Chapitre 24.
La Gazette de Poudlard
Le journal par les élèves, pour les élèves !
Numéro 179 — Juin 1997
POURQUOI LE CIEL EST BLEU ?
Mes très chers lecteurs,
De toutes les questions que vous m'avez posées ces dernières semaines — « Quel est le mot de passe pour la Salle de bain des Préfets ? », « Je peux avoir une réduc' sur la prochaine édition ? »,« Padma a-t-elle couché avec Dean ? », « Severus Rogue a-t-il vraiment tué Dumbledore ? » — la seule qui a retenu mon attention pour la rubrique qui nous intéresse en ce jour était celle que je me posais depuis toujours en mon for intérieur.
Aujourd'hui, C'est pas Sorcier revient avec la participation toute exclusive du prodige Serdaigle de septième année : on ne présente plus Eddie Carmichael. Rappelons tout de même qu'il a obtenu 9 Optimal à ses BUSE et qu'il vise sans doute tout autant pour ses ASPIC de cette année. C'est donc en toute confiance que je me suis tourné vers un des plus grands intellectuels de l'établissement pour que nous construisions ensemble cet article de vulgarisation. Celui-ci n'a pas tardé à éclairer ma lanterne quand je l'ai questionné quant à un phénomène physique qui me fascinait beaucoup. La question sur laquelle nous nous sommes penchés était la suivante :
Pourquoi le ciel est bleu ?
Eh bien oui. Ne vous-êtes vous jamais vous-mêmes posé la question ? Pourquoi le ciel est-il bleu ? Je n'y connais rien en ciel… Le ciel c'est du vide, c'est de l'air. C'est… immatériel. Et pourtant… À croire qu'il est devenu bleu comme par magie ! Quoi que « peu intuitive pour des Sorciers qui ne s'intéressent pas à la physique Moldue », la réponse est « plus simple qu'il n'y paraît », me confie rapidement Eddie, de sa voix de velours. Alors je me laisse rapidement porter par son explication.
Partons d'un constat simple : c'est la lumière du Soleil qui nous éclaire, après être passée à travers d'une enveloppe gazeuse entourant la planète et appelée atmosphère. Imaginez un peu : sans l'atmosphère qui entoure notre planète, le ciel serait noir, totalement noir. Je vous vois déjà vous tirer les cheveux et gémir que vous n'y comprenez rien, mais attendez un peu. Cette atmosphère dont je vous parle est donc essentiellement composée d'air, lui-même composé de molécules, de poussières, et de minuscules gouttes d'eau. Jusque-là, vous suivez ? Bien, revenons-en au Soleil. C'est le Soleil qui nous éclaire, donc, de sa lumière. La lumière que nous envoie le Soleil est blanche. Cela veut donc dire qu'elle constituée de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel : le rouge, l'orange, le jaune, le vert, le bleu, l'indigo, le violet, et toutes leurs nuances. Eddie suggère aux nés-Moldus de « penser à la pochette de l'album The Dark Side of The Moon, de Pink Floyd ». Euh, oui, faites ce qu'il dit. C'est bon, on continue ?
Accrochez-vous bien parce que ça va secouer : une couleur est une longueur d'onde. Ah non, retenez vos hurlements, vous m'aviez promis de ne pas paniquer ! Lorsque l'on dit qu'une couleur est une longueur d'onde, on fait en fait référence à la distance entre deux lumières de cette couleur. Les rayons de vos sortilèges seront par-là plus ou moins « épais » en fonction de leur couleur. Vous voyez, ça n'était pas si terrible à accepter. Si je vous apprends dès maintenant que les bleus sont les couleurs qui ont la plus courte des longueurs d'onde, vous voyez le rapport ? Non ? Si le bleu a une longueur d'onde courte, cela signifie que la lumière bleue a statistiquement plus de chances de rentrer en collision avec une molécule de l'atmosphère lorsqu'elle la traverse. Et, si c'est le cas, et qu'un rayon est amené à rentrer en collision avec une des molécules de l'atmosphère, celui-ci sera en quelques sortes dispersé dans l'atmosphère, comme retenu dans l'enveloppe gazeuse qui englobe la terre. De fait, à nos yeux, le ciel sera rendu bleu.
Je remercie mon invité et je me presse de mettre en forme mes notes pour vous faire part de ce que je viens de découvrir. La physique Moldue est tout simplement une petite merveille !
Votre reporter ébahi,
Thomas Beurk
