Le retour

Videl avait repris les cours le lundi matin, et comme elle s'y attendait, Eresa l'a bombardée de questions; que ce soit sur ce qui s'était passé avec Gohan, que la raison de cette nouvelle coiffure. N'étant pas dans l'esprit de lui répondre, elle lui promit de répondre à toutes ses questions le soir même. De plus, Eresa avait insisté pour qu'elle dorme chez elle, ce que Videl accepta après un harcèlement incessant. Elle espérait juste que son père ne soupçonnerait rien.

Durant toute cette journée, Videl espérait voir Gohan du coin de l'œil, surveillant au loin que tout allait bien, mais rien. Trouvant le cours actuel particulièrement inintéressant, elle regarda par la fenêtre la plus proche, admirant l'horizon s'étendre avec ce ciel bleu printanier. Où était-il ? A la poursuite de Jim ? Chez lui ? Dans les montagnes ? Il pouvait également être à Satan City sous la forme de Great Saiyan Man !

Désireuse de vérifier la présence de cet homme, elle se concentra dans l'espoir de détecter les pensées de ce dernier, peu importe à quelle distance ! Mais malgré sa volonté, elle ne perçut que des pensées d'étudiants dans la cours ou dans les salles alentours. Elle fut par ailleurs étonnée de la distance que son pouvoir pouvait parcourir. Contre toute attente, son ki était toujours aussi puissant. Mais un tel effort l'épuisait énormément ! Elle faillit s'évanouir sur sa table en plein cours, ce qui n'échappa pas à son amie Eresa juste à côté d'elle.

"Videl, tu vas bien ? Tu es blanche comme un linge." demanda la belle blonde en chuchotant.

"Ça va… Juste un coup de fatigue." mentit Videl en retournant sur le cours.

"Je t'assure, tu n'as pas l'air bien…"

"Tu t'inquiètes pour rien."

Videl ne poursuivit pas la conversation et sentit ses forces revenir petit à petit. Elle décida de ne pas réutiliser son pouvoir de la journée, voir même de la semaine. Et comme par réflexe, elle détourna son regard vers la fenêtre et au loin, elle vit une silhouette familière, comme sortit de ces plus beaux rêves. Great Saiyan Man était visible dans le ciel, regardant dans sa direction. Elle le vit approcher du lycée plus doucement jusqu'à ce qu'il sorte de son champ de vision. Puis son portable vibra faiblement, Gohan venait de lui envoyer un message :

A la pause, rejoins moi sur le toit.

Videl fixa l'horloge avec empressement et une fois l'heure venue, elle se précipita sur le toit sans donner d'explication à Eresa. Une fois sur place, elle vit Gohan se retourner avec son casque à la main. Mais son sourire disparut lorsqu'elle vit le visage sérieux de son petit-ami qui ne semblait pas partager sa joie.

"Gohan ? Ça va ?" demanda-t-elle en s'approchant doucement vers lui.

"C'est plutôt à moi de te demander ça ! Ton ki a chuté tout à coup, j'ai cru qu'il t'était arrivé quelque chose !" s'énerva Gohan.

Videl réalisa que la cause était son usage abusif de son pouvoir et se sentit coupable d'avoir inquiété le jeune homme.

"Je suis désolée… Ce n'était pas voulu."

"J'espère bien ! Te rends-tu compte à quel point tu m'as fait peur !" continua Gohan sans baisser la voix.

"J'ai dit que j'étais désolée ! J'étais heureuse de te voir mais si c'est pour te montrer aussi désagréable, tu peux repartir !" s'énerva à son tour la petite brune, pratiquement au corps à corps. Le demi-saiyan soupira fortement, secoua sa tête et déposa enfin un baiser sur ses lèvres, ne demandant pas plus d'explications.

"Ne le prends pas comme ça. Si tu voulais attirer mon attention, tu pouvais le faire autrement que de me faire une telle frayeur." Gohan se calma malgré lui et la prit dans ses bras. "Je ne suis pas très tranquille."

"Je comprends…" admit Videl en se blottissant dans ses bras. "Au moins je sais que s'il m'arrivait quelque chose, tu arriverais très vite."

Gohan sembla amusé par cette réflexion, bien sûr qu'il était prêt à briser le mur du son pour elle. Qui plus est avec le retour de ses pleins pouvoirs.

