Moi : Salut tout le monde ! Aujourd'hui on se retrouve pour un gros chapitre !
Ryuga : Je savais que tu résisterais pas à l'envie de rebasculer dans le drama.
Moi : Hé ho, c'est pas moi ! J'étais encline à continuer les chapitres légers, mais Fairy Selene et Komachu m'ont encouragée à faire du drama ! XD
Kyoya : Vous avez décidé de former une alliance démoniaque ou quoi ? -_-
Moi : Peut-être ! Bon, le chapitre est lourd, oui, mais…mmh, vous pourriez être surpris !
Chris : Euh, Ryuga, elle veut dire quoi là ?
Ryuga : Parce que tu crois que je vais spoiler ? C'est non.
Moi : Oui, on ne spoil pas, on lit le chapitre ! Allez, disclaimer ! n_n
Kyoya : Wonderinn ne possède pas MFB.
Moi : Merci Kyo ! Bon chapitre tout le monde, accrochez-vous bien ! X)
Réponse aux reviews :
Komachu : Moi je préfère pas imaginer hein, même si c'est Pluto ! L'écorchement ça fait mal rien qu'à imaginer ! XD
Jinwrite : Kyoya peut être sans pitié, héhé ! X)
Je vais continuer de développer les règles de l'omégaverse tout au long de la fic, il y a tellement à dire ! n_n
Marius : En Franche-Comté ? Hééé, mais je connais bien, j'y vais souvent pour mes vacances depuis que je suis toute petite ! Mes grands-parents y ont leur maison de vacances, près de Dole ! ^^
Bah quand on se marie, c'est bien « jusqu'à ce que la mort vous sépare » ! Bon bah entre un alpha et un oméga, c'est littéral ! XD
Tu finis forcément par mourir à cause de l'écorchement, mais ça peut être très long ! X)
Ah oui, vous pensez qu'on en est loin ? On en est pas loin du tout ! XD
P.S : (Moi : Mais oui, mais oui ! Pauvre Marco ! XD Alyssa : *apparait au milieu du salon* Moi : AAAAAAH ! Putain, je t'ai déjà dit de pas apparaître comme ça, tu me fais peur à chaque fois ! TT_TT Alyssa : Désolée ! J'ai retrouvé Kidd ! Law : Ah, il devient quoi alors Eustass-ya ? Alyssa : En fait il était en train de s'entrainer pour ce qu'il va faire à Maldeka…sur des gens… Des prisonniers, précisément… ^^' Moi : Oula… ^^')
Fairy Selene : Les lemons, youhou ! X)
Mais arrêtez de croire que je peux pas les laisser tranquille un peu ! C'est pas possible ça ! XD
Les jours ont passé, les vacances sont maintenant bien entamées. Après notre sortie de lundi, qui a vu la révélation de notre secret à Ryuga et moi auprès de nos amis, la semaine s'est poursuivie tranquillement. Je suis ressorti avec mes amis et mon petit-ami en ville, et je dois avouer que putain ça fait du bien. J'ai l'impression d'enfin mener la vie normale d'un ado, même plutôt d'un jeune adulte, à peu près normal. Bon, vous vous en doutez, j'ai aussi trouvé le temps d'aller chez mon surveillant pour prendre du bon temps. Héhé, j'ai mes priorités quand même. Oui mais voilà, toutes les bonnes choses ont une fin, et maintenant on est vendredi. Et vous savez ce que ça veut dire si vous avez une plutôt bonne mémoire… Ouais, aujourd'hui, mon père rentre au manoir. Ça me donne envie de me pendre…ou de partir dans une tirade over dramatique pour oublier mon envie de me pendre. Ô rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie ! N'ai-je donc vécu que pour cette infamie ? Et…et je connais pas la suite. Ma culture en théâtre est franchement limitée, ce qui s'explique sans doute par le fait que je n'aime pas le théâtre. Ouais bon, je commence à raconter n'importe quoi parce que j'essaie d'oublier ma déprime. J'ai pas envie que mon père rentre, putain j'étais si bien sans lui ! Maintenant je vais à nouveau être coincé chez moi ! Bon, sachant qu'aujourd'hui, Ryuga quitte son appartement pour rentrer à l'école, je ne vais plus trop avoir de raisons de sortir jusqu'à mercredi… Ouais je sais, c'est méchant pour mes potes, mais eux je n'ai pas de raison de vouloir absolument les voir en dehors de l'école, pour la simple et bonne raison que je ne couche pas avec eux.
