Chapitre 23 : The moment you've been waiting for
Helloooo !
Je sais pas si vous pouvez voir ma nouvelle pdp sur mais c'est un dessin d'Elizabeth dont je suis AMOUREUSE ! L'artiste qui l'a fait ( /sacharner sur twitter) prend encore des comissions si ça vous intéresse!
Personnellement je passe mes journées à tricoter frénétiquement en essayant de me faire un pull... molly weasley who?
bref laissez une review si ça vous plait ! (et si vous avez des fanfics Hamilton oospi)
J'ai tenté de parler de ma théorie sur Rogue à Neville. J'ai mentionné son humeur étrange, le fait qu'il n'était pas si « mangemort ». Mais Neville s'est braqué aussitôt. Je ne peux pas le blâmer. Je suis même perturbée par ce que je suis entrain de supposer.
J'ai été me renseigner sur Dumbledore. Je n'ai rien trouvé d'intéressant. Et je suis presque tentée de lire la biographie écrite par Rita Skeeter. Mais avant ça, j'ai décidé d'aller voir Alberforth. Je l'aime bien. Il me donne la compagnie bourrue qui manque à ma vie.
- Tu veux savoir si le torchon de Skeeter est vrai ? avait-il marmonné.
- Je ne donnerais pas mon argent à cette harpie, j'ai répondu, décidée.
- C'est déjà ça…, avait-il soupiré.
Le regard d'Alberforth s'assombrissait toujours lorsqu'on mentionnait son frère. Un regard haineux et déçu.
- Dumbledore a vaincu Grindelwald mais il…
- Ils étaient amis, avait répondu Alberforth avec un mauvais sourire. Ils passaient leur temps ensemble. Ils avaient de grands projets.
Alberforth jeta un regard douloureux au portrait de sa sœur. Je senti ma gorge se nouer et suivi son regard.
- Ça lui aura coûté la vie.
Je me sens mal à l'aise. Même si j'avais une mauvaise image de Dumbledore, je ne veux pas que celle-ci soit totalement détruite. Je déglutis et bois une gorgée du verre de bièraubeurre aimablement servi par Alberforth.
- Mais il était… ami avec Grindelwald ?
- Ami, aimant, peu importe, soupira Alberforth sans me regarder, ses yeux posés sur le portrait d'Ariana.
Peu importe en effet. Mais j'ai mieux compris soudainement. J'ai compris le vieil homme mieux que je ne l'avais fais précédemment. Et tout fait sens. Il a pardonné Rogue parce qu'il avait fait lui-même une erreur terrible. Est-ce que ça veut dire que Rogue est forcément de notre côté ? Je ne sais pas trop. Mais sa présence au château est… performatrice. On dirait qu'il a été mis là parce qu'il a tué Dumbledore et qu'il a maintenant la figure de Grand Méchant. Pourtant… il n'a rien fait qui donnait cette impression.
J'ai peur de lui offrir le bénéfice du doute à cause de mon affection envers lui. Mais en même temps douter de Dumbledore semble être une erreur… Mais il y a aussi le fait que Dumbledore n'était qu'un homme. Un homme avec beaucoup d'expérience mais un homme quand même, capable d'erreur. N'aurait-il pas pu se tromper sur Rogue ? Et puis ? il aurait pu avoir raison au début et puis Rogue aurait changé d'avis en sixième année… Et de nouveau changer d'avis en septième année.
En même temps, Dumbledore savait qu'il y avait un danger de mort, une épée de Damoclès qui trônait au dessus de sa tête. N'aurait-il pas pu faire de prudence ? Aurait-il choisi de ne pas le faire ?
- Je vois…
- Elizabeth, mon frère n'était pas une bonne personne, m'a-t-il dit sombrement. Il a envoyé un gamin de 17 ans faire son boulot.
- Je sais, je lui ai dis plusieurs fois que je n'aimais pas la façon dont il traitait Harry et comment il l'utilisait pour faire le sale boulot.
- Tu lui as dis ? a répété Alberforth.
J'ai hoché la tête et il a eut un petit sourire satisfait.
- J'imagine que tu n'es pas trop mal.
- Je sais que je suis votre préférée, j'ai susurrée avec un mauvais sourire.
- C'est la coupe de cheveux, m'a-t-il répondu. J'aime bien l'idée que tu ne laisses pas tes cheveux traînés un peu partout sur mes chaises.
