity ! Tu es morte ! Tu n'es rien qu'un programme informatique. Peu importe le nombre de fois où je l'oublie…tu es juste… » Il mordilla sa lèvre inférieure tentant d'échapper aux émotions qui le submergeait.
« Je suis désolée d'être morte Oliver. » Murmura-t-elle. « Je suis vraiment, vraiment désolée… »
« Felicity.. » Souffla-t-il. « Ce n'est pas de ta faute. » Il s'approcha d'elle ses doigts cherchant sa joue mais qui ne rencontrèrent que l'air et la lumière. Il sentit son cœur se fendre à l'incapacité de pouvoir la toucher.
« Mais qu'est-ce qu'il se passe ici ? » Felicity disparue instantanément et Oliver se retourna pour tomber sur Diggle au bas des escaliers. Il sentit sa respiration se couper et un poids énorme tomber sur ses épaules.
« J'y suis allé. » Oliver le regarda et ajouta. « Et tu peux m'en vouloir c'était stupide. »
« Ouais, complètement stupide. » Diggle était d'accord sur ce point. « Mais ce n'est pas ce dont je veux parler. Je parlais du fait qu'en arrivant ici je jurerais de t'avoir vu parler avec Felicity. » Diggle saisit l'antiseptique, et les pansements du kit médical. Il apposa la gaze sur l'épaule d'Oliver en ignorant ses grimaces de douleurs.
« Ça fait partie du programme. » Expliqua Oliver pendant que Diggle le soignait.
« Elle peut se projeter elle-même ? »
« Oui… »
« Pourquoi ne l'avons-nous pas vu avant ? » Quand Oliver ne répondit pas Diggle réalisa qu'il était le seul qui ne le savait pas. « Ok je vois…c'est ici que tu passais ton temps ? » il finit les sutures et jeta à la poubelle les gazes souillées de sang. « Felicity avait beaucoup de bonnes idées, mais celle-ci n'en était pas une. »
« Qu'est-ce que s'est censé vouloir dire ? »
« Ça veut dire que tu ne tournes pas la page, que tu n'avances pas. »
« Avancer ?! Je ne mérite pas d'avancer ! Comment je pourrais avancer quand Felicity…quand elle ne peut plus…quand elle ne pourra plus… »
« Ça ne devrait pas être comme ça… » Dit John. « Ce n'est pas Felicity. Ça lui ressemble et ça sonne comme si c'était elle…mais ce n'est pas elle Oliver. » Diggle finit de nettoyer l'épaule d'Oliver. « Je pense qu'il est temps d'éteindre le programme. »
« Non. » La réponse d'Oliver était nette et franche délivrée sur le même ton que pourrait le faire le Justicier. « Nous avons besoin d'elle. »
« Elle me manque aussi. Elle était mon amie et elle était une partie de cette équipe, mais nous devons trouver une façon de faire sans elle. »
« Non ! » Dit Oliver encore une fois. « Tu penses qu'elle te manque, mais tu veux laisser partir la seule chose qui nous reste d'elle ?! »
« Tu ne peux pas t'accrocher à tes démons pour toujours Oliver. Tu dois apprendre à laisser le passé derrière toi. Apprendre et avancer. L'honorer de la façon dont elle doit être honorée. Tu penses qu'elle aurait voulu être comme ça, être le prochain démon qui vienne te hanter, ta nouvelle façon de te venger chaque nuit ? Comme la façon dont tu l'as fait avec ton père ? »
« Ce n'est pas à propos de mon père. Je t'ai dit que j'en avais terminé avec ça. » Oliver se retourna. « Tu ne sais pas ce qu'elle aurait voulu, pourquoi crois-tu qu'elle ait laissé ce programme derrière ? C'est ce qu'elle m'a dit. »
« Je ne pense pas que Felicity s'attendait vraiment à mourir. » Contra Diggle. « Vous avez tous les deux le même complexe d'invincibilité. »
Oliver ne pensait plus et Diggle ne le vit pas venir. Il laissa parler sa rage et sa colère quand il laissa tomber son point sur la mâchoire de Diggle. La force du mouvement laissa John sonné un instant. Oliver était là à le regarder de haut sa respiration saccadée à ce qu'il avait fait.
« Ok…si tu veux voir la vraie Felicity tu devrais peut-être essayer le cimetière de Starling. » Diggle se releva doucement effaçant le sang qui coulait de sa bouche et prit la direction des escaliers.
##
Oliver resta au repaire cette nuit-là. Si son épaule n'avait pas été blessée il aurait passé son temps à monter et descendre la salmon ladder ou alors il aurait pratiqué ses sports de combat afin de se libérer de toute cette tension accumulée dans son corps. Au lieu de cela il était allongé sur le canapé à fixer au plafond les néons blancs.
« Je crois que John à raison. » Il tourna sa tête pour voir Felicity s'avancer vers lui, un regard désolé sur son visage.