Actuellement, je suis tout seul affalé sur mon lit king-size à pleurer intérieurement. Ma vie c'est le cours de la bourse : ça fait les montagnes russes en permanence, et quand ça fait de la merde, ça fait vraiment BIEN de la merde. Fuck my life… Si pendant la semaine sans mon père, il régnait une atmosphère joyeuse et légère à la maison, aujourd'hui il y a de la tension dans l'air, comme avant un orage. Et pas un petit orage. Un bon gros orage, le genre avec du vent, de la pluie diluvienne, et des éclairs toutes les dix secondes. Tuez-moi. Si vous saviez à quel point je rêve d'avoir une famille normale… Ou au moins, une famille pas dysfonctionnelle quoi ! C'est trop demander ?! Quand j'entends le bruit de la porte du manoir qui s'ouvre, je me dis que oui, visiblement c'est trop demander. Je déteste vraiment mon père, le saviez-vous ?
-Kyoya ! M'appelle-t-il justement, d'un ton qui ne laisse rien présager de bon. Descends, il faut que je te parle !
Et allez, qu'est-ce que j'ai encore fait ? J'ai laissé mes pompes trainer dans l'entrée ? Des fringues sur le canapé ? Des restes de mon petit-déjeuner sur la table de la cuisine ?!
-Maintenant Kyoya ! Rajoute mon père en voyant que je ne viens pas.
-Oui oui, ça va, j'arrive ! Répondé-je, essayant de contenir mon ton agacé. Deux secondes !
Je me lève en vitesse, ne voulant quand même pas énerver encore plus mon père, et sort de ma chambre en essayant de remettre un peu d'ordre dans ma tenue. Pas envie qu'en plus il me fasse des remarques parce que je suis débraillé… Dans l'entrée, mon père est en train de poser toutes ses affaires, aidé par ma mère qui le débarrasse de son manteau pour le mettre sur le porte-manteau. Comme si mon père n'était pas capable d'enlever son manteau tout seul comme un grand… Tss, ma mère mérite beaucoup mieux que lui. Si je pouvais, je la pousserais moi-même vers la sortie de cette baraque. Elle doit partir… J'ai peur qu'un jour…il pète un plomb plus violemment que d'habitude et que ça dégénère totalement dans cette foutue maison. M'enfin, je sais que si je confiais ça à quelqu'un, il me traiterait de parano…
-Qu'y a-t-il, père ? Demandé-je en descendant les escaliers, toujours en train de retenir mon ton agacé et blasé jusqu'à l'os.
-Qu'as-tu fait de ta semaine dis-moi ? Tu as bien travaillé ? Me demande-t-il à son tour d'un air sévère.
-Bien sûr père, pour qui me prends-tu ? Soupiré-je sans trop arriver à m'en empêcher. J'ai passé ma semaine à travailler à la maison, avec mon ordinateur.
Mon père croise les bras et ricane légèrement, réaction…que j'ai peur de comprendre. On dirait qu'il ne me croit pas… D'habitude, il ne pose pas trop de questions quand je réponds sur le fait que je travaille ou pas, il se contente de mes réponses. Pourquoi… ? Pourquoi cette fois il ne gobe pas mes mensonges… ?
-Je ne supporte pas que tu me mentes, Kyoya, dit froidement mon père, détachant bien tous ses mots. Surtout sur ton travail à l'école.