- Oh, oui parce que ton café est siiiii occupé.
Il a grogné une insulte et m'a ordonné de rentrer au château. J'ai obéis. Je savais qu'il avait raison, il ne faut pas abuser des bonnes choses. Surtout en ce moment.
ooOOOoo
Ginny est partie. Malefoy aussi d'ailleurs.
Pendant les vacances de Pâques. Ginny est rentrée au Terrier et y est restée. Drago, je ne sais pas trop. Je sais que sa présence me manque. Il assurait des doloris beaucoup moins cruels. Il était la garantie que l'on pourrait marcher quand il avait fini. Et même si il n'a jamais présenté des excuses à haute voix, son visage criait le regret.
Ginny a été convaincue par les lettres de ses parents. J'en ai reçue aussi. Les lettres de Molly et George m'ont brisées le cœur. Molly me suppliait, au nom de son statut de belle mère de rentrer. George m'a envoyé sa lettre via Alberforth. Je lui avais dis que c'était le moyen le plus sûr que la lettre ne soit pas censurée.
« Mon amour,
Je sais que tu ne vas pas aimer le contenu de cette lettre. Je le sais parce que je n'aime pas l'écrire. Ginny va rentrer au Terrier. Il aura fallu la convaincre mais mes parents ont enfin réussi.
Je dois malheureusement te demander la même chose. Je sais que c'est hypocrite de ma part – continuant ma résistance avec Lee et Fred -. Mais j'ai peur pour toi. Je sais que mes peurs ne sont pas infondées. Je n'ai qu'une petite idée du danger dans lequel tu es en restant à Poudlard, et pourtant c'est déjà de trop.
Je doute sincèrement réussir à te convaincre, Fred m'a déjà conseillé de ne même pas essayer. Mais je m'en voudrais de ne rien faire.
Les mangemorts sont à Poudlard, si les choses venaient à dégénérer, il serait terriblement simple pour eux de t'attaquer, ou pire encore. En toute impunité. Tu serais beaucoup plus en sécurité si tu revenais à la maison. Tu sais que j'ai raison.
J'admire ce que tu fais avec l'A.D. Je suis terriblement fier de toi, et admiratif. Mais… Tu dois penser à toi.
S'il te plaît, rentre à la maison.
Je t'aime.
G.W. »
J'ai répondu « Non, je t'aime aussi. E.W. », incapable d'écrire quoique ce soit d'autres. Ma main tremblait quand je lisais sa lettre.
Je sais que George a raison. Mais je sais aussi beaucoup de choses qu'il ignore. Je sais que la petite Elena est terrifiée de retourner à la salle commune, que la seule chose qui lui donne du courage est l'histoire de la jeune Hermione Granger qui a mis le feu à la cape de Rogue. Je sais que Thomas, troisième année Serdaigle, a perdu sa mère en début d'année. Qu'il adore que je lui parle de la mienne, que ça l'aide à parler de la sienne. Je sais que Henry Tompkins de Gryffondor ne va manger dans la Grande Salle que pour me faire plaisir. Je sais que Colin Crivey est le conteur d'histoire : racontant la légende de Harry Potter à ceux qui ne le connaissent pas, rappelant à tous et à toutes ce que nous faisons ici. Je sais que Lavande a besoin d'aide pour tresser les cheveux des plus petites. Elle s'est mise à s'occuper des cheveux d'une petite Poufsoufle du nom de Leona qui était généralement silencieuse. Depuis, on arrive plus à la faire taire. Et les autres filles adorent passer ce temps privilégié avec Lavande et Parvati, discutant ragots, horoscope et divination.
Neville, Luna, Ginny et moi avons commencé tout ça. Il ne reste plus que deux d'entre nous. Je ne pourrais jamais abandonner Neville. Je refuse de le laisser seul. Je le vois se ronger les sangs pour tout le monde quand on ne le regarde pas. Je le vois s'entraîner avec ardeur.
Il y a quelques jours, je l'ai vu recevoir une lettre qui l'a littéralement bouleversé. Il n'a plus prononcé le moindre mot de toute la journée. Et quand, au soir, nous étions assis l'un contre l'autre sur l'un des canapés de la Salle sur Demande, partageant les restes du ragoût « Fourre-Tout » d'Alberforth (c'est malheureusement le nom officiel), Neville m'a expliqué le contenu de la lettre. La grand-mère de Neville avait été attaquée. En voyant mon visage horrifié, il m'a tout de suite rassurée qu'elle allait bien. Qu'elle se portait au mieux. Et qu'elle était fier de lui.