Oliver se redressa et laissa un espace vide à ses côtés afin qu'elle vienne s'assoir. Elle le fit mais il nota qu'aucune pression ne se fit sur le canapé. Aucune sensation à ses côtés lui faisant dire qu'elle était bien là. Parce qu'elle ne l'était pas. Elle était juste une image, rien d'autre.
Un fantôme.
« Oliver…peut-être est-ce le moment de m'éteindre. »
« Non… »
« Écoute... » Dit-elle. « Je suis finie…tu ne le réalises pas maintenant, mais dans un an je pourrais être totalement obsolète. Les technologies changent comme la vie. Tout bouge et moi je ne pourrais peut-être pas suivre. »
« Tu disais que tu pouvais t'adapter. »
« Il y a des limites. » Admit-elle. « Et je ne pourrai pas aller au-delà d'un certain point. »
Oliver la fixa et son regard se brouilla de larmes contenues, il passa une main nerveusement sur son visage.
« Je ne peux pas. Je ne veux pas avancer. Je ne veux pas m'adapter. Je ne veux pas que les choses changent. Je déteste penser que le monde va continuer d'exister sans toi. »
« Ouais… » Felicity était d'accord. « Je suis super géniale ! J'ai aussi du mal à imaginer un monde sans moi. » Oliver sentit une boule se former dans sa gorge et la regarda. Elle lui offrit un petit sourire. Il était faible, mais totalement elle.
« J'ai toujours pensé qu'à cause de ma vie je ne pourrais jamais être avec quelqu'un à qui je tiens vraiment. Comme toi. »
« Qu'est-ce que tu veux dire ? »
« Je t'aime Felicity Smoak. » Les mots s'échappèrent de sa bouche facilement et sans effort. Ils étaient vrais depuis un long moment. « Je t'aime tellement. »
Il la regarda dans les yeux, attendant une réaction. Il pensait qu'elle serait heureuse de les entendre. Il y avait eu des moments où il avait pensé, non où il avait su, que ce sentiment était partagé. Mais c'était vrai, il avait toujours gardé une certaine distance parce qu'il ne pouvait pas s'inquiéter pour quelqu'un. Spécialement Felicity qui représentait tellement pour lui. Si quelque chose devait lui arriver….
Le sourire de Felicity disparu.
« Je ne comprends pas ce que tu veux dire… » Il sentit son estomac vriller.
« Quoi… »
« Je ne comprends… » Répéta-t-elle.
Oliver allait demander une explication quand il réalisa ce qu'elle voulait dire. Être amoureux d'elle n'était pas enregistré dans sa base de données. Felicity avait fait le programme en analysant leur relation quand elle était encore en vie. Elle avait fait des ajustements pour être certaine que les interprétations soient justes. Mais cette Felicity ne savait pas qu'il l'aimait. Ce qui voulait dire que la vraie ne le savait pas non plus. Doucement il se leva du canapé et se dirigea vers son armoire. Il changea de tee-shirt et prit la direction des escaliers.
« Où vas-tu ? » Demanda Felicity. Mais il ne répondit pas et continua son chemin.
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Il enfourcha sa moto et conduisit ignorant la douleur de son épaule. Il roula jusqu'à Coast City avant de faire demi-tour et de revenir à Starling. Il roula un moment en ville avant de s'arrêter devant le cimetière. Le nombre de nouvelles tombes était impressionnant, les fleurs fraîches et les photos envahissant les sépultures.
Il marcha un moment dans les allées cherchant la tombe, sa tombe. Aucune indication, aucun indice ne pouvait lui montrer le chemin à suivre pour la trouver. Une part de lui pensait qu'il méritait de voir l'étendu de la réalité du tremblement de terre, mais une autre part de lui entendait deux voix lui disant que ce n'était pas sa faute.
Il chercha pendant environ 20 bonnes minutes avant de trouver celle qu'il cherchait. Elle était simple, un marbre marron avec un bref épitaphe écrit en gris sur le centre. Des mots remplis de compassion, tout ce qu'elle était.
FELICITY SMOAK. FILLE ET AMIE BIEN AIMÉE
Un bouquet de fleurs violettes et jaunes ornait sa tombe.
« Je vois que tu as suivi mon conseil. » Oliver entendit Diggle marcher derrière lui. « Je viens lui rendre visite une fois par semaine. Je lui amène des nouvelles fleurs. » Il jeta un regard vers son ami en voyant le coup qu'il lui avait porté un peu plus tôt.
« Elle ne savait pas... » Dit-il d'une voix cassée.
« Savoir quoi ? »
« Comment je…..que je….. » Il n'arrivait pas à le dire à voix haute.
« Elle le savait Oliver. Bien sûr qu'elle savait que tu l'aimais."
« Non elle ne le savait pas ! » Il se retourna encore plus en colère contre lui-même à présent. « Le programme ne le savait pas. Je lui ai dit et elle n'a pas su quoi me répondre. » Diggle secoua la tête.