-Quoi… ? M'étonné-je, déglutissant un peu difficilement. Père, enfin, je ne mens…
Il ne me laisse pas le temps de terminer. Son bras droit part presque comme un réflexe et le bruit de la gifle qu'il me met résonne dans toute l'entrée, voire même dans tout le manoir j'ai l'impression… Putain, ça fait tellement mal… Ça laisse une sensation atroce de brûlure. Je ne peux pas m'empêcher de jeter un regard à ma mère en mettant la main sur ma joue, juste au-dessus de l'épaule de mon père. Les larmes s'accumulent déjà dans ses yeux, et elle va encore une fois assister impuissante à une énième dispute violente entre mon père et moi. Je préférerais vraiment qu'elle s'en aille, qu'elle s'enfuit même, mais je sais qu'elle ne le fera pas. Elle aurait la sensation…la sensation de m'abandonner.
-Arrête de t'enfoncer dans tes mensonges, Kyoya, grogne mon père avec un regard glacial, craquant les doigts de sa main qui vient de me coller une baffe.
-D'accord, c'est vrai, j'ai pas bossé cette semaine ! Avoué-je avec un regard agressif. Pas autant que tu voudrais en tout cas ! Et tu peux me dire comment tu l'as su ?! T'as installé une caméra dans ma chambre ?!
-Baisse tout de suite d'un ton Kyoya, répond mon géniteur en croisant ses bras, se donnant une contenance qu'il affectionne visiblement beaucoup. Puisque tu veux le savoir, j'ai simplement relié ton ordinateur au mien. Ça me permet de savoir quand il est allumé…et quand il ne l'est pas.
-Eh bah, de mieux en mieux dis-donc ! Hurlé-je, hors de moi. Tu m'espionnes maintenant ! Ça te suffit pas de me fliquer quand t'es là et de m'empêcher de vivre ?! T'as décidé de me fliquer aussi quand t'es pas là ?!
-Kyoya, je ne le répéterai pas une nouvelle fois. Baisse d'un ton. C'est toi qui m'obliges à en arriver là. Et vu ce que j'ai découvert, j'avais raison de me méfier. Tu me déçois tellement. Qu'est-ce que tu as fait pendant cette semaine si tu ne travaillais pas ?
-Mais je m'en branle moi de te décevoir ! Et ma semaine, je l'ai passée à juste vivre la vie banale d'un mec de mon âge ! La vie d'un mec qui ne vit pas sous le même toit qu'un tyran qui prétend être son père !
-Kyoya, tu commences sérieusement à m'énerver. Je suis ton père, que tu le veuilles ou non, c'est comme ça.
-Non ! Non justement, t'es pas mon père. Tu n'es que mon géniteur. Un père aime ses enfants, toi tu ne nous aimes pas, ni moi ni Kakeru ! Moi tu me vois comme une extension de toi-même, et Kakeru tu le vois juste comme…comme un enfant qui est là, juste là, et c'est tout ! Tu n'aimes personne ! Tu n'es capable d'aimer personne d'autre que toi ! J'en ai marre ! Vraiment marre ! Je te jure que dès que mon prochain anniversaire sera passé, dès que j'aurai 20 ans et que je serai légalement majeur, je me casse de cette putain de baraque ! JE TE HAIS, PIGÉ ?!
Je ne laisse même pas le temps à mon père de répliquer, et encore moins de me frapper. Je tourne les talons et remonte les escaliers pour retourner dans ma chambre, tellement énervé que j'ai l'impression de sentir mon sang bouillir dans mes veines. Mon père commence sérieusement à me donner envie de mettre les voiles, mais tant que je suis mineur, je suis encore sous son autorité et je ne peux pas partir. Dès que je fête ma majorité, je me taille ! Pour aller où ? Je ne sais pas, mais le plus loin possible de lui. Je trouverai toujours les moyens et le temps de voir ma mère et mon frère, mais lui je vais le rayer de ma vie. Peut-être que…peut-être que si je suis toujours avec Ryuga à ce moment-là, j'irai vivre chez lui. Je sais que je parle comme si je ne croyais pas que ma relation avec mon surveillant puisse durer, mais c'est pas le cas. Bien sûr que j'y crois. C'est juste que…je sais pas, j'ai l'impression de trop m'emballer parfois et du coup j'essaie de me contenir.