"La pause est bientôt fini, tu ferais mieux d'y retourner." informa le guerrier avec regret. Videl se détacha de lui et commença à s'éloigner de lui.

"Ce soir je dors chez Eresa, elle a insisté."

"Ce soir ? Ça me semble être une bonne idée, au moins tu ne seras pas seule !"

Malgré l'évidente bonne nouvelle pour Gohan, Videl n'y voyait que de la déception, elle ne pourrait donc pas voir son petit-ami ce soir encore. De toute évidence, temps que Jim ne serait pas arrêté, ils n'auront pas beaucoup de soirées ensemble. Gohan précipita son départ et l'embrassa de nouveau avant de repartir en Great Saiyan Man, lui souhaitant bonne chance pour les cours. Videl ne revit plus Gohan de la journée après cela.

Le soir venu, Eresa ne lâcha pas Videl, du lycée à la demeure des Satan, elle lui répétait de bien prendre toutes ses affaires pour la nuit et de ne surtout pas lui poser de lapin ! Videl informa son père de sa "nouvelle" nuit chez Eresa, ce qui ne sembla pas l'inquiéter mais fit la réflexion que c'était peut-être de trop ! La petite brune prit le plus d'affaire dans son sac et partit chez son amie.

La maison d'Eresa était plus modeste mais restait très coquette, avec des fleurs et des haies bien taillées. Videl salua les parents d'Eresa, toujours la bienvenue. Puis après quelque réflexion sur sa nouvelle coiffure, elles se précipitèrent dans la chambre de la blonde. Son amie se mit très vite à l'aise et invita Videl à la rejoindre sur son lit pour commencer cette terrible discussion.

"Je veux tout savoir ! Qu'est-ce qui s'est passé pendant ce weekend ? Une nouvelle coiffure et un alibi pour dormir ailleurs que chez toi…" commença Eresa, hâte de découvrir le fin mot de l'histoire.

"Ma coiffure… C'est pour l'entraînement !" mentit Videl. "C'est plus pratique comme ça."

"Vraiment ? Tu ne t'en es jamais plaint jusqu'à présent, au contraire tu les adorais ! C'est surement un mensonge, mais c'est pas grave, c'est pas ce qui m'intéresse le plus !" s'exclama Eresa. Videl fut étonnée de la perspicacité de son amie. Elle avait raison, elle adorait ses longs cheveux ! D'ailleurs, elle sentait toujours ses longs cheveux dans la nuque, comme un membre fantôme. Elle finira bien par s'habituer à cette coupe…

"Alors ? Tu as revu Gohan ?" continua la blonde avec empressement.

"Oui je l'ai revu" avoua Videl, ne pouvant cacher un si gros mensonge.

"J'en étais sûre ! Tu as donc passé tout ce weekend chez lui ?"

"Oui…" répondit-elle mais elle omit le fait qu'il n'était pas très présent.

Eresa eut des étoiles dans les yeux et se rapprocha de son amie avec un sourire sournois, comme un chat se rapprochant d'un petit oiseau.

"Et il s'est passé quelque chose d'intéressant ?"

Videl repensa à son moment intime avec Gohan le vendredi soir, et malgré ses protestations, elle fut trahit pas son visage qui vira au rouge. Bien évidemment, Eresa le comprit et s'exclama avec hystérie.

"Mais je rêve ! Vous l'avez fait bande de cachottiers !"

"Chuuuuut Eresa..." paniqua Videl en pensant aux parents de son amie. "On n'a pas fait… Ce que tu penses."

"Hooo je vois ! Vous prenez votre temps…" Videl ne lui répondit pas mais dévia son regard, incapable de riposter. "Alors dis moi, comment est Gohan ?"

"Eresa !" se vexa la petite brune. "Il est hors de question que je te raconte tout !"

"Rooo t'es pas drôle… Tu peux au moins me dire ce que vous avez fait."

"Non !"

"S'il te plait…"

"Je t'ai dit non Eresa !"

"Mmmmm…" Eresa se mit à faire la moue mais n'abandonna pas pour autant. "Et tu n'as pas vu le Petit Gohan ?" poursuivit la blonde en donnant un surnom absurde au pénis de Gohan. Ce que Videl finit par comprendre dans un soupire.