« Je t'ai dit que c'était juste un ordinateur. Ce n'est pas elle. » Il vit qu'Oliver ne le croyait toujours pas. « Felicity…la vraie Felicity, elle savait. »
« Comment aurait-elle pu ? » Demanda Oliver. « Je n'ai jamais eu la chance de lui dire. J'ai été un idiot et maintenant…. » Il n'aurait plus jamais cette chance.
« Il y aura toujours des choses que tu regretteras la concernant. Ça prendra du temps. Mais tu dois t'autoriser à ressentir et ensuite tu pourras avancer… »
Diggle resta encore quelques minutes avec Oliver avant de le laisser seul devant la tombe où l'amour de sa vie reposait.
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Il fut quelques jours sans aller au repaire. Il avait besoin de prendre de la distance avec tout ce qui lui rappelait Felicity. Il avait besoin de tout mettre en sommeil. À la place il passa du temps avec Thea, se concentra sur son travail, alla rendre visite à sa mère. Il tenta d'ignorer les regards de pitié de Diggle, il se focalisa sur le besoin de recruter un nouvel assistant. Maintenant qu'il avait repris le contrôle de QC il devait se concentrer là-dessus.
C'était difficile. Et quelques fois il ne pouvait s'empêcher de penser que cela aurait été plus facile si Felicity avait été son assistante. À la place il devait constamment trouver des excuses pour ses absences répétées lorsque son attention de Justicier avait besoin de lui.
« Elle aurait détesté chaque minute. » Oliver se tourna vers Diggle en haussant un sourcil.
« Tu crois ? »
« Bien sûr ! Elle a fait le MIT, pas une école de secrétariat. » Rigola son ami. Oliver le suivit et pouvait presque entendre les jérémiades de Felicity. Ses yeux se voilèrent de tristesse et il refoula les larmes qu'il sentit pointer.
« Finalement….peut-être n'aurait-elle pas détesté chaque minute… » Répliqua Diggle quand il vit Oliver touché.
C'était deux semaines après avoir frappé Diggle qu'Oliver remis un pied au repaire. Il était temps de dire au revoir.
Il se posa devant les écrans d'ordinateur et prit une profonde inspiration sa poitrine était compressée et il sentait l'air la pénétrer difficilement. Il voulait rester là et imprimer ce moment pour toujours. Ça ressemblait à la fin.
Il ferma les yeux un instant et la vit.
Felicity.
Assise sur sa chaise, ses mains manucurées et tapant frénétiquement sur le clavier. Il pouvait voir le léger balancement de sa queue de cheval dans son dos quand elle le regardait rentrer d'une mission. Il pouvait sentir la douceur de son corps quand il la serrait contre lui et qu'elle lui glissait je suis heureuse de te voir rentrer sain et sauf. Il se souvenait de son parfum, des couleurs qu'elle portait et de ses sourires. Il pouvait l'entendre babiller, entendre sa grosse voix, et celle qu'elle avait quand elle était apeurée mais qu'elle tentait de ne rien montrer. Parce que c'était qui elle était et celle qu'elle serait toujours dans sa mémoire. Une battante jusqu'à la fin.
« Oliver ? »
Ses yeux s'ouvrirent à la voix de l'ordinateur. Il pouvait entendre à présent les petites différences entre elle et la vraie Felicity.
« Felicity.. » Dit-il, son prénom rassemblant tout ce qu'elle représentait. Diggle lui avait dit qu'il ne devait pas avoir de regrets, qu'il devait faire une liste de pour et de contre, et à ce moment il sut. Il savait ce qu'il devait faire. « Il est temps de se dire au revoir. »
« Ok.. » Répondit-elle sans émotion. L'ordinateur ne comprenait pas ce qu'il voulait réellement dire. Elle n'était pas programmée pour les au revoir. Oliver pensa qu'ils avaient ça en commun. Sa main chercha la souris et il cliqua. Une petite fenêtre apparue et lui demanda s'il était vraiment certain de vouloir tout effacer.
« Oliver ? »
« Oui ? » Dit-il d'une voix tremblante.
« Promets-moi….que tu vas aller bien. » Il eut un petit sourire triste, et des larmes souillèrent ses yeux. C'était pour ça que Felicity avait créé ce programme réalisa-t-il. Pour être certain que peu importe ce qui arrivait à elle, à lui, à eux…. tout irait bien.
« Je te le promets… » Répondit-il en pressant ses doigts sur le bouton. Elle lui sourit une dernière fois et son image disparue. Elle était vraiment partie. Oliver s'étouffa avec un sanglot qui emplit le repaire et il sentit une larme couler sur sa joue.
« Au revoir Felicity... »
Il n'est pas d'une gaité folle mais cet os est une vraie pépite et je voulais vous le faire partager.
Comme toujours j'attends avec impatience vos avis et commentaires.
À bientôt pour un autre os….
