Coucou à toutes ! Merci à gaellejey, Kaname20, Guest, Rosalie-Cullen03, Pims10, Srawberryfrench, Nanoulaet, Kccb, vinnouche, Guest(2), apelfetorte, Pat, Roseblanche, Katymala et Ally2801 pour leur review !

Guest :

Merci pour ta review, je vois que le baiser t'a plu alors ce chapitre devrait te plaire aussi )

Kccb :

Je suis contente que ça te plaise et comme tu dis, maintenant, on sait. J'espère que ça en valait la peine d'attendre ?

Guest(2) :

Je vois ça et merci beaucoup !

apelftorte :

Merci pour tes review ! C'est le but, qu'Edward change et qu'il trouve la paix. Il s'est accepté et a accepté son handicap, d'où le fait qu'il soit plus doux. Bella s'est sentie en confiance avec Edward, d'où le fait qu'elle s'endorme ! Tu as raison, Mike est vraiment un abruti, si je peux me permettre et faire face à lui, c'est comme si c'était un cauchemars, mais elle ne s'en sort pas trop mal, n'est ce pas ?

Edward pense qu'il a emprunté Charlie, parce que ce dernier a joué une figure paternelle, mais comme Bella le dit, ce n'est pas le cas. Si Charlie a aidé Edward, c'est parce qu'il le voulait et le pouvait. Je suis contente que cette explication t'ai plu et si c'est mieux que l'original… Me voilà ravie !

Je suis ravie que la douceur entre eux te plaise. Je suis ravie que l'explication t'ai plu parce que c'est exactement ça, c'est grave, mais il n'y a heureusement pas mort d'homme. Le problème concernant la distance sera réglé dans le prochain chapitre )

Pat :

Merci beaucoup, je suis ravie que ça te plaise, la suite c'est pour maintenant !

Roseblanche :

Merci à toi pour cette review et les compliments. Je suis ravie que tu aies dévoré cette histoire, et que ça t'es permis de penser à autre chose qu'on confinement ! Merci de prendre le temps de me lire et de laisser un commentaire !

J'espère que tout le monde va bien et que vous ne trouvez pas le temps trop long. Je sais que c'est tentant de sortir quand il fait beau et bon dehors, mais n'oubliez pas de restez chez vous pour vous protéger vous et vos proches. Merci à toutes les personnes qui nous permettent de vivre normalement, toute profession confondues !

Merci à crazybells pour sa correction.

Bonne lecture.


Il me faut attendre trois jours avant de revoir Edward, nous sommes donc jeudi et ça fait donc 5 jours que je suis arrivée à Forks. Fort heureusement pour moi, les réactions des sœurs Stanley sont un cas isolé et la plupart des habitants se comportent normalement, certains posent quelques questions, notamment sur pourquoi j'ai quitté l'armée alors que mon père disait que j'avais une carrière prometteuse. Avec honnêteté, je leur dis que j'ai été blessée, sans pour autant rentrer dans les détails.

Hier soir, papa avait invité Jacob et Leah à dîner et c'est vrai que ça m'a fait plaisir de revoir la jeune femme et son mari qui étaient mes amis à l'époque du lycée et nous avons passé un bon moment, même si Charlie n'a pas hésité à remettre sur le tapis un certain sujet… D'ailleurs, ça m'aurait bien arrangé qu'il oublie cette partie là, mais j'imagine que ça marque lorsque ça concerne votre fille, d'autant plus si le même jour, des militaires sonnent à sa porte pour lui annoncer qu'elle est attendue à la demeure présidentielle pour lui remettre une médaille. Cette histoire date tout de même d'i mois, il aurait dû oublier !

-Leah, je dois te prévenir, avait commencé mon père très sérieusement, tu devrais faire attention lorsque ton mari porte l'uniforme.

-Ah bon ? S'était étonnée la jeune femme. Pourquoi donc ? Avait demandé Leah à la fois curieuse et inquiète.

-Parce que Bella trouve que ton mari porte particulièrement bien l'uniforme, avait répondu mon père avec un sourire fier de lui alors que je rougissais et que je cachais mon visage dans mes mains.

-C'est flatteur, avait rigolé Jacob. Même si je suis désolé de te l'annoncer, je suis parfaitement heureux avec ma femme, avait plaisanté le policier.

Leah rigolait aussi, comprenant qu'il y a une blague et qu'il s'agissait d'une taquinerie de la part de mon père alors que je tapais gentiment le bras de ce dernier.

-Ce n'est pas du tout ce que vous croyez, je m'étais défendue vivement. Certains de mes pensionnaires voulaient savoir si comme beaucoup de femmes, j'avais le fantasme de l'uniforme et si oui, lesquels. J'ai dû répondre quelque chose comme médecin et policier, peut-être bien militaire, je ne m'en souviens pas très bien. Mais quelqu'un m'a demandé qui en tant que policier et ton nom est sorti, mais je t'assure que je n'ai aucune vue sur toi, jamais ! Expliquai-je.