"Mais arrêtes !" Videl se leva du lit dans l'espoir d'arrêter les assauts. Tout à coup, des mains passèrent devant elle et attrapa sa poitrine.

"Kyh- Eresa ! Mais qu'est-ce qui te prends ?!" s'exclama Videl d'une voix trop aiguë.

"Quel cri trop mignon ! Se pourrait-il qu'il ait joué avec ?" s'amusa Eresa en remuant les seins dans ses mains. Incapable de repousser son amie sans lui faire du mal, Videl protégea sa poitrine avec ses bras, s'écartant au mieux d'elle.

"Eresa, stop ! Ça va mal se finir." menaça-t-elle.

"T'es vraiment pas drôle…" bouda Eresa en s'étalant sur le lit. Puis, comme si un ouragan passait sur son visage, elle prit un air très sérieux. "Plus sérieusement Videl, est-ce que je peux faire quelque chose pour toi ? Un conseil, un avis ?"

"Après ce que tu as fais, tu comprendras que j'en ai moyennement envie." Après mur réflexion, Videl se réinstalla sur le lit, bras toujours croisés sur sa poitrine. "J'ai peut-être une question, en effet…"

Eresa se redressa sur le lit; assise, le dos droit, prête à tout entendre.

"Comme je te l'ai dis, on ne l'a pas encore fait. Gohan répète sans cesse que je dois être sûre d'être prête. Mais comment savoir si on est prêt ?" demanda timidement Videl.

"C'est une très bonne question !" s'exclama la blonde. "Tout d'abord, tu ne dois pas vouloir le faire pour faire plaisir à Gohan, tu le fais pour toi. C'est très important ! Parce que si ça se passe mal, tu t'en voudras d'avoir cédée aussi facilement juste pour un garçon."

"Tu crois vraiment que je suis ce genre de fille ?" se vexa de nouveau la petite brune.

"Non… Mais par amour, on peut être prêt à tout pour l'autre. Or s'il t'aime vraiment, il attendra le temps qu'il faut." Videl se fit une note à elle-même, il était évident que Gohan l'aimait, il était le premier à faire des concessions pour elle. Eresa poursuivit son discours inspirant: "Ensuite, se sentir 'prête' est assez difficile à répondre… Disons que tu en auras envie et que l'idée de t'arrêter est insupportable. Tu comprends, c'est physique comme sentiment !"

Videl buvait ses paroles et réfléchissait en silence, elle avait ressenti de tels sentiments mais elle les repoussait sans cesse.

"Dis Eresa… Le fait d'être embarrassée, c'est un signe que je ne suis pas prête ?" demanda simplement Videl.

"Embarrassée ? Mais heureusement que tu es embarrassée ! Tu ne t'attends pas à faire une première fois comme dans les pornos j'espère ! Parce que c'est que du faux. L'embarras n'a rien à voir avec être prête ou non. Tu seras gênée lors de ta première fois, et Gohan aussi ! D'ailleurs, je paris qu'il sera encore plus empoté que toi." ricana Eresa en imaginant le timide Gohan faire quelque chose d'aussi audacieux. "Et comme je t'ai dit, ne t'attends pas à faire comme ces actrices du X, les rapports sexuels n'ont rien à voir avec ça. Surtout quand c'est un acte d'amour, on ne peut pas comparer ! Et j'aimerais que tu me rendes un service… Si un gars compare une femme à des films pornos, tu pourras défigurer son visage pour moi s'il te plait ? Hihihi !"

Videl vira au bleu, comment une fille si souriante pouvait lui demander de telles choses ? C'était plutôt le genre de Videl d'avoir ce comportement, pas la douce Eresa... La belle brune aux yeux lapis-lazuli fut étonnement détendue après cette conversation, son amie l'avait rassurée sur de nombreux points.

"Mais dis moi honnêtement…" continua Eresa, toujours trop curieuse. "D'après toi, Gohan est prêt pour ça ?"

"Gohan ? Hum… Je pense que oui, pourquoi ?"

"Parce qu'en général c'est des hommes qui forcent les femmes, mais vu que tu as plus de caractère que Gohan, il est possible que ce soit l'inverse."