-Kyoya, reviens ici ! Ne me tourne pas le dos ! Hurle mon père derrière moi. Et si tu t'en vas, tu iras où, hein ?! Sans mon argent, tu ne t'en sortiras pas !
-Je ne sais pas où j'irai ! Répondé-je en hurlant aussi, me retournant. N'importe où, mais loin de toi ! Et je m'en fous de ton argent, je peux très bien m'en sortir sans ton foutu argent ! Y a plein de gens qui y arrivent, pourquoi moi j'y arriverais pas, hein ?! Fous-moi la paix maintenant ! Je sens que je vais plus revenir ici pour les week-ends et passer ma vie à l'école ! T'es content ?!
Je me retourne à nouveau et termine de monter les escaliers, puis rejoint ma chambre en faisant claquer la porte très violemment. En me retournant, j'ai eu le temps d'apercevoir ma mère. Je pensais qu'elle serait en larmes, effondrée de voir mon père et moi en train de nous engueuler si violemment, mais elle ne pleurait pas. Elle avait juste l'air très choquée, mais elle n'avait même pas les larmes aux yeux. Je crois que la dispute a été si violente qu'elle n'a même pas pu pleurer. Je me sens très mal d'un coup… En arrivant dans ma chambre, je me laisse presque tomber sur ma porte. J'entends ma mère et mon père se disputer…
-Tu n'aurais pas pu le surveiller pendant que j'étais à l'étranger ? Demande mon père, agacé.
-Contrairement à toi, j'ai confiance en mon fils et je ne ressens pas l'envie d'être sur son dos en permanence, répond ma mère d'un ton froid que je ne lui connaissais pas.
-Et on voit où ça a mené ! Rétorque mon père, plein de reproches.
-Oui, ça a mené à une semaine où mon fils a pu vivre sa vie comme il l'entendait et où je l'ai vu heureux ! Tu sais ce que c'est « heureux » au moins ? Mon Dieu, ça faisait des années que je n'avais plus vu Kyoya aussi heureux et souriant ! S'exaspère ma mère. Mais toi tu t'en fiches évidemment ! Tout ce qui t'intéresse c'est qu'il travaille bien !
-J'essaie d'assurer son avenir !
-Au détriment de ses sentiments ! C'est quoi ton but à la fin Kay ?! Rendre Kyoya totalement dépressif ?! Ce n'est pas un robot que tu peux programmer comme tu veux ! C'est bientôt un adulte qui a envie de vivre sa vie et de faire ses propres choix ! Est-ce que tu te rends compte qu'il n'a jamais eu de vrais amis avant cette année ?!
-On n'a pas besoin d'amis dans la vie !
-Oh oui, bien sûr ! Même toi tu as des amis Kay, arrête d'être de mauvaise foi !
-Mais qu'est-ce que tu veux à la fin, Rena ?!
-Le bonheur de mes enfants ! C'est ce que tous les parents sont censés vouloir, mais visiblement toi tu n'as rien compris ! Kyoya a raison… Tu n'es pas un père. Tu ne sais pas l'être.
-Tu sous-entends quoi là ?!
-J'en ai assez Kay, je me suis écrasée trop longtemps. Que tu me fasses du mal, j'avais appris à m'en détacher, mais je ne supporte plus de te voir détruire mes enfants, surtout Kyoya ! Cette fois, tu as dépassé la dernière putain de limite de ma tolérance. Je vais demander le divorce.
