Beta Dray Mione Potter-Malfoy
OoO
PDV BELLA
« Il faut qu'elle parle Edward. » lui dis-je très sérieuse.
« Pourquoi ? Vous avez du mal à me protéger. »
« Non, nous gérons cette partie. Mais nous devons savoir pourquoi ILS ont mis un contrat sur ta tête. Tu ne vas pas rester à moitié caché toute ta vie. » expliquai-je
Ainsi, si nous savons pourquoi, nous pourrons gérer les problèmes.
« Tu veux vraiment te débarrasser de moi ? » dit-il blessé.
Je n'ai rien pu répondre, il partit s'enfermer dans sa chambre.
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Je n'avais aucune envie de dormir alors je rejoignis sa mère et son beau-père dans le salon.
« Bonsoir Mademoiselle. » me sourit gentiment Carlisle
« Monsieur. » répondis je poliment.
« Bon, je vous laisse discuter entre femmes. Bonne nuit. »
« Bonne nuit. » dis-je
« A tout à l'heure. » dit Esmé
Nous nous regardons de travers. Je m'assied en face d'elle en croisant mes jambes. Je la fixe. Elle continuait ce qu'elle faisait.
« Pourquoi vous ne voulez pas nous dire ce qu'ils veulent ? » demandai-je de but en blanc.
J'avais essayé la manière douce, maintenant je lui rentrai dedans. Je ne sais pas trop par où commencer. Je ne sais même pas si elle savait qui en voulait à son fils. Et surtout, si les Volturi le voulait mort ou s'ils voulaient quelque chose. Nous nageons dans le brouillard et nous avons horreur de cela. Comment protéger convenablement quelqu'un si on ne sait rien ? Bon c'est vrai, nous savons qui avait mis un contrat sur sa tête mais cela n'était pas suffisant.
Je refusais de l'admettre mais j'étais de plus en plus inquiète pour lui. Je n'aimais pas cette situation, j'étais beaucoup trop impliquée émotionnellement. Je savais que s'il lui arrivait malheur, cela serait dur pour moi. Je ne voulais même pas voir plus loin que le bout de mon nez et voir la fin de notre mission, comment pourrait évoluer notre relation ? Je voulais savoir qui traquait mon protégé - l'appeler petit ami était une autre étape à franchir - pour qu'il puisse avoir un reste de vie normale mais mon cœur voulait que ça dure encore un peu.
J'étais très partagée et j'avais du mal à gérer cela. Je ne savais pas comment faire, mais je savais que je pouvais, pour cela, faire confiance à Edward pour m'aider.
Je sors de mes pensées quand Madame Cullen ouvre la bouche.
« Pourquoi votre langue se trouvait dans la bouche de mon fils ? » répondit-elle sur le même ton que moi.
Contre toute attente, je rigole. J'aurais répondu la même chose si j'étais à sa place.
« Finalement, votre fils n'a pas vraiment tort, nous avons certains points communs. »
« N'êtes-vous pas censée le protéger ? »
« Vous n'avez qu'à vous dire que je suis garde du corps rapproché. » me moquai-je
Elle pinça ses lèvres. Je continuais de sourire moqueuse, mon regard toujours rivé sur elle.
« Vous savez que ça va durer des années si vous continuez de vous taire ? » expliquai-je
Elle ne répond rien mais pour la première fois, elle détourne son regard du mien. Je le suis pour tomber sur une photo d'elle, d'Edward plus jeune et d'un homme qui ressemblait à Edward.
« Jolie photo. » dis-je neutre.
J'aurais moi aussi aimé avoir des photos avec mon père. Et dans un autre monde, j'aurais voulu avoir une famille unie et aimante.
« Vous savez comment est mort le père d'Edward ? » me demande-t-elle fixant toujours la photo.
Je pouvais voir ses yeux briller.
« Une balle dans le cœur. Il se trouvait au mauvais endroit. » répondis-je, c'était ce que le rapport indiquait.
Elle eut un sourire ironique.
« C'est ce que je vous ai dit. »
Je ne comprenais pas tout. Elle nous avait menti sur la mort de son premier mari ? Pourquoi ? Y avait-il un rapport avec Edward ? Cela serait logique.
« C'est vrai qu'il a failli mourir à plusieurs reprises ? » me demande-t-elle les larmes aux yeux.
Sa carapace venait de tomber. Elle n'était plus qu'une femme apeurée. J'avais en face de moi la mère et non la femme d'affaire. C'était troublant, je ne savais pas comment me comporter face à une mère. Après tout, la mienne était folle et voulait m'endoctriner pour que je sois une machine de guerre...
« Oui. » dis-je sans plus de cérémonie. « Une balle l'a touché au bras. »
Elle eut un regard paniqué.
« Rien de grave. » Je voulais la rassurer pour je ne sais quelle raison.
« Vous prenez soin de lui, n'est-ce pas ? »
« Je fais mon travail madame. » dis-je
Elle eut un sourire contrit.
« Il y a plus que votre travail, vous tenez à lui. »
J'étais vraiment étonnée. Je ne connaissais pas la perspicacité d'une mère envers ses enfants, mais je l'apprenais.
« Et ne niez pas, jeune demoiselle. » me dit-elle en voyant que j'allais répliquer.
Je ne savais pas quoi répondre alors je ne dis rien. Juste mon nez se fronça. Je n'avais pas l'habitude qu'on lise en moi.
Après plusieurs minutes de silence, elle se leva pour revenir quelques minutes plus tard avec une lettre, LA lettre.
« C'est la seule que j'ai reçue. »
Je la lus.
Votre mari A payé.
Si nous ne reprenons pas notre bien.