"Qu'est-ce que tu insinues ? Tu crois que je force Gohan !"

"Je n'affirme rien, mais c'est une possibilité." se défendit Eresa. "Assures toi juste que vous êtes prêt tous les deux. Ho ! Et autre chose… Profites au maximum de ta première fois, fais en sorte qu'elle se passe comme tu le veux. Et ne mets pas trop de pression à ce pauvre Gohan, une première fois pour un homme, ça dure rarement des heures." s'amusa Eresa en se rappelant ses propres expériences.

"Je commence à me sentir nerveuse…" tenta d'arrêter Videl.

"Juste une dernière chose ! As-tu de quoi te protéger ?" poursuivit Eresa sans faire attention à la gêne de Videl

"Je… J'ai les préservatifs que l'infirmière distribue. J'en ai deux quelque part chez moi."

"Je sais pas ce qu'ils valent réellement… Je peux t'en donner un au cas où." Eresa se leva et se dirigea vers son armoire où elle sortit une boite de préservatif dans un petit coin caché. Mais avant d'en confier un à son amie, elle s'arrêta avec un large sourire. "Avant de t'en donner un, je dois être sûr qu'il est à la bonne taille."

"Comment ça ?"

"Disons que les préservatifs, c'est comme les chaussettes, y a une taille ! Donc j'ai besoin d'avoir une idée de la taille de Gohan." taquina Eresa, s'imaginant que Videl connaissait la taille.

"Eresa !"

"Je te le jure !"

Videl hésita, elle devait vraiment donner la taille de Gohan ? Mais elle n'en avait aucune idée.

"Je ne… Je ne l'ai pas vu réellement."

"Tu n'en as pas une petite idée ?" Eresa sortit sa règle. "La moyenne est treize à quinze centimètres, tu juges Gohan comment ?"

Videl fixa l'objet scolaire avec attention, c'est fou à quel point une règle peut grandir les objets ! Rien que les mesures données par Eresa semblaient impressionnantes.

"Gohan… Est au-dessus…" lâcha Videl en se persuadant que c'était pour avoir une protection optimale.

"Nonnnn ! Petite coquine !" s'exclama la blonde, follement jalouse. "Dans ce cas, prends ce préservatif ! Hahaha !"

Pendant tout le reste de la soirée, Eresa tenta en vain d'en savoir davantage sur leur moment intime, même à l'heure du coucher, elle ne cessait de poser des questions indiscrètes. Au grand bonheur de Videl, la fatigue finit par prendre le dessus et son amie sombra dans le pays des rêves, savourant enfin ce silence pour pouvoir s'endormir. Avant de sombrer à son tour, Videl pensa de nouveau à Gohan et à ce qu'Eresa lui avait expliqué. Était-elle vraiment prête ? Elle ne voulait pas se tromper pour sa première fois, mais les conseils d'Eresa étaient très instructifs.

La routine s'installait progressivement et les journées de Gohan se résumaient à dormir, manger, s'entraîner, rechercher Jim et surveiller Videl. Occasionnellement, Gohan brisait cette routine en rejoignant Videl le soir, lui permettant de faire ses devoirs avec elle et ainsi garder un œil sur le programme scolaire. Et quand l'envie leur prenait, ils partageaient un moment intime, s'assurant toujours de ne pas attirer l'attention d'Hercule. Il s'écoula deux semaines avec ce rythme et progressivement, Gohan envisageait la possibilité que Jim avait laissé tomber. Videl semblait peu convaincu mais elle se sentait moins oppressée qu'au début. Elle profitait de ses journées de cours comme une élève normale et profitait de son petit-ami.