Un immense blanc suit les mots de ma mère, des mots qui m'ont paru…tranchants. C'est la première fois que j'entends ma mère être vulgaire, elle qui mesure habituellement tous ses mots… Est-ce que j'ai vraiment bien entendu ? Elle a…elle a demandé le divorce ? Ce…ça fait des années que j'espère ça, je n'arrive presque pas à y croire… Je sens mes joues devenir humides de larmes, mais je ne sais pas vraiment à cause de quoi je pleure… À cause de la dispute avec mon père ? À cause de la culpabilité que je ressens à l'idée d'imposer mes disputes à tout le monde en hurlant ? À cause du soulagement que je ressens à cet instant ? Je ne sais vraiment pas… Je crois que j'ai simplement les nerfs qui lâchent. Ouais, c'est sûrement ça. Je n'arrive pas à m'empêcher d'entrouvrir ma porte pour regarder ce qu'il se passe dans le salon. Mes parents se font face, mon père est comme paralysé alors que ma mère croise les bras en face de lui, l'air froid et sûre d'elle. Je n'avais jamais vu ma mère comme ça… Comme elle l'a dit, elle s'est toujours écrasée face à mon père, et là… C'est comme si la situation s'était subitement renversée…
-Tu…Tu blagues Rena pas vrai ? Finit par demander mon père, abasourdi. Tu as perdu la tête ?
-Oh non Kay, au contraire, répond-elle, pleine d'aplomb. C'est la décision la plus censée de ma vie. J'aurais dû la prendre bien avant d'ailleurs, mais il y avait la peur et le fait que les enfants étaient encore trop jeunes. Maintenant, plus rien ne me retient.
-Tu vas regretter cette décision, je te le jure, grogne mon père. Comment tu vas t'en sortir sans moi, hein ? Tu ne peux pas vivre sans moi ! Et je suis toujours le père de Kyoya et Kakeru !
-J'ai des économies Kay, de grosses économies. Tu sais bien que je viens d'une famille aussi riche que la tienne. Ça me suffira largement pour vivre, rétorque ma mère, pas impressionnée du tout. On ne dirait plus la même femme… Et pour Kyoya et Kakeru… Tu crois peut-être que je vais garder le silence quant à la manière dont tu m'as traitée ? Et la manière dont tu as traité Kyoya ? Non, je vais tout raconter. Le juge va me donner leur garde exclusive, c'est sûr. De toute façon, Kyoya est bientôt majeur. Le juge va estimer qu'il est en droit de choisir avec qui il veut aller, et s'il veut te voir ou non. Son choix va être vite fait. Et je te préviens Kay, n'essaie pas de faire encore quelque chose d'illégal pour me décourager. Je n'ai plus peur de toi maintenant, et je n'hésiterai pas à appeler la police. Et tu sais très bien que si ça s'ébruite trop, tes affaires vont le sentir passer. Tu imagines le scandale ? Un homme si respectable que toi !
-Je ne te croyais pas si fourbe Rena…
-Je n'ai pas vraiment le choix si je veux m'assurer que tu vas nous laisser tranquille, moi et mes enfants.
Ma mère se retourne ensuite pour partir vers la cuisine, sûrement pour se servir un verre d'eau parce qu'elle a un peu mal à la gorge. En même temps, elle a crié alors qu'elle n'a pas l'habitude. Mon père est tellement sidéré qu'il en a perdu sa langue. Je ne croyais pas voir un jour mon père se faire couper le sifflet comme ça, et encore moins par ma mère, mais putain ça fait du bien. J'ai rêvé tellement longtemps de le voir se faire remettre à sa place, et ce moment est à la hauteur de mes attentes. Enfin, en attendant je n'ose toujours pas sortir de ma chambre. Je vais attendre qu'ils partent chacun de leur côté.
-On fait quoi au sujet du manoir ? Finit par demander mon père, ayant l'air de s'être résigné et d'avoir compris que rien ne pourra arrêter ma mère maintenant qu'elle a pris sa décision.
-Il nous appartient à tous les deux, on en possède chacun une moitié, répond ma mère tout à fait calmement après avoir bu de l'eau. Si tu veux le garder, c'est d'accord. Je ne suis pas vraiment attachée à cette maison.