-Ne t'en fais pas, avait répondu Jacob, tu n'es pas mon style non plus ! Et puis, je te comprends, je suis vraiment très beau,avait ricané le policier alors que sa femme secouait la tête d'un air désabusé.

Je repense à la joie et la bonne humeur du repas d'hier soir alors que je marche à travers la forêt pour rejoindre la maison des Masen. Normalement, Edward ne travaille pas aujourd'hui et sa mère n'est pas présente. J'angoisse à l'idée de le revoir parce que je ne sais pas comment l'ancien militaire a réagit à mon « Je t'aime ». Je me doute que je n'aurais peut-être pas dû lui dire comme ça, que d'attendre qu'il soit prêt à entendre ces mots est normal mais il fallait qu'ils sortent même si ils ne trouvent pas d'écho. Je suis prête à patienter avant d'avoir la moindre réponse mais nous ne pouvons pas nous éviter éternellement et c'est pour cette raison que je marche dans le froid, même si pour une fois le soleil fait une apparition au dessus de la ville de Forks.

Marcher au milieu de ces arbres est terriblement familier puisque c'est dans cette même forêt que je courrais adolescente, mais aussi parce que depuis dimanche, je marche quotidiennement, pour me détendre et ne pas rester à rien faire à la maison pendant que mon père est au travail. En marchant dans les bois, je suis presque certaine de ne croiser personne et surtout d'éviter les commères de la ville qui n'hésitent pas à me considérer comme un phénomène de foire. A vivre éloignée de la ville, j'avais oublié l'effet que ça faisait de vivre dans une ville comme Forks. La solitude du ranch me paraît une bonne chose à présent et même les habitants de Melstone ne sont pas autant avides de ragots, mais depuis le temps, ils ont l'habitude de voir « mes gueules cassées », surnom qui vient tout droit des livres d'histoire puisque c'est ainsi que les soldats de la première guerre mondiale étaient appelés, suite à leurs impressionnantes mutilations, par les civils.

En apercevant l'imposante maison blanche des Masen, je me force à ralentir légèrement l'allure pour reprendre un peu mon souffle alors que l'air glacé me brûle la gorge et les poumons. Je souffle un bon coup, pour tenter en vain d'évacuer le stress qui fait accélérer les battements de mon cœur et augmenter ma pression artérielle avant de non pas appuyer sur le bouton de la sonnette, mais de toquer à la porte d'entrée. Je n'attends pas plus de 10 secondes avant que la porte ne s'ouvre sur Edward, mais ces dix secondes me paraissent extrêmement longues et terriblement courtes.

Pourquoi le temps est-il relatif ? C'est une question à poser lors d'un cours de philosophie. Malheureusement, je ne suis plus au lycée ou à la fac, mais pourquoi des secondes nous paraissent semblables à des minutes et parfois les heures nous semblent n'avoir durée que quelques minutes ? Pourquoi le temps passe-t-il différemment selon si nous sommes stressés ou heureux ?

-Bella ? S'étonne Edward. Qu'est ce que tu fais ici ?

-Bonjour, je réponds avec une espèce de sourire. Je peux entrer ? Je lui demande.

-Bien sûr, dit-il en s'effaçant pour me laisser entrer dans la maison. Comme dimanche soir, il me conduit dans la cuisine où il nous prépare un café et je le regarde mesurer la poudre suffisante pour la mettre dans la machine avant qu'il ne remplisse le réservoir d'eau.

Pendant que le café coule, je garde le silence, mal à l'aise, tout en triturant mes mains. Je ne sais pas par où commencer malgré les dizaines de discours que j'ai pu imaginer depuis hier soir. C'est comme si j'avais un gros trou de mémoire devant un contrôle sauf que ce n'est pas ma moyenne qui est en jeu mais mon cœur et j'ai peur qu'Edward sans même s'en rendre compte ne le prenne et ne le piétine. Il ne va pas non plus se forcer ou faire semblant de m'aimer seulement pour protéger mon petit cœur d'une déception amoureuse. Ce serait ridicule et égoïste.

-Tu vas bien ? Je lui demande et je me fustige intérieurement de cette entrée en matière assez pitoyable.

-Ça va et toi ? Répond Edward en posant les deux tasses de café sur la table dont une devant moi. Tu es venue à pied depuis la maison de ton père ? M'interroge-t-il.

-En coupant par la forêt ça ne fait pas si loin et puis… et puis je voulais te parler, voir comment tu allais.