Au cours de la troisième semaine, Videl eu l'autorisation de son père pour sécher les cours pour s'entraîner pour le Budokai. Elle cacha la réelle motivation de son absence car elle profita de cette semaine pour rendre visite à Gohan, et ainsi apprendre à voler. Suite au précédent incident avec Jim sur le toit du lycée, le demi-saiyan avait prit la résolution d'apprendre à voler à sa petite-amie et ainsi éviter un tel incident. Gohan constata avec joie que Videl maîtrisait de mieux en mieux son ki, elle jouait avec les qi gong sans les faire tomber et pouvait contrôler son pouvoir de lecture des pensées. Pour ce qui en était du pouvoir du feu, il semblait demander plus d'efforts. Ce pouvoir était si incontrôlable qu'il demanderait plusieurs années avant de le maîtriser. Constatant que Videl était prête, il apprit à Goten et sa petite-amie à voler dans un temps record ! Grâce à sa maîtrise du ki, Videl apprit au rythme de Goten, malgré un don très prononcé de la part de son petit frère. Bien que passant beaucoup de temps ensemble, comme un couple heureux, ils ne disposaient pas assez d'intimité à cause de Goten et donc ne purent profiter comme ils l'auraient souhaité. Mais chaque chose à une fin et Videl retourna en cours, Gohan s'assurant qu'elle ne courait aucun danger. Elle pourrait poursuivre son apprentissage seule dans son coin.

Après un long entraînement avec Goten, le mercredi de Gohan semblait se finir comme à son habitude. Il prit le temps de s'assurer que Videl se portait bien et de toute évidence son ki était normal. Il lui envoya un message pour lui demander comment c'était passé sa journée et posa son portable. Videl prenait souvent le temps pour lui répondre, suffisamment de temps pour lui permettre de prendre une douche et nettoyer toute trace de transpiration. Il entra dans la salle de bain, retira sa tenue de combat et commença à se laver. Il ignorait si ce soir encore, il passerait du temps avec elle. En semaine, il évitait au mieux de la déranger pour s'assurer qu'elle serait en pleine forme pour les lendemains en cours. Mais l'envie de la voir était toujours présente ! Gohan voyait le visage de Videl déformait par le plaisir, haletant et gémissant fortement. Il ne pouvait chasser de telles images de sa tête.

Doucement, sa virilité s'éveilla, l'eau ruisselant sur son corps. S'assurant qu'il ne serait pas dérangé, il ne résista pas à la tentation et commença à stimuler son éveille. Il ferma ses yeux et laissa son imagination faire le reste…

Il voyait Videl, se cramponnant aux draps, les yeux clos, la bouche grande ouverte. Elle avait le visage le plus érotique qu'il lui était donné de voir. Au rythme de ses mouvements personnels, Videl bondissait, gémissant, sa poitrine dansant au même rythme.

"Videl…" Il sentit une pression monter en lui, s'appuyant sur le mur pour éviter de perdre l'équilibre. N'interrompant pas sa vision délicieuse, il accéléra ses gestes, gardant bien sa voix à un débit raisonnable. L'eau continuait de couler sur son corps, ses oreilles n'entendaient que le bruit de l'eau, l'immersion était totale. Son imagination s'égara à son dernier rêve humide où Videl semblait très audacieuse. Descendant sensuellement vers sa virilité, un sourire aux lèvres avant d'avaler sa longueur sans ménagement. Il en perdait le souffle, il se sentait chaud, les yeux ne pouvaient s'ouvrir face à tant d'excitation. Il parvint à ouvrir partiellement son œil, pour rester conscient de la situation, mais son œil se referma malgré lui. Il continua son plaisir personnel puis il relâcha la pression dans un grognement canalisé, laissant l'eau faire disparaître toute trace de son petit caprice.

La douche put enfin se terminer correctement, non sans s'assurer que tout était propre derrière son passage. Gohan prit une serviette et vit une réponse de Videl, elle semblait aller bien à son grand bonheur. La soirée paraissait se dérouler normalement, il n'irait pas la voir ce soir là mais un simple appel suffirait.

Un nouveau weekend commençait et Gohan attendait avec impatience de retrouver Videl pour un samedi après-midi détendu, comme ils n'en avaient pas eu depuis longtemps. Mais alors qu'il mangeait avec sa famille, Gohan reçu un message de la part de Bulma, lui demandant de venir au plus vite. Sans plus tarder, Gohan s'envola vers le lieu prévu, non sans prévenir Videl de son petit contre-temps.

Une fois sur place, Bulma sortit de sa maison avec empressement, une note à la main.

"C'est Jim ! Il refait parler de lui !" hurla Bulma en donnant le papier à Gohan, qu'il lu dans la foulée. "Une personne l'a déposé il y a trente minutes. Mais le coursier n'a aucune information quant à la position de Jim."