-Non… Non, je n'ai pas envie de le garder, grogne mon père, comme agacé de découvrir cette facette assurée de ma mère. Je te le laisse. Et…les études de Kyoya ?
-Oh, je t'en prie, il n'en a jamais voulu de ces études, soupire ma mère en fronçant les sourcils. Tu les lui as imposées. Maintenant qu'il y est, il va faire son année, mais sans qu'on lui colle une pression monstre sur les épaules. Et l'année prochaine, il choisira lui-même ce qu'il veut faire.
-D'accord…
-Je sais, ça fait mal à ton égo. Maintenant, va récupérer tes affaires et va-t'en. Je ne veux plus te voir ici.
-Je rêve ou tu me chasses d'ici ?
-Non, tu ne rêves pas. Allez, va récupérer le minimum de tes affaires et quitte cette maison. Tu n'as plus rien à faire ici. Je te laisserai récupérer tout le reste un autre jour, quand Kyoya et Kakeru ne seront pas là.
Vraiment, je n'aurais jamais cru voir un jour ma mère parler comme ça à mon père, mais le plus étonnant c'est que mon père obéit. C'est comme s'il se retrouvait totalement démuni face à cet aspect de ma mère. Entité supérieure quelconque, pardon de t'avoir insultée plein de fois quand ça n'allait pas et merci de punir mon père ainsi ! Finalement, il est pas si pourri que ça mon karma. En voyant mon père commencer à monter les escaliers, je referme vite mais doucement ma porte. J'ai pas envie que mon père me voit en train d'espionner. En attendant que mon saleté de géniteur ait fait ses valises et se barre, je ressens l'envie absolument énorme d'annoncer la nouvelle à mon petit-ami. Ouiiii, je devrais AUSSI prévenir mes amis…mais Ryuga first. Oui bah c'est mon petit-ami aussi ! Il a un droit de priorité. Je me jette donc sur mon téléphone et ouvre la conversation que je partage avec mon surveillant.
Moi : Ryu ! Ryu, faut vraiment que je te dise quelque chose ! T'es là ?
Ryuga : Oui oui, calmos je suis là ! T'as foutu le feu à ta baraque ou quoi ? XD
Moi : Non, je suis trop content, faut que je partage avec toi !
Ryuga : Gné ? L'avion de ton père s'est crashé et il est mort, c'est ça ?
Moi : Mais non idiot, t'en aurais entendu parler aux infos sinon ! XD
Ryuga : Oui bah j'essaie de deviner ! X)
Moi : Eh bah continue, ça m'amuse ! X)
Ryuga : Bon, si t'es si content que ça, c'est forcément que ton père s'est pris un revers de karma ! X)
Moi : Très bonne logique ! X)
Ryuga : Mmmh… Il s'est pété une jambe sur le chemin du retour ! Nan mieux, il est tombé dans les escaliers chez vous et maintenant il est tout cassé ! XD
Moi : XD
Ryuga : J'ai bon ou pas du coup ? XD
Moi : Non, mais j'en ai marre de te faire mariner donc je vais te le dire ! X)
Ryuga : Je suis tout ouïe ! X)
Moi : Suite à une énième dispute entre mon père et moi, je t'expliquerai les détails plus tard, ma mère a dégondé et elle a décidé de demander le divorce ! Et elle a viré mon père du manoir, il est en train de faire sa valise ! X)
Ryuga : …
Ryuga : Alors…
Ryuga : J'ai pas de champagne, mais j'ai encore une bouteille de thé glacé à la framboise, ça passe pour trinquer ? X)
Moi : On s'en fouuuuuuuut ! XD
Ryuga : Je sais ! X)
Ryuga : Je suis content pour toi mon cœur, et je suis content pour ta mère aussi. Je l'ai à peine aperçue la fois où je t'ai ramené chez toi, mais j'ai bien vu qu'elle t'aime de tout son cœur et que c'est une femme très douce. Un connard comme ton père ne la méritait pas, vraiment pas.