-Je vais bien, ça m'a soulagé de t'en parler lundi même si tu n'as pas eu la réaction que je redoutais. Ta version était quand même bien plus agréable bien que surprenante, plaisante Edward.

-Tu… tu ne te doutais pas que j'ai des sentiments pour toi ? Je demande alors que j'ai la sensation que mon muscle cardiaque alterne entre bradycardie et tachycardie et c'est assez perturbant d'alterner entre battements cardiaques lents et rapides.

-Et bien, j'étais persuadé que tu ne voudrais plus jamais me voir après ça alors je ne me suis pas permis d'espérer qu'il pourrait avoir plus que de l'amitié entre nous.

Mon souffle se relâche un peu en entendant sa réponse, ce n'est pas un non catégorique ce qui me fait croire que mes sentiments ne sont pas à sens unique, mais d'un autre côté, l'espoir est un sentiment dangereux car la chute n'en est que plus rude par la suite.

-Tu avais donc si peu confiance en moi ? En notre amitié ? Bordel, si on a pu surmonter tout ce qu'on s'est dit au centre et s'en sortir, ce n'est pas une bêtise que tu as faite il y a plus de 15 ans qui aurait changé quelque chose !

Ça fait mal de se dire que la personne en face de vous, qui a su vous confier la partie la plus désagréable de sa vie, qui vous a raconté comment elle a traversé l'enfer, ne vous fait pas assez confiance et n'a pas assez confiance dans votre relation pour craindre que vous ne disparaissiez de sa vie pour une bêtise d'un pré adolescent qui venait de perdre son père. Pour quel genre de personne sans cœur me prend-il ? Pensait-il avoir si peu d'importance à mes yeux ? C'est lui… c'est lui le facteur déclencheur pour mon retour à Forks, sans lui, j'aurais pu rester des années en plus à éviter cette petite ville qui m'a en partie vue grandir.

-Non ! Tranche la voix de l'ancien militaire. Bien sûr que non ! J'ai confiance en toi, mais il s'agit de ton père. Je sais comment tu réagis lorsqu'une personne s'en prend aux personnes que tu aimes. Tu deviens féroce et je t'admire pour ça et j'avais peur que ça se retourne contre moi parce que tu es importante pour moi, même plus.

-Tu fais parti des personnes que j'aime, je lui réponds d'une voix douce et en m'approchant de lui. Je n'aurais pas pu partir loin de toi, même si je l'avais voulu. Ces trois derniers mois loin de toi… C'est toi sans même le savoir qui m'a permis de faire la paix avec moi même et avec Forks. Si… Si tu ne m'avais pas mise au défi de revenir pour obtenir des réponses, Dieu seul sait combien de temps il m'aurait fallu pour revenir. Sans doute des années. Tu me pousses à avancer et à ne pas m'appesantir sur le passé.

-Tu rigoles ? Rétorque Edward. C'est toi qui te pousses toute seule, tu aides et inspires les personnes au centre. Lorsque je suis arrivé, je pensais que je ne pourrais rien faire et tu m'as prouvé le contraire. Et même si c'était probablement contraire au bon déroulement de ma thérapie, je suis tombé amoureux de toi, répond Edward en plantant son regard droit dans le mien et alors que ses yeux sont un peu rougis.

Je ne cache pas ma joie et mon cœur accélère avant de reprendre un semblant de rythme normal. J'ignore totalement la tasse de café encore pleine et sûrement froide sur la table et je me rapproche d'Edward, et ce dernier devine sans mal mes intentions puisque c'est lui qui initie le baiser. Ma grosse parka gène un peu mes mouvements, mais je n'hésite pas à glisser mes mains derrière sa nuque comme pour le rapprocher encore un peu. Quand nous devons nous séparer pour reprendre notre souffle, un sourire se dessine sur mes lèvres. Et Edward passe son pouce sur mes lèvres probablement rougies.

-Il n'y a pas à dire, je préfère largement ta façon de faire, plaisante l'homme que j'aime.

-C'est agréable, c'est vrai, je reconnais. Mais je crois que ce serait bien si on répétait l'opération plusieurs fois, pour avoir notre dose, je propose avec malice.

-Tu crois ? Murmure Edward contre mes lèvres. J'acquiesce en hochant la tête avant de m'emparer de sa bouche.

Lorsque je rentre chez mon père, ou plutôt lorsqu'Edward me raccompagne en voiture parce qu'il fait soit disant trop froid pour que je marche encore une fois à travers la forêt, un sourire quelque peu idiot est gravé sur mon visage. Je suis soulagée que la conversation sur laquelle j'ai angoissé pendant des jours se soit aussi bien déroulée et que l'issue ait été clairement bonne. Avant qu'Edward me ramène, nous avons passé les trois dernières heures à discuter et à nous embrasser. Rien de plus. Ce n'est pas que nous n'en avions pas envie, loin de là, mais pour lui, comme pour moi, ça fait un moment que nous n'avons pas été dans une relation amoureuse et nous voulons prendre notre temps.