Il y était écrit :

'Salut Gohan, ou devrais-je dire Great Saiyan Man ? Je connais tes relations étroites avec ta marraine Bulma Brief. J'ai appris beaucoup de chose sur toi pendant ma petite pause, comme la mort de ton père, ex champion du Budokai. Cela explique ta force et ton engouement pour le combat.

Tu dois certainement me chercher depuis notre dernière rencontre, souhaitant secrètement la vengeance. Moi aussi… Je tiens à te tuer de mes propres mains ! Rendez-vous au lieu de ma renaissance, je t'y attends.'

Gohan fixa longtemps le papier sans un mot, réfléchissant à la raison pour laquelle Jim le défierait. Il n'avait aucune chance contre lui, bien que Jim pouvait se régénérer plus ou moins vite, il restait plus fort que lui. Il faudrait plus de trois semaines pour que Jim atteigne le niveau d'un saiyan. Était-il conscient de son erreur ? Il semblait pourtant sûr de lui…

"Bulma, toi qui a lu ce message, qu'est-ce que tu en penses ?" demanda Gohan avec sérieux.

"J'en penses que tu dois te méfier, il a forcément prévu quelque chose contre toi. Vu ce que tu m'as dis de votre dernière rencontre, il s'est servis d'une chose qu'il a appris de toi pour arriver à ses fins. Il est capable d'établir des plans et réfléchit à toutes les éventualités pour assurer sa fuite. De plus, il semble avoir appris des choses sur toi et tes proches…"

"C'est ce qui me fait le plus peur…"

"Crois moi, c'est pas bon du tout. Ce lieu de rendez-vous est certainement un piège ! Je demande à Végéta de t'accompagner."

"Non Bulma, Végéta restes ici. Tu peux aussi être visée, demandes à Végéta de rester avec toi. Je te tiens au courant une fois sur place." Gohan enfila son déguisement de Great Saiyan Man et se prépara à partir quand Bulma l'interrompit.

"Tu tiens vraiment y aller seul, sans plan ? Sans matériel ?"

"Mon plan est d'en savoir plus sur ses intentions. Pour ce qui en est de la suite, je vais improviser." Mais avant de partir, Gohan envoya un nouveau message à Videl, lui demandant de rester vigilante et idéalement de se cacher en attendant son retour.

Great Saiyan Man arriva à l'hôpital de West City, cherchant du regard toute trace de Jim ou d'un éventuel piège. Il décupla ses sens, à la recherche de bruits suspects ou d'une odeur particulière, mais il ne trouva rien d'intéressant. L'hôpital semblait toujours en rénovation pour réparer les dégâts de cette horrible journée. Des fleurs ornées le sol, en mémoire aux personnes mortes lors de cette tragédie. Gohan se rendit compte que depuis ce jour, il n'était pas revenu sur le lieu. Des patients et du personnel de santé circulaient dans les allées, rentraient et sortaient du bâtiment, indiquant que rien de particulier ne se préparait. Toujours sur ses gardes, Great Saiyan Man descendit au sol, cherchant un indice. Tout à coup, une infirmière qui était en pause, interpella le héro.

"Monsieur Great Saiyan Man !"

"Ho bonjour, je ne fais que passer, ne vous inquiétez pas." rassura le héro, ne voulant pas créer un élan de panique dans la foule.

"Vous venez pour votre courrier, c'est bien ça ?"

"Mon courrier ?" questionna le jeune homme, intrigué.

"Une lettre à votre nom est arrivée ici, il y a deux jours. Tout le corps médical est au courant. Il me semble que votre lettre attend à l'accueil."

"Je vous remercie !" Sans plus attendre, il se précipita à l'intérieur de l'établissement et s'adressa à l'accueil. "Bonjour, il paraît que vous avez un courrier pour moi."

"Oui en effet !" acquiesça le secrétaire avant de fouiller dans ses papiers. "On ne l'a pas renvoyé à la poste, il n'y a aucune adresse et il y a une note inscrite dessus qui interdit de la renvoyer, et encore moins de l'ouvrir." L'homme parvint enfin à mettre la main dessus et le tendit à Great Saiyan Man.

"Je vous remercie beaucoup !"

