Disclaimer : l'univers principal et la plupart des personnages appartiennent à J.K. Rowling. Je ne fais que m'amuser avec ^^
Bonjour !
Merci à tous ceux qui suivent cette histoire :D Désolé pour l'attente mais j'ai repris le travail il y a peu et la reprise est difficile :)
Voilà le chapitre 24, j'espère qu'il vous plaira !
N'hésitez pas me donner votre avis :)
Bonne Lecture à vous !
The Proud Hufflepuff
CHAPITRE 24
7 Janvier 1978
Ce samedi-là, le Manoir Doge paraissait étrangement calme. Les fenêtres du grand salon étaient fermées sur des rideaux épais, au contraire de toutes les autres. On aurait dit que les propriétaires souhaitaient cacher ce qu'il se passait à l'intérieur comme si quelque chose se préparait en douce. À l'intérieur de la demeure, dans le bureau du propriétaire un étrange dialogue s'y tenait.
- Albus, mon ami, enchanté de te recevoir. Viens donc t'asseoir, nous avons le temps avant l'arrivée des autres.
L'ami en question se tenait devant la cheminée illuminée par un feu vert étrange. L'homme était étrangement recouvert de poussière. Il était plutôt grand, les cheveux gris longs et une longue barbe. Un nez aquilin et un visage particulièrement sage. Habillé d'une longue robe bleue foncée assez ample. Les yeux bleus malicieux, il souriait à son vieil ami.
- Bonsoir Elphias. Cela faisait longtemps que nous nous n'étions pas vu. Dommage que ce soit dans de telles circonstances.
Le visage du vieil homme devint rapidement sérieux aux mots prononcés. Tandis que derrière, le feu vert s'estompait remplacé par un feu tout ce qu'il y a de plus normal. Il sortit sa baguette et effectua un sortilège pour se débarrasser de la saleté. Albus Dumbledore s'assit sur un siège en face du bureau. Le directeur de Poudlard vit alors Ethel. La septième année était affalée sur le fauteuil à côté du sien et avait l'air de s'ennuyer fermement. Elphias prit place en face d'eux en souriant piteusement.
- Tu ne m'en voudras pas, Albus. Je parlais avec Ethel avant ton arrivée. Bien, maintenant …
- Je ne changerais pas d'avis.
Les bras croisés, Ethel observait son père d'un air sombre. La jeune femme maudissait intérieurement sa mère. Margareth avait lâché la véritable nature de la réunion à Mary. Depuis la née-moldue n'écoutait plus Ethel et voulait absolument assister à la réunion. Ethel le refusait sachant que son amie ne le faisait pas pour les bonnes raisons et que cela mettrait sa vie en danger. Elphias soupira avant de déclarer implacable :
- Mary est majeure. Alors si elle veut assister à la réunion, tu ne peux pas l'en empêcher.
- Elle n'a aucun recul sur la situation ! s'écria Ethel. Tout ce qu'elle veut, c'est venger sa famille !
- Ethel ! Assez ! Tu sais bien que je ne peux rien faire ! Mary assistera à la réunion, point final !
Le visage d'Ethel se renfrogna un peu plus. Bien sûr elle l'avait vu venir, mais elle avait espéré pouvoir faire quelque chose. Voir son amie se précipiter dans la fosse aux lions n'était pas agréable.
- Les gens doivent prendre ce genre de décisions par eux-mêmes, indiqua sagement Albus, tu n'as pas à en prendre la responsabilité.
La châtaine souffla lassée. Elle s'était attendu à une remarque du genre venant du directeur de Poudlard. Il avait toujours les petits mots et conseils qui allaient bien. A croire qu'il devinait les pensées des personnes autour de lui … Albus sourit à la jeune femme avant de tourner le regard vers Elphias qui se levait.
- Aller, venez. Les gens doivent commencer à arriver.
Le propriétaire ouvrit la porte de son bureau. Ethel le suivit rapidement. Ils s'arrêtèrent tous les deux en voyant que son ami ne les suivait pas. Albus était en train d'observer un tableau. De tout le bureau d'Elphias Doge composé d'une grande bibliothèque, d'un bureau et de quelques sièges, le directeur s'était arrêté devant un grand tableau accroché au dessus de la cheminée. Dessus on pouvait y voir le couple Doge avec leurs deux enfants quand ils étaient plus jeunes.
- Albus ? Appela Elphias Doge
Le directeur de Poudlard se retourna vers le propriétaire et dit malicieusement :
- Ta femme a toujours beaucoup de talent à ce que je vois. Et tu fais toujours aussi jeune Elphias, tu parais en avoir soixante alors qu'on en a tous les deux 96 ans !