Votre fils aura Droit au même sort que votre mari.
Nous savons qu'il sAit.
Je repose la lettre.
« Il sait ? » demandai-je
« Il n'a jamais lu cette lettre. Il n'aurait pas dû savoir pour sa protection. » dit-elle froide. « Il aurait dû ne rien savoir et continuer de vivre sa vie comme une personne normale. »
La femme d'affaire était de retour.
« Une personne normale qui se serait exposé à des risques inutiles et, par conséquent, serait déjà MORT. » grinçai-je entre mes dents.
Pour qui se prend-elle. C'est toujours plus simple quand les personnes sous protection sont au courant.
Je ferme les yeux quelques secondes, non seulement pour me sortir les images macabres d'Edward mort mais aussi pour revenir au calme. La secouer pour lui remettre les idées en place ne serait pas bien.
« Vous savez qui lui en voulait ? » demandai-je le plus neutre possible.
Bien que je ne savais pas si je pouvais encore rester neutre dans cette affaire.
« Non. » répondit-elle ferme « Mon mari était quelqu'un de bien, il ne voulait de mal à personne. »
« Il n'a pas été tué pour rien. » répondis-je
J'ai beau chercher dans ses yeux, je voyais qu'elle était sincère. Elle ne savait pas pour les Volturi. Pourtant, même s'ils n'avaient pas signé de leurs noms, ils l'avaient quand même fait...
« Comment affirment-ils qu'Edward sait ? » demandai-je plus à moi-même qu'à Esmé
Mais Madame Cullen m'avait entendue.
« Parce qu'Edward a assisté à la mort de son père. Il était là et les personnes qui ont tué mon mari l'ont vu. »
Je restais sur le cul. C'était pour cela qu' Edward me comprenait dans ma souffrance. Mais mes pensées ne s'arrêtaient pas là, elles tournaient dans ma tête. J'étais bonne pour un mal de crâne carabiné. Edward savait peut-être quelque chose, un détail qui pourrait nous aider. Nous pourrions peut-être retrouver leur bien et leur rendre, ce serait la solution la plus simple, ils pourraient abandonner leur contrat sauf si Edward les a vu mais j'en doute. Je devais appeler Emmett, lui envoyer la lettre et...
« Alors, vous ne trouvez rien à redire ? » se moque-t-elle à moitié.
« Je pense que vous êtes stupide. » lâchai-je plongeant mon regard dans le sien.
« Je ne vous permets pas ! » Dit-elle offusquée
« Je n'ai que faire de votre permission Madame. » grognai-je en me levant.
Je viens me planter devant elle et pose mes mains sur ses accoudoirs, mon visage très proche du sien.
« Vous nous avez caché des choses essentielles qui pourraient nous permettre de sauver votre fils. »
« Je ne vous ai pas engagé pour trouver qui a fait cela. » dit-elle d'une voix légèrement tremblante.
Je ne bouge pas, il faut l'avouer, cette femme a des tripes.
« N'avez-vous pas encore compris que l'un ne va pas sans l'autre. Le seul moyen pour que sa vie ne soit pas menacée est de faire annuler le contrat ! » grognai-je plus qu'énervée.
J'avais besoin d'une bonne séance de défouloir.
Je me recule rapidement de la femme au bord des larmes en face de moi. Je devais sortir et vite avant de faire une connerie. Mais elle devait comprendre la situation et dans quelle merde elle nous avait foutu avec son silence.
« A croire que vous ne tenez pas à la vie de votre fils. » dis-je une fois dans l'encadrement de la porte.
J'étais déjà engagé dans le couloir quand quelque chose se brisa contre le mur. Explosive cette Madame Cullen.
Bon j'avais réussi à tirer des informations importantes à la mère, peut être que le beau-père savait quelque chose mais je devais voir Edward avant et régler notre petit différent.
Je me dirigeai vers ma chambre.
« Vous n'avez pas été un peu dure avec elle ? » me demande Monsieur Cullen.
Je me retourne vers Monsieur le PDG de la firme Volvo.
« Elle doit prendre en compte ce qu'elle a fait. » expliquai-je
« Ma femme aime tout contrôler, elle pensait juste bien faire. »
« Je ne vois pas le rapport. »
« Esmé voulait juste garder sous contrôle quelque chose. »
« C'est idiot, il faut savoir où s'arrête ses compétences, cela peut avoir de lourdes conséquences. » expliquai-je
« Oui bien sûr, je comprends et sur ce côté-là je ne lui donne pas raison. »
Je le regarde de travers.
« Vous n'êtes pas censé être d'accord avec tout ce que dit ou fait votre femme ? »
Il avait un gentil sourire moqueur. Ok. Je savais maintenant d'où Jasper tenait son sourire.
« Passez une bonne soirée Mademoiselle. »
« Vous aussi. »
Je voulais aller voir Edward dans sa chambre mais cet idiot avait verrouillé sa porte. Tant pis, je le verrais demain. Je regardai toutes les caméras, au moins il n'avait pas caché sa caméra mais je pouvais voir un petit message sur sa table de nuit :
LAISSE-MOI TRANQUILLE
« Dans tes rêves. » murmurai-je amusée.
Je pouvais le voir calme dans son lit mais je ne savais pas s'il dormait.
Une fois toutes les pièces passées sous contrôle, je fis abstraction de Mr et Mme Cullen en plein câlin, au moins ils avaient toujours leurs vêtements, vérifiai les alarmes et partis me coucher.
Je lui parlerais demain.
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A suivre...
Alors ce chapitre ? On avance !
Qu'est-ce que vous avez pensé de la discussion entre Esmé et Bella ?
Laissez-moi vos avis !
Bises