Great Saiyan Man s'éloigna rapidement de l'hôpital, souhaitant s'isoler pour ouvrir la lettre. Il comprit très vite où Jim voulait en venir, il voulait le faire courir, jouer au chat et à la souris. Avant de découvrir le document, Gohan appela Bulma avec sa montre pour l'informer de la situation actuelle.

"Alors Gohan ?"

"Aucune trace de Jim, mais il a laissé un nouveau mot… Il veut jouer de toute évidence."

"Ou il essaie de gagner du temps. Que dit le mot ?"

"Je regarde ça tout de suite, ne quittes pas."

Le guerrier sortit la note et commença la lecture de la nouvelle lettre.

'Bien joué, tu as trouvé le nouvel élément !

Comme je te disais, je souhaite te tuer… Mais pas avant de t'avoir fait souffrir ! Tu m'as volé Videl, elle m'était destinée ! Puisque que tu m'as volé l'amour, je vais te le voler également... Rappelles toi, si Videl ne peut pas m'appartenir, elle n'appartiendra à personne !'

Gohan sentit de nouveau sa rage monter à la penser que Videl était encore en danger. Il surveilla de nouveau le ki de cette dernière mais elle semblait en pleine santé. Il connaissait sa prochaine destination, s'assurer que Videl allait bien ! Mais avant de repartir, il continua la lecture, à la recherche de nouveaux éléments.

'Tu prétends aimer Videl plus que tout, mais est-ce vraiment le cas ? Tu vas devoir faire un choix déterminant ! Sauver Videl à son domicile, menacée par une bombe mortelle et incapable de la désamorcer. D'ailleurs, toutes les personnes présentes dans ce manoir sont menacées… Ou sauver ta chère mère, d'une balle de sniper ? Un élite que j'ai moi-même recruté ?

A cette distance tu ne peux pas les sauver toutes les deux… Les deux actions se produiront au même moment, à treize heure précise, donc...

Place aux jeux !'

Le sang de Gohan ne fit qu'un tour. Il a osé !

"Enfoiré !" hurla Gohan, réalisant la situation. Les deux destinations étaient à égale distance mais il ne pourrait pas être sur place à temps. Il ne pouvait pas abandonner sa mère, c'était celle qui lui avait donné la vie et elle était tout pour lui ! Mais il ne pouvait pas non plus abandonner Videl, c'était son unique amour ! "Non, je ne peux pas !" se tortura le jeune homme. Malgré sa rage, la voix de Bulma parvint par retentir dans sa tête.

"Gohan ! Réponds moi ! Que se passe-t-il ?" s'inquiétait la scientifique, devenu hystérique.

"Bulma, qu'est-ce que je dois faire…" commença Gohan d'une voix tremblante, au bord des larmes. "Il menace Videl et ma mère. Je ne peux pas les sauver en même temps. Dis moi quoi faire !"

"Calmes toi, gardes ton sang-froid ! Laisses moi une seconde." Bulma marqua une pause, un silence insoutenable pour Gohan qui commençait à avoir des sueurs froides.

"Vite Bulma !"

"C'est bon, je sais ! Vas sauver Videl, Végéta s'occupe de ta mère !" ordonna Bulma, sans demander l'avis de son mari.

"Pardon ?" s'exclama Végéta de l'autre côté du téléphone.

"C'est un ordre ! Je ne te demande pas ton avis ! Et tu n'as pas intérêt à te foirer !" hurla Bulma, devenant hystérique à son tour. "Gohan, comment ta mère est-elle menacée ?"

"Un sniper, je n'en sais pas plus !"

"Très bien ! Végéta, pars immédiatement ! Et cherches un sniper !" ordonna Bulma. Végéta eut un grognement mais Gohan entendit le saiyan s'envoler à toute vitesse. "Et toi Gohan, vas sauver Videl, MAINTENANT !"

Gohan ne perdit pas de temps et s'envola à toute vitesse vers le ki de Videl. Il donna un bref coup d'œil à son portable et réalisa que Videl n'avait répondu à aucun de ses messages. Il tenta de l'appeler directement mais tomba sur sa messagerie à chaque fois. Il devait se dépêcher ! Il n'avait pas construit tout ça avec elle pour rien ! Il ne voulait pas la perdre et encore moins être la cause de sa mort. Sentant le désespoir et la colère monter en lui, il faillit perdre le contrôle de son esprit et sombrer dans la folie meurtrière. Mais Gohan resta concentré sur son objectif et se transforma en super saiyan pour atteindre le lieu-dit au plus vite.