J'ai pris la main de Neville et lui ai parlé de la lettre de George. Il s'est raidit et m'a demandé à mi voix :
- Tu penses qu'il te pardonnera ?
- Je pense que si il m'en veut à ce point pour faire la même chose que lui, il a un égo surdimensionné ou alors ne me prend pas pour son égal…
- Il veut juste te protéger.
- Et je veux le protéger lui. Mais je sais quels risques il prend et je sais que l'arrêter sera vain. Je pense pas qu'il m'en voudra de refuser.
- J'espère que Luna va bien, inspira-t-il.
J'avais serré sa main sans répondre.
ooOOOoo
Potter & co ont été volé à Gringott. La nouvelle a donné un vent d'espoir à l'AD. Seamus a même encadré l'article. L'AD avait besoin de ce vent d'espoir. Les Carrow nous sont tombés dessus alors que Neville et moi allions chercher des vivres en urgence aux cuisines. Alberforth n'avait plus rien. Une première année a crié quand nous sommes rentrés. J'ai une balafre le long du côté gauche de mon visage, ça me donne un air à la Scar/Zuko. La balafre s'est un peu infectée les premiers jours mais Neville m'a assuré qu'elle devrait partir dans les mois qui suivent. J'ai des bleus le long de la gorge, les doigts d'Amycus ayant marqué celle-ci. Nous avons réussi à leur échapper quand Peeves a fait tombé des portraits dans le couloir à proximité avec bruit.
Je ne sais pas trop pourquoi mais les nouvelles du trio d'or ne m'ont pas vraiment rendue heureuse. Soulagée, sans doute, mais heureuse ? Je suis aigrie. Ils ont l'air d'aller bien. Physiquement même mieux que nous. Et ça m'énerve. Je sais que ce n'est pas juste. Je sais que ce n'est pas de leur faute, mais je n'en peux plus. Je ne sais plus trop à quoi rime ce que nous faisons. Je ne sais pas si ça sert à quelque chose. Je sais juste que l'on continue de souffrir de jour en jour et que rien ne semble changer. Tout dépend de Harry et de son propre succès. Je déteste être aussi dépendante de quelque chose que je ne contrôle pas. Et c'est insupportable.
Mais aujourd'hui, l'atmosphère est différente. Elle est électrique. Et même traîner dans la Salle sur Demande ne me rassure pas. Seamus m'a pourtant assuré que rien n'était à signaler. Les Carrows n'étaient pas pire que d'habitude. C'est déjà ça.
Pourtant, quand Ariana revient dans son portait, je sens qu'elle a quelque chose à nous dire. Quelque chose d'excitant. Quelque chose d'important. Et je n'ai pas envie d'aller voir. Je donne un coup de coude à Neville, lui montrant d'un geste du menton le portrait.
- Tu devrais aller voir.
Il « discute » avec Ariana quelques minutes et revient avec l'air de celui qui a du mal à cacher son impatience. J'inspire profondément et sens mon cœur manquer un battement lorsqu'il me souffle « Harry, Ron et Hermione sont là ».
Ma bouche s'assèche et ma gorge se noue.
Ça y est. C'est parti.
- Va les chercher. Je préviens les autres.
Et c'est ce que je fais. Je préviens les membres de l'AD via le gallion, les ordonnant de venir (« URGENCE »). J'envoie aussi un patronus à George, espérant que j'ai réussi à lancer le sortilège. Ça faisait quelques semaines que j'essayais de le perfectionner mais rien n'est moins sûr.
Discrètement, Neville part chercher le trio d'or. De mon côté, je glisse l'un des dernier bonbon au citron dans ma bouche, attrape l'écharpe de Sherlock que je noue autour de mon cou et attrape le browning de Papa. Quand j'aperçois Neville revenir avec Ariana et trois autres silhouettes, j'annonce avec un sourire triomphant :
- L'enfant prodige est de retour !
Les laissant se tourner vers le tableau, je m'installe confortablement dans l'un des fauteuil en cuir usé de la Salle sur Demande, un peu à l'écart et profitant de la vue de mes amis, protégés et autres dont les yeux étincellent soudainement d'espoir.