Moi : Si tu avais vu ma mère aujourd'hui ! Elle s'est comme…métamorphosé ! D'un seul coup, j'ai découvert une autre facette de ma propre mère ! Une femme assurée, une femme forte, une femme qui n'a pas peur…qui n'a plus peur. La dispute entre moi et mon père a été tellement violente, ça a provoqué un déclic dans sa tête.
Ryuga : Tant mieux. Elle a enfin trouvé le courage de dégager cet enfoiré.
Moi : Et pas qu'un peu ! Elle est impitoyable ma mère en fait, limite ça fait peur ! XD
Ryuga : Toutes les mamans sont de potentielles psychopathes quand il s'agit de protéger leurs enfants ! X)
Moi : Visiblement oui ! X)
Moi : Attends, j'entends mon père redescendre les escaliers ! Je re plus tard Ryu !
Ryuga : Pas de problème mon amour, moi j'attends bien sagement ! X)
J'abandonne mon téléphone sur mon lit et me rue hors de ma chambre. Mon père a fini de descendre les escaliers et va vers la porte d'entrée, trainant sa valise derrière lui. Mon frère aussi est sorti de sa chambre, et il a les yeux un peu rouges. Il a dû pleurer lui aussi, mais je ne sais pas à quel moment. Ma mère est toujours en bas dans la cuisine, son verre d'eau à la main, et elle regarde durement mon père partir. Lui ne nous jette pas un seul regard, ni à moi, ni à mon frère, ni à ma mère, et franchit la porte sans un seul regard en arrière. C'est vraiment arrivé ? Mon père vient de quitter la maison ? Mon père vient vraiment de partir ? C'est la réalité ?
-Maman ! S'exclame Kakeru en descendant les escaliers quatre à quatre pour aller se jeter dans ses bras. Tu l'as vraiment fait ? T'as demandé à divorcer de père ?
-Oui mon bébé, j'ai enfin trouvé le courage de rayer de nos vies à tous cet homme toxique, répond notre mère en souriant, un peu les larmes aux yeux. J'aurais dû le faire bien avant…
-L'important c'est que tu as réussi à le faire maman, dis-je en venant rejoindre notre mère à mon tour. Et avec quel aplomb ! Tu es une véritable tigresse en fait maman !
-Je crois qu'après des années à m'écraser face à lui, j'ai accumulé beaucoup de rancœur à l'égard de votre père, et elle vient d'exploser, soupire ma mère avec un petit sourire. Je suis prête à tout pour vous protéger mes chéris, vraiment prête à tout. C'est étrange, je ne ressens plus du tout de peur maintenant… Au final, quand on lui tient tête avec une force égale à la sienne, Kay n'est plus si impressionnant que ça.
-Woaaaah, maman t'es trop classe quand tu dis des trucs comme ça ! Rigole Kakeru.
On glousse tous les trois ensemble et je n'arrive pas à m'empêcher de m'incruster dans le câlin, dans les bras de ma mère et serré contre mon frère. Je me sens tellement léger ! C'est comme si un poids de 50 tonnes venait de s'envoler de ma poitrine ! Je crois que…je crois que jamais je n'ai ressenti un si grand bonheur. Fini les coups, fini les reproches incessants, la pression, les interdictions de sortir… Tout ça, c'est enfin fini…
À suivre…
Moi : Fin du chapitre ! Champagne, champagne ! XD
Chris : Wouh, c'était vraiment du gros chapitre ! O_o
Kyoya : Eh bah ! Il s'est fait dé-fon-cer mon père !
Ryuga : Oui bah il le méritait.
Moi : Tout à fait ! J'ai beaucoup aimé écrire ce chapitre, je dois dire que ça doit être un de mes préférés !
Chris : Ouais, je comprends ! XD
Ryuga : Ouais, ça défoule.
Moi : Graaaaave ! Bon, on va pas s'attarder plus longtemps hein ! Laissez les reviews de l'amour, et à dimanche ! n_n
Kyoya : Salut.
Ryuga : À dimanche.
Chris : Bye bye ! ^^