Car si lui, comme moi, avons une blessure similaire, personne, hormis le personnel médical n'a vu notre moignon, encore moins dans un contexte « amoureux ». Nous en avons parlé, lorsque nous serons prêts, aucun de nous deux ne jugera l'autre, et nous nous confierons sur ce que nous ressentons, mais pas aujourd'hui, pas tout de suite.

-Dis, tu crois que ton père va sortir avec son arme de service pour me menacer avec si il me voit embrasser sa fille unique ? Me demande Edward alors qu'il se gare devant la maison de mon père.

-Edward, tu as combattu des hommes et des femmes sans doute bien plus effrayants que Charlie et pourtant, tu as toujours peur de lui ? Je lui demande avec un sourire.

-Ne te moques pas ! S'exclame Edward en fronçant les sourcils. Ton père peut être effrayant, surtout avec sa moustache sévère et ses yeux noirs. Tu me protégerais ? M'interroge le jeune homme avec une lueur de malice dans le regard.

-Toujours, sauf si tu ne te décides pas à m'embrasser ! Je le menace.

Alors que je me penche pour recevoir mon baiser, quelqu'un toque à la fenêtre passager, me faisant sursauter au passage. Je tourne ma tête pour apercevoir mon père qui sourit fièrement de sa bêtise. Je baisse la vitre, j'attends que mon père s'arrête de rire à ma tête et… et à celle d'Edward puisque ce dernier est carrément pétrifié.

-Détendez vous les enfants, Edward par pitié, on dirait que je vais te tirer dessus et ensuite ma fille pensera que je suis violent. Et puis, je n'ai rien contre le fait que tu sortes avec Bella, seulement, les règles n'ont pas changé depuis ton adolescence chérie, on ne couche pas tant que je suis dans la maison !

-Papa ! Je m'écris alors que je sens mes joues rougir à cette remarque. Je te ferais remarquer que j'ai eu mon premier petit ami lorsque j'étais déjà à l'armée ! Ensuite, ce que je fais avec Edward ne te regarde pas !

-Bella ! S'exclame à son tour Edward, puis en regardant Charlie. Je vous promets qu'on ne fera rien sous votre toit.

-Bien, maintenant, descendez tous les deux de cette voiture et vous allez venir manger, j'ai préparé le dîner.

Je regarde mon père avec deux yeux ronds comme des soucoupes. Mon père a fait à manger ? Mon père sait faire la cuisine ? Pas que je sois misandre, mon père sait faire à manger, enfin il croit que faire cuire des pâtes, du riz et des pommes de terre, c'est cuisiner. Mais je peux tout de même dire que mon père est le champion quand il s'agit de cuisiner le poisson ou pour les barbecues. Mais en plein mois de décembre, je doute que nous mangeons un barbecue, surtout dans l'état de Washington.

-Tu as fais quoi ? Je demande à mon père.

-Steak et pommes de terre, tu sais que je ne suis pas un chef gastronomique, ironise mon père et tout de suite, ça prend tout son sens.

Nous entrons dans la maison, et j'en profite pour enlever ma parka et Edward fait de même et alors que j'accroche les deux vestes au porte manteau, mon petit ami envoie un message à sa mère pour la prévenir qu'il dîne chez le shérif.

Nous passons un bon moment et mon père n'hésite pas pour nous taquiner un petit peu mais en disant qu'il est bien content que nos relations se soient (beaucoup) améliorées depuis avril. Il en profite quand même pour menacer Edward, que voulez vous, on ne refait plus mon père.

Lorsque j'appelle ma mère le soir même, comme j'ai l'habitude de le faire, elle saute presque de joie à travers le combiner tandis que je lui annonce pour Edward et moi, je le fais avant que mon père appelle ma mère pour le lui dire. J'aurais aimé profiter un peu plus de ma relation naissante avant d'en parler avec mes parents mais d'un autre côté, ils respectent ma vie privée, même ma mère se retient de me poser tout pleins de questions. Et je l'en remercie de se contenir comme ça. Il est probable que je ne l'aurais pas bien pris si ma mère m'avait harcelée.

Par contre, il me reste toujours cette question : Comment va-t-on faire avec Edward, une fois que je serais rentrée dans le Montana ? Ça m'angoisse même si j'essaye de ne pas trop y penser. Il faut d'abord que nous apprenions à nous connaître en tant que petits amis. La suite, on avisera au fur et à mesure.


Voilà, ça a pas mal avancé durant ce chapitre qui était tout dégoulinant d'amour !

N'oubliez pas, 5 review minimum pour avoir le prochain chapitre en temps et en heure ! Prenez soin de vous !