De par la vie plus longue des sorciers, cela permettait à certains sorciers de paraître plus jeunes qu'ils ne l'étaient. C'était le cas d'Elphias Doge qui conservait un bon physique. Contrairement à son ami qui avait déjà l'air d'un très vieil homme. Elphias rigola de bon cœur alors que Ethel roula des yeux. Tous les trois, ils allèrent dans la grande salle à manger où plusieurs personnes s'y trouvaient déjà. Margareth Doge se posta à côté de son mari. Elle souriait.
- Albus, quel plaisir de te recevoir !
-C'est très aimable de ta part, Margareth, comme à chaque fois.
Ils n'eurent pas le temps de discuter qu'un jeune homme s'avançait déjà vers eux. Assez grand, brun et les yeux bleus. On ne pouvait douter de son appartenance à la famille Doge. Il ressemblait beaucoup à son père, Elphias. Albus Dumbledore sourit à sa vue. Il tenait beaucoup à son filleul.
En voyant son frère arriver, Ethel ne pu s'empêcher de remarquer à quel point celui-ci était à l'aise en société contrairement à elle. C'était sûrement dû au fait qu'il travaille à l'ambassade pour le Ministère de la Magie. Elle avait beau être à l'aise avec ses camarades de Gryffondor, c'était différent avec les inconnus. Ethel n'était pas une diplomate.
- Albus, ça faisait longtemps ! sourit le jeune homme.
- C'est vrai, admit Albus avant d'embrayer, Ethel m'a dit que tu te plaisais beaucoup en France.
- Eh bien, c'est le cas …
Edric regarda sa soeur avec un air surpris et celle-ci ne put que rigoler alors que Albus ajoutait malicieusement :
- Elle a même dit qu'il se pourrait que tu en ramène un bout.
- Elle en dit des choses ma soeur, commenta l'aîné.
- Mais elle avait raison, chantonna Ethel amusée.
Albus lança un regard surpris à son filleul. Ce dernier souffla avant d'appeler en français :
- Caroline ? Ma chérie, tu veux bien venir ?
Une magnifique blonde, discutant non loin d'eux, se retourna et s'excusa sereinement auprès de Mary avec qui elle parlait. La française s'approcha avec élégance et se posta aux côtés d'Edric. Le Doge la présenta alors au directeur :
- Caroline, je te présente Albus Dumbledore. C'est un vieil ami de la famille et mon parrain. Albus, voici ma fiancée Caroline Delacour.
- Mes félicitations alors, fit Albus souriant.
Ethel rigola discrètement. Le directeur avait mesuré sa réaction mais elle aurait juré voir ses sourcils se hausser pendant un cours instant. Son père avait eu une réaction très similaire quand Edric leur avait annoncé la veille lors du dîner.
Edric Doge revenait en effet pour le weekend et pour la réunion. Il avait fait le chemin de Paris où il travaillait à l'ambassade magique anglaise pour le Département de la Coopération Magique Internationale. Il y avait toujours quelques français qui travaillaient là-bas avec eux pour l'aspect diplomatique. Edric avait donc rencontré Richard Delacour. Déjà marié à une magnifique femme nommée Apolline, son collègue lui avait rapidement présenté sa petite famille. Richard et Apolline avaient une fille, Fleur, âgée de 1 an. Caroline avait également été présentée et Edric tomba immédiatement sous le charme. Ça avait été de suite l'amour fou entre Caroline et Edric.
Aussi Ethel ne fut pas surprise en voyant le joli diamant trôner sur l'annulaire gauche de Caroline. Elphias avait accueilli la nouvelle avec un peu plus de réserve avant de féliciter chaleureusement le couple. Bien sûr Margaret était la plus ravie et commençait déjà à préparer la fête des fiançailles.
Albus Dumbledore regarda son filleul, les yeux malicieux. Après avoir parler quelques temps avec ses parents et son parrain, Edric s'en alla les mains dans les poches et s'éloigna entraînant sa sœur.
- Tout va bien ? Demanda-t-il une fois assez loin.
- Hmm, j'aurais préféré qu'elle ne soit pas là …
La jeune femme désigna Mary et Edric hocha la tête compréhensif. Ethel observa la petite réunion, il y avait plein de monde. Certaines qu'elle connaissait bien, d'autres étaient juste des connaissances. Que leur apporterait ce conflit ? Etait-ce la guerre ? Cela y ressemblait de plus en plus et ça n'était pas pour rassurer la jeune femme.