Végéta survolait les montagnes en direction de la maison de Kakarot, se servant du ki de Goten pour se repérer. Le ki de Chichi était bien plus faible de part sa condition d'humaine, mais son ki restait plus fort que la moyenne. De toute évidence, le pire n'était pas encore arrivé et Goten était proche de sa mère. Végéta envisagea qu'ils n'avaient pas besoin de lui en raison de la présence du jeune saiyan, mais au fond de lui, une voix lui criait de continuer. Pourquoi faisait-il ça ? Pour sauver la femme de son grand rival ? C'était absurde ! Ou faisait-il ça pour sa femme ? Après tout, il n'avait aucun ordre à recevoir de cette femme ! Le prince des saiyans n'avait d'ordre à recevoir de personne.

Végéta commença à ralentir sa progression, luttant dans son être intérieur. Puis il pensa au petit Goten et la possibilité pour un enfant de retrouver sa mère morte, gisant sur le sol. Pouvait-il permettre ça ? Et Gohan… Ce gamin pouvait se montrer redoutable sous l'emprise de la colère. Il pourrait le tenir pour responsable et tenter de le tuer. Il n'avait rien à craindre de ce gamin, après tout il avait arrêté de s'entraîner après la mort de son père. Végéta était bien plus puissant que lui maintenant ! Mais sa colère pouvait tout changer, sa haine était un facteur qui lui permettait de briser toutes ses limites… Végéta ne pouvait pas prendre ce risque, le plus grand déshonneur serait de se faire battre par ce gosse !

Retrouvant sa volonté de fer, Végéta vola à toute vitesse vers la maison des Son, déterminé à en finir au plus vite. Une fois sur place, il se concentra sur les ki alentours. Or Goten avait sentit son ki et vola vers Végéta. Le prince fut surpris de voir que le petit Kakarot junior avait apprit à voler mais dû faire abstraction et se montra sévère.

"Goten, retournes auprès de ta mère et rentrez dans votre maison, maintenant ! Ne la lâches pas temps que je ne te l'aurais pas dit."

Le jeune garçon ne comprit pas la gravité de la situation mais obéit immédiatement à l'homme. Bien qu'étant le père de son meilleur ami, Végéta a toujours eu le don d'intimider Goten, il le voyait comme un méchant père, ronchon et cruel. Goten se précipita dans le jardin de sa maison, où sa mère étendait son linge calmement et entraîna Chichi dans la maison. Incapable de donner une explication, il se contenta d'expliquer à sa mère que Végéta lui avait ordonné et qu'il fallait attendre son retour.

Une fois rassuré que Chichi et Goten était bien en sécurité, Végéta scanna la zone à la recherche d'un ki, même faible. Dans les montagnes, il n'y avait pas une grande population donc il fut facile pour lui de remarquer un faible ki dans les montagnes les plus proches. Il ne perdit pas de temps et s'envoler à toute vitesse dans cette direction, s'assurant d'avoir une bonne vue pour identifier l'individu. Cela ne manqua pas, un homme était étendu entre les roches et se tenait avec son fusil de précision, près à tirer, vérifiant régulièrement l'heure sur sa montre. Il surveillait le moment où il devrait tirer sur sa cible à la moindre opportunité. Mais il ne sembla pas remarquer la présence de Végéta au-dessus de lui. Descendant doucement des cieux, Végéta se posa juste derrière l'individu, pressé d'en finir au plus vite.

"Tu ne t'en ais pas prit à la bonne famille... " menaça Végéta pour signaler sa présence. L'homme sursauta et se retourna, complètement paniqué. Dans un instinct de chasseur, il sortit une arme de poing et tira sans sommation sur le saiyan. Végéta attrapa toutes les balles sans mal et les écrasa d'une main.

"Même pas une once de divertissement…" se plaignit le guerrier avant de dresser sa main juste en face de l'individu. Puis sans bouger le moindre cil, il pulvérisa le sniper avec un petit sourire sournois. "Misérable créature…"