Son regard se porta naturellement Frank et Alice Londubat. Le couple parlait avec Emmeline Vance. Ils étaient ici même pour le Nouvel An quelques jours plus tôt et voilà qu'ils s'apprêtaient à participer à une réunion visant à créer une résistance. Mary les rejoignit dans leur conversation et le coeur d'Ethel se serra.
La châtaine détourna alors le regard et celui-ci se porta sur les autres invités. Edgar Bones discutait joyeusement avec les jumeaux Prewett, Gideon et Fabian. Ils avaient à peu près la trentaine. Un peu plus loin dans un coin Alastor Maugrey, un Auror confirmé, réprimandait un vaurien roux nommé Mondingus Fletcher.
Ethel soupira amèrement en voyant l'escroc. Elle le connaissait bien ce roublard puisque Albus avait estimé utile de le ramener ici après qu'il se soit fait agressé dans l'Allée des Embrumes et que c'était elle qui avait dû le soigner. Elle avait dû supporter l'odeur âcre du tabac et de l'alcool pendant de trop longues minutes alors qu'il déblatérait ses inepties habituelles. Depuis, Ethel savait de source sûre qu'il servait d'informateur au directeur de Poudlard.
Ethel ne s'en préoccupa pas plus et observa le reste de la pièce. Assis sur les canapés, plusieurs adultes discutaient. Parmi elles, un petit homme nommé Dedalus Diggle. Ethel l'avait rencontré il y a quelques heures à peine. Il s'était présenté comme étant une connaissance de Dumbledore. A quoi celui-ci pouvait-il servir au directeur ? Elle n'en avait aucune idée. Il discutait avec un vieil homme. Ethel le reconnut alors comme étant le patriarche de la famille Dearborn, un de leurs alliés.
La jeune femme retint son souffle. A côté d'eux se trouvait les parents de ses amis. Elle reconnut facilement les Potter. Ils leur arrivaient parfois de figurer dans le journal : Fleamont était l'heureux et riche inventeur de la potion Lissenplis. En plus Euphemia Potter avait un visage rond qui n'était pas sans rappeler celui de son fils. Ethel avait mis plus de temps à reconnaître le père de Marlène. Neil McKinnon était un grand homme blond à la carrure carré et Ethel avait eu du mal à retrouver son amie dans les traits durs de son visage.
Ethel se détourna immédiatement. Leur présence la perturbait et ne faisait que lui rappeler la peur qu'elle essayait d'enfouir. Aussi elle préféra rejoindre le secrétaire de son père, Dirk discutait tranquillement avec Sturgis Podmore. Plus âgé qu'elle de trois ans, c'était un grand blond auparavant à Gryffondor. Ethel s'en souvenait très bien puisqu'il avait fait partie de l'équipe de Quidditch et était un très bon camarade de Roy Madden.
- Ethel ! s'exclama Dirk. On parlait justement de toi.
- Ah bon ? s'étonna la jeune femme. Et à quel sujet ?
Sturgis me demandait ce que tu devenais, expliqua le secrétaire, il n'avait aucune idée que tu serais là.
- Nous sommes une famille discrète.
- Ce qui ne t'empêche pas d'avoir un gros caractère, rigola Sturgis, d'après mes souvenirs tu en as fait baver à plus d'un à Gryffondor.
- C'est une manière de voir les choses … fit Ethel pensive.
Sturgis rigola avec bonne humeur et Ethel se demanda comment l'homme pouvait être si enjoué en ces circonstances. Comme pour lui donner raison, le directeur de Poudlard interpella les personnes présentes :
- Puis-je avoir votre attention à tous ? La réunion va commencer, vous pouvez vous installer dans la salle à manger.
Sturgis perdit instantanément son sourire et la Doge en aurait ricaner si elle n'avait pas été autant concernée. Les personnes se déplacèrent naturellement en petits groupes dans la salle à manger. Ethel s'assit à la table aux côtés de Mary, Emmeline, Frank et Alice. Malgré son angoisse, elle n'avait pas oublié la demande de son père. Une fois que chacun fut assis à l'exception du Dumbledore, celui-ci entama :
- Bonsoir et bienvenue à cette première réunion. Je pense que je n'ai pas besoin de vous expliquer la situation. Nous la connaissons tous. Nous avons tous été plus ou moins touchés par Voldemort et ses fidèles Mangemorts. C'est pour ça que nous sommes présents ici-même chez les Doge, je les remercie d'ailleurs de nous accueillir chez eux.
Il y eu de nombreux hochements de tête et de regards reconnaissants envers les époux Doge.
- Il nous faut affronter les Mangemorts si nous voulons protéger ceux à qui nous tenons et protéger ce qui fait de notre monde ce qu'il est. Il va nous falloir de la bravoure, de la loyauté et de la ténacité. Ce sera ….
POP !
Le regard de tous se posa sur Hinny. L'elfe venait d'apparaître dans la pièce près de Margareth et Elphias. Gênée de sentir autant de paires de yeux sur elle, l'elfe se tritura les maison en déclarant :
- Excusez-moi de déranger votre réunion Mr Doge, Mr Dumbledore, mais c'est urgent.
- Ce n'est rien, assura gentiment le patriarche, dis-nous plutôt pourquoi tu es venu.
A la grande surprise de tous, elle se tourna alors vers Ethel et s'inclina légèrement en annonçant :
- Sirius Black pour vous, Miss Ethel. Il dit que ça ne peut pas attendre.
Ethel sentit alors tous les yeux se tourner vers elle. La jeune femme se retenu in-extremis d'afficher son inquiétude. Évidemment il fallait que Sirius choisisse le pire moment pour débarquer. Mais surtout qu'est-ce qui pouvait bien être aussi urgent ?
Alors qu'elle se levait, la châtaine essaya d'ignorer les regards insistants de Mary et de ses parents. Elle eut cependant plus de mal à ne pas se sentir gênée de l'air intrigué du couple Potter. Le Black vivait sous leur toit depuis plusieurs années alors forcément cela devait attirer leur curiosité.
Elle quitta le plus rapidement possible la pièce et en soupira de soulagement lorsqu'elle referma la porte. Ethel n'aimait pas être au centre de l'attention. Elle se précipita ensuite vers le petit salon.
Lorsqu'elle arriva dans la pièce aux tons beiges, Ethel trouva sans surprise Sirius. Il était là de dos, accoudé à la cheminée. La Doge ne voyait pas son visage aussi elle demanda inquiète :
- Tout va bien ? Je suis venue le plus vite possible …
Le jeune homme ne répondit rien. Ethel s'approcha donc un peu plus et posa sa main sur son épaule. Surprenant la châtaine, le Black se retourna précipitamment et l'attira à lui. Elle sentit ses lèvres se poser avec avidité sur les siennes. Dans un léger gémissement appréciateur, elle répondit passionnément au baiser.
Merlin …
C'était si agréable. Ethel n'était sûrement pas prête à le reconnaître mais ça lui avait manqué.
Les mains de Sirius se firent audacieuses. Ethel faillit en oublier son inquiétude tant le toucher du Black l'électrisait. Cependant elle usa du peu de raison qui lui restait et s'éloigna essoufflée de son amant :
- Sirius … Qu'est-ce qu'il y a ? Hinny a dit que c'était urgent.
- Il n'y a plus personne chez les Potter. James est parti voir Lily et ses parents sont partis je ne sais où alors je me suis dis que c'était le bon moment pour venir te voir. On peut rester ici ou aller là-bas …
- Sérieusement ? fit Ethel impassible.
- Je suis toujours sérieux, blagua Sirius.
- Je ne rigole pas idiot ! Je t'ai déjà dit que tu ne pouvais pas débarquer comme ça ! On a des invités et tu aurais pas pu choisir pire moment !
Ethel attrapa sa tête avec ses mains et déambula chamboulée. Maintenant tout le monde allait se poser des questions … Déjà il y avait Mary… Puis les parents de James et surtout ses parents. Merlin, elle allait se faire incendier par son père !
- Merlin Sirius ! Et dire que je me suis inquiétée pour toi …
- C'est juste que tu répondais à toutes mes propositions par un refus alors je me suis dit que j'allais tenter quand même. Ce n'est pas grave Ethel … Je serais plus précautionneux à l'avenir.
- Si c'est grave Sirius, soupira-t-elle, mais tu ne réalises pas à quel point … Je ne t'en veux pas, tu avais une bonne intention mais tu ne peux vraiment pas agir impulsivement quand je suis ici.
La jeune femme s'adoucit et embrassa rapidement Sirius avant de déclarer :
- On se voit à Poudlard. Je dois y retourner.
- Très bien, à bientôt Thel.
- A bientôt …
Le Black lui baisa le front avant de disparaître dans la cheminée accompagné d'une fumée verte. Soucieuse, Ethel soupira avant d'apaiser son visage. Elle devait faire face pour retourner à la réunion. Déterminée, elle arbora un visage impassible. Il était temps qu'elle accomplisse son devoir familial